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Rechercher : fresques de fra angelico

  • Comme toutes les fins de semaine, je lis la presse papier(maintenant dans mon 2 e nouveau CDI, nous sommes abonnés et je

    https://www.la-croix.com/France/Exclusion/A-Nantes-lycee-lecole-handicap-2018-09-06-1200966770

    https://www.la-croix.com/France/Sarthe-lhopital-Bailleul-pratique-toujours-dIVG-2018-09-07-1200966930

    https://www.la-croix.com/Culture/Expositions/Hans-Hartung-peinture-conflit-2018-09-07-1200967005

    https://www.la-croix.com/Culture/Cinema/Le-bon-cru-2018-Mostra-Venise-2018-09-06-1200966788

    https://www.lemonde.fr/

    Le Figaro daté du 07 septembre 2018TV Magazine daté du 09 septembre 2018

    http://www.lefigaro.fr/

    https://www.lemonde.fr/

    Le Figaro Magazine daté du 07 septembre 2018Madame Figaro daté du 07 septembre 2018

    http://www.lefigaro.fr/

    http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2018/09/06/01016-20180906ARTFIG00346-l-editorial-du-figaro-trissotin-et-trissotine.php

    http://recherche.lefigaro.fr/recherche/ecriture%20inclusive/

    http://www.lefigaro.fr/international/2018/09/06/01003-20180906ARTFIG00195-libye-un-calme-precaire-est-revenu-a-tripoli.php

    http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2018/09/06/01016-20180906ARTFIG00150-les-agressions-continuent-de-flamber-en-france.php

    http://www.lefigaro.fr/sciences/2018/09/06/01008-20180906ARTFIG00277-cure-d-austerite-en-chirurgie-de-l-obesite.php

    http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2018/09/06/31003-20180906ARTFIG00287-laurent-alexandre-stop-aux-ecologistes-apocalyptiques.php

    http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2018/09/06/01016-20180906ARTFIG00214-pierre-de-panafieu-l-autonomie-des-etablissements-scolaires-est-primordiale.php

    http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2018/09/06/20002-20180906ARTFIG00296-le-saint-exupery-le-nouveau-geant-des-mers-de-cma-cgm.php

    http://www.lefigaro.fr/culture/2018/09/06/03004-20180906ARTFIG00307-villa-medicis-fin-de-partie-brutale-pour-muriel-mayette-holtz.php

     

  • L'art de l'ambivalence

    LEONARD TSUGUHARU FOUJITA

    g2654_home.jpgEmilie Trochu pour

    Evene.fr - Avril 2010

    Un an après la mort de sa veuve, le 2 avril 2009, le musée des Beaux-Arts de Reims consacre une importante exposition au peintre Léonard Foujita, jusqu'au 28 juin 2010. L'occasion de se familiariser avec cet artiste surprenant et inclassable qui a choisi pour dernière demeure la capitale du champagne. Autour de ses oeuvres ou dans les fresques de l'étonnante chapelle qu'il a conçue et dans laquelle il repose, flotte encore un parfum de mystère. Portrait d'un artiste qui cultive l'ambivalence. Sur la simple dalle de marbre gris qu'abrite la chapelle Notre-Dame-de-la-Paix de Reims, on déchiffre en lettres dorées un patronyme aux étranges sonorités : Léonard Foujita. A l'image de celui qui l'a porté, ce nom évoque des origines contrastées, mi-japonaises mi-européennes. Autrefois dénommé Tsuguharu Fujita, le peintre francise son patronyme à son arrivée à Paris en 1913. Bien des années plus tard, presque au terme d'une carrière mouvementée mais couronnée de succès, il se convertit au catholicisme et choisit comme nom de baptême celui de l'un des plus grands artistes de la Renaissance, qu'il a beaucoup admiré. Au-delà du choix religieux, ce changement d'identité rappelle le sentiment de dualité qui transparaît aussi bien dans sa biographie que dans son oeuvre. Aussi mondain qu'acharné de travail, en équilibre entre deux cultures et plusieurs esthétiques, tantôt omniprésent, tantôt absent, plusieurs fois marié d'un côté ou de l'autre du Pacifique… difficile de cerner ce personnage à l'allure aussi atypique qu'insaisissable.

    Fou Fou chez les Montparnos

    Zoom

    Petite silhouette fine, coupe "à la chien" (le bol de l'époque), lunettes rondes et noires, moustache et boucle d'oreille. Un look qui détonne pour le quotidien de l'époque mais qui ne saurait occulter le plus fascinant pour les Parisiens : son pays natal, le Japon. Dans le Paris artistique des années 1920, les étrangers sont nombreux à flâner autour de Montmartre ou de Montparnasse. C'est d'ailleurs le cosmopolitisme de cette scène qui lui donne son nom : l'Ecole de Paris. Un terme générique pour englober toutes sortes de pratiques liées par l'optique commune de bousculer l'académisme ambiant. Foujita est un artiste accompli lorsqu'il s'installe dans la capitale mais il vient chercher à sa source la modernité de l'époque, chez Chagall, Pascin, Soutine, Modigliani, Van Dongen… De fortes personnalités qui organisent les fêtes les plus folles à un rythme effréné, en compagnie de belles femmes impertinentes comme Kiki de Montparnasse, Mistinguett ou Suzy Solidor. Modigliani, notamment, l'inspire beaucoup, comme en témoignent ses portraits à fond d'or. Si tous ces artistes l'influencent, son vrai coup de coeur va aux paysages urbains du Douanier Rousseau, dont il voit une toile dans l'atelier de Picasso.


    Un vrai m'as-tu vu

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    Foujita est alors un jeune artiste plein d'ambitions et pas des moindres : il veut être le premier peintre de Paris. S'il passe des heures à arpenter le Louvre, recopiant encore et encore les détails des virtuoses de la Renaissance italienne, il est aussi très conscient de l'importance de son image. Le vedettariat se développe alors au rythme des actualités cinématographiques et de la presse écrite. Les journalistes se déplacent en masse pour couvrir tel ou tel événement dont on sait qu'il attirera des célébrités, qui elles-mêmes n'hésitent pas à multiplier les frasques pour faire parler d'elles. Si certains se livrent volontiers aux duels et toutes sortes de scandales, d'autres comme Foujita, se font plus discrets mais omniprésents. Fêtes déguisées, vernissages, balades à Deauville ou au bois de Boulogne, il est partout où il sait qu'il "faut être". Son mariage avec l'artiste française Fernande Barrey concrétise sa reconnaissance sociale. A la fin de la décennie, celui qu'on surnomme désormais "Fou Fou", est plus connu pour son excentricité que pour sa peinture.


    Forcené fortuné

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    Pourtant, Foujita est très loin d'être un débauché. Si on le voit à toutes les fêtes, il ne boit pas d'alcool et s'éclipse toujours tôt. "Il considère les bacchanales de ses amis comme des histoires de Blancs" (1) et passe le plus clair de son temps dans son atelier. Son travail reste cependant difficile à cerner, entre une grande sophistication du corps, qui évoque la sculpture classique et un trait stylisé tout à fait japonisant. C'est justement ce mélange entre les deux cultures qui fera son succès. La consécration a lieu au Salon d'Automne en 1924, avec le portrait de sa nouvelle muse Lucie Badoud, 'Youki, déesse de la neige'. C'est le début de son ascension et de sa réussite matérielle. Il s'installe dans un hôtel particulier de trois étages, au square Montsouris, et a pour voisins Braque ou Derain,, roule en Delage capitonnée de daim gris et invite le Tout-Paris à boire nonchalamment du champagne en découvrant de nouveaux artistes comme Calder. Son style s'affirme alors dans de grandes fresques aux perspectives inspirées de Michel-Ange, qu'il a vu récemment en Italie, des fonds satinés parsemés de corps de plus en plus travaillés.   Lire la suite de L'art de l'ambivalence »

    (1) Jeanine Warnod, 'L'Ecole de Paris', p.102, Arcadia Editions, 2004

    Page 1/2
       [1] 2    Lire la suite de L'art de l'ambivalence »
  • Dans ma lecture du ”Sang des innocents” de Martha Grimmes

    Une découverte:gardens-cornwall-diapo1.jpgLes Jardins perdus de Heligan

    Si l’Eden Project renferme peut-être les jardins les plus connus des Cornouailles – voire de toute la Grande-Bretagne –, cette région du sud-ouest de l’Angleterre offre des dizaines de jardins à visiter, depuis sa côte septentrionale jusqu'à Land's End, sans oublier la « riviera » située tout le long du littoral.
    Dans un pays doté de part et d’autres de merveilleux jardins, les Cornouailles sont un paradis hors du commun. Ici, le climat océanique doux, la richesse des sols et le dosage équilibré d'ensoleillement et d’humidité créent une terre fertile qui nourrit des fougères exotiques et des arbres tropicaux, ainsi que des essences d’arbustes locales et des fleurs sauvages.
    A l’époque victorienne et édouardienne, les grands propriétaires terriens des Cornouailles dépensaient leurs richesses dans la création de jardins d’agrément époustouflants. Certains finançaient même des expéditions en Birmanie, dans l’Himalaya et d’autres contrées lointaines pour en ramener des graines de plantes exotiques. Il en reste aujourd’hui des alignements luxuriants de rhododendrons, magnolias, camélias, palmiers et autres espèces que l’on trouve aux abords des manoirs ou le long des allées sinueuses de leurs jardins.
    En Cornouailles, de nombreux jardins sont ouverts toute l’année, mais c’est au printemps et en été qu’ils nous offrent le spectacle le plus éblouissant.

     



    J.Stephens © Heligan Gardens Ltd

    Les jardins perdus de Heligan (« Lost Gardens »)

    Bien avant qu’il ne crée l'Eden Project, Tim Smit a joué un rôle clé dans la réhabilitation de l’une des plus incroyables propriétés de Grande-Bretagne, les jardins perdus de Heligan près de Mevagissey, sur la côte Sud. Pendant plus de quatre siècles, la famille Tremayne, qui en était propriétaire, a acquis tant et tant de terres qu’au début des années 1900, le domaine comptait plus de 500 hectares et contenait presque tout ce qu'il fallait pour vivre en autosuffisance, à savoir une ferme, des jardins potagers, des vergers et des bois, ainsi que des jardins d'agrément.
    En 1914, les 22 jardiniers employés à Heligan sont partis combattre pour la Première guerre mondiale, et la plupart d'entre eux ne sont jamais revenus. Au fil des années, les jardins se sont tant dégradés qu’ils sont devenus méconnaissables. En 1990, Tim Smit et John Willis, un descendant des Tremayne, se sont frayés un chemin à travers des ronces géantes et de gigantesques haies de lauriers, pour y découvrir les vestiges d’un paradis perdu. Aidés d’un petit groupe de bénévoles, ils ont nettoyé et restauré les jardins, et les ont ouverts au public deux années plus tard.
    Les jardins destinés à la production sont splendides : on y trouve des variétés de légumes anciennes, des emplacements pour les ruches datant de l’époque victorienne, des entrepôts à fruits, et même une couche à ananas chauffée au fumier de cheval (il leur a fallu trois ans pour produire ici leur premier ananas). Les immenses jardins d’agrément abritent des rhododendrons vieux de 150 ans qui mesurent 6 mètres de haut. Un autre clou de cette visite est la Jungle, une forêt primitive au feuillage luxuriant, avec des spécimens d’arbres provenant du monde entier et la plus grande collection de fougères arborescentes du pays.

    Eden by Tamsyn Williams
    © The Eden Project

    L’Eden Project

    À mesure que les jardins d’Heligan fleurissaient, une autre idée a commencé à bourgeonner dans l’esprit de Tim Smit : transformer une carrière de kaolin abandonnée – située près de St Austell – en un jardin mondial. Là, au lieu d’apprivoiser une jungle dense et envahissante, son équipe a dû métamorphoser un site triste et sans vie de plus de 60 mètres de profondeur en un paysage florissant.
    Aujourd’hui, les « biomes » couverts de l’Eden Project sont les plus grandes serres du monde. Mais leur intérêt ne réside pas seulement dans le plaisir des yeux. Tandis que l’on parcourt le biome consacré au climat tempéré chaud – avec des plantes provenant de Méditerranée, d’Afrique du Sud et de Californie – et celui sur le climat tropical humide – avec des plantes exotiques originaires d'Amérique du Sud, de Malaisie et d’Afrique de l’Ouest –, c’est toute l’histoire de la relation entre l’homme et la flore qui défile. L’Outdoor Biome, qui s'étend de toutes parts, représente les climats tempérés. Il renferme au total plus de 1 million de plantes et 5 000 espèces du monde entier.
    L’Eden Project est un site immense et très fréquenté, avec plusieurs millions de visiteurs par an, mais il existe dans les Cornouailles beaucoup d'autres jardins plus petits et plus intimes. Tous ont une histoire et un patrimoine naturel et offrent la perspective d’une bonne journée en plein air.
    Pour en savoir plus sur les jardins des Cornouailles, visiter le site www.gardensofcornwall.com.
    Lost Gardens of Heligan, Pentewan, St Austell. Tél. : 01726 845100
    Site Internet : www.heligan.com
    Ouverts de 10 à 18 heures de mars à octobre, et de 10 à 17 heures de novembre à février.
    Eden Project, Bodelva, St Austell. Tél. : 01726 811911
    Site Internet : www.edenproject.com
    Ouvert de 10 à 18 heures de mi-mars à octobre, et de 10 heures à 16h30 en hiver.
  • Comme toutes les fins de semaine, je lis la presse papier:

    Lire Le Figaro en PDF en ligne

     

     

    2021-03-04

     

    https://www.lefigaro.fr/

    https://www.lefigaro.fr/vox/politique/dette-covid-le-grand-leurre-20210303

    https://www.lefigaro.fr/international/les-adeptes-de-qanon-a-washington-pour-la-veritable-investiture-de-trump-20210303

    https://www.lefigaro.fr/actualite-france/signes-picasso-ou-braque-ces-chefs-d-oeuvre-derobes-et-introuvables-20210303

    https://www.lefigaro.fr/actualite-france/l-espoir-d-un-proces-pour-la-rafle-du-vieux-port-20210303

    https://www.lefigaro.fr/culture/aux-portes-de-l-academie-francaise-20210303

    https://www.lefigaro.fr/vox/eric-zemmour-le-dernier-des-ideologues-d-antan-20210303

    https://www.lefigaro.fr/vox/culture/charles-jaigu-post-scriptum-de-soljenitsyne-20210303

    https://www.lefigaro.fr/flash-eco/trains-a-hydrogene-une-premiere-commande-sera-officialisee-vendredi-a-auxerre-20210303

    https://www.lefigaro.fr/societes/psa-et-fiat-chrysler-mettent-stellantis-sur-orbite-20210103

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    https://www.liberation.fr/societe/sante/contre-le-covid-louest-de-la-france-nest-en-rien-immunise-20210304_Q32Y4XOBW5GMHHCWPE2ERTU6OU/

    https://www.liberation.fr/international/asie-pacifique/en-birmanie-le-regime-ne-reprime-pas-il-tue-20210304_NOBFU6G7PJEFHFOODLJNFJZWKA/

    https://www.liberation.fr/societe/a-lunion-on-pense-tout-le-temps-a-notre-collegue-20210303_VYPJDAW4CZH67JEXI5LTUQHNIY/

    https://www.liberation.fr/economie/ces-grandes-entreprises-qui-ne-connaissent-pas-la-coronacrise-20210304_22G3WGFX7ZATDG474QAP3LO6KA/

    https://www.liberation.fr/culture/musique/mort-de-bunny-wailer-lautre-grande-voix-du-reggae-20210302_AQMMUVBU7RDZHFXNT6VDKXJ4HI/

    https://www.liberation.fr/international/europe/groupe-ppe-viktor-orban-prend-ses-cliques-et-ses-clashs-20210303_YLP6Z6OETRBX3KD5J4WAP7ZUU4/

    https://www.liberation.fr/culture/livres/memoires-de-pierre-nora-deroulez-jeunesse-20210304_3PJ6BPDVH5C7RBQOR4ZXGXXXU4/

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    https://www.liberation.fr/culture/livres/la-guerre-de-franci-journal-dune-rescapee-des-camps-ecrit-trop-tot-20210304_WTPJV6OPDNEMTKW7J6NIKQ5V3Y/

    https://www.liberation.fr/culture/livres/chassez-le-surnaturel-20210304_QREJS5H5T5AQ7ILIM7KCKALL4M/

    https://www.la-croix.com/

    https://www.la-croix.com/JournalV2/Le-maintien-ecoles-ouvertes-exception-francaise-2021-03-04-1101143640

    https://www.la-croix.com/Monde/A-Istanbul-pain-devient-enjeu-politique-2021-03-04-1201143771

    https://www.la-croix.com/Monde/Sans-Michel-Barnier-apres-Brexit-lot-dincertitudes-2021-03-04-1201143770

    https://www.la-croix.com/JournalV2/firmes-allemandes-sommees-surveiller-sous-traitants-2021-03-04-1101143660

    https://www.la-croix.com/JournalV2/Le-pape-Irak-voyage-particulier-2021-03-04-1101143673

    https://www.la-croix.com/JournalV2/Michel-Rondet-spiritualite-vecue-simplement-2021-03-04-1101143666

    https://www.la-croix.com/JournalV2/inedit-posthume-Joseph-Ponthus-2021-03-04-1101143671

    https://www.la-croix.com/JournalV2/inedit-posthume-Joseph-Ponthus-2021-03-04-1101143671

    https://www.la-croix.com/JournalV2/sens-lecture-2021-03-04-1101143635

    https://www.lesechos.fr/

    https://www.lesechos.fr/economie-france/conjoncture/linquietante-degradation-de-la-competitivite-francaise-1295088

    https://www.lesechos.fr/idees-debats/editos-analyses/lamerique-des-guerres-sans-victoire-1294970

    https://www.lesechos.fr/idees-debats/editos-analyses/covid-19-personne-nest-a-labri-tant-que-le-monde-entier-ne-lest-pas-1295282

    https://www.lesechos.fr/industrie-services/conso-distribution/amazon-defie-par-les-syndicats-aux-etats-unis-1295179

    https://www.lesechos.fr/monde/etats-unis/joe-biden-essuie-un-premier-revers-au-senat-1294942

    https://www.leprogres.fr/

    https://www.lopinion.fr/edition/economie/dette-impots-secours-l-ancien-monde-revient-238029

    https://www.lopinion.fr/edition/economie/a-cgt-moustaches-font-resistance-237968

    https://www.lopinion.fr/edition/international/y-a-t-il-effet-biden-chronique-frederic-charillon-237944

    https://www.lopinion.fr/edition/autres/paris-confine-cause-siege-critique-bernard-quiriny-237965

    https://www.lopinion.fr/edition/wsj/comment-boursicoteurs-reddit-ont-sauve-faillite-amc-grosse-chaine-237966#:~:text=L'engouement%20sur%20les%20r%C3%A9seaux,de%20fermer%20pendant%20des%20mois.

    https://www.leslibraires.fr/dossiers/l-olivier-fete-ses-30-ans/

    https://www.lemonde.fr/

     

  • Nous avons visité en juillet le musée de Perros-Guirec

    Musée d'histoire et des traditions de Bretagne - Perros-Guirec

    Unique en Bretagne par sa conception, sa réalisation et son contenu, Le musée de l'Histoire et des Traditions de la Bretagne vous propose une visite historique, enrichissante et inoubliable.

    Ce musée met surtout l'accent sur trois périodes qui ont bouleversé l'histoire du Trégor comme de la Bretagne et de la France:

    • La révolution française de 1789 et son contexte régional;
    • La Grande Guerre 1914-191818;
    • La guerre 1939-1945.

     

     

    Contact

     

    Adresse:
    51 boulevard du Linkin 
    BP 120
    22700 Perros-Guirec

    Tél. 02 96 91 23 45

    Mail. musee@perros-guirec.com

     

    D'autres thèmes sont abordés: Cartes géographiques, documents historiques, costumes et coiffes bretonnes.

    Dès votre entrée, la salle des documents historiques vous permettra de remonter le temps et d'admirer une magnifique cartographie de 1580 à 1630, ainsi que des gravures, décrets, lettres et documents authentiques que l'Historien-Géographe Jacques Khanzadian a patiemment recherchés et réunis pendant plusieurs années.

    De plus, vous pourrez voir une exposition permanente de coiffes et costumes de Basse Bretagne, des cartes géographiques et affiches anciennes ansi qu'une superbe collection d'images d'Epinal.

    Dans les étages du musée, sur 10 salles, vous vivrez "grandeur nature" les évènements marquants de la période qui s'étire de 1790 à 1890: En effet, dans des décors de J.-M. Prieur et fresques de Véronique Chanteau plus vrais que nature, avec bandes son "français-anglais-allemand", Jacques Khanzadian vous propose de découvrir les guerres de l'ouest de 1793 à 1832 ainsi que les grands personnages qui ont forgé cette période: Sieyes, Couppe de Kervennou, Mme Taupin, Georges Cadoudal, Boishardy, Hoche, Bonaparte, La Rouerie, et bien d'autres ...

    Pour finir, vous rencontrerez les grands hommes de la fin du XIXe siècle: Renan, Botrel, Charles Le Goffic, Maurice Denis...

  • En juin au musée des Beaux-Arts de Lyon

    Collections
     
    NOUVELLES PERSPECTIVES
    Au 2e étage des collections
     
    La nouvelle présentation des collections 20e/21e siècles rend hommage aux nombreux donateurs, collectionneurs, amateurs, artistes et ayant-droits qui ont contribué par leur générosité à l’enrichissement de ce fonds.
    Certaines œuvres sont présentées pour la première fois au public.
    Visites commentées
    Nouveaux regards sur les collections XXe et XXIe siècles
    Jeudis 17 et 24 juin
    Samedis 12, 19 et 26 juin
    En-cas culturel
    Matisse en lumière devant Katia à la chemise jaune 
    Mercredi 23 juin
    Gratuit avec le billet d'entrée au musée
     
    Henri Matisse, Katia à la chemise jaune, 1951 © Succession H. Matisse, 2021. Image © Lyon MBA – Photo Martial Couderette
     
     

    Expositions

     

     

    HIPPOLYTE, PAUL, AUGUSTE
    LES FLANDRIN, ARTISTES ET FRÈRES

    Jusqu'au 5 septembre 2021

     

    Trois artistes, trois frères, trois destins d’exception.
    Admirez l’univers pictural exceptionnel de ces trois artistes lyonnais et leur parcours artistique hors du commun. 

     

    Visites commentées : les lundis, jeudis et samedis

     

    Conférence sur La restauration des décors de l'église saint Germain-des-Près : lundi 28 juin

     

    Visiteuses dans les salles de l'expositon. Image © Lyon MBA – Photo Stéphane Degroisse

    Réservez la conférence

     

    Réservez une visite

     

    PAR LE FEU LA COULEUR

    CÉRAMIQUES CONTEMPORAINES  
    Jusqu'au 27 février 2022

     

    Grande première au musée, une exposition est consacrée à la céramique contemporaine.
    Approchez au plus près de la matière et laissez-vous surprendre par l’apparition de la couleur au gré du parcours. 

     

     

     

    Setsuko Nagasawa, Sculpture, 2008. Coll. part. Photo © Jeremie Logeay

    L'exposition en vidéo

     

    Réservez en ligne

     

     

    L'ODYSSÉE MODERNE DE LOUIS BOUQUET
    Jusqu'au 29 août 2021


    Artiste lyonnais surtout connu pour ses fresques, Louis Bouquet est présenté ici à la lumière de ses dessins et peintures autour de grandes figures mythiques : Orphée, Léda, Tristan et Iseult.

     

     

    Conférence
    Josépha Laurent : itinéraire d’un modèle d’artiste, de la Guadeloupe aux ateliers parisiens : mardi 22 juin

     

    Visiteuse dans les salles de l'expositon. mage © Lyon MBA – Photo Stéphane Degroisse

    Réservez pour l'exposition

     

    Réservez la conférence

     

     

     
     
     

    Exposition Hors les murs

     

    COMME UN PARFUM D'AVENTURE

    Jusqu'au 18 juillet 2021

     

    L’exposition explore la question du déplacement, empêché ou imposé, volontaire ou suscité, individuel ou en groupe, et ses conséquences sur l’individu. Elle prend la forme d’une enquête à travers le temps en puisant dans les collections du musée des Beaux-Arts et du macLYON.

     

    Conférence L'art comme déplacement : vendredi 11 juin

     

    Illustration : Jean Jullien. Courtesy de l'artiste et galerie Silka, Lyon

    En savoir + sur l'exposition

     

    Réservez la conférence

    Restauration de sculptures

     
     

    VISITE DU CHANTIER DE RESTAURATION 
    Les 10 et 16 juin
    Restauration des allégories du Rhône et de la Saône des frères Coustou

     

    Les sculptures en bronze des frères Coustou, Le Rhône et La Saône, sont en cours de restauration dans l’enceinte du cloître du musée. 

     

    Visite exceptionnelle du chantier en compagnie de Ludmila Virassamynaïken, conservatrice des peintures et sculptures anciennes, et de deux restaurateurs spécialistes du métal.


    Restauratrices au travail dans le cloître Photo © Muriel Chaulet, Ville de Lyon.

    Le projet de restauration

     

    Réservez la visite

     

     

    Musée des Beaux-Arts de Lyon
    20 place des Terreaux
    69001 Lyon - 33 (0)4.72.10.17.40

    Musée ouvert tous les jours
    sauf mardi et jours fériés
    de 10h à 18h, vendredi de 10h30 à 18h.

     

    Site web - Venir au musée - Contact

  • Léonard de Vinci, la nature et l'invention

    Catalogue d'exposition - Léonard de Vinci, la nature et l'invention

    Publié à l'occasion de l'exposition Léonard de Vinci, Projets, Dessins, Machines présentée à la Cité des sciences et de l'industrie du 23 octobre 2012 au 18 aout 2013.

    Quelle était la méthode de Léonard de Vinci, artiste et savant ? Comment retracer l'intelligence léonardienne à l'œuvre ? De la nature à l'invention, comment se décompose l'aventure du savoir?

    Dessinateur, peintre, inventeur de machines de guerre et de divertissement, anatomiste, Léonard de Vinci fascine. S'appuyant autant sur sa curiosité transdisciplinaire que sur son ancrage dans les traditions savantes de l'époque, Léonard a embrassé toutes les connaissances. L'observation de la nature, de l'eau à la botanique, de l'anatomie humaine au vol des oiseaux, est omniprésente dans la genèse de ses créations artistiques et techniques. Ses inventions, décrites et dessinées dans ses fameux carnets et codex, font de lui un des plus grands ingénieurs et humanistes de la Renaissance.

    C'est bien la méthode de Léonard de Vinci, observateur de toutes choses, qui pose question. Historiens et chercheurs en botanique ou en biorobotique, français et étrangers, explorent les liens étroits que Léonard tissa entre nature, science et technique. S'aidant des écrits et esquisses de l'artiste, ou encore des reconstitutions de ses machines réalisées en maquette au XXe siècle, ils offrent de ses travaux une vision renouvelée.

    En contrepoint, le livre présente des applications scientifiques récentes, encore expérimentales, qui essaient elles aussi de reproduire des phénomènes ou des états de la nature. A sa manière, Léonard fut un pionnier de cette discipline apparue dans les années 1960 sous le nom de bioinspiration ou biomimétisme. Le génie toscan sut s'inspirer du vivant pour innover, lui qui s'était donné la folle ambition de comprendre en les dessinant les rythmes et les lois de l'ébranlement du monde.

    • Les auteurs : Claudio Giorgione, conservateur au Museo Nazionale della Scienza e della Tecnologia Leonardo da Vinci de Milan, dirige le département « Léonard de Vinci, Art et Science ». Docteur en lettres modernes, il a soutenu, à l'Université de Milan, une thèse en histoire de l'art consacrée aux fresques du peintre de l'école lombarde, Bernardino Luini (env. 1481-1532). Il donne régulièrement des cours et des conférences en histoire de l'art. Il est l'auteur notamment de l'ouvrage Leonardo da Vinci. La Collezione dei modelli (Museo Nazionale della Scienza e della Tecnologia Leonardo da Vinci, 2009)

      Patrick Boucheron est maître de conférences d'histoire du Moyen Âge à l'Université Paris I Panthéon-Sorbonne. Membre du comité de rédaction de la revue L'Histoire et directeur des publications de la Sorbonne, il s'intéresse à l'écriture et à l'épistémologie de la discipline historique. Il a consacré de nombreux travaux à l'histoire politique et urbaine de l'Italie de la Renaissance, depuis sa thèse Le Pouvoir de bâtir. Urbanisme et politique édilitaire à Milan, XIVe-XVe siècles (École française de Rome, 1998). Il a notamment publié Léonard et Machiavel (Verdier, 2008), Faire profession d'historien (Publications de la Sorbonne, 2010), L'Entretemps. Conversations sur l'histoire (Verdier, 2012) et dirigé Histoire du monde au XVe siècle (Fayard, 2009).

    • http://www.boutiquesdemusees.fr/fr/librairie/catalogue-exposition-leonard-de-vinci-la-nature-et-invention/4054.html

    • Je précise que cet article n'est pas de moi (lien vers la page citée et si possible son auteur)mais que je suis auteure(inspirée par ce que j’aime, donc par ce blog) et que vous pouvez commander mes livres en cliquant sur les 11 bannières de ce blog

  • Découvrir les premiers livres de ce début d'année

    ActuaLitté

    Dossier de la semaine
     

    Corto Maltese, le personnage mythique d'Hugo Pratt

     

    En 1967, à l'âge de quarante ans à peine, le dessinateur italien Hugo Pratt donne naissance au personnage de Corto Maltese, après une existence tumultueuse et cosmopolite, jalonnée de voyages à travers plusieurs continents, d'aventures singulières et d'engagements variés. 

     

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    Chroniques
    ActuaLitté - Picto

    Najwan Darwish : un poème sur la muraille d'Acre

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    Aliénor d'Aquitaine, l'insaisissable femme derrière l'Histoire

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    Dans le jardin de l’hôtel Dean’s, de Céline Debayle : dans la serre d’une fleur du Mal

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    Avant-critiques
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    Avant-parutions
    Philippe Vilain raconte sa liaison avec Annie Ernaux

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    Les Paris sont ouverts : Claude Cahun, l'artiste du surréalisme

     
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    Blue Marble : la photo qui a changé notre vision de la Terre

     
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    La poterie : un câlin pour l’esprit

     
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    How to End a Love Story ? le coup de coeur du Reese’s Book Club

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    Zou, le lapin qui porte des culottes

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    20 ans après, la réédition du Jour des corneilles de Jean-François Beauchemin

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    Sauvetage de papi : des vacances mouvementées au pays des esprits

     
    Retour sur la vie de Marceline Desbordes-Valmore

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    Apprendre les couleurs en s'amusant

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    Le guide d'une alimentation adaptée à ses besoins individuels

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  • Porto, première escale de la Solitaire

    La place de la Liberté vue depuis l'hôtel Intercontinental.

    La place de la Liberté vue depuis l'hôtel Intercontinental.

    La gardienne de l'estuaire du Douro s'apprête à accueillir les bateaux de la Solitaire du Figaro Éric Bompard. Ils franchiront la ligne après-demain.

     

    Cette étape de 536 milles conduit les 42 monocoques de Bordeaux jusqu'à Porto. Les deux villes se ressemblent tant qu'elles sont jumelées: le vin comme trésor commun, Douro ici et Gironde là-bas, une histoire séculaire et une vocation marchande pour elles deux. À Porto, la flotte des figaristes appontera dans la nouvelle et futuriste marina dessinée sur la rive gauche du fleuve. Elle est à deux pas des terrasses animées et des chais des vins de porto qui font la gaîté de Villa Nova de Gaia. La commune fait face aux vieux quartiers de Porto, on dirait parfois qu'elle les défie, classés par l'Unesco. Entre les deux rives, moins de 100 mètres, une vraie rivalité et pas moins de six ponts pour les réunir. Le Douro, ligne de front autant que trait d'union. Le visiteur, insensible aux ­péripéties locales, garde l'image d'une ville miniature, toute de charme et de sérénité, où le bon accueil reste une vertu. Arrivés le 5 juin, les concurrents de la Solitaire du Figaro Éric Bompard repartiront le 8 juin à midi. Cap sur Gijon, en Espagne, 452 milles plus au nord.

    Un seul regard réunit la commune de Porto (240.000 habitants) et cellequi lui fait face, Villa Nova de Gaia (350.000), ici on se contente de dire Gaia. Image splendide d'une vallée encaissée alors qu'elle n'est qu'à une poignée de kilomètres de l'Atlantique. Sur chacun des deux flancs, une ville. Chacune, miniature. Rive droite, Porto, ses 56 églises et leurs carillons incessants, ses places pavées à l'ancienne, ses murs tapissés d'azulejos, ses larges avenues, ses rues pentues et ses marchés comme à la campagne. Rive gauche, Gaia, presque aussi pentue mais tapissée de toits de tuiles qui abritent les barriques de vins de porto (les vignobles sont bien plus en amont), ses maisons de producteurs, ses bistros, son intention de jouer la «moderne». Pour avoir la plus belle vue de l'ensemble, grimper jusqu'à la terrasse du monastère Serra do Pilar. Les deux rives du Douro s'offrent ici en majesté. Vieux quartiers de Porto et chais de Gaia, sans oublier le pont Luis, signé par un élève d'Eiffel. On peut le traverser en voiture, à pied ou en tramway. Un peu plus haut, Eiffel lui-même a lancé en 1877 (avant sa tour) le pont de la reine Dona Maria Pia, une magnifique arche de 160 mètres. Plein ouest, au-delà de la ville et de ses quais, c'est l'Atlantique.

    Sur le Douro

    Sur le Douro Crédits photo : Vincent Isore/IP3

    Puisque tout ramène au Douro, embarquer sur l'un des bateaux qui croise entre les deux villes. Certains partent de la marina où seront les bateaux de la Solitaire. Recommandons la croisière-dîner à bord d'un yacht impeccable. Idéal pour jouer les stars et profiter d'un moment très chic à passer sous les ponts et admirer les lumières de la ville. Environ 150 € par personne.

    Tél.: 00 351 915 915 098

    Nouveau, tendance et géré par un Français: les tuk-tuks sont arrivés à Porto. Inventées en Thaïlande, ces pétrolettes équipées d'une plate-forme arrière de plein air font merveille dans les ruelles pavées. Itinéraire à la carte de ses envies ou circuit des classiques, c'est comme on veut. Compter au moins 90 minutes et 15 € par passager.

    Tél.: 00 351 915 094 443

    Pousser la porte d'au moins une église. Elles sont toutes magnifiques et… très fréquentées. Leurs azulejos, des faïences blanches émaillées de gravures bleues, sont exceptionnels, couvrant façades et murs intérieurs. Exemple avec la chapelle des Âmes (angle rue Santa Catarina et Fernandes Tomas), tapissée de fresques bibliques réalisées il y a trois siècles. La plupart des églises offrent les mêmes merveilles. Façon laïque, ne pas manquer la gare de Sao Bento, dont le hall est entièrement couvert de batailles à la gloire du royaume (la prise de Ceuta en 1415…) ainsi que de bucoliques scènes campagnardes. Impressionnant.

    Suivre la rue Santa Catarina, presque entièrement piétonne. De part et d'autres, les boutiques de mode attendues dans un centre-ville. Sans grand intérêt puisque les enseignes comme les tarifs sont les mêmes qu'en France. Sauf le plaisir de faire halte au café Majestic, no 112. Un monument historique d'architecture 1920 où rien ne manque, ni les angelots joufflus au sourire de bonheur pour tenir les torches, ni les miroirs piquetés, encore moins le cuir patiné des banquettes. Tous les intellectuels portugais sont venus ici dessiner leur révolution. Aujourd'hui, on n'y croise plus que des touristes, mais le cadre demeure réjouissant.

    Shopping plus sincère sur le marché do Bolhao tout proche (au coin des rues Formosa et Sa de Bandera). Cette vaste halle sur trois niveaux abrite des étals de poissons, volailles, fleurs, légumes, boulange… Une bulle d'authenticité qui fait le bonheur des ménagères et des photographes.

    L'intérieur de la librairie Lello&Irmao.

    L'intérieur de la librairie Lello&Irmao.

    Étonnement garanti: juste à côté du beau jardin de la place des Martyrs planté d'énormes troncs ronds, Lello & Irmao, une librairie digne de Harry Potter. En son centre, un exceptionnel escalier à double révolution, ce qui lui donne la forme d'un huit. Sur tous les murs, des rayonnages de bois vernis qui grimpent jusqu'au plafond, garnis d'ouvrages, neufs ou anciens. On imagine le cabinet d'un chercheur de trésor ou de lumière, avec fauteuils clubs pour chausser ses lunettes ou, tout simplement, admirer et prendre son temps.

    Lello & Irmao, 144, rua Carmelitas.

    Ici se dévoile l'étendue du registre des vins de Porto. Basique, comme on le découvre adolescent avec son melon, blanc, towny, ruby, vintage, millésimé… Rendez-vous chez l'une des grandes marques, elles sont toutes alignées sur les quais de Gaia. Porto Cruz se distingue avec un espace high-tech flambant neuf, tout d'art et de verre. Visite, découverte, joli film sur l'élaboration du nectar, dégustation, rien ne manque. Même pas un restaurant (recettes portugaises originales) ainsi qu'un toit terrasse où prolonger le plaisir. Le soir, quand coule l'or sur les quais de la vieille ville et fait danser les mouettes, c'est superbe.

    Autre formule, juste de l'autre côté du pont, à Porto donc, le petit bar chaleureux ouvert par un Français, Jean-Philippe Duhard, et baptisé Vinologia. À l'intérieur, plus de 200 étiquettes de petits producteurs. Que la dégustation commence! Un exemple parmi une bonne dizaine de formules: un verre de porto blanc vieux, un de Towny 10 ans d'âge, un de ruby vintage, avec trois fromages: 16 €.

    Vinologia 46, rua Sao Joao, tél.: 00 351 936 057 340

    Très touristiques, les quais de Porto devant le vieux centre sont bordés de gargotes sans prétention, y compris au moment de l'addition (moins de 20 €). Ne pas hésiter à commander crevettes et sardines grillées, elles viennent d'être pêchées. Pour découvrir la «gastronomie portugaise», filer à O Paparico, une table à l'ancienne où le poisson et les crustacés, le porc et le veau, s'enrichissent de très honnêtes préparations traditionnelles. Belle carte de vins locaux. Environ 50 €.

    2343, rua Costa Cabral, tél.: 00 351 225 400 548

    À Porto, réserver à coup sûr à l'Intercontinental. Placé à l'exact centre de la ville, cet ancien couvent a gardé tout son charme, voire quelques mystères. Grandes chambres et ­décoration cossue très en phase avec une ville où chacun avance d'un pas tranquille. Superbe bar et personnel parlant le français. À partir de 180 €la chambre double et 432 € la suite ­duplex.

    Intercontinental, 25, Praça da Libertade, tél.: 00 351 220 035 600

    Ou bien traverser le Douro pour dormir à Gaia, au Yeatman. Propriété des ­portos Taylor's, ce Relais & Châteaux construit en escalier sur les hauteurs, offre une vue imprenable sur la vieille ville de Porto. Piscine extérieure très réussie et restaurant gastronomique de haute volée (1 macaron). Le personnel s'adresse essentiellement en anglais à une clientèle venue du Royaume-Uni et des États-Unis. À partir de 264 € la chambre double.

    Yeatman, Tél.: 00 351 220 133 100

  • Biennale de Venise: le carnet de route des VIP de l'art

     

    REPORTAGE - La 55e Biennale de Venise, mode d'emploi en sept chapitres. Jusqu'au 24 novembre, le public peut s'approprier plus calmement les expositions innombrables, visitées au pas de course par les professionnels, les artistes et les stars de toutes natures pendant la semaine de vernissage. Choses vues.

     

    Envoyée spéciale à Venise

    Nous avons vu ce bateau

    Joana Vasconcelos a transformé un ferry de Lisbonne en création 100% portugaise. PHOTO VD/ LE FIGARO

    - ÊTRE LES PREMIERS SUR LA LAGUNE

    La semaine de vernissage de la Biennale de Venise est toujours un marathon pour l'oeil et le mollet. Cette année, le marathon était pris d'assaut (4513 journalistes, soit + 21% par rapport à 2011!). Et la Mostra vendait aux amateurs des accréditations spéciales, à partir de 200 euros, pour ceux qui ne pouvaient attendre le 1er juin et l'ouverture au public. Dès le lundi 27 mai, soit deux jours avant le vernissage officiel, les ultimes préparatifs concentraient encore un petit peuple laborieux d'artistes perfectionnistes, de commissaires aux aguets et de professionnels impatients sur la lagune.

    Joana Vasconcelos a transformé un ferry de Lisbonne en création 100% portugaise. PHOTO VD/ LE FIGARO

    Joana Vasconcelos a transformé un ferry de Lisbonne en création 100% portugaise. PHOTO VD/ LE FIGARO

    2- PARTIR EN MER

    En arrivant aux Giardini, un air de fado faisait tourner la tête. Le Pavillon du Portugal est un pavillon flottant, un petit ferry affrété depuis Lisbonne, venu par cabotage, mais dûment customisé par Joana Vasconcelos, reine de Versailles l'été dernier. Ce jour-là, on pouvait monter en avant-première à bord et ressentir la franche bonne humeur de cette équipe méditerranéenne. Rondeur callipyge et bouille enfantine, Joana est le capitaine allègre de ce bateau de l'art, brunette en chasuble de designer, frange d'écolière et maquillage «nude». Sur la coque bombée de ce pseudo «vaporetto», une large frise d'azulejos dessinent la ville portugaise en bleu. Joana bat tous les records de popularité au Portugal, a gagné deux fois le concours de la «people préférée» dans la presse du même nom, expose cœur en fourchettes rouges (Coraçâo Independente Vermelho ou Red Independent Heart) et lustre en tampons pâles OB (A Novia ou The Bride, refusée d'entrée à Versailles en 2012) dans le Palacio Nacional da Ajuda, jusqu'au 25 août.

    Joana Vasconcelos à son dîner de gala, le vendredi soir, au Club nautique sur l'île de San Giorgio Maggiore, pile en face de son bateau amarré aux Giardini. PHOTO VD/ LE FIGARO

    Joana Vasconcelos à son dîner de gala, le vendredi soir, au Club nautique sur l'île de San Giorgio Maggiore, pile en face de son bateau amarré aux Giardini. PHOTO VD/ LE FIGARO

    A Venise, elle n'a rien perdu de son exubérance. Du liège brun tapisse entièrement le pont et, dans la cale, gît une caverne tapissée de nuit et de merveilles enfantines avec l'imbrication de crochet, de rubans, de paillettes propres à l'artiste du féminin détourné (invitation à ce «Trafaria Praia» en forme de tickets de ferry XXL multicolores). À raison de 100 passagers, ce pavillon flottant (avec museum shop des designers portugais à l'intérieur) faisait faire aux VIP de l'art le tour de la lagune jusqu'à la Pointe de la Douane. Joana Vasconcelos avait proposé il y a deux ans ce projet navigateur à François Pinault qui préféra lui offrir le Palazzo Grassi pour sa Contamination tentaculaire en 2011.

    3- VOIR LES ARTISTES A l'OEUVRE

    Dans les Giardini encore calmes en ce premier lundi, on respire l'odeur des «galants de nuit» (jasmin nocturne) et on s'approche doucement de l'art en chantier. La France et l'Allemagne ont échangé leurs pavillons et donc Anri Sala, notre champion, a hérité d'un espace magnifique pour y déployer son art à la fois cérébral, musical et plastique (Ravel/Unravel, trilogie vidéo sur le Concerto pour la main gauche de Ravel). Seul dans l'espace magnifiquement agencé par cet artiste né en Albanie et sa brillante commissaire Christine Macel (Centre Pompidou), on savourait mieux l'intense beauté de ce ballet à une main sur le clavier, puis à deux mains car à deux pianistes, et à deux orchestres. Dès le vernissage, file d'attente et bouchons pour ce grand coup de coeur de la 55e Biennale de Venise, grand favori du buzz et grand perdant du palmarès qui lui a préféré le Pavillon de l'Angola.( (vu)

    Anri Sala, héros discret du vernissage aux Giardini.

     

    Anri Sala, héros discret du vernissage aux Giardini.

    À la fois réservé et disert, Anri Sala arborait un magnifique coup de soleil vénitien, parce qu'il était juste «sorti de trois semaines de montage et de pénombre et avait retrouvé soudain l'air libre comme un revenant». Les photographes de Point de Vue l'ont suivi dans les Giardini, cheminant avec la belle Rosario de Bulgarie. Le mercredi, un déjeuner très officiel au Gabrielli le faisait s'asseoir à la droite de la Ministre de la Culture, Aurélie Filippetti, toute de Courrèges turquoise et beige, à une table qui réunissait SE l'Ambassadeur de France en Italie, Alain Le Roy, et Xavier Darcos, président de l'Institut Français.

    Natacha Ivanova et Sacha Ponomarev dans les Giardini. PHOTO VD/ LE FIGARO.

    Natacha Ivanova et Sacha Ponomarev dans les Giardini. PHOTO VD/ LE FIGARO.

    Dans les Giardini, les artistes sont à tous les carrefours, ici AA Bronson, seul survivant du collectif canadien General Idea, longue barbe grise et oeil voyou, qui ressemble à un fugitif du groupe texan ZZ Top . Devant le pavillon russe et sa géniale pluie d'or empruntée à Danae (l'artiste Vadim Zakharov a séduit tous les russes par son humour frais et provocateur), la jeune peintre de Saint-Petersbourg Natacha Ivanova discutait ferme avec Sacha Ponomarev, géant de Moscou dont le sous-marin peint et inoffensif incarne toute l'utopie et la poésie grave (Universita Ca' Foscari Dorsoduro).

    4- HALTE OBLIGÉE DANS LA CITÉ ET SES PALAIS

    Pour cette 55e édition, son jeune commissaire Massimiliano Gioni a conçu un «Palazzo enciclopedico» qui a canalisé très vite toute l'attention et tous les débats (Savant? Trop savant? Historique? Révolutionnaire? Génial? Soûlant?). Etonnamment, l'exposition «Prima Materia»(vu) de Caroline Bourgeois et Michael Govan à la Pointe de la Douane partageait d'instinct cette vision éclectique et accumulatrice, juxtaposant les mondes parfois très lointains (de l'arte povera à Adel Abdessemed, de Roman Opalka à Ryan Trecartin).

    Les privilégiés ont pu voir l'artiste et philosophe sud-coréen Lee Ufan réaliser en direct Relatum (Formerly Phenomena And perceptionB), surveillant au centimètre près le lâcher de pierre sur l'épaisse plaque de verre qui devait dessiner trois lignes nettes en trois simples brisures nées de l'impact. Fascinant exercice zen qui a demandé du temps et du doigté à quelques ouvriers vénitiens bien musclés, sommés de retenir leur souffle, la chaîne de métal et le bloc de pierre pour les besoins de l'art.

    Lee Ufan surveillant la réalisation de son oeuvre à la Pointe de la Douane. PHOTO VD/ LE FIGARO

    Lee Ufan surveillant la réalisation de son oeuvre à la Pointe de la Douane. PHOTO VD/ LE FIGARO (vu)

    A l'autre bout du Grand Canal, la fondation Prada faisait courir les nostalgiques et les impétrants de l'art contemporain naissant avec Quand les attitudes deviennent forme: Berne 1969 / Venise 2013, hommage conçu par Germano Celant «en dialogue avec Thomas Demand et Rem Koolhaas». Le projet reconstruit dans l'architecture splendide de Ca' Corner della Regina, sous la forme d'un remake inédit, l'exposition conçue en 1969 par Harald Szeeman à la Kunsthalle de Berne.

    Germano Celant à la Fondation Prada.

    Germano Celant à la Fondation Prada.

    Comme il s'agissait «d'insérer - aux dimensions réelles - les salles modernes de la Kunsthalle, délimitées par les surfaces blanches de leurs murs, au cœur des anciennes salles décorées et peintes à fresque du palais vénitien», la place était fort restreinte. Heureux donc, comme Daniel Buren et Jérôme Sans, ceux qui ont pu visiter ce mirage de l'art dans des conditions optimales. Et discuter avec Germano Celant de cette relecture somptueuse de l'arte povera. Simon de Pury, libéré de ses liens avec la maison de vente Phillips, discuta avec la veuve d'Harald Szeeman, l'artiste Ingeborg Lüscher, qui se rappelait combien elle fut réticente, à l'époque, à cette révolution des formes.

    5- L'ART REVIT LE SOIR

    Cela commence au crépuscule. Cette fois, de l'autre côté de la lagune pour le vernissage de Marc Quinn à la Fondazione Giorgio Cini Onlus. Difficile de rater, sur l'île de San Giorgio Maggiore, la présence de ce quinqua charmeur de la YBA's Generation, éternel rival de Damien Hirst et collectionneur d'art sacré du Gandhâra. Son énorme statue mauve de femme chauve sans bras en a choqué plus d'un, surtout à côté de pareille beauté palladienne. Est-ce pour cette raison que l'oeuvre gonflable se dégonflait la nuit? Sur le quai grâce à ses galeristes, l'Autrichien du Marais Thaddaeus Ropac et le Londonien ultra-mondain Jay Jopling, le vernissage fut gai et couru, malgré la pluie, une fête très raffinée sans grand rapport avec l'exposition des statues d'handicapés nus en marbre aveuglant de blancheur. Dans la foule très internationale des convives, on allait d'Est en Ouest, de Tony Salamé, collectionneur libanais et pilier de la jeune Beyrouth Art Fair, à Olga Sviblova, grande prêtresse de l'art contemporain et de la photo à Moscou.

    <i>Breath</i>, de Marc Quinn, nu géant visible de tous les vaporettos et qui se dégonflait la nuit. PHOTO VD/ LE FIGARO

    Breath, de Marc Quinn, nu géant visible de tous les vaporettos et qui se dégonflait la nuit. PHOTO VD/(vu)

     LE FIGARO

    C'est toujours un bonheur d'être à Venise, disaient-ils tous à la veille de l'offensive Arsenal + Giardini, cet énorme banquet d'art que représente une Biennale (deux énormes expositions internationales sur deux lieux gigantesques, 88 participations nationales, soit 10 pays de plus qu'en 2011 comprenant le Kosovo, l'Angola, le Koweït, les Maldives et Bahrein). Sans compter les 47 événements collatéraux où la passion et le flair conduisent les plus tenaces et les plus aventuriers des festivaliers.

    6- MURANO A LA RESCOUSSE

    Le même soir, au Palazzo Cavalli Franchetti pile au débouché du pont de l'Accademia, le Liban fêtait le vernissage de son pavillon avec son artiste Akram Zaatari et son duo pétillant de commissaires, Sam Bardaouil and Till Fellrath pour son beau film grave et dépouillé, Letter To A Refusing Pilot (Arsenal). Parmi les invités du Vénitien Adriano Berengo, trublion aux lunettes rouges et initiateur de l'exposition «Glass Stress» qui associe Murano et l'art contemporain, des artistes venus du Liban comme Mona Hatoum, la femme de verre, d'Iran comme la vidéaste Shirin Neshat et son compagnon, l'écrivain, réalisateur, photographe et cinéaste Shoja Azari (présent dans l'exposition «Love Me, Love Me Not» sur l'art contemporain issu d'Azerbaïdjan et des environs). Des émissaires des institutions françaises sur la lagune, Alain Seban, président du Centre Pompidou, Françoise Pams, son infatigable directrice de communication.

    7- QUAND L'ART AGRANDIT SON CERCLE

    Depuis l'ouverture du Palazzo Grassi et son premier dîner de gala sous les voûtes de l'Arsenal en 2006, la Biennale de Venise a rendez-vous avec François Pinault, l'homme d'affaires et le collectionneur radical qui a planté le drapeau breton à côté du drapeau vénitien en haut de la Pointe de la Douane. Comme en 2011, le dîner de gala avait lieu le mercredi soir dans les jardins merveilleux du monastère bénédictin de S.Giorgio Maggiore (1500 convives!). Deux allées pour accéder aux hôtes de ces lieux, l'allée VIP et l'allée VIP-VIP réservée aux stars du soir. Pas question cette fois de bousculer la princesse Charlotte de Monaco, la richissime milliardaire russe Dasha Zhukova, compagne de Roman Abramovitch ou l'héritière Niarchios.

    Anish Kapoor au dîner de gala de la Fondation François Pinault.

    Anish Kapoor au dîner de gala de la Fondation François Pinault.

    Beaucoup d'artistes bien-sûr: pantalon bleu pétrole comme toujours, Adel Abdessemed dont les Christ en fil de fer barbelé(vu) sont réaccrochés à la Pointe de la Douane après New York (David Zwirner), Colmar et le Centre Pompidou; la star de Monumenta 2011, l'artiste anglo-indien Anish Kapoor, détendu et souriant après le vernissage de sa rétrospective au Gropius Bau à Berlin; Damien Hirst, un peu atone, à la table vedette de Francois-Henri Pinault; Johan Creten le Belge qui transforme la nature en céramique baroque et Jean-Michel Othoniel, bientôt à l'honneur dans les jardins de Versailles... Tout le monde dansait au son des Mariachis (plutôt des Gitans habillés en Mexicains).

    Ce soir-là, la fièvre montait grâce à Hollywood. D'abord avec Salma Hayek, tanagra ravissant et Mme François-Henri Pinault à la ville, qui accueillait chaque convive d'un sourire irrésistible. Et surtout Leonardo DiCaprio, arrivé incognito avec veste de reporter et casquette pour duper les paparazzi, qui dîna en tournant le dos (rond) aux admirateurs et aux objectifs. «Sa présence avait-elle un lien avec sa charity auction réalisée avec l'aide de Christie's?», se demandaient les pros du marché. Farouchement discrète, Ségolène Royal faisait sa première apparition dans ce contexte férocement arty. Elle refusa l'invitation d'un gentilhomme suisse qui voulut la raccompagner avec son bateau-taxi.

    A côté de Jonathan Zebina, Eric Cantona, impassible, lors de la remise des prix de cette 55e Biennale de Venise.

    A côté de Jonathan Zebina, Eric Cantona, impassible, lors de la remise des prix de cette 55e Biennale de Venise.

    Les stars du football n'ont pas oublié la Biennale de Venise. Barbu comme un mousquetaire, Éric Cantona et sa compagne Rachida Brakni , cachée sous sa casquette et ses lunettes noires, étaient sagement dans les rangs, samedi aux Giardini, pour la remise des Lions d'Or qui allaient récompenser le Pavillon de l'Angola, l'artiste suisse Tino Sehgal et surtout l'artiste française Camille Henrot, gros coup de coeur de l'Arsenal avec sa vidéo épatante, sorte de Genèse conte

  • J'ai aimé lire hier:Masaccio - Adam et Eve chassés du Paradis

    Le Musée du Monde - vol. 33

    Cette scène appartient à l’ensemble de fresques, évoquant le péché originel et la vie de saint Pierre, qui ornent, à Florence, les murs de la chapelle fondée par Pietro Brancacci, en 1386, au sein de l’église Santa Maria del Carmine (Sainte-Marie-du-Carmel). Ce cycle de peintures murales, exécuté dans les années 1424-1428, est le fruit d’une collaboration entre Masolino da Panicale et Masaccio. Il sera complété entre 1480 et 1485 par Filippino Lippi, élève de Botticelli. Les fresques de la chapelle Brancacci marquent une étape cruciale dans l’essor de la peinture florentine de la Renaissance. Elles concentrent en effet les premières applications des principes de la perspective, découverts et développés par l’architecte Filippo Brunelleschi, au début du XVe siècle. Le renouveau apporté par le langage artistique de Masaccio provient également d’une représentation attentive et minutieuse de la nature et des sentiments, traduisant en images les idées nouvelles qui vont caractériser la culture de la Renaissance et placeront l’homme au centre du monde.

     

    http://boutique.lemonde.fr/livres/musee-du-monde/musee-du-monde-33-masaccio.html

  • Un T. Rex à Paris au Muséum national d’histoire naturelle - Galerie de minéralogie

    Un T. Rex à Paris

    Le Muséum expose cet été, au cœur de la nef de sa galerie de minéralogie, un dinosaure exceptionnel, Trix, femelle Tyrannosaurus rex – âgée de 30 ans à sa mort mesurant 12,5 mètre de long et pesant pas moins de cinq tonnes –, dont le squelette magnifiquement conservé, nous vient tout droit du Montana, où il fut découvert et exhumé en 2013 !
    L’occasion de reconstituer la vie quotidienne de cet animal hors du commun, disparu il y a 67 millions d’années : son mode de vie, son alimentation, son anatomie et ses déplacements… Les chercheurs du Muséum, dans cette édition, retracent dans une fresque les contours de la vie d’un tyrannosaure sur le continent nord-américain à cette époque, la faune, la flore, les prédateurs. Fascinant !
    Qu’il soit présenté au Muséum cet été n’est pas étranger au fait, qu’au même moment, un nouveau Jurassic Park fleurisse sur les écrans de cinéma.

    Exposition au Muséum national d’histoire naturelle – Galerie de minéralogie, 
    du 06 juin au 02 septembre 2018

    44 pages - À paraître le 6 juin 2018 - Broché - 22 × 28.5 cm - EAN : 9791020404565

    https://www.beauxarts.com/produit/un-t-rex-a-paris/

  • Mon texte inédit sur ce blog: Me voilà ergotant pour le Sujet 009 du 13 au 27 août de Mil et une suite

    Sujet 009 du 13 au 27 août

     

    Top départ pour cette troisième quinzaine estivale ! 

    • La photo
     

     

    • Le mot à insérer facultativement est : 

     

     

    égrotant

     

     

      Cliquez dessus si besoin pour, comme moi, en découvrir le sens !
     
    • Les textes, avec titre et signature, sont à envoyer à notre adresse . 
     

    miletunesuite@gmail.com

    Un fichier joint type word facilite la publication : merci !

     

     

     

      

    • Au plaisir de vous lire, bonne quinzaine !

    N'oubliez pas que les commentaires et échanges tous azimuts ne sont pas interdits, mais bienvenus ;-)  Ils créent du lien !

     


     

     

    (c) http://caminathan.canalblog.com/archives/2014/01/16/28961082.html

    https://miletunesuite.blogspot.com/2022/08/sujet-009-du-13-au-27-aout.html

    Me voilà ergotant

    Me voilà ergotant depuis quelques jours sur le choix d'une visite du doigt de Dieu. Il s'agit bien -sûr du jugement dernier, fresque de Michel-Ange de la célèbre chapelle Sixtine. Certains se demanderont pourquoi j'hésite à aller à Rome, lieu de pélérinage artistique (et religieux).

    La suite là-bas:

    https://miletunesuite.blogspot.com/2022/08/me-voila-ergotant-laura-vanel-coytte.html

  • Nuit blanche 2014

    MUSÉE DE L'IMA
     
    Nuit blanche 2014
    à l'IMA
    A l'occasion de Nuit Blanche, l'Institut du monde arabe présente trois projets autour du thème de la calligraphie
    Samedi 4 octobre 2014
    de 19h à minuit
    Une fresque géante d'eL Seed
    Une calligraphie lumineuse de Julien Breton
    Une Calligraphie arabe contemporaine de Lassaâd Metoui (Performance des trois pinceaux)

    Entrée libre

  • STREET ART (OU PAS)(pour les Croqueurs de mots)

    STREET ART (OU PAS)

    Ce qui sépare les gribouillis dégradant notre espace public et parfois nos façades privées

    De l’art de la rue qui habille nos murs, nous interpelle, nous émeut comme des tableaux

    Dans les musées. Ce qui sépare les vandales des artistes, la danseuse de JR des horreurs

    Sur nos trains et les surfaces qui entourent les gares et qui donnent de nos villes une image

    Loin de la beauté qui bat dans les fresques de nos stéphanois Ella et Pitr [1]connus dans le monde entier.

    La chance me sourit: j'ai déjà vu beaucoup d'oeuvres d'art sur les murs ou dans  des  lieux dédiés

    Peut-être en verrai-je encore d'autres...

    3 octobre 2018

     

    [1] http://www.ellapitr.com/

    Photo de l’atelier n°313

    Voici la nouvelle photographie : publication des textes lundi matin.

    © Jon Tyson

    CONTINUE READING →

    http://www.bricabook.fr/

     Achetez mes livres par les bannières sur ce blog

  • C’est le week-end ! Le numéro de rentrée

    pagedeslibraires.fr
     

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    Découvrez vite notre numéro de Rentrée et les conseils des libraires ! Grands entretiens, incontournables, portraits de libraires… Dans son édito, Christelle Georgel, de la librairie L’Indépendante à Saint-Gaudens, nous invite à nous réjouir tous ensemble de cette grande fête qu’est la rentrée littéraire. « Ne boudons pas notre plaisir et accueillons ce cru 2025 avec l’excitation renouvelée de la découverte ! »

              



     
     

    Parmi les coups de cœur des libraires, In violentia veritas, le premier roman de Catherine Girard (Grasset).

    In violentia veritas est un texte magistral sur un terrible drame familial. Plongeant dans le passé de son père, accusé d’un triple meurtre, Catherine Girard livre une exploration de l’âme humaine bouleversante. Un livre tout en nuances sur la violence, l’amour inconditionnel et le désir de comprendre.




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    D’AUTRES PREMIERS ROMANS À DÉCOUVRIR…

    Des enfants uniques
    Je rouille
    Nourrices
    Sous leurs pas, les années
     
     

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    Coup de cœur des libraires, La Nuit au cœur de Nathacha Appanah (Gallimard).

    Longtemps résonne un écho bouleversant après qu’on a refermé La Nuit au cœur. L’autrice y fait le récit de vie de trois femmes sous l’emprise de violences masculines. Deux d’entre elles seront tuées par leur conjoint. La troisième est encore en vie. Elle enquête, raconte : c’est Nathacha Appanah.



     
     

    Plongez sans plus attendre dans Les Éléments de John Boyne (JC Lattès).

    À travers quatre personnages représentant les quatre éléments que sont l’eau, la terre, le feu et l’air, John Boyne nous offre une fresque incroyable en jouant autour des notions de culpabilité et d’innocence. Et comme toujours avec cet auteur, c’est tout aussi saisissant que brillant.




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    En jeunesse aussi c’est la rentrée !

     
     
    Vous vous souvenez tous de la mignonnerie du petit T-Rex des éditions Qilinn qui, bien triste de ne pouvoir faire de câlins à cause de ses petits bras, avait fait la rencontre du dinosaure Pointu qui l’avait aidé à surmonter ce chagrin. Eh bien, voici notre cher T-Rex dans sa troisième aventure, celle de son entrée à l’école.
     
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    La petite Lucy connaît bien toutes les astuces pour s’endormir. Et pourtant, cette nuit, rien ne marche ! Aurait-elle oublié comment s’endormir ? Il va falloir réfléchir, observer et se questionner : pourquoi n’arrive-t-elle pas à tomber dans les bras de Morphée ?
     
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    Bon week-end, bonne rentrée et bonnes lectures !

     
     
    101, rue Saint Lazare 75009 Paris
    T. 01 44 41 97 20
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  • ”Le chardonneret” de Donna Tartt(acheté d'occasion chez Gibert de Paris Bonne nouvelle) après avoir vu ce magnifique ta

    Le chardonneret / Donna Tartt | Tartt, Donna (1963-....)lu en 2015

    p.26:"C’est fou, mais je serais comblée si je pouvais m’asseoir et regarder la même demi-douzaine de tableaux pour le restant de mes jours. Je ne peux pas imaginer une meilleure façon de perdre la boule. »

    p.115:On étudiait la poésie de Walt Whitman : Aie patience, Jupiter va surgir, reviens une autre nuit, tu verras apparaître les Pléiades, Immortelles sont ..."

    p.134:"Une maison de thé parmi les fleurs de cerisiers, en route vers la mort;".

    p.590:... On voit la patte du peintre, on voit la peinture pourla peinture, et aussi l'oiseau vivant.

    p.592:Je préfère de beaucoup le Van Goyen, là. Qui malheureusement n'est pasà vendre. — Van Goyen ? J'aurais juré que c'était un Corot. —Vu d'ici, oui,on pourrait ...

    p.734:Puis Hart Crane. Pirouette et chute, la chemise gonflée comme un ballon pendant qu'il tombait : Au revoir tout le monde ! Un adieu crié en sautant du bateau.

    p.769:Il y a chez Proust, un passage célèbre où Odette ouvre la porte avec un ... jusque-là, en tombe amoureux parce qu'elle ressemble alors à un Botticelli, une fille sur une fresque légèrement endommagée.

    p.784:Je voyage depuissi longtemps, tant d'hôtels d'avantl'aube dansdes villes ... par l'impermanence des hôtels :pas d'une façon banale genre Voyages et Loisirs,

    p.773:« Que dire? Les grands tableaux… les gens se précipitent pour les voir, ils attirent des foules, sont reproduits ad nauseam sur des mugs, des tapis de souris et que sais-je encore. Tu peux passer une vie à aller au musée de manière tout à fait sincère, déambuler partout en profitant de chaque seconde, je me compte parmi ceux-là, après quoi tu vas déjeuner. Mais (il est revenu vers la table pour s’y rasseoir) si un tableau se fraie vraiment un chemin jusqu’à ton cœur et change ta façon de voir, de penser et de ressentir, tu ne te dis pas « oh, j’adore cette œuvre parce qu’elle est universelle », « j’adore cette œuvre parce qu’elle parle à toute l’humanité ». Ce n’est pas la raison qui fait aimer une œuvre d’art. C’est plutôt un chuchotement secret provenant des ruelles. Psst, toi, hé gamin, oui, toi. »  (…). »Un choc cardiaque individuel … Ton rêve, celui de Welty, celui de Vermeer. Tu vois un tableau, j’en vois un autre, le livre d’art le place encore à un autre niveau, la dame qui achète la carte à la boutique du musée voit encore tout à fait autre chose, et je ne te parle pas des gens séparés de nous par le temps, quatre cents ans avant nous, quatre cents ans après notre disparition, cela ne frappera jamais quelqu’un de la même manière, pour la grande majorité des gens, cela ne les frappera jamais en profondeur du tout, mais un vraiment grand tableau est assez fluide pour se frayer un chemin dans l’esprit et le coeur sous toutes sortes d’angles différents, selon des modes uniques et particuliers. À toi, à toi, j’ai été peint pour toi. »

  • Giotto

    Giotto couv

     

    Il émane des fresques de Giotto une grâce ineffable. Les scènes de la vie de saint François dans l'église supérieure d'Assise ou les peintures de la chapelle Scrovegni à Padoue sont d'absolus chefs-d'œuvres. Avec l'artiste florentin la peinture italienne du XIVe siècle bascule vers la Renaissance. Les visages s'animent. Le mouvement apparaît. La composition s'organise. La couleur flamboie. L'humanité s'a†ffiche. Giotto est un héros.

    http://boutique.telerama.fr/index.php/hors-series/giotto.html

  • Le Brussels Gallery Weekend relance la scène contemporaine

    Le Quotidien de l'Art

     

     
    À la une du N°2223
    Le Brussels Gallery Weekend relance la scène contemporaine
    Kim Pham administrateur général du Louvre
    Remontage d'une exceptionnelle fresque antique à Arles
    Un congrès pour jeunes chercheurs à l'INHA
    Le chiffre du jour : 20 000 € de bourses Ekphrasis
    Les télex du 6 septembre
    TÉLÉCHARGER MON ÉDITION
    Toutes les éditions de Quotidien de l’Art sont disponibles sur
    www.lequotidiendelart.com

     

  • Jeudi 21 janvier sur Zoom Giotto, les espaces inversés

    « A travers l’œuvre du grand Giotto, notre incontournable de l’art italien, nous découvrirons que la fresque italienne est une clé capitale pour entrer dans le monde de l’art et celui des images. En glissant sur des surfaces qu’elle drape, l’image sut tout aussi bien rendre le mouvement que l’espace et le temps. La fresque est aussi la vitrine de la synthèse des savoirs, le laboratoire où les formes s’inventent et se donnent à demain. »
     

    Lien billetterie conférence 14h30:

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    Lien billetterie conférence 19h00:

    https://ypl.me/gS9


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  • Lors d'un prochain séjour, nous trouverons peut-être des traces des Personnages célèbres de Bièvre-Valloire

    Louis Mandrin (1725-1755)

    La jeune contrebandier, célèbre pour sa lutte auprès des plus pauvres, né à Saint-Etienne-de-Saint-Geoirs. Il est fêté dans sa ville natale tous les 5 ans lors d’une extraordinaire fête populaire, « les Mandrinades« , où résonne dans tous les ruelles la fameuse complainte : « Nous étions 20 ou 30, brigands dans une bande… ».

    Ecouter la complainte de Mandrin.

     

    Les Mandrinades (tous les 5 ans)  à St Etienne de St Geoirs. Prochain RDV en 2020 !

    mandrinades 3

    Louis Michel-Villaz (1843-1911)

    C’est en 1883 que Louis Michel-Villaz, génie de la mécanique, bricola dans son atelier un drôle d’assemblage entre sa machine à vapeur de battage et une dynamo pour éclairer quelques rues avec des lampes à arc…avant qu’on inaugure, le 14 juillet 1886, l’un des premiers éclairages publics de France avec des lampes Edison.
    Ainsi, Beaurepaire peut s’enorgueillir d’être l’une des toutes premières communes de France à s’éclairer à l’électricité dès 1883!

    Rose Valland (1898-1980)

    Décidément ville de résistants, Saint-Etienne-de-Saint-Geoirs vit naître également Rose Valland. Historienne d’art, résistante et capitaine de l’armée française d’oeuvres d’art volées par les nazis pendant et après la Seconde Guerre Mondiale. Une fresque lui rend hommage dans la ville.

    http://tourisme-bievrevalloire.com/fr/decouvrir/personnages-celebres

  • L’étonnante reconstitution de l’exposition culte de 1969, « When Attitudes Become Form »

    L’exposition culte de 1969 à Berne, When Attitudes Become Form, reconstituée à la Fondation Prada de Venise dans ses moindres détails, reste étrangement réfractaire à l’ordre. Etonnant.

    Un remake d’exposition, ou une reconstitution ? C’est en tout cas une expérience insolite et complexe qui se donne à voir et à vivre à la Fondation Prada de Venise : la reprise minutieuse de l’une des plus importantes expositions de toute l’histoire de l’art, Live in Your Head, conçue en 1969 à la Kunsthalle de Berne, en Suisse, par le curateur Harald Szeemann, plus connue via son sous-titre-manifeste, When Attitudes Become Form. Pourquoi celle-là ? Parce qu’elle marqua l’avènement décisif d’un art contemporain en rupture complète avec les conceptions traditionnelles de l’art. OEuvres inachevées où le processus l’emporte sur la finition, sculptures sans socles, procédures conceptuelles, pratiques performatives, arte povera italien… Réunissant dans la Kunsthalle la crème des nouvelles avant-gardes artistiques de la fin des années 60, tandis que Daniel Buren s’y incrustait du dehors en pratiquant dans la ville de Berne une série d’affichages sauvages, When Attitudes Become Form est aussi devenue le point d’émergence d’une figure aujourd’hui majeure du paysage de l’art : celle du curateur, ou commissaire d’exposition, sorte de chef d’orchestre wagnérien qui propose sa vision de l’art.

    A force, When Attitudes… est devenue une exposition tellement « culte » dans le milieu de l’art contemporain qu’une partie de ses archives a été acquise par le Getty Research Institute de Los Angeles. Et pendant ces premiers jours d’ouverture de la Biennale de Venise, nombre de professionnels de l’art (plus habitués à jouer les coupe-file qu’à faire la queue à l’entrée des musées) n’hésitèrent pas à attendre plus de deux heures dans une ruelle pour entrer dans le sacro-saint palais de la Fondation Prada.

    Bien que passablement énervés, ils ne furent pas déçus du voyage temporel. Car la première décision prise par la team curatoriale formée autour d’un autre grand commissaire d’exposition, l’Italien Germano Celant, associé à l’architecte Rem Koolhaas et au photographe Thomas Demand, est d’emblée saisissante. A l’étage du palais, il s’est agi de reconstruire à l’identique et à l’échelle 1 les salles de la Kunsthalle de Berne. Cette imbrication d’un espace dans un autre est un geste fort qui crée une rupture visuelle et symbolique : les murs blanc cassé, comme un peu salis par l’art contemporain, viennent interrompre les fresques murales du palais vénitien.

    Une fois téléporté dans la Kunsthalle de Berne en 1969, le visiteur se retrouve confronté aux oeuvres originellement exposées, aujourd’hui dispersées dans quantité de musées. Leur emplacement au sol ou sur les murs est aussi proche que possible de l’exposition initiale. Certaines pièces ont été, forcément, refaites pour l’exposition, tel ce carré de mur découpé in situ par Lawrence Weiner. Quand les oeuvres d’origine ont disparu, il reste au sol la trace de leur fantôme. Au passage, on remarque combien l’accrochage était dense, et l’espace serré, presque impraticable. « On n’exposerait plus comme ça aujourd’hui » est l’une des phrases les plus entendues au cours de la visite. Ainsi, cette tentative de reconstitution fait de chacun de nous une sorte d’archéologue de l’art contemporain, occupé à retrouver les traces et les origines de notre récente histoire de l’art.

    L’écueil de cette adaptation « fidèle » est d’accentuer le fétichisme qui rôde autour de cette exposition déjà cultissime. Les curateurs ont ainsi poussé l’idolâtrie jusqu’à poser au sol un faux parquet ou un faux carrelage au motif semblable à celui de la Kunsthalle. Mais après tout, une reconstitution est toujours plus ou moins une fiction, une fausseté, que ce soit au château de Versailles ou dans le cas de l’exposition de Berne. On rappellera que le remake d’exposition a déjà une longue histoire, de la pratique muséale des périod rooms à la reconstitution du Cabinet d’El Lissitzky, du studio de Mondrian à Paris à la première exposition des futuristes italiens… Mais cette reprise est aussi l’occasion de mesurer les écarts entre hier et aujourd’hui. En 1969, When Attitudes Become Form fut saluée par un cercle d’initiés, dans un parfum de scandale et d’incompréhension de la part du grand public, désorienté par ces oeuvres. Une lettre de la mère d’Harald Szeemann à son curateur de fils en témoigne. Elle lui reproche, avec cette horreur d’exposition, d’avoir sali l’honneur de la famille dans la petite ville de Berne, et lui fait part de ses cauchemars, de son humeur « ganz deprimiert » à la suite des appels anonymes et des quolibets dont elle est la victime.

    Mais en 2013, le contexte a changé : cette avant-garde se rejoue désormais à la Biennale de Venise (lire pp. 48-52), non pas dans un centre d’art ou un musée d’Etat mais dans une fondation privée créée par une marque de mode – autant dire un cadre à la fois événementiel et foncièrement bling-bling. Quant au public, très nombreux, il est aujourd’hui plus informé mais aussi beaucoup plus surveillé par des gardiennes de salle qui interdisent de circuler entre les oeuvres.

    Voilà qui en dit long sur la réalité des temps présents, sur l’évolution de l’art, sur la puissance de l’argent dans le paysage esthétique. De ce point de vue, When Attitudes Become Form garde jusque dans son remake quelque chose d’absolument réfractaire à l’ordre, qu’il soit d’hier ou d’aujourd’hui : une radicalité sauvage.

    Jean-Max Colard

    When Attitudes Become Form: Bern 1969/Venice 2013 jusqu’au 3 novembre à la Fondation Prada, Venise www.prada.com/en/fondazione/cacorner#home!