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Les plus belles vues des toits de Paris, dans une balade panoramique du point du jour au crépuscule
Feuillage infini de zinc, d’ardoise et de cuivre oxydé, d’où émergent les dorures des grands monuments, les toits de Paris forment la plus emblématique canopée du monde. Ce leporello de 18 m de long déplié reprend 8 vues emblématiques, chaque fresque ayant été réalisée à partir de 200 images. Un repérage des principaux monuments parisiens et une légende historique viennent compléter le livre.
Dans un nouveau décor mais toujours dans le même esprit, François Busnel accueille, pour cette émission de rentrée, Amélie Nothomb, qui vient de publier «La Nostalgie heureuse», chez Albin Michel, une autofiction sur un voyage récent dans le Japon qui l'a vue grandir. Il reçoit également l'écrivain irlandais Colum McCann, dont le sixième roman, «Transatlantic», publié chez Belfond, évoque le déracinement, la perte et le dépassement de soi. Hélène Frappat présente «Lady Hunt», paru chez Actes Sud. Enfin, dans «Au revoir là-haut», publié chez Albin Michel, Pierre Lemaître, l'une des grandes plumes du polar français, livre une fresque tragique sur l'entre-deux-guerres.
Dans un nouveau décor mais toujours dans le même esprit, François Busnel accueille, pour cette émission de rentrée, Amélie Nothomb, qui vient de publier «La Nostalgie heureuse», chez Albin Michel, une autofiction sur un voyage récent dans le Japon qui l'a vue grandir. Il reçoit également l'écrivain irlandais Colum McCann, dont le sixième roman, «Transatlantic», publié chez Belfond, évoque le déracinement, la perte et le dépassement de soi. Hélène Frappat présente «Lady Hunt», paru chez Actes Sud. Enfin, dans «Au revoir là-haut», publié chez Albin Michel, Pierre Lemaître, l'une des grandes plumes du polar français, livre une fresque tragique sur l'entre-deux-guerres.
L'histoire Bâtie au Xllème siècle, la demeure du Clos-Lucé devint sous François ler emblématique du mouvement de la Renaissance en France. Le monarque y fit venir peintres, architectes et poètes. Mais c'est Léonard de Vinci qui a marqué le domaine de son empreinte. Lui qui avait passé sa vie entre Florence, Rome et Milan, dispensant ses services d'ingénieur, y vécut les trois dernières années de sa vie et y mourut.
En 1516, invité à résider au Clos-Lucé par François ler, Léonard de Vinci fait venir d'Italie trois de ses toiles les plus célèbres : la "Joconde", la "Sainte-Anne" et le "Saint Jean-Baptiste", qu'il termine dans la propriété. Le roi de France veut que l'artiste y soit "libre de penser, de rêver et de travailler". Vinci, en retour, accomplit diverses missions : il est tour à tour metteur en scène des fêtes de la Cour, ingénieur militaire et civil ou encore urbaniste.
La visite De nos jours, la chambre de l'artiste peut être visitée. C'est là qu'il mourut, veillé, selon certains, par François ler. Au sous-sol, on peut voir des maquettes reproduisant, d'après les dessins de Vinci, ses principales inventions hydrauliques, navales ou aériennes. La visite de la chapelle est également une bonne incursion dans l'univers du maître. Sur les murs, on peut voir trois fresques du XVIème siècle vraisemblablement peintes par ses disciples à sa demande.
Le manoir, restauré au XIXème siècle, ne présente plus aux visiteurs le visage que le génie lui a connu. Un important chantier de restauration a été ouvert en 1960 pour rendre à la demeure l'atmosphère de la Renaissance.
Le Clos-Lucé ne dévoilera pas tous les mystères entourant Léonard de Vinci. Ainsi, l'entrée du souterrain secret du Clos-Lucé que François Ier aurait emprunté pour rendre visite au génie reste-t-elle scellée à jamais.
Le parc du château accueille désormais un parcours initiatique sur les traces de Léonard de Vinci :
Au commencement était la fumée : celle dégagée par la vapeur d’un fameux train entrant en gare de La Ciotat, ou celle qu’Etienne-Jules Marey tenta, expérimentalement, de capturer. Mais aussi la fumée que trace dans les salles obscures le rayon jupitérien des projecteurs, cette «gloire» horizontale qui se dessine entre la cabine et l’écran et qui troue l’espace de sa lumière.
Nostalgie. La fumée a enlacé le film dès ses origines, mais a trouvé avec le tabac un vecteur magique pour pénétrer les images et les écrans, les volutes de cigares, pipes et cigarettes devenant très vite et pour plus d’un siècle un motif à la fois capital et clandestin de l’histoire du cinéma mondial. Selon le paradoxe bien connu de la nostalgie, on prend conscience de cette histoire d’amour très particulière entre filmeurs et fumeurs au moment même où elle perd de sa substance, stérilisée à la fois par les lois antitabac, les autocensures du politiquement correct et, sans doute, par la marche triomphale de l’humanité vers une mort en parfaite santé.
Dans un charmant petit livre copieusement illustré (1), Adrien Gombeaud (qui collabore notamment à Positif) ose une anthropologie très personnelle du rapport entretenu par la cigarette et le ciné. Accessoire comique, érotique ou inquiétant, signe de mort ou de vie (la dernière cigarette), objet de classe ou d’initiation, rituel ou cliché, ce ne sont pas tous les états du tabac filmé qui sont ici recensés, mais quelques-unes des figures rhétoriques par lesquelles l’herbe à Nicot a accompagné l’histoire du cinéma depuis ses origines.
Elégance. Au tableau de chasse des hautes figures de la passion tabagique sur grand écran, le name-dropping est étourdissant : Groucho Marx, Asia Argento, James Dean, Humphrey Bogart, John Ford, Carette, Gabin, Delon, Deneuve, Tony Leung, Scarlett Johansson, Rita Hayworth… Mais ce pêle-mêle n’a pas de sens en soi ; il est une fresque évanescente, immatérielle : le tabac à l’écran n’a pour nous aucune odeur ni saveur, il est une image, un instant, une allure. Même, et peut-être surtout, lorsqu’il s’agit de films qui en font leur thème, titre ou objet, tels les programmatiques Roi du tabac (Curtiz), Coffee and Cigarettes (Jarmusch) ou, mieux, Smoking/No Smoking (Resnais).
On pourrait, inversement, divaguer longtemps sur le cas des cinéastes comme Wong Kar-waï ou Hou Hsiao-hsien, l’un et l’autre d’ailleurs fumeurs invétérés, dont on ne peut imaginer les films délestés de leur fumée. Ils sont comme les derniers représentants d’une élégance un peu surannée, où s’exprime leur plaisir manifeste à filmer des acteurs qui fabriquent aussi du glamour avec les gestes rétro de fumeurs iconiques. Ces deux noms fournissent d’ailleurs un bon indice pour se représenter la géopolitique de la clope dans le cinéma moderne : c’est en effet vers l’Asie que le balancier fumeur est en train de pencher, exactement comme dans l’économie réelle.
Dans ce panoptique, seul le joint semble avoir été un peu négligé par l’auteur. Son livre n’en reste pas moins à faire tourner.
« Va au désert, non pour fuir la vie mais pour l'y trouver. » Proverbe Touareg
Etonnante vision, celle des gammes chromatiques des vitraux du maître-verrier Pierre-Alain Parot, installés en 2009 dans l’ermitage de Notre-Dame-de-Mièges, fondé en 1613 sur le second plateau du Jura. Ce sanctuaire discret et recueilli est un très ancien lieu de pèlerinage marial où est vénérée la Vierge de Montaigu. Il y a indéniablement une modernité inattendue de l’ermitage tout particulièrement à l’époque contemporaine qui a soif de ressourcement : « Vivre en ermite, ce n'est pas seulement se retirer dans une grotte, au fond des montagnes c'est une attitude de l'esprit qui engendre un certain regard sur le monde, certaines relations avec les autres. » souligne avec justesse l’artiste Fabienne Verdier
A Mièges, cet ermitage jurassien se retrouve hélas aujourd’hui sans ermite, depuis le tout récent départ du moine bénédictin, Frère Walter, qui veillait avec soin sur la vitalité et le rayonnement de ce sanctuaire d’exception…
De l’ermitage et du désert, nous vous proposons de vous diriger Sur les chemins du paradis pour découvrir un lieu de réflexion sur l’art et les religions dans le nouveau centre culturel Les Franciscaines à Deauville.
Cette année encore, après les restrictions de la crise sanitaire, l'été se présente comme une ‘échappée belle’, une escapade enfin possible pour savourer découvertes et émerveillements sur les chemins de nos itinérances. La réouverture des lieux culturels a donné lieu à une myriade de propositions, parmi lesquelles nous avons choisi certaines haltes. Nous allons vous inviter à parcourir la France à travers cette sélection - ni exhaustive, ni restrictive, mais qualitative - d'expositions, musées, festivals, concerts, évènements...
Redécouvrez en vidéo trois représentations de l'Assomption et la Dormition dans l'art européen et byzantin, avec Fra Angelico, une icône du Sinaï du XIIIe siècle et un panneau à la tempera du Maître de Cési.
Artiste au minimalisme épuré dont le bleu infini ne cesse de captiver, Geneviève Asse (1923-2021) vient de nous quitter à 98 ans. Lors de sa venue en 2016 au Couvent de la Tourette - avec les artistes Jaromír Novotný, Friederike von Rauch et Michel Verjux – l’accent avait été mis sur deux composantes majeures de l’architecture de Le Corbusier : la lumière et le silence. En effet, l’architecte, à de nombreuses reprises, a évoqué le rôle central de la lumière dans son œuvre. Il aimait à dire que « l’architecture est le jeu correct et savant de volumes assemblés sous la lumière » . Geneviève Asse elle aussi cherchait la justesse et l'exactitude de la lumière dans ses oeuvres.
C'est avec une approche originale du Paradis et des chemins qui y peuvent y conduire que s'ouvre l'exposition inaugurale des Franciscaines, nouveau centre d'art qui propose une passionnante réflexion transversale dans une optique d'échange culturel.
Dans le Sud de la France, la famille Giacometti est à l’honneur cet été. Et si le célèbre peintre, sculpteur et dessinateur que fut Alberto domine le clan, il est néanmoins temps de rendre hommage aux autres membres de cette famille d’artistes originaires de Stampa, en Suisse italienne : son père Giovanni, son oncle Augusto, mais aussi ses frères Diego et Bruno jouèrent un rôle actif dans la modernité artistique du XXe siècle. La fondation Maeght les réunit à Saint-Paul de Vence, jusqu’au 14 novembre.
Les deux extraits musicaux présentés dans le dernier numéro de ce blog évoquaient concrètement ce sujet de l’itinérance : visiter une exposition consiste bien à progresser d’un tableau à l’autre comme le montre Moussorgski, ou peindre en musique une procession de pèlerins avec un rythme presque obsédant nous fait éprouver le mouvement physique d’une marche, comme le fait Hector Berlioz. Mais la musique peut être en elle-même une expérience d’itinérance comme le suggèrent ces deux exemples.
Du mercredi 14 juillet 2021 à 9h00 au dimanche 29 août 2021 à 23h55
Du 14 juillet au 29 août, cette édition 2021 du 44e Festival : « Musiques Sacrées - Musiques du Monde » intitulée « De l'ombre à la lumière » sera rythmée par une vingtaine de rendez-vous ouverts à tous, donnés sous la voûte romane de l'église abbatiale de Sylvanès, mais aussi hors les murs, de Millau aux profondeurs de l'aven Armand, dans l'Aveyron.
Petits pois, persil haché, saumon finement tranché... bienvenue dans l’univers du photographe anglais d'origine australienne Carl Warner. Au bout d’un chemin bordé de brocolis, deux rochers d’un bon pain passion avec la promesse d’une fresque à déguster. Ces natures mortes au réalisme fascinant sont des compositions entièrement réalisées avec des aliments disposés par couches sur un espace de 1,2m x 2,4m. Cet artiste de 43 ans nous fait rêver à travers ses paysages inspirés du romantisme allemand du XIXe. On y reconnaîtra notamment dans certains panoramas les scènes contemplatives de Caspar David Friedrich (1774-1840). Faites-vous lilliputiens le temps d’une visite dans ses paysages gourmands ! Voir le diaporama.
Avec ce roman puissant, Michel Bussi quitte les codes du polar pour affronter l’un des drames majeurs du XXᵉ siècle. Une fresque saisissante sur le génocide des Tutsi au Rwanda, la mémoire et la transmission, qui a marqué la rentrée littéraire 2025 et imposé l’auteur là où on ne l’attendait pas.
Banni dans plusieurs États américains en 2025, ce roman incontournable de Khaled Hosseini rappelle la puissance des histoires qui dérangent. À travers une amitié brisée, il raconte la perte de l’innocence et le destin bouleversé de l’Afghanistan.
Couronné par le Prix Roman France Télévisions et salué par de nombreux médias, ce roman a profondément marqué l’année 2025. À travers quatre générations, Philippe Manevy fait résonner la mémoire familiale et ouvrière du XXᵉ siècle, dans un récit sensible sur ce qui nous relie et nous façonne.
Après sept ans de textes courts et de nouvelles, l’auteur japonais le plus lu en France signe son grand retour avec un roman très attendu. Haruki Murakami retrouve ici la veine onirique et envoûtante de ses œuvres majeures, dans un livre qui s’est imposé comme l’un des temps forts littéraires de 2025.
Au XIVe siècle, Sienne est une ville florissante grâce à sa position stratégique sur la route des pèlerinages, devenant un centre de commerce et de finance, au service même du pape.
Cette richesse s’exprime dans l’architecture du Palazzo Pubblico, symbole du pouvoir démocratique siennois.
Ce palais, situé au cœur de la ville, incarne la grandeur civique à travers son urbanisme et ses décors intérieurs.
Il abrite notamment deux chefs-d’œuvre : une Vierge en trône avec l'Enfant entourée d'anges et de saints de Simone Martini (1315) et Allégorie et effets du Bon et du Mauvais Gouvernement d’Ambrogio Lorenzetti (1338), une fresque pionnière dans l’art civil, toujours porteuse de messages universels.
Découvrez tous ces trésors de la peinture siennoise en direct mardi 29 juillet à 10h sur Storia Mundi avec Fabrice Delbarre.
Disponible mardi à 10h ? Posez vos questions en direct au conférencier ! Si vous n'êtes pas disponible, inscrivez-vous et retrouvez la vidéo de la conférence en replay dans la journée.
Diplômé de l’École du Louvre et de l’université Paris-IV-Sorbonne, Fabrice Delbarre est guide conférencier-national.
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Chroniques de l'Histoire ordinaire
Étymologie de Palestine
Le nom Palestine est attesté depuis fort longtemps. Mais depuis quand exactement et quelle en est l’origine ?
L’origine la plus largement admise aujourd’hui est que le mot Palestine provient d’un exonyme, c’est-à-dire d’un nom donné par d’autres à une population.
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Retrouvez nos chroniques dans la bibliothèque en ligne de Storia Mundi !
Beaux Arts Éditions poursuit son exploration du neuvième art en abordant dans ce hors-série presse les rapports entre sexe et bande dessinée. Il est peu d’auteurs et peu de genres qui n’aient, d’une façon ou d’une autre, abordé le sujet, que ce soit avec l’élégance érotique d’un Manara ou d’un Pratt, avec le militantisme des Twisted Sisters, ou avec l’humour décapant d’un Reiser. Ce numéro raconte l’histoire de la BD érotique, son évolution, la représentation du sexe vue par les auteurs des principaux pays producteurs de BD. Il comprend 70 pages d’histoires complètes produites à des époques et dans des pays très différents. Une fresque unique de la représentation du sexe face aux interdits de toutes natures.
POUR PUBLIC AVERTI
Exclusif : des images du nouveau Happy Sex 2 de ZEP !
148 pages - À paraître le 16 octobre 2019 - Broché - 22 × 28.5 cm - EAN : 9791020405562
Dans le secret de la collection Signac Vingt ans après la grande rétrospective Paul Signac qui s’est tenue au Grand Palais et quelques mois seulement après celle du musée Jacquemart-André, le musée d’Orsay consacre cet automne une importante exposition à une facette méconnue de cette figure majeure du néo-impressionnisme : son activité de collectionneur. De La Vallée de l’Oise de Cézanne – son premier achat à tout juste 20 ans –, au Pommier en fleurs de Monet – l’une de ses dernières acquisitions d’importance –, l’artiste a rassemblé au cours de sa vie une importante collection. Venant d’une famille aisée, il achète de nombreuses œuvres, mais procède également à des échanges, à des dons, ou accepte de se faire payer en tableaux. Aujourd’hui à nouveau réuni à Orsay, cet ensemble reflète aussi bien ses goûts que ses amitiés. Organisé autour d’un noyau de toiles néo-impressionnistes, il témoigne de son admiration toute particulière pour le travail de Georges Seurat. B.A.
Journées nationales de l’architecture La 6e édition des Journées nationales de l’architecture aura lieu les 15, 16 et 17 octobre prochains. Initiée par le ministère de la Culture, la manifestation a pour objectif de sensibiliser le grand public aux enjeux de cet art majeur qui façonne nos territoires. Balades urbaines, débats, projections de films, expositions, visites de chantier, portes ouvertes sont au programme un peu partout en France autour d’une thématique commune : « Vivre ensemble », thématique plus que jamais au cœur des préoccupations économiques, sociales et écologiques actuelles. S.D.-G.
Le mobilier de Chareau triomphe aux enchères Le 7 octobre, la maison Christie’s dispersait à Paris une partie des collections rassemblées par le docteur Dalsace et son épouse, le clou de la vente étant constitué par un ensemble de pièces créées par Pierre Chareau et provenant de la célèbre Maison de verre (51 lots). Niché au cœur du quartier latin, ce chef-d’œuvre de l’architecture moderniste fut édifié entre 1928 et 1931 par Chareau, pour ses amis Annie et Jean Dalsace (voir EOA N° 582, pp. 78-85). Triplant ses estimations, la vente a réalisé un produit de 15 332 125 € et s’est déroulée « en gants blancs ». Le mobilier de Chareau a rapporté 10 854 500 € ; parmi les enchères les plus soutenues on notera le bureau « MB 624 », qui s’est envolé à 812 000 € et la paire de bergères « MF 1002 » à 993 000 €. Seul le Centre Pompidou a eu l’opportunité d’exercer son droit de préemption pour la table Diabolo « SN 14 » (137 500 €) et la jardinière « PF 35 » (52 500 €). N.d’A.
Les exceptionnelles fresques romaines de style pompéien provenant de la villa de la Harpiste à Arles reprennent actuellement vie grâce aux minutieux travail des archéologues et des restaurateurs. Découverte en 2014 sur le site de la Verrerie, sur la rive droite du Rhône, cette opulente domus romaine a été construite entre -70 et -50, soit avant qu’Arelate ne devienne une colonie romaine. Deux pièces ont été intégralement fouillées et seront remontées au cœur du musée départemental Arles Antique à l’horizon 2026 (sols et fresques). Pour l’heure, une partie des 1 200 caisses d’enduits peints, correspondant au décor de la salle à manger, vient d’être assemblée. M.E.-B.
La mort impossible de Christian Boltanski Peut-on savoir plus (ou mieux) que les autres que l’on va mourir ? L’œuvre de Christian Boltanski inciterait à le penser. L’artiste, disparu le 14 juillet dernier, avait fait de cette certitude l’un des points d’appui de son travail, maintenant dos-à-dos les lambeaux et fictions de l’autobiographie et le destin commun des hommes. Il disait aussi que créer, c’est « devenir son œuvre », ce qui est une autre façon de disparaître... Aujourd’hui que s’ouvre l’hommage à cette grande figure de l’art contemporain organisé conjointement par le Centre Pompidou, l’Opéra Comique, le château de Versailles et le musée du Louvre, on pressent au moins ce qui ne disparaîtra pas. En trois lieux, plusieurs étapes de celui qui fut tour à tour plasticien, compositeur, cinéaste et caetera attendent le visiteur. Dès ce soir sera donné, dans le parking du Centre Pompidou, Fosse, l’opéra pour soprano, choristes, violoncelles, pianos, percussions et guitare électrique, écrit avec Jean Kalman et Franck Krawczyk et produit en janvier 2020 pour clore la rétrospective qui lui était dédiée. Sous le titre « La Vie impossible de Christian Boltanski », repris de son premier film (1968), le Centre Pompidou réaccroche aussi plusieurs œuvres-clefs de l’artiste, telles Les Vitrines de références (1972) et le Cœur (2005). Le Louvre accueille quant à lui pour trois mois une installation monumentale créée en 1989, Les Archives de Christian Boltanski, 1965-1988, sorte de mémorial d’une vie qui en valait bien une autre, à base de 600 boîtes à biscuits en métal rouillé. Enfin, c’est dans la Chapelle royale de Versailles fraîchement rénovée, que L’Horloge parlante (2003), œuvre sonore devenue pérenne en 2009, susurrera trois semaines durant son inéluctable « Souviens-toi ». A.F.
Description du numéro Dossiers d'Archéologie n° 366
De la Grèce hellénistique à la Gaule romaine, en passant par Pompéi, les maisons ont été décorées de fresques qui ont connu des évolutions stylistiques importantes. Si les innovations formelles sont réalisées à Rome dans les milieux impériaux, elles se répandent ensuite sur les parois des demeures de tout l’Empire. Imitations d’architecture publique, trompe-l’œil, tableaux mythologiques se retrouvent donc en Gaule, où se créera progressivement un style régional propre.
À l’occasion de l’exposition au musée des Antiques de Toulouse «L’empire de la couleur. De Pompéi au sud des Gaules», ce numéro des Dossiers d’Archéologie propose une synthèse de la peinture romaine, depuis ses origines grecques jusqu’à sa réception en Gaule et sa permanence au Moyen Âge.
L'ABOLITION Films - Biographie Origine : Fra. (2008) Scénario : Alain Godard. Musique : Carolin Petit. Réalisation : Jean Daniel Verhaeghe. Distribution : Charles Berling (Robert Badinter), Gérard Depardieu (Henry Torrès), Mathieu Simonet (François Binet), Laurence Cordier (Elisabeth Badinter). Date : 03/02/2009 Horaire : 20H35 - 22H00 Durée : 85 mn
Le client de maître Badinter a participé à la prise d'otages sanglante, mais n'a pas de sang sur les mains. Il a néanmoins été condamné à mort. Ecoeuré par ce jugement, l'avocat ne veut plus d'une justice qui tue. Il décide alors de se battre corps et âme pour l'abolition de la peine de mort. Ce combat crucial lui vaut des injures de la part de certains de ses confrères. Ses opposants les plus vindicatifs n'hésitent pas à lui envoyer des menaces de mort. Mais Robert Badinter est déterminé à ne pas abandonner sa lutte. En 1976, il accepte de défendre Patrick Henry, accusé du meurtre du petit Philippe Bertrand. Il fait du procès du tueur d'enfant celui de la peine de mort...
L’abbaye de la Chaise-Dieu, réputée pour son festival de musique, après avoir été le centre d’un rayonnement religieux européen durant le Moyen-Âge, est aujourd’hui au cœur d’un grand projet de réhabilitation et de mise en valeur. Ce projet de grande ampleur vise à montrer l’abbaye dans son intégralité, en permettant aux visiteurs d’en comprendre le fonctionnement et l’organisation architecturale. Le projet culturel dont l’objectif est de rendre compte du double rayonnement de la Chaise-Dieu – celui de l’abbaye au Moyen-Âge et le rayonnement musical actuel – s’appuie sur deux pôles, l’un patrimonial, l’autre musical. La restauration des bâtiments de l’abbaye, débutée en 2010 s'est poursuivi jusqu’en juin 2016. C'est l’occasion pour Beaux Arts de revenir sur l’architecture et l’histoire de ce petit bijou gothique, l’Abbaye abritant le tombeau du pape Clément VI, la fresque du XVe siècle ‘la Danse macabre’, un jubé gothique flamboyant séparant la nef en deux parties et au pied duquel se trouve le tombeau de Saint Robert, fondateur de l’abbaye bénédictine au XIe siècle. Par ailleurs, le Festival de musique fête sa 50e édition ; le hors-série fait la part belle à l’histoire de ce festival, créé en 1966 par le célèbre pianiste hongrois Georges Cziffra. Enfin, dernier événement : une exposition sur l’artiste d’origine grecque Mario Prassinos.
Informations sur le livre: 68 pages - 22 x 28,5 cm EAN : 9791020402776 Reliure : Broché
45 kilomètres de Paris, plongez au cœur de huit siècles d'histoire et découvrez les fastes d'une exceptionnelle demeure de collectionneurs.
Les ruines de l’abbaye cistercienne de Chaalis se dressent dans un parc romantique, au sein de la forêt d’Ermenonville, non loin de Senlis et de Chantilly, dans l'Oise, face à la Mer de Sable.
Fondée par le roi Louis VI le Gros (1081-1137), l’abbaye de Chaalis connaît un grand rayonnement spirituel durant tout le Moyen Âge et les rois de France se plaisent à y séjourner. Guillaume de Digulleville, un des plus grands écrivains du XIVe siècle français, y demeure sa vie durant.
À la Renaissance, le fastueux cardinal Hippolyte d’Este (1509-1572), premier abbé commendataire nommé par son parent le roi François Ier(1494-1547), fait venir à Chaalis des artistes italiens de grand renom tels Serlio, théoricien de l’architecture ou le peintre Primatice. Le Tasse fait alors un séjour à l’abbaye.
Au XVIIIe, un nouvel abbé, le comte de Clermont (1709-1771), petit-fils du Grand Condé, demande à l’architecte Jean Aubert des plans pour édifier de nouveaux bâtiments abbatiaux. Les constructions médiévales sont mises à bas mais le nouvel ensemble, d’architecture classique, n'est qu’en partie réalisé faute de crédits.
Vendu comme « bien national » à la Révolution, le domaine est restauré dans la seconde partie du XIXe siècle par les Hainguerlot-Vatry, une famille très proche de la dynastie royale d’Orléans. Chaalis est alors fréquenté par des musiciens, des peintres et des écrivains de renom tels Gérard de Nerval et Théophile Gautier.
En 1902, Nélie Jacquemart (1841-1912), veuve du banquier Édouard André, achète le domaine et y fait disposer une partie des ses exceptionnelles œuvres d’art, l’autre étant présentée dans son hôtel parisien du boulevard Haussmann qui deviendra par la suite l’autre musée Jacquemart-André. À sa mort en 1912, elle lègue tous ses biens dont le domaine et les collections de Chaalis, à l’Institut de France qui en 1924, y dépose le fonds « Jean-Jacques Rousseau » du comte Fernand de Girardin.
L’activité attentive des conservateurs successifs anime les lieux. Depuis l’année 2000 ont été effectuées la restauration d’œuvres d’art tels les deux Giotto conservés dans le château-musée, et celle de la couverture, des fresques Renaissance et des vitraux de la chapelle Sainte-Marie. Les vestiges de l'abbatiale, les peintures de la chapelle Sainte-Marie, le vaste parc, la roseraie et les étangs ajoutent à l'attrait du château-musée qui présente plus de 4000 objets d’art. Un nouvel Espace Jean-Jacques Rousseau créé en 2012 trouve sa place au sein de ce domaine qui comporte sur ses terres la "cabane" du philosophe et le "désert" d'Ermenonville. LesAteliers des Parfums sont proposés aux visiteurs pendant toute l'année pour les groupes et le dimanche, en saison, pour les particuliers. Une tradition festive s’installe depuis plus de dix ans : à Chaalis, le second week-end de juin, de nombreux visiteurs s’égaient sur le domaine lors des « Journées de la rose. » Téléchargez ce petit guide pour visiter le site en famille : parcours_enfant_-_adulte.pdf
Chaalis lieu de spiritualité, Chaalis lieu de convivialité.
Depuis l'année 2000, le domaine de Chaalis est placé sous la direction de Monsieur Jean-Pierre Babelon, membre de l'Institut de France et président de la Fondation Jacquemart-André. Administrateur : Aymar de Virieu. Service culturel : Jean-Marc Vasseur Service pédagogique : Laure Josset
Delphine Minoui 02/11/2007 | Mise à jour : 22:52 | Les habitants de cette ville du Liban-Sud s’attachent à leur patrimoine, comme un défi lancé aux multiples guerres qui firent rage au pays du Cèdre. De notre envoyée spéciale à Tyr (Liban) Partout, des ruines. Mais celles-ci ne portent ni les stigmates de la guerre civile, ni ceux du conflit contre Israël de l’été 2006. Seulement la marque d’une riche civilisation dont l’érosion n’a pour principale origine que le temps qui passe. Des allées de colonnes romaines à perte de vue, des mosaïques aux couleurs passées, des pierres majestueuses qui déboulent jusqu’au bord d’une eau méditerranéenne bleu azur… De Tyr, cité antique portuaire de plus de 2 750 ans, se dégage une étrange impression de calme. Et de beauté ancestrale. «C’est un peu notre colonne vertébrale, celle qui tient toujours debout quand tout s’écroule», souffle Zahra Jaffar, visiteuse solitaire au milieu d’un des sites archéologiques disséminés à travers la nouvelle ville. L’instabilité politique qui prévaut au Liban a dissuadé les derniers touristes occidentaux de s’aventurer au sud du fleuve Litani. Mais pour cette habitante de Bazourieh, plus au sud, Tyr s’impose aujourd’hui comme un pèlerinage hebdomadaire. «Je m’y sens en paix», dit-elle. Pour rejoindre cette cité culte de la Phénicie méridionale, à environ 80 km au sud de l’agitation qui secoue actuellement les différentes factions au pouvoir à Beyrouth, il faut passer les postes de contrôle de l’armée libanaise. Sur la route qui mène vers cette ancienne île, on croise également les Casques bleus de la Finul, la force internationale qui veille au maintien de l’ordre. Mais une fois arrivé, la mythologie reprend le dessus. L’histoire de Tyr est, en effet, liée à tous les grands événements des temps anciens. Un «âge d’or» inoubliable Au cours des siècles, la métropole abrita successivement les Phéniciens, les Perses, les Grecs, les Romains, les Byzantins, les Arabes, les Croisés, les Ottomans. Aujourd’hui, les principaux vestiges – l’hippodrome, l’arc de triomphe et la nécropole – datent de l’époque romaine. Mais dans les esprits, l’époque phénicienne reste celle d’un «âge d’or» inoubliable, où durant dix siècles (à partir de 1200 av. J.-C.), les riches marchands de ce port en pleine expansion se transformèrent en «colporteurs des mers». «C’est ce riche héritage commun que nous cherchons à préserver, pour apprendre ce qui nous unit au-delà de ce qui nous sépare», explique Maha el-Khalil Chalabi, à la tête de l’Association internationale pour la sauvegarde de Tyr (AIST). Native de la ville, cette femme de caractère se bat depuis maintenant vingt-cinq ans pour sensibiliser l’opinion mondiale sur l’importance de la conservation du legs archéologique de ses terres d’origine. Avec, en filigrane, une ambition personnelle : utiliser ce patrimoine comme base commune à tous les Libanais, dans un pays déchiré par les conflits intercommunautaires. Les habitants de Tyr sont d’ailleurs fiers de rappeler que tout au long de la guerre civile (1975-1990), les communautés chiite, sunnite et chrétienne cohabitèrent paisiblement à l’extrême sud du pays, à quelques kilomètres de la frontière avec Israël. «L’anarchie qui régnait à l’époque laissa, en revanche, libre court à différents groupes qui organisèrent leurs propres fouilles et qui pillèrent des pans entiers du patrimoine national», regrette Maan Arab, l’ancien responsable du comité local de protection des sites. En pleine ville, la carcasse d’une tour en ciment rappelle également la violence meurtrière des tirs de missiles israéliens, à l’été 2006. Mais à l’exception de fresques funéraires qui se seraient en partie décollées, à cause des vibrations causées par les bombes, les principaux vestiges archéologiques ont été épargnés. En revanche, tiennent à souligner les membres de l’AIST, ce sont d’autres fléaux qui menacent aujourd’hui la richesse du patrimoine local : l’extraction de sable sur le littoral, le remblaiement du port, ou encore le tracé de l’autoroute du Sud. «Quand les bombes vous tombent sur la tête, protéger votre patrimoine constitue le dernier de vos soucis, reconnaît Maan Arab, qui s’est enfui dans les montagnes du Chouf, plus au nord, au pic de la crise de 2006. Mais quand on rentre, il n’y a rien de plus rassurant que de voir notre histoire tenir tête aux guerres. Face à l’incertitude politique actuelle, ces sites constituent le plus bel héritage qu’on peut offrir aux nouvelles générations.» http://www.lefigaro.fr/culture/2007/11/02/03004-20071102ARTFIG00425-tyr-fait-de-la-resistance-culturelle-.php
Panique au Palais des Doges ! Un homme a été poignardé en pleine séance du Grand Conseil, sous l'immense fresque du paradis peinte par Tintoret. Mille cinq cents nobles étaient présents mais personne n'a rien vu. Soucieux d'étouffer le scandale, l'inquisiteur Saverio Barbaran charge Leonora d'élucider cette affaire en toute discrétion. Une nouvelle fois, la jeune héritière des dalla Frascada mène l'enquête entre le Grand Canal, la Douane de mer et le café Florian.
Loredan poursuit son exploration de la Sérénissime République au temps de Goldoni et de Casanova. Eternellement romanesque, Venise y apparaît dans sa subtile ambivalence, à l'image de ses reflets marins, de son décor théâtral et de ses masques moqueurs
Sur la place de l'église des Baux-de-Provence, en bordure de la falaise dominant le vallon de la Fontaine, la Chapelle fut construite au milieu du XVIIe par la Confrérie des Pénitents Blancs. Elle est relevée de ses ruines en 1937 par cette maintenance des Confréries de Langue d'Oc. Elle est dédiée à Estelle, Sainte, chargée de veiller sur le souvenir des anciens pénitents des Baux.
La porte d'entrée monumentale ornée de pierres en bossage est surmontée d'un bas-relief représentant deux pénitents agenouillés avec une inscription martelée : « In nomine Jesu omne genus flectatur » (Au nom de Jesus tout genou doit se plier).
L'intérieur de la chapelle, autrefois voûtée en croisée d'ogives, est décoré de fresques d'Yves Brayer (1974) représentant le Noël des Bergers dans la tradition provençale.
Voici donc le 9e tome d’une saga relatant les histoires de Paris. Trente années d’expansion économique ont transformé Paris comme la vie des Parisiens. Devant la circulation chaque jour plus dense, on trace de nouvelles voies rapides, comme les voies sur berge et l’apparition du RER crée une révolution… Une nouvelle architecture envahit la ville avec l’arrivée des gratte-ciel (la tour Montparnasse, le quartier de La Défense). La mode n’est pas en reste et change radicalement : les hommes ne portent plus de chapeaux ! Le temps de travail se réduit, les loisirs se multiplient avec de nouveaux clubs, de nouveaux lieux de spectacle (l’Alcazar), le succès des cabarets où se produisent la nuit de futures stars (Brassens, Ferré, Barbara…), ou encore de nouvelles chaînes de restaurant et de nouvelles cantines dans les entreprises. Le premier choc pétrolier y donnera un coup d’arrêt brutal en 1973. Cette édition raconte les trente ans d’une ville qui change brutalement grâce à la progression foudroyante de l’économie. Une fresque complète et unique pour s’identifier à ceux qui ont vécu la période de prospérité née sous la plume du démographe Jean Fourastié.
En coédition avec Le Parisien
108 pages - À paraître le 23 octobre 2019 - Broché - 22 × 28 cm - EAN : 9791020405579
Il fut l'élève de Duccio et reste profondément influencé par l'œuvre de ce dernier, ainsi que par les sculptures de Giovanni Pisano et l'art gothique français. Une de ses premières œuvres, reconnue par beaucoup comme son chef-d'œuvre fut la grande fresque de la Maestà, réalisée en 1315 pour le Palazzo Pubblico de Sienne, et qu'il restaura lui-même en 1321, car l'œuvre était déjà très endommagée par l'humidité. Entre 1312 et 1318, il peint à Assise de nombreuses fresques de saints dont :
En 1317, son Saint Louis de Toulouse, commandité par Robert d'Anjou, reflète l'influence de l'art gothique. En 1319, il réalise le polyptyque de Sainte Catherine à Pise. En 1328, il peint la fresque du portrait équestre de Guidoriccio da Fogliano au Palazzo Pubblico de Sienne, sur le mur opposé à la fresque de la Maestà. En 1333, il signe L'Annonciation en collaboration avec Lippo Memmi, un autre peintre siennois. Simone Martini arrive en France vers 1340 et en 1342, il peint le Christ retournant chez ses parents après s’être disputé avec les Docteurs, sujet très peu évoqué en peinture. A Avignon, il se lie d’amitié avec Pétrarque et illustre un codex de Virgile annoté par le poète. Il y réalise également des fresques pour la cathédrale Notre Dame des Doms : le tympan de la Bénédiction du Sauveur et la lunette de la Madone de l’Humilité, toutes deux très mal conservées et datant probablement de 1341. Au XVe siècle, le sculpteur florentin Lorenzo Ghiberti nous informe que les Siennois considèrent alors Simone Martini comme leur meilleur peintre
Francesco Fioretti nous guide à travers les années les plus prolifiques et intrigantes de la vie de Léonard de Vinci nous plongeant une nouvelle fois dans une atmosphère riche de mystère. Milan, 1496. Léonard de Vinci attend avec impatience de rencontrer le frère Luca Pacioli, célèbre mathématicien dont il espère apprendre beaucoup. Pour Léonard, qui s'intéresse depuis toujours à toutes les formes du savoir, les mathématiques, dont l'étude ne lui a pas été possible, représentent la science souveraine. Mais suite à l'assassinat d'un moine et au vol d'anciens textes byzantins qui sont d'un intérêt inestimable pour les mathématiques, les deux hommes voient leurs projets perturbés. De Milan à Venise, de Florence à Urbino, à travers une Italie où s'achève l'époque pacifique de Laurent de Médicis et des Sforza, ils se lancent sur les traces de l'assassin et des textes volés. Dans cette fresque de l'Italie de la Renaissance extraordinairement documentée, Francesco Fioretti nous guide à travers les années les plus prolifiques et intrigantes de la vie de Léonard – de la réalisation de " La Cène " à l'étude de " L'Homme de Vitruve " – nous plongeant une nouvelle fois dans une atmosphère riche de mystère.
Dans une grande maison bourgeoise des Flandres françaises, vivent deux enfants, Christophe et Clara. Ils ne sont pas jumeaux, mais tout comme. Christophe peint pour lui-même et pour Clara, en construisant un espace magique au sein duquel il n'y a ni vieillissement ni péché. Et les lecteurs de ce roman de feu resteront à jamais hantés par la fresque que Christophe avait peinte dans l'escalier de la tour, La tristesse du Cerf-Volant: de petits bonhommes essayant d'attraper la ficelle d'un cerf-volant invisible qui, peut-être, n'existe pas. Fresque inachevée jusqu'aux derniers jours du peintre. Fresque jamais déchiffrée. Danse macabre? Danse de joie? L'étoile au bout du chemin est-elle salut ou maléfice? Comme un incendie mal éteint, les flammes reprendront sous des formes diverses sur trois générations, dans cette famille dévastée par l'irruption de l'art, de la passion, de Dieu même. Françoise Mallet-Joris, incisant la poche des songes et des fantasmagories flamandes qui l'habitent, nous raconte cette histoire en un réalisme éclaté et, plus intense que jamais, a su atteindre au mythe