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La carte postale de l'été1/6

Le Bord de mer à Palavas" Gustave Courbet (1854, 37x46cm, Musée Fabre)

Par Judith Benahmou-Huet | 19/07 | 06:00
 
 

Vous souvenez-vous ? C'était un matin. Vous vous êtes levé plus tôt que tout le monde dans la maison. On dormait tard. On était en vacances. Vous êtes sorti pour aller admirer la mer. Et là vous avez été saisi par la force de la nature. Le vent. Le bleu du ciel et celui des flots. A l'infini. La puissance des vagues. Vous avez été pris par un sentiment lyrique qui vous avez rarement traversé jusque-là. En 1854 c'est une sensation semblable qui a certainement inspiré à Courbet ce tableau.

La scène se passe à Palavas. On a du mal à reconnaître le paysage de la station balnéaire populaire de la périphérie de Montpellier, mais c'est pourtant ici que prend place ce tableau romantique. Comme l'image de l'homme pensif placé au sommet de la montagne peint par l'Allemand Caspar David Friedrich, voici le chef-d'oeuvre français de celui qui salue la sublime nature. Mais descendons de nos sommets nuagueux pour revenir au niveau de la mer. Si Gustave Courbet le Franc-Comtois avait fait le déplacement jusqu'à Montpellier, c'est tout simplement parce qu'il y avait été invité par un banquier riche amateur d'art du nom d'Alfred Bruyas.

C'est la première fois qu'il vient à la rencontre de celui qui va jouer un rôle crucial dans sa carrière de peintre-entrepreneur. Aujourd'hui on dirait que Bruyas est son « backeur ». En saluant la mer, ce jour-là, Courbet salue aussi son destin, qui a mis sur sa route un homme capable de financer ses colossales ambitions.

 
Judith Benhamou-Huet

Les échos d'aujourd'hui

 

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