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Des anniversaires - Page 14

  • Catégories : Des anniversaires

    Mur de Berlin : notre sélection littéraire

    De nombreux ouvrages analysent ce séisme qui préfigure la fin du «rêve» communiste.

    Levez la barrière, levez la barrière !» Voilà vingt ans, le mur de Berlin s'effondrait, entraînant la fin du «rêve» communiste. Commémorer un tel événement ne relève pas seulement de l'exercice historique classique, tant cette chute touche aussi à la plus brûlante actualité. Qu'avons-nous fait de cette liberté si chèrement acquise et tant espérée par des générations de dissidents, de combattants de l'ombre et de victimes de la répression bolchevique ? La question mérite autant d'être posée que les circonstances de la chute supposent d'être rappelées. D'où les deux types de publications qui se côtoient actuellement dans les rayons des libraires. Celles qui, non sans intérêt, reviennent par le menu sur l'enchaînement des événements cruciaux de cet automne 1989 qui ont conduit à la chute finale. Citons parmi tant de livres le récit de Jean-Marc Gonin et d'Olivier Guez qui ont procédé à une enquête précise, sur fond de témoignages et d'archives, de ces deux mois de 1989.

    Cela commence le 6 octobre 1989, lorsque la RDA reçoit Gorbatchev pour célébrer les 40 ans de sa création. Les dirigeants sont encore confiants. Un mois plus tard, le tourbillon de l'Histoire emporte ce régime sans une goutte de sang. Le mur de Berlin tombe dans la nuit du 9 au 10 novembre. Pendant ces quelques semaines, Gonin et Guez montrent ce qui se joue en coulisses. Ils sont des dizaines à affronter la Stasi au prix de leur liberté. À un moment, la pression est trop forte et le régime cède, comme une digue, sous la pression de la foule.

     

    Formidable promesse

     

    C'est aussi ce que montre Georges Marion dans Berlin 1989 où, à travers une série de portraits des acteurs de l'époque, on comprend comment un État totalitaire finit par plier face à la détermination des masses. Car, contrairement à tant de fausses « révolutions » qui viendront après, dans certains pays de l'Est, c'est la rue qui, à Leipzig ou à Berlin, a pris son sort en main.

    On lira aussi les récits de Cyril Buffet et de Michel Meyer sur toutes ces péripéties. Bien entendu, pour bien saisir les véritables causes de cette chute, il faut remonter longtemps en amont car la chute du Mur marque aussi la fin d'une époque, celle de la guerre froide, que Frederick Taylor illustre avec beaucoup de talent dans son Mur de Berlin (1961-1989). Spécialiste de l'Allemagne, cet historien de renom retrace certainement la plus passionnante histoire du Mur depuis sa création jusqu'à sa chute.

    Mais, au fond, ce qu'il y a de plus intéressant dans cet événement, c'est la formidable promesse dont il a été porteur et les bouleversements géopolitiques qu'il a engendrés.

    De ce point de vue, on lira avec intérêt l'essai de Pierre Grosser, qui, malgré son titre (1989. L'année où le monde a basculé), ne se limite nullement à une seule année. C'est au contraire une histoire de la mondialisation qui a suivi. Car, plus que 1989, c'est finalement 1990 qui structure le nouveau monde avec, cette année-là, l'adoption du « consensus de Washington » dont on sait combien les principes inspirés par le néolibéralisme anglo-saxon (privatisation, déréglementation, ajustements structurels) vont contribuer à dessiner les contours de la nouvelle planète. L'analyse de Pierre Grosser est complète, à une lacune près, très fréquente chez les géopoliticiens : l'ignorance de ce que les criminologues appellent « le contexte criminogène » généré par cette mondialisation financière. Désormais, vingt ans après la chute du Mur, le monde n'a peut-être jamais été aussi instable et dangereux. Et ce n'est pas le moindre paradoxe de voir, moins de vingt ans après Berlin, « le retour des murs », comme le soulignait la revue Cités en 2007 (à Gaza, à Ceuta et Melilla, à Bagdad, etc.) (1). Ces nouvelles barrières, même si elles ont des causes différentes, visent toutes à répondre au regain de la peur. Vingt ans après la chute du mur de Berlin, c'est un point qui assombrit fortement ce bel anniversaire.

    «La chute du mur» d'Olivier Guez et Jean-Marc Gonin - Fayard, 360 p., 21,90 €.

    «1989, l'année où le monde a basculé» de Pierre Grosser, Perrin, 606 p., 25,50 €.


    (1) Revue Cités, n° 31, 2007.

    À LIRE AUSSI

    «Berlin 1989» de Georges Marion, Seuil, 246 p., 19 €.

    «Histoire secrète de la chute du mur de Berlin» de Michel Meyer, ­Odile Jacob, 346 p., 21 €.

    «Le jour où le Mur est tombé» de Cyril Buffet, Larousse, 296 p., 18 €.

    «Le mur de Berlin 1961-1898» de Frederick Taylor, traduit de l'anglais par Sabine Boulongne et Philippe Bonnet, Lattès, 620 p., 25 €.

    » DOSSIER SPECIAL - La chute du Mur, 20 ans après

    http://www.lefigaro.fr/livres/2009/11/05/03005-20091105ARTFIG00479-mur-de-berlin-notre-selection-litteraire-.php

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    Jamais je n'ai pensé voir le Mur s'ouvrir de mon vivant»

    TEMOIGNAGE VIDEO - Grand reporter au Figaro Magazine, Jean-Marc Gonin était à Berlin en 1989 lors de la chute du mur de Berlin. Pour lefigaro.fr, il raconte aujourd'hui «son» 9 novembre 1989.

    A voir ici:

    http://www.lefigaro.fr/international/2009/10/29/01003-20091029ARTFIG00569-jamais-je-n-ai-pense-voir-le-mur-s-ouvrir-de-mon-vivant-.php

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    Il y a vingt ans, la liberté

    Il y a vingt ans, la liberté

    Il y a vingt ans, la liberté

    EN IMAGES - Le 9 novembre 1989, le Mur de Berlin tombait, entraînant le communisme dans sa chute. Sélection de moments forts.
    » DOSSIER SPECIAL - La chute, 20 ans après

    Texte et suite ici:

    http://www.lefigaro.fr/international/2009/10/30/01003-20091030DIMWWW00480-il-y-a-vingt-ans-la-liberte.php

    Lire la suite

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    Il y a 50 ans mourait Boris Vian(à 39 ans)

    Le 23 Juin 1959, à 10 heure, Boris se rend au Petit Marbeuf près des Champs-Élysées, et meurt dès les premières scènes, trop d'émotions, trop de tapages...

    Au cimetière de Ville-d'Avray, les employés des pompes funèbres sont en grève, ses amis doivent eux-même mettre le cercueil en terre, scène digne d'un bon roman de Vian.



    Sullivan a tué Vian, ou plutôt est-ce l'inverse ?
    Les pisses-copies n'ont pas vu Vian mais seulement Sullivan, ce qui faisait mieux vendre. Ils préféraient taper sur Gainsbar qu'applaudir Gainsbourg...
    Vian était en avance sur son temps, ce ne sera que dans les années 60 que l'on découvrira Boris Vian, surtout en 68 quand on dira "Faites l'amour, pas la guerre !"

    Pour en savoir plus, allez voir mon site source:

    http://www.borisvian.fr/sommaire.php?to=poemesintro.html

    et ma bibliothèque Babelio:

    http://www.babelio.com/livres/Vian-Cent-sonnets/6128

  • Guignol, 200 ans de satire et d'amusement

    Réalisation : Bernard Vasseur - Coproduction : France 3 / CLC

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    En 2008, Guignol aura 200 ans. Quelle longévité pour un simple morceau de bois sculpté par un gône de Lyon : Laurent Mourguet !
    Certainement illettré, mais vif d’esprit, cet ancien canut au chômage devient arracheur de dents et saltimbanque. Avec des ustensiles rudimentaires, il extirpe les dents malades, provoquant d’atroces douleurs. Afin d’attirer la clientèle, il harangue les badauds, mais ce n’est pas suffisant. Une idée lui vient en tête : utiliser des marionnettes : Polichinelle, Arlequin et autres pupazzi italiens, très en vogue à l’époque.
    Rencontrant un vif succès, Laurent Mourguet crée un théâtre et s’adjoint un compère, le père Thomas, «un peu trop porter sur la bibine» et souvent absent. Mourguet invente donc un nouveau personnage Gnafron, le père Thomas en marionnette puis arrivera Guignol, créé à son image.
    Le duo a aujourd’hui 200 ans… et son succès est toujours aussi présent.
    Pourtant Guignol a vécu des périodes multiples et parfois difficiles.
    Du spectacle de rue commentant l’actualité, aux premiers théâtres - qu’on disait mal famé -mais surtout très satiriques et critiques du pouvoir et des bourgeois - au spectacle pour enfants que nous avons tous en mémoire, il a survécu à la censure, aux parodies, à la concurrence du cinéma puis de la télévision.
    Quel est donc son secret ?
    Tout d’abord, l’amour. Eh oui, sans l’amour de Laurent Mourguet, son créateur, Guignol n’aurait jamais connu une telle vie.
    Et puis le talent, bien sûr. Talent en premier de Laurent Mourguet puis de tous les «pères spirituels» que Guignol rencontra tout au long de salongue carrière.
    Il a eu la chance d’être servi durant ces 200 années par des gens talentueux.
    Laurent Mourguet bien sur mais ensuite ses fils et filles, ses gendres. Onofrio un magistrat a compilé les premiers textes. Puis ensuite des auteurs des parodies, et la famille Neichtauser au début du 20e siècle. Aujourd’hui, Jean-Guy Mourguet qui a longtemps dirigé un théâtre Guignol.
    Il sera l’un des témoins de cette aventure extraordinaire aux côtés d’historiens, de collectionneurs de metteurs en scène, d’artistes, de conservateurs de musée qui - tous à leur façon - rendent hommage au quotidien à Guignol.
    Image symbole de la ville de sa naissance, parlant Lyonnais, Guignol, cette petite marionnette sculptée dans un peu de bois de tilleul, habillée par quelques bouts de chiffon et portant une coiffure en cuir aura bien 200 ans en 2008.
    Eh non, vous ne rêvez pas… 200 ans!
    Et ce n’est pas fini…
    Guignol est toujours aussi jeune. Il a su au fil du temps conserver son esprit frondeur et satirique, sans jamais perdre sa bonté et son sens aigu de la justice.

     Guignol, 200 ans de satire et d'amusement (extrait émission)

     

    http://rhone-alpes-auvergne.france3.fr/emissions/cotedocs/32532604-fr.php#para40421557

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    Pyramide du Louvre : 20 ans déjà

    847180477.jpgLa grande pyramide du Louvre a 20 ans ! L’œuvre de l’architecte Ieoh Ming Pei construite au milieu du Carrousel du Louvre, à Paris, a été réceptionnée le 4 mars 1988. Retour sur un élément emblématique du musée qui a drainé en 2007 quelque 8,3 millions de visiteurs.

    Le musée le plus visité au monde fête les 20 ans de sa pyramide. En effet, l’œuvre de l’architecte Ieoh Ming Pei, lauréat du prix Pritzker en 1983, a été réceptionnée le 4 mars 1988, mais elle ne sera inaugurée qu’en 1989, année du bicentenaire de la révolution française.

    Connue dans le monde entier et voulue par François Mitterrand, la pyramide de Pei a déclenché à l’époque de son édification une vive polémique. De nombreux observateurs y voient un style trop futuriste tranchant avec le classicisme de la cour Napoléon au milieu duquel se trouve le nouvel édifice. Mais les partisans de la pyramide apprécient au contraire le contraste apporté par la cohabitation de ces deux styles.

    De verre et d’acier
    La grande pyramide de verre est constituée de poutres en acier, et près de 700 losanges de verre. Elle est entourée de trois répliques bien plus petites, et une cinquième pyramide, inversée cette fois, a été construire sous le Carrousel du Louvre.

    La construction de la pyramide fait partie du projet du grand Louvre, qui a vu également la restauration de l'arc de triomphe du carrousel l'extension du musée aux derniers bâtiments de la cour Napoléon. Ceux-ci étaient occupés par le ministère des finances, lorsque ce dernier a déménagé dans le quartier de Bercy.



    03/03/2008

    http://www.batiactu.com/data/03032008/03032008-172902.html

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    Bon Anniversaire

    Les célébrations et commémorations en tous genres sont à la mode, et il est coutume de s'en plaindre. Passéisme, dit-on... Pourtant, ces anniversaires sont aussi l'occasion de découvrir ou relire des auteurs. Alors, faut-il vraiment gémir si cette année 2008 est l'occasion d'entendre évoquer pêle-mêle Simone de Beauvoir (née en 1908), Françoise Dolto et Maurice Merleau-Ponty (ils seraient centenaires, eux aussi), Barbey d'Aurevilly et Gérard de Nerval (nés en 1808), John Steinbeck (mort en 1968), Francis Carco et Roger Martin du Gard (décédés il y a 50 ans) — et avec eux, encore, John Steinbeck, Guillaume Apollinaire, Joseph Delteil, Tennessee Williams... ◆ Na.C.

    Source: Télérama.fr

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    50 ans de construction... en plastique

    Combien de vocations a-t-elle suscité depuis sa création en 1958 ? La fameuse brique Lego a fêté lundi ses 50 ans. Retour sur le succès d’un acteur incontournable du secteur de la construction.

    Née au Danemark le 28 janvier 1958, la fameuse brique en plastique Lego, avec ses tubes creux et ses tenons qui permettent des assemblages à l’infini, a été le point de départ du jeu de construction le plus populaire au monde. Avec deux briques, on peut réaliser 24 combinaisons d'assemblage, et avec six briques plus de 915 millions de possibilités.

    f1114cb9a151926b31325cd9ffc2da10.jpgAujourd’hui, un demi-siècle après sa création, plus de 400 millions d'enfants et d'adultes jouent chaque année avec ces briques qui s'imbriquent les unes aux autres. Ils passent quelque 5 milliards d'heures par an à les triturer. «La brique Lego ne vieillit pas avec l'âge et fascine toujours car elle permet aux enfants, et autres, de donner libre cours et de développer leur créativité, imagination et curiosité» , selon Charlotte Simonsen, porte-parole de Lego au siège de Billund, à l'ouest du Danemark.

    En 2006, les ventes de Lego dans 130 pays se sont élevées à 7,8 milliards de couronnes (1,04 milliard d'euros). Sept boites Lego sont vendues chaque seconde dans le monde, et 19 milliards d'éléments sont fabriqués chaque année permettant de couvrir cinq fois le tour de la terre.

    N.C-M avec AFP

    28/01/2008

    http://www.batiactu.com/data/28012008/28012008-151928.html

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    4 babas dans le vent

    En février 1968, sur une idée de George Harrison qui souhaitait maîtriser la méditation en plus du sitar, les quatre Beatles et leurs dames, suivis d'une cohorte de Beach Boys, Donovan et autre Mia Farrow, visitent en grande pompe le Maharishi Mahesh Yogi, qui siège hirsute et souriant à Rishikesh, un ashram au nord de l'Inde. Un journaliste était dans les parages, envoyé par le Saturday Evening Post. Aujourd'hui Lewis Lapham, cheveu blanc et ton pince-sans-rire, raconte l'épisode dans un petit livre. Non sans sympathiser avec la conclusion que Ringo, le plus prosaïque des Fab Four, en tirait à l'époque : un séjour en colonie de vacances où l'on s'asseyait en cercle pour se regarder le nombril. ◆ F.G. Avec les Beatles, Lewis Lapham, éd. La Table Ronde, 13€50.

    Source: Télérama.fr

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    9 janvier : Centenaire de la naissance de Simone de Beauvoir

    A l'occasion du centenaire de la naissance de Simone de Beauvoir, l'université Paris Diderot, le Centre Roland-Barthes (Institut de la Pensée contemporaine), en partenariat avec la Simone de Beauvoir Society et sous la direction scientifique de Julia Kristeva, proposent de rendre un hommage national à cette personnalité phare de l'histoire intellectuelle du XXe siècle occidental.

    Mercredi 9 janvier

    Simone de Beauvoir romancière

    matinée : Les écrits personnels : autobiographie, correspondance, etc.

    après-midi : Les oeuvres fictionnelles

    Jeudi 10 janvier

    Simone de Beauvoir essayiste

    matinée : Simone de Beauvoir philosophe ?

    après-midi : De 'L'Amérique au jour le jour' à 'La vieillesse' en passant par 'Le deuxième sexe' : l'écriture des essais

    Vendredi 11 janvier

    Simone de Beauvoir militante

    matinée : Les militantismes (politique, fémini...

     Voir le programme complet

    http://www.evene.fr/culture/agenda/centenaire-de-simone-de-beauvoir-19576.php

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    La vie d'un livre: Bergson 100 ans après

    L'évolution créatrice de Bergson a paru il y a maintenant 100 ans. Deux événements pour réouvrir le dossier décidément infini du bergsonisme: un colloque à l'ENS et au Collège de France explore les enjeux épistémologiques et métaphysiques de l'ouvrage de 1907, et un numéro spécial de la revue SubStance en célèbre la fertilité et les suites philosophiques, de William James au pragmatisme américain, du néant sartrien à la différenciation deleuzienne, d'Einstein à Ricoeur. Un volume collectif vient également revisiter la postérité du philosophe sous le titre Bergson, la vie, l'action. Rappelons la parution en mai dernier de l'essai de F. Azouvi, Bergson. Un magistère philosophique, et les articles présentés dans l'Atelier de Fabula: "Ce que Bergson nous apprend de l'humour", par J. Moreau, et "Bergson et la réforme de 1923", par M. Jarrety. Signalons que les PUF rééditent (enfin) à cette occasion les titres majeurs du philosophe dans la très abordable coll. "Quadrige".

    http://www.fabula.org/

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    30 e anniversaire du Musée national de la Renaissance

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    L’Art des frères d’Amboise :
    les chapelles de l’hôtel de Cluny et du château de Gaillon

    du 3 octobre 2007 au 15 janvier 2008
    Exposition en deux volets présentés simultanément
    au musée national du Moyen-Age et au musée national de la Renaissance

    A l’aube de la Renaissance, la chapelle du château de Gaillon reçut un remarquable décor, de peintures, vitraux, sculptures en marbre et en terre cuite et un décor de boiseries richement ciselées, commandé aux meilleurs artistes français et italiens.

    Mécèné par le cardinal Georges d’Amboise, conseiller-ministre du roi Louis XII et de la Reine Anne de Bretagne, le style employé témoigne du goût particulièrement sûr et avéré de cet homme issu d’une famille riche, nombreuse et proche du pouvoir royal.

    L’exposition propose de restituer l'exceptionnel décor de cette chapelle détruite à la Révolution en le comparant au mécénat de cette prestigieuse fratrie : Jacques d’Amboise, abbé de Cluny pour son hôtel particulier parisien ; Louis, évêque d’Albi pour son château de Combefa ou Pierre, évêque de Poitiers pour le château de Dissay.





    A partir de ces exemples réalisés à une période charnière, l'exposition permet d'envisager les liens de rupture et de continuité entre ces deux périodes culturelles. Elle est réalisée conjointement avec le musée national du Moyen-Age, qui en propose le premier volet à travers la chapelle encore conservée de l’hôtel de Cluny.


    http://www.musee-renaissance.fr/homes/home_id20729_u1l2.htm

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    Les 80 ans du soutien-gorge

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    En 1907, on l’appelait pudiquement brassière, avant qu’il ne porte le nom de sa fonction : soutien-gorge. Depuis, objet de fantasme pour les hommes, il est symbole d’émancipation pour les femmes jusqu’à ce que, dans les années 60, elles le jettent aux orties. Dans ce bout d’étoffe, que de revendications ! Le soutien-gorge devient accessoire de mode avec Madonna, très légèrement vêtue sur scène. Grâce au révolutionnaire Wonderbra, la sublissime Adriana exhibe des attributs à faire se damner un saint ! (Selva/Leemage ; Rue des Archives/PVDE ; Rue des Archives/Collection BCA ; Rue des Archives/Agip ; Picture Alliance/DPA ; Abaca ; Imageforum)


    En 1907, on l’appelait pudiquement brassière, avant qu’il ne porte le nom de sa fonction : soutien-gorge. Depuis, objet de fantasme pour les hommes, il est symbole d’émancipation pour les femmes jusqu’à ce que, dans les années 60, elles le jettent aux orties. Dans ce bout d’étoffe, que de revendications ! Le soutien-gorge devient accessoire de mode avec Madonna, très légèrement vêtue sur scène. Grâce au révolutionnaire Wonderbra, la sublissime Adriana exhibe des attributs à faire se damner un saint ! (Selva/Leemage ; Rue des Archives/PVDE ; Rue des Archives/Collection BCA ; Rue des Archives/Agip ; Picture Alliance/DPA ; Abaca ; Imageforum)

    Source: Le figaro.fr

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    Centenaire de Blanchot

    Faut-il blanchir Blanchot ?

    FABRICE HADJADJ.
     Publié le 25 octobre 2007
    Actualisé le 25 octobre 2007 : 11h09

    On commémore cette année son centenaire. Les hommages se multiplient, de revues en colloques. Célèbre pour son refus des photographies, éloquent par son rejet des interviews, cet homme de l'effacement fut violemment engagé à la fin des années 1930.

    Michel Foucault avouait dans un entretien : « Je rêvais d'être Blanchot. » Richard Millet le représente comme un « veilleur définitif, exemplaire ». Il ne s'agit donc pas ici d'exhumer un texte à scandale pour remettre en cause une vénération légitime. Il s'agit plutôt de se laisser interroger plus avant par le parcours d'un homme que ses épigones ont trop vite fait de ramener à quelque grand prêtre du livre à venir.
    Le parcours de Blanchot a été l'objet des interprétations les plus variées. Certains spécialistes ont voulu le ramener à l'unité en affirmant que Blanchot resta toujours idéologiquement terroriste. Son oeuvre obscure serait la continuation de la terreur par d'autres moyens : une impatience de l'absolu, incapable de suivre les discontinuités et les nuances du réel. Mais n'est-ce pas une divinisation à l'envers que d'octroyer à l'homme cette cohérence complète ? D'autres séparent radicalement l'oeuvre et l'engagement, affirmant que la première est essentielle, et le second négligeable. Mais l'existence a-t-elle moins de poids que les livres ? Et l'écrivain s'absente-t-il entièrement de son texte ? D'autres encore voudraient le blanchir à travers sa conversion de l'extrême droite à l'extrême gauche, comme si celle-ci n'était que bonnes intentions, et celle-là tout entière exécrable. Or, la rhétorique déballée en 1936 contre Blum, l'écrivain soi-disant « voué au silence de la littérature » la déploie à neuf après 1958, non moins haineuse, contre de Gaulle. En mai 1968, Blanchot se veut de toutes les manifestations et participe à des comités d'actions regroupant étudiants et écrivains, comités qu'il conçoit alors comme une forme de communauté supérieure, s'opposant à toute organisation. À la fin de l'année, cependant, il rompt avec ses amis révolutionnaires. Le sort des Juifs est une fois de plus ce qui le rappelle à la mesure. Dans une lettre à Lévinas, il parle de ceux qui ont « joué l'irréflexion, l'usage de concepts vides (impérialisme, colonisation) et aussi le sentiment que ce sont les Palestiniens qui sont les plus faibles et qu'il faut être du côté des faibles (comme si Israël n'était pas extrêmement, effroyablement vulnérable) ».

    Dans la presse maréchaliste
    Les admirables chroniques des années 1941-1944 témoignent de son premier retournement. Elles parurent dans Le Journal des débats, alors maréchaliste et de plus en plus hitlérien. Blanchot y dépose chaque semaine des recensions d'une grande acuité littéraire sur Michaux, Jarry, Bloy, Dhôtel... Son écriture y résiste d'une résistance si essentielle, celle de la poésie même, qu'elle échappe à la censure. C'est sa profondeur la plus indéniable et, il faut l'avouer, sa faiblesse politique. La radicalité impossible dans la cité semble ne plus pouvoir s'accomplir que dans le livre. Mais elle en redébordera bientôt. Après celle du nationalisme, Blanchot croira à la « coïncidence remarquable » du communisme avec la littérature.
    Si la discussion sur les engagements du critique est si difficile, c'est qu'elle brise un mythe tenace, celui de l'écrivain oracle, toujours dissident, qui résisterait naturellement à toutes les errances du monde. Mais une telle confusion du politique et du littéraire ne peut conduire qu'à l'aveuglement. On peut être un écrivain immense, comme Céline, et s'égarer de manière inexcusable (mais pas impardonnable) ; on peut être un homme juste quoiqu'écrivain médiocre. Le génie littéraire ne fait pas de nous des saints. Et la force poétique n'a rien à voir avec cette prudence politique qui exige le sens aigu des médiations historiques et institutionnelles. C'est d'ailleurs la tentation totalitaire de reconstruire la société comme on écrit sur une page blanche. Si la littérature offre une résistance, ce n'est jamais directement dans le champ politique, mais indirectement, en s'élevant au-dessus de lui. Les errances de Blanchot nous en avertissent et lui confèrent une nouvelle grandeur, celle de rassembler en lui toutes les contradictions des lettres françaises au XXe siècle, d'un extrême à l'autre, et de l'engagement le plus féroce au plus extrême détachement.
    Chroniques littéraires du Journal Des Débats, avril 1941-août 1944 de Maurice Blanchot Gallimard, 667 p., 30 € .

    http://www.lefigaro.fr/litteraire/20071025.WWW000000577_faut_il_blanchir_blanchot_.html
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    150 e anniversaire du Borsalino

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    A l’occasion du 150ème anniversaire de la naissance de la maison Borsalino, l’Atelier-Musée du chapeau consacre sa nouvelle exposition au célèbre couvre-chef italien avec la présentation d’une sélection de chapeaux anciens et contemporains, objets et documents de cette marque immortalisée par les films « Borsalino » et « Borsalino and co » avec Alain Delon et Jean-Paul Belmondo, dans les années 1970.


    http://www.museeduchapeau.com/Borsalino.htm

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    Sacha Guitry occupe toujours le devant de la scène

    Anonyme, Sacha Guitry lisant. Nice, 1929.
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    MARION THÉBAUD.
     Publié le 05 octobre 2007
    Actualisé le 05 octobre 2007 : 08h03

    Cinquante ans après sa mort, ses pièces sont jouées par des vedettes - Claude Brasseur et Martin Lamotte actuellement à Édouard-VII - ou des jeunes troupes. Preuve que son oeuvre n'a pas pris une ride.

    SACHA GUITRY prenait la plume comme d'autres respirent fenêtre grande ouverte le matin, avec facilité. Il a écrit cent vingt-cinq pièces. Des grandes, qui sont devenues des classiques, comme Mon père avait raison, des courtes, qui filent comme le vent, Une paire de gifles par exemple, toutes nées de la plume d'un auteur vif et malin. Il évite le solennel et donne l'impression d'aisance, de bonheur.
    « On se demande quelquefois ce qu'est le talent. C'est pourtant bien simple. C'est la chose la plus facile au monde », écrivait Paul Léautaud en parlant de cette facilité chère à Guitry. Pour ses détracteurs, cependant, nul doute que son théâtre disparaîtrait avec l'acteur Guitry, tant l'un n'allait pas sans l'autre. On l'a longtemps cru. C'était faux. De Claude Rich (Faisons un rêve, en 1986) à Pierre Arditi (Le Mari, la Femme et l'Amant, en 1998), de Jean-Pierre Marielle (Le Nouveau Testament, en 2000) à Michel Piccoli (La Jalousie, en 2002), chacun, avec son allure, sa sensibilité si différentes, a donné à entendre le rythme, la clarté, l'esprit d'un auteur qui écrit en se jouant et donne à chaque acteur de quoi s'amuser.
    Regardons Claude Brasseur, par exemple. A priori, avec son physique râblé, solide, terrien, l'interprète à l'écran de flics corrompus ou d'indics mal dans leur peau est très éloigné de l'univers policé, un brin mondain, cher à Guitry. Qu'importe. Il impose son style et prouve qu'en modernisant le phrasé, en s'emparant du personnage comme s'il était sur un plateau de cinéma, il donne à l'auteur une rondeur, une jovialité, un rien de gouaille, autant de facettes inattendues mais qui se fondent sans mal. Écrire vite, écrire bien, écrire pour l'acteur quel qu'il soit, c'est le cadeau du ciel de Guitry au théâtre. Le public suit comme un seul homme les aventures de Brasseur père et fils dans Mon père avait raison, mis en scène par Bernard Murat.
    Cerise sur le gâteau, Chloé Lambert révolutionne la scène de Loulou, cette petite cousette qui vient en cachette de son amant, raconter toute sa vie au papa et lui conseiller en douce de courtiser sa meilleure amie... La scène pourrait être convenue. Elle est irrésistible tant Lambert, dont le charme espiègle fait merveille, et Brasseur, excellent, donnent toutes les couleurs de ce texte qui agit comme une coupe de champagne. Dieu, que ça pétille ! C'est futile, peut-être, mais ça fait du bien.
    Bernard Murat, qui aime le théâtre de Sacha Guitry, prolonge l'aventure en mettant en scène sur la même scène d'Édouard-VII (à 19 heures) quatre courtes pièces de jeunesse, Un type dans le genre de Napoléon, Une paire de gifles, L'École du mensonge, Une lettre bien tapée , avec notamment Martin Lamotte. L'acteur fait son miel de ce théâtre inspiré des meilleurs esprits de son temps, Jules Renard, Capus, Tristan Bernard... que fréquentait Lucien Guitry, amis de jeunesse de Sacha.
    L'art de la conversation
    Martin Lamotte, comédien expérimenté, orfèvre de la mauvaise foi, y excelle. « J'avais une idée assez fausse de ce théâtre, reconnaît-il. Je croyais qu'il était vieillot, fait de bons mots. C'est un théâtre jeune, actuel, universel car basé sur les situations. Je me régale. » Cette séduction qui doit beaucoup à l'art de la conversation, offre aux acteurs des moments irrésistibles. Florence Pernel, parfaite fine mouche, entortille autour de son petit doigt son benêt d'amant qui se prend pour Napoléon... Même bonheur de jeu et d'écriture avec Jean-Laurent Cochet qui joue et met en scène Aux deux colombes à la Pépinière Opéra (voir nos éditions du 1er septembre). Jean Piat de son côté sacrifie depuis longtemps au culte de Guitry. Il reprend son spectacle De Sacha à Guitry, fin octobre, à la Comédie des Champs-Élysées (19 heures). On peut y entendre des perles comme «douze heures de lit ne valeront jamais six heures de sommeil». Enfin une jeune troupe s'est installée au Théâtre de Nesle avec Sacha Guitry : l'enchanteur, spectacle réunissant Le KWTZ, des extraits de Deburau, des petits bijoux qui traitent du théâtre et de l'amour, les deux attributs princiers de Sacha le magnifique.
     Alain Decaux : "Il était un porteur de bonheur"
  • Catégories : Des anniversaires

    30 e anniversaire de la mort de Maria Callas

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    Maria Callas en 1963.
    AP.

    Callas, toujours vivante

    Jean-Louis Validire.
     Publié le 14 septembre 2007
    Actualisé le 14 septembre 2007 : 17h42

    La commémoration du trentième anniversaire de la disparition de la grande soprano donne lieu, à travers le monde, à une série de manifestations et de publications qui montrent que le mythe est toujours vivant.

    DIFFICILE de séparer le bon grain de l’ivraie dans la pro fusion d’hommages. Les larmes de crocodile plus ou moins intéressées rejoignent la peine des admirateurs sincères, mélomanes ou non, de celle qui fut l’une des grandes chanteuses du siècle dernier, mais aussi peut-être la dernière diva, dont la vie romanesque touchait le cœur des midinettes. Demain, 16 septembre, jour anniversaire de sa mort, la Mairie de Paris diffusera, à partir de 18h30, sur écran géant, quelques-uns de ses plus beaux concerts ainsi qu’un documentaire sur la vie de la diva qui vécut plus de quinze ans dans la capitale où elle décéda, dans son appartement de l’avenue Georges-Mandel.
    Présenté par Ève Ruggieri, qui vient de publier, parmi beaucoup d’autres, une biographie de l’artiste (La Callas, Éditions Michel Lafon), cet hommage retracera les grands moments de sa carrière. Il s’ouvrira sur des airs de Carmen dans l’enregistrement du concert de 1962, à Londres, dirigé par Georges Prêtre, et s’achèvera par la projection du deuxième acte de Tosca de Puccini, dans la représentation donnée à Covent Garden, à Londres, en 1964. C’est en chantant cet opéra, le 5 juillet de l’année suivante, que Callas interpréta son dernier rôle sur scène. Elle avait dû, quelques mois plus tôt, en mai, quitter Norma au deuxième acte de la reprise à l’Opéra de Paris dans la production de Franco Zeffirelli, toujours sous la direction de Georges Prêtre.
    En 1973, le ténor Giuseppe Di Stefano, qui avait été un de ses partenaires favoris, lui proposa de faire une tournée internationale de récitals qui fut un échec sur le plan artistique. La Callas s’enferma alors dans son appartement parisien, 36, avenue Georges-Mandel, en écoutant inlassablement ses enregistrements. La mort d’Aristote Onassis, en 1975, achèvera de la murer dans sa solitude.
    La carrière artistique de la Callas, née Maria Kekilia Sofia Kalogheropoulos à New York, d’un couple grec émigré, le 2 décembre 1923, s’est doublée d’une vie sentimentale romanesque qui a beaucoup fait pour son succès auprès de l’opinion publique, plus sensible à ses peines de cœur qu’aux immenses possibilités de ses cordes vocales.
    20 opéras complets enregistrés en studio
    Découverte par le chef Tullio Serafin, aux arènes de Vérone en 1947, elle épouse peu après, en 1949, le patron d’une entreprise de briques et féru d’opéra, Giovanni Battista Meneghini. Dix ans plus tard, elle rencontre l’homme qui bouleversera toute sa vie, l’armateur milliardaire Aristote Onassis, avant qu’il ne la quitte pour Jackie Kennedy, la veuve du président des États-Unis assassiné, qui deviendra à son tour sa femme en 1968. Les amateurs de romans à l’eau de rose y trouveront leur compte d’autant plus qu’ils pourront faire aussi leurs choux gras de ses démêlés avec le directeur de la Scala et sa rivalité avec Renata Tebaldi.
    Les mélomanes n’oublieront pas cette voix au timbre si particulier que le disque et le DVD rendent toujours présente. Une somme, rééditée chez EMI sous forme d’un coffret de 70 CD (99 euros), réunit l’ensemble des enregistrements studio de la cantatrice avec 20 opéras complets dont ses plus grands succès (Norma, Tosca, Lucia di Lammermoor). Réactif, comme à son habitude, Naxos propose un autre coffret de 24 CD d’enregistrements effectués avant 1950 et donc passés dans le domaine public (39,90 euros). Warner Classics présente, de son côté, un coffret de 6 CD (42 euros).