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Le numéro et le titre de cet exercice vous inquiètent ?
Pas de raisons !
Sous ce titre volontairement trompeur, il s'agit d'écrire un ou plusieurs textes autobiographiques où vous vous mettrez à nu, avec certains de vos traits de caractère, certaines de vos pensées, pour nous raconter... votre vie en résumé, qui vous êtes, un moment bien précis, à votre convenance... mais votre sujet doit être "vu de l'intérieur". Il faut que ce soit vraiment vous, vos émotions, vos idées, sans travestissement, mais vous choisissez évidemment quels aspects vous mettez en lumière, quels vêtements de l'âme vous ôtez pour vous dévoiler aux lecteurs.
Depuis quatre ans, le Festival de l'Opéra d'Israël attire les foules en plein désert de Judée. 50.000 spectateurs se pressent pour assister aux spectacles réalisés dans des conditions extrêmes.
Poèmes (Paris, Mercure de France, 1904), Carmina Sacra (Paris, Mercure de France, 1912), Du Rhône à l'Arno (Paris, Mercure de France, 1920), De l'une à l'autre Aurore (Paris, Mercure de France, 1924).
Invocations d'automne
Automne merveilleux, Automne qui me dores L'horizon de la vie encore cette fois, Toi qui, si doux, épands les feux de tes aurores Et ceux de tes couchants aux limites des bois,
Mélancolique Automne, avec qui l'on voyage En des mondes de songe et de sérénité, Bel Automne pour qui, sous le dernier feuillage, Un oiseau, mais tout bas, poursuit son chant d'été,
Toujours tu m'exaltas, saison harmonieuse; Ta flamme brûle encore en mes hymnes anciens : Tu m'as tout pénétré d'une ardeur sérieuse... Dis que tu le savais et que tu t'en souviens !
Pourtant, si je t'invoque aujourd'hui, cher Automne, Ce n'est pas pour revivre aux luttes du passé, Pour remettre à mon front une vaine couronne, Et rendre un peu de lustre à mon nom effacé.
Que, dans l'apaisement de cet octobre, meure Ce qui n'est pas en moi le vierge attrait du Beau ; Que, la Gloire ayant fui, le seuil de ma demeure Semble à jamais le seuil délaissé d'un tombeau.
Loin l'orgueil, espérant des revanches tardives! Uniquement épris d'un rêve aérien, Je ne regarde plus vers les ingrates rives Du monde aveugle et sourd, dont je n'attends plus rien.
Je ne veux contempler que de pures images : Mon calme enivrement, c'est l'ampleur de tes cieux, C'est ton azur à peine offensé de nuages, Saison noble au divin rire silencieux.
Ta tendresse me parle et ma ferveur t'écoute : Automne inspirateur, fais encor sous tes lois Tomber, comme un cristal, mes heures, goutte à goutte; Mets invisiblement des cordes sous mes doigts;
Et que, la mélodie affluant dans mes veines, Ardente comme aux jours de ma jeune vigueur, Sans désir de frapper les oreilles humaines, Je chante seulement pour enchanter mon cœur.