mardi, 27 juillet 2010

Virginia selon Viviane

Alice Ferney
20/08/2009 | Mise à jour : 12:39


BIOGRAPHIE - Dans un ouvrage très personnel, Viviane Forrester montre Virginia Woolf sous un jour nouveau. Le mythe de la femme fragile et dépressive vole en éclats.

 

Virginia Woolf fut l'objet d'une assez grandiose mystification, nous raconte Viviane Forrester qui s'emploie à l'éclaircir. D'entrée de jeu, la biographe annonce qu'elle va faire tomber équivoques et...

 

Cette archive est payante.

http://recherche.lefigaro.fr/recherche/access/lefigaro_fr...

Cf. mes autres notes et notamment mes poèmes sur Virginia.

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dimanche, 07 février 2010

C'est comme un tourbillon

C’est comme un tourbillon

Comme un cercle vicieux

Comme un étau d’obligations

Comme un piège odieux

 

Alors comme Virginia Woolf,

Remplir ses poches de cailloux

Et se laisser couler

Sans pouvoir remonter[1]

 

C’est comme arrêter le film des regrets

Boucler la liste des remords

Et mettre en dépôt de bilan

L’usine à rêves.

 

Dans un geste ultime

Etre soi-même enfin

Ne plus jouer la comédie

D’une vie sans âme.

  Le 19 juillet 2006



[1] Allusion à la façon dont Virginia Woolf s’est suicidée.

 

Pour lire d'autres textes de moi, cf. mes 7 livres en vente sur ce blog.

vendredi, 29 janvier 2010

Virginia Woolf

Elle n'est pas jolie

Mais elle a un mari

Et des petites amies

Elle est libre, elle écrit

Mais elle s'ennuie

D'un monde infini

Alors elle met ainsi

Une pierre a sa vie

Et s'enfuit[1]



[1] Virginia Woolf a mis des cailloux dans ses poches et s’est enfoncé dans l’eau.

Pour lire d'autres textes de moi, cf. mes 7 livres en vente sur ce blog.

jeudi, 10 décembre 2009

Virginia Woolf et Lytton Strachey, Correspondance

virginia.jpg

De 1906 à 1932, la correspondance entre Virginia Woolf et Lytton Strachey retrace l’histoire du petit groupe de Bloomsbury.

 

 

Le siècle naissant vient d’enterrer Victoria. Se dépêtrer du conformisme régnant sur l’empire, les idées et les arts est une autre affaire. D. H. Lawrence, condamné pour pornographie, s’exile. Qui donc respire encore sous ce couvercle? Comment donc soupçonner qu’en 1906 un banal échange de lettres entre personnes convenables amorce dans la plus persifleuse des correspondances, aussi libre que si la bienséance eût été de longtemps jetée aux orties, une ère nouvelle? Ce qui s’y exprime sans détour n’a pas alors d’équivalent en Angleterre.

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14:20 Écrit par laura dans Virginia Woolf | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : virginia woolf et lytton strachey, correspondance | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook |

mercredi, 24 juin 2009

Pourquoi la catégorie "Virginia Woolf"?

J'ai découvert Virginia Woolf à travers son roman "Les Vagues" ("The Waves" en anglais) en DEUG  de Lettres Modernes.

Quand j'ai reçu le polycopié (puisque je faisais ces études par correspondance grâce à la Sorbonne) de ce cours, je n'ai pas accroché;ce n'était pas évident de lire l'original et la traduction simultanément et j'étais un peu rétive.

Quand je suis allée passer l'examen à Paris (on se déplaçait tout de même pour les examens), ça a été une catastrophe au niveau formel.

Me voyant tout de même très motivée, Madame Berretti , la responsable de ce cours, m'a fait parlée de Virginia Woolf  et a constaté que j'avais finalement compris le fond.

Ca a été le début de mon histoire avec Virginia Woolf et de mon amitié avec Madame Berretti.

C'est pourquoi je vous propose ces notes aujourd'hui:

1.Sa biographie et ses oeuvres.

2."The hours" film tiré d'un livre, lui-même, librement inspiré de l'univers de Virginia Woolf.

3. 2  poèmes qu'elle m'a inspiré.

4.Des citations d'elle, tirées d'un dossier spécial du Magazine Littéraire

Voilà les liens vers les notes:

1.       http://www.lauravanel-coytte.com/archive/2007/01/27/livre-lu-les-vagues-de-virginia-woolf.html

2.       http://www.lauravanel-coytte.com/archive/2007/01/26/film-vu-the-hours-inspire-librement-de-l-univers-de-virginia.html

3.       http://www.lauravanel-coytte.com/archive/2007/01/26/virginia-woolf-biographie-et-oeuvres.html

4.       http://www.lauravanel-coytte.com/archive/2007/01/26/c-est-comme-un-tourbillon.html

5.       http://www.lauravanel-coytte.com/archive/2006/08/02/virginia-woolf.html

6.       http://www.lauravanel-coytte.com/archive/2007/01/26/mon-poeme-inedit-sur-ce-blog-virginia-woolf.html

 

 

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lundi, 29 janvier 2007

"Les vagues" de Virginia Woolf

medium_les_vagues.jpgLGF - Livre de Poche, 2002, 317 pages)

C'est un roman qui nous raconte six monologues intérieurs de six personnages (trois hommes : Bernard, Louis et Neville, et trois femmes : Suzanne, Jinny et Rhoda) que l'auteur "suit" de l'enfance à l'âge mur. Ces monologues reviennent sans cesse comme des vagues, tantôt de façon douce et sereine, tantôt de façon tourmentée et anxieuse, et d'autres fois de façon très agitée et angoissée. Ils sont entrecoupés de une ou deux pages consacrées à une description poétique de la nature qui nous en montre "la stabilité" par rapport à la vie des hommes et au temps qui passe.

Ainsi, Virginia Woolf nous parle à nouveau de la conscience qu'à chaque être humain de son individualité et souvent de sa solitude (conscience sans cesse partagée entre le coeur et la raison), ainsi que de sa conscience d'appartenir à l'humanité toute entière prise dans le flux de la vie et du temps qui passe, tel le courant d'un fleuve, tantôt calme, tantôt furieux, et qui coule, coule jusqu'à la mort. Cette mort que tantôt il craint, tantôt il désire...

http://www.ratsdebiblio.net/woolfvirginialesvagues.html

EN VENTE SUR AMAZON.FR (lien à gauche sur ce blog)

"The hours"(inspiré librement de l'univers de Virginia Woolf)

image:medium_the_hours.jpghttp://www.filmdeculte.com/coupdeprojo/thehours.php

 The Hours est un film américain réalisé par Stephen Daldry sorti en 2003.

Synopsis

The Hours raconte une journée dans la vie de trois femmes, mal dans leur peaux, qui sacrifient leurs vies pour un tiers. Virginia Woolf, grande romancière du XXème siècle, s'ennuie dans la banlieue de Richmond, au Royaume-Uni, où son mari Leonard l'a emmenée pour qu'elle se repose. Elle va commencer une nouvelle œuvre "Mrs Dalloway", qui sera la plus grande réussite de sa carrière, tout en luttant contre les dépressions qui lui sont coutumières. Laura Brown, mère au foyer dans l'Amérique des années 50, lit cet ouvrage et souhaite changer de vie, car la sienne ne lui convient plus. Elle doit s'occuper de son fils, Richie, petit garçon hypersensible, qui vit uniquement pour satisfaire sa mère et pour lui plaire. Laura sombre dans la mélancolie et ne sait pas quelle direction elle doit prendre. Clarissa Vaughan, éditrice de New-York, au XXIème siècle, vit au grand jour son homosexualité et décide d'organiser une réception en l'honneur de son meilleur ami et ancien amant, Richard, atteint du sida. Elle représente la version moderne de Clarissa Dalloway et s'enlise dans une existence futile. Durant les heures d'une journée cruciale mais qui paraît normale dans leur vie, les destins de ces trois femmes en quête de bonheur vont s'entrecroiser afin de constituer un tableau d'une mélancolie écrasante.

Adapté du roman The Hours, de Michael Cunningham.

Fiche technique

Distribution

Autour du film

Pour le film et afin de ressembler à Virginia Woolf, qu'elle interprète, Nicole Kidman a porté un nez postiche qui la rend méconnaissable. Les plans rapprochés ont été retouchés numériquement, et de ce fait, le film n'a pas pu obtenir l'oscar du meilleur maquillage, pour lequel il partait favori. Nicole Kidman, qui était en plein divorce pendant le tournage du film, dit s'être fréquemment servie de son nez postiche pour échapper aux paparazzis.

http://fr.wikipedia.org/wiki/The_Hours

DOSSIER COMPLET SUR LE FILM :http://www.filmdeculte.com/coupdeprojo/thehours.php

17:55 Écrit par laura dans Des femmes comme je les aime, Film, La littérature, Virginia Woolf | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : film, "The hours" | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook |

samedi, 27 janvier 2007

Virginia Woolf:biographie et oeuvres

medium_VirginiaWoolf.jpgVirginia Woolf (25 janvier 1882 - 28 mars 1941) est une femme de lettres britannique et une féministe. Pendant l'entre-deux-guerre, elle fut une figure marquante de la société littéraire londonienne et un membre du Bloomsbury Group.

Biographie

Née Adeline Virginia Stephen à Londres de Sir Leslie Stephen et Julia Princep Duckworth (18461895), elle fut éduquée par ses parents à leur domicile du 22 Hyde Park Gate, Kensington dans une ambiance littéraire de la haute société.

Les parents de Virginia étaient tous deux veufs lorsqu’il se marièrent, ainsi leur maison regroupait les enfants de trois mariages différents. Les enfants de Julia et de son premier époux Herbert Duckworth: George Duckworth (18681934); Stella Duckworth (18691897); et de Gerald Duckworth (18701937). La fille de Leslie et de sa première épouse Minny Thackeray : Laura Makepeace Stephen qui fut diagnostiquée handicapée mentale et vécut avec eux avant d’être placée dans un asile en 1891 jusqu’à la fin de ses jours. Enfin, les enfants de Leslie et Julia : Vanessa Stephen (18791961); Thoby Stephen (18801906); Virginia et Adrian Stephen (18831948).

Sir Leslie Stephen était un écrivain, un éditeur et un alpiniste éminent. Ses liens avec William Thackeray (veuf de la fille aînée de Thackeray) montrent que Virginia Woolf fut éduquée dans une atmosphère influencée par la communauté littéraire victorienne.

Henry James, George Henry Lewes, Julia Margaret Cameron (une tante de Julia Duckworth) et James Russell Lowell, qui fut le parrain de Virginia, faisaient également partie de ses connaissances. Julia Duckworth Stephen entretenait en outre de nombreuses relations. Descendante d’une suivante de Marie Antoinette, elle était originaire d’une famille célèbre pour les beautés qui la composaient et qui laissèrent une trace dans la société victorienne en tant que modèles des peintres préraphaélites et des photographes de l'époque. Outre ces influences, Virginia avait accès à la vaste bibliothèque de son domicile du 22 Hyde Park Gate, qui lui permit de découvrir les classiques et la littérature anglaise (à la différence de ses frères qui suivirent une éducation traditionnelle).

Dans ses mémoires, ses souvenirs d’enfance les plus vifs ne sont pourtant pas à Londres, mais à St Ives en Cornouailles où sa famille passait tous ses étés jusqu’en 1895. Les souvenirs de vacances en famille, les impressions laissées par le paysage et le phare Godevry (Godrevy Lighthouse), furent des sources d’inspiration notables de ses romans, en particulier "Voyage au Phare" ("To the Lighthouse").

La mort de sa mère, décédée de la grippe, et celle de sa demi-sœur Stella deux ans plus tard, entraînèrent Virginia dans sa première dépression nerveuse. La mort de son père en 1904 provoqua son effondrement le plus inquiétant, elle fut brièvement internée.

Les spécialistes actuels estiment que ses dépressions et les périodes récurrentes de déprimes étaient aussi dues aux abus sexuels dont elle et sa sœur Vanessa furent victimes de la part de leurs demi-frères George et Gerald (auxquels Woolf fait allusion dans ses essais autobiographiques "A Sketch of the Past" et 22 Hyde Park Gate).

Les diagnostics modernes parleraient de trouble bipolaire, une maladie qui aurait marqué sa vie et son œuvre et conduite peut-être au suicide.

Après la mort de son père (Sir Leslie Stephen, rédacteur et critique littéraire) en 1904 et sa seconde dépression nerveuse, Virginia, Vanessa et Adrian vendirent le 22 Hyde Park Gate et achetèrent une maison au 46 Gordon Square dans Bloomsbury. Ils y firent alors la connaissance de Lytton Strachey, Clive Bell, Saxon Sydney-Turner, Duncan Grant et Leonard Woolf. Ils formèrent ensemble le noyau du cercle d'intellectuels connu sous le nom de Bloomsbury Group.

En 1941, Virginia Woolf se suicide. Elle remplit ses poches de pierres et se jette dans la rivière Ouse, près de sa maison de Rodmell. Elle laisse une note à son mari : « J'ai la certitude que je vais devenir folle : je sens que nous ne pourrons pas supporter encore une de ces périodes terribles. Je sens que je ne m'en remettrai pas cette fois-ci. Je commence à entendre des voix et ne peux pas me concentrer. Alors je fais ce qui semble être la meilleure chose à faire. Tu m'as donné le plus grand bonheur possible... Je ne peux plus lutter, je sais que je gâche ta vie, que sans moi tu pourrais travailler. »

 

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10:10 Écrit par laura dans Des femmes comme je les aime, La littérature, Virginia Woolf | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : virginia woolf | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook |

Citations de Virginia Woolf

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« Notre affaire, c’est d’allier des mots anciens dans un ordre nouveau, afin qu’ils survivent et qu’ils créent la beauté, qu’ils disent la vérité. » (Conférence, avril 1937.)

 

 

 

 

 

« Je sens qu’en écrivant je fais ce qui est beaucoup plus nécessaire que tout le reste. » (Instants de vie.)

 

« Tuer l’Ange du Foyer fait partie des tâches de la femme écrivain. » (Les Fruits étranges et brillants de l’art.)

 

 

 http://www.magazine-litteraire.com/dossiers/dos_437.htm

 

09:48 Écrit par laura dans Des femmes comme je les aime, La littérature, Virginia Woolf | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : Virginia Woolf | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook |