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  • Le vrai génie de Georg Simmel

    Article publié le 06 Septembre 2013
    Par Roger-Pol Droit

    Source : LE MONDE DES LIVRES
    Taille de l'article : 504 mots

      Extrait :

    ON NE PARLAIT PAS ENCORE, à Berlin, en 1905, de fashion victim. Pourtant, le phénomène était déjà là, et bien en place : addictions aux nouveautés, surenchères de singularité - cette étrange combinaison de panurgisme et d'originalité qu'on appelle la mode exerçait ses ravages. Le philosophe Georg Simmel (1858-1918) les décortique, en quelques pages denses et lumineuses d'intelligence. Il explique comment la mode réussit un incroyable alliage de mouvements contraires. Porter les vêtements, les accessoires, les teintes et les formes de la saison - ou encore adopter les derniers tics de langage, les convictions nouvelles, les jugements chics du jour -, c'est à la fois faire comme les autres, en suivant le...

  • Une douce célébration

     

    Article publié le 06 Septembre 2013
    Par N. C. A.

    Source : LE MONDE DES LIVRES
    Taille de l'article : 262 mots

      Extrait :

    « À AUCUN MOMENT, je n'ai décidé d'inventer. Cela s'est fait de soi-même. » Ces quelques lignes sonnent d'emblée comme un avertissement. Et, pourtant, la narration s'applique toujours à une sincérité et à une sobriété - à peine trahies par quelques formules, quelques pirouettes, qui font le sel des livres d'Amélie Nothomb. A la confusion des sentiments qu'engendrent ses retrouvailles avec le Japon, avec la nounou de son enfance et avec le fiancé éconduit de ses 20 ans, l'auteur répond par un texte tout juste à l'équilibre. Un texte qui touche juste parce qu'il est fragile.

  • Beckettmania à Enniskillen

    LE MONDE DES LIVRES | 6 septembre 2013 | Florence Noiville | 524 mots

    QUAND SAMUEL BECKETT reçut le prix Nobel, en 1969, Cioran, son supposé ami et admirateur, eut ce mot assassin : « Samuel Beckett. Prix Nobel. Quelle humiliation pour un homme si orgueilleux ! La tristesse d'être compris ! » À cette tristesse d'être compris faut-il que s'ajoutent aujourd'hui la...

  • La beauté d'une laide

     

    Article publié le 06 Septembre 2013
    Par Fabio Gambaro

    Source : LE MONDE DES LIVRES
    Taille de l'article : 571 mots

      Extrait :

    Une femme disgracieuse fait le récit de sa vie. Le premier roman féroce et sensible de Mariapia Veladiano. Une femme laide n'a pas le recul nécessaire pour raconter sa propre histoire. » Pourtant, Rebecca, protagoniste « vraiment laide » de La Vie à côté, y parvient avec force et lucidité, tout en sachant que le manque d'objectivité l'oblige à évoquer son expérience « de l'angle où la vie l'a contrainte, par la brèche que la peur et la honte n'ont laissée entrouverte que pour pouvoir respirer, pour ne pas mourir ». Ce point de vue très subjectif, chargé d'émotions mais jamais d'aigreur, confère une tonalité toute particulière au très beau premier roman de Mariapia Veladiano.

  • Thomas Sotto, l'antistar

    Home MON FIGARO Mon Figaro
      • Par Pierre De Boishue
      • Mis à jourle 06/09/2013 à 21:01
      • Publiéle 06/09/2013 à 19:03

    C'était en 1995. Un jeune stagiaire, passionné par le journalisme, est fasciné par sa découverte d'une grande rédaction parisienne: celle d'Europe 1. De passage à la station pour participer à une émission, Jacques Chirac, alors donné perdant à la présidentielle, lui adresse quelques mots chaleureux. La simplicité du maire de Paris reste ancrée dans la mémoire du jeune Thomas Sotto. Dix-huit ans plus tard, le stagiaire revient à Europe 1, comme chef d'orchestre de la matinale. De l'avis général, près de deux semaines après son entrée en scène, il effectue d'excellents débuts. Rien d'étonnant. On n'attend jamais Thomas Sotto. Mais il est toujours au rendez-vous. À «Capital» (M6), il s'est ainsi imposé en 2011 dans l'ancien fauteuil d'Emmanuel Chain et de Guy Lagache, s'offrant même, en juin dernier, et malgré une audience décevante, le luxe d'interviewer François Hollande avec talent et pugnacité.

  • Simone Veil, une loi au nom des femmes », un documentaire de Valérie Manns et Richard Puech, diffusé le 4 Mars sur France 2

    « Simone Veil, une loi au nom des femmes », un documentaire de Valérie Manns et Richard Puech, diffusé le 4 Mars sur France 2

    Le mardi 26 novembre 1974 commence la bataille parlementaire la plus passionnelle de notre histoire. À 16H00, Simone Veil monte à la tribune de l’Assemblée nationale pour défendre son projet de loi autorisant l’avortement.

    En France, elles sont alors 300 000 femmes à avorter clandestinement chaque année. 300 000 criminelles selon la loi pénale de 1920, une loi obsolète et ouvertement bafouée. Ministre depuis à peine six mois, encore inconnue des Français, Simone Veil vient porter le combat des femmes face à une Assemblée d’hommes hostiles. Pendant trois jours et deux nuits, elle affronte 74 orateurs, endure les diatribes les plus enflammées, subit jusqu’aux accusations ignobles de racisme nazi ou d’eugénisme, elle, la déportée, rescapée du camp d’extermination d’Auschwitz. Mais Simone Veil tient tête. Au petit matin du 29 novembre 1974, après 25 heures de débats et de tumultes, la loi sur l’Interruption Volontaire de Grossesse est enfin votée par 284 voix contre 189, mettant fin à des siècles d’interdits et à des décennies d’hypocrisie

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