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Mon texte inédit sur ce blog:Le Maroilles

ous avez vécu la vie de château, d'accord ! Mais on ne va pas en faire tout un fromage.
Et bien si justement comme nous l'a proposé Annick SB.
 
Choisissez un fromage, un seul et faites-nous le déguster en vers ou en prose avant dimanche soir 10 février à l'adresse habituelle impromptuslitteraires[at]gmail.com
http://impromptuslitteraires.blogspot.com/p/le-theme-de-la-semaine.html

Le Maroilles

Il me ramène au Nord où j’ai émigré de ma Champagne pour suivre mon futur mari qui prenait la direction d’une usine là-bas. Après avoir vécu ensemble chez lui, c’était le premier appartement que nous investissions ensemble (avec une complication qui allait arriver). Après des études à Paris et à Reims, je quittais vraiment ma ville de naissance. Il y avait donc de l’angoisse pour plusieurs raisons.

Les gens du Nord (« ont dans le cœur… ») m’ont aidé à vivre cette transition par leur accueil dès l’emménagement où on nous a proposé un coup de main, un café, un sourire, une parole encourageante etc. Ça a été ainsi tout le long de notre vie dans le Nord dans deux logements différents. L’accueil a été aussi formidable que les difficultés à surmonter par la suite.

Le Maroilles est à l’image des gens de ce pays : non pas puant, comme certains peuvent le sentir mais fort en goût, en cœur, chaleur qui vous envahit quand vous voyez sa croûte orangée qui colle aux mains comme son odeur ; à déguster avec un bon verre de vin chez mon beau-père qui est picard mais pas si chauvin pour ne pas lui aussi accueillir sa belle-fille champenoise comme une fille. Le Maroilles, c’est d’être avec ma famille de cœur.

 

6 février 2019

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