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Mon poème inédit sur ce blog:Au pied de la lettre

Semaine du 26 septembre au 2 octobre 2016 - Au pied de la lettre

 
Pendant que vous appreniez à manier le boutoué tubulaire ou pas,  un drame se déroulait. Mais quel drame terrible a bien pu pousser celui qui a "réellement" donné sa langue au chat ? A partir d'une expression choisie dans le poème de Claude Roy, inventez une histoire en prenant littéralement une  ou plusieurs de ces expressions  au pied de la lettre :
Avoir un cœur d'or,
Battre la campagne,
Coûter les yeux de la tête,
Faire les quatre cents coups,
A dormir debout,

Cette liste n'est bien sûr pas exhaustive. 
Vous avez jusqu’à dimanche 2 octobre minuit pour prendre les expressions au pied de la lettre et nous envoyer votre texte à l'adresse habituelle : impromptuslitteraires[at]gmail.com
après, elles reprendront leur forme....
 
http://impromptuslitteraires.blogspot.fr/

Au pied de la lettre

Au pied de la  dernière lettre que je t’ai écrite, j’ai mis un post- scriptum ;

Pardonne  mon audace dans les mots mais j’étais vraiment en plein delirium

Tremens est mon excuse mais il ne faut pas me prendre au pied de la terre

Mes mots dits, après ma soirée au Club des Haschischins avec Baudelaire.

 

Lorsqu’il me parlait de sciences occultes, j’ai bien des fois donné ma langue

A la sauce épicée au chat qui, en humant l’air opiacé, se frottait à nos jambes.

J’ai aussi fait gouté ma langue sucrée et croquante à la maîtresse de mon hôte,

Jeanne Duval, une chatte noire qui pouvait porter malheur à son homme.

 

Ce n’est pas que mon guide  en opium ait vraiment un cœur d’or, il était plutôt fou :

Une  boue qu’il tentait dans son athanor d’alchimiste de changer en  un or, saoul

Qu’il était grâce à la fée verte : cette absinthe lui faisait voir dans le brouillard

Nerval pendu, rue de la lanterne alors qu’il arrivait seulement  avec son homard

 

Avec son compagnon à pattes, Nerval battait la campagne du Valois en chantant

De vieilles comptines entendues dans la bouche d’or des filles en fleur d’orient

Ses soirées parisiennes lui coûtaient les yeux de la tête, une tête par ailleurs fragile :

Ses  mêmes lui sortaient parfois de la tête alors que Baudelaire avait liquidé son héritage.

 

Au pied de la  dernière lettre que je t’ai écrite, j’ai mis un post- scriptum  pour te conseiller  De faire les quatre cent coups en regardant le film de FrançoisTruffaut, mon cinéaste préféré

Je sais que tu préfères les histoires à dormir debout style « Twiligt » ou Harry Potter

Mais j’arriverais un jour à te faire lire Nerval, Goethe, Hölderlin et Baudelaire.

 26 septembre 2016

Pour lire d'autres textes de moi, cf. mes 14 livres en vente par les bannières sur ce blog

 

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