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Les images de la flamme allumée et de son relais à travers la Grèce ont ravivé les souvenirs d’autres Jeux. Il y a 20 ans à Athènes. Parce que Laure Manaudou, évidemment, championne olympique en août 2004 et première relayeuse française il y a quelques jours. Parce que Tony Estanguet, champion olympique de canoë à Athènes à qui, au bout d’une cérémonie d’un autre siècle, fut remis ce vendredi le feu sacré pour qu’il soit transporté en France. Se souvenir d’Athènes à l’heure d’embrasser Paris permet de souligner à quel point la France est déjà à prête à accueillir le monde, quand la Grèce ne l’a jamais vraiment été. Peintures très fraîches, chantiers pas terminés, les heures d’avant JO furent épiques. Et ceux qui s’inquiètent de notre capacité à tout bien faire, de la qualité de nos transports, jouant à se faire peur, peuvent toujours rembobiner le film de 2004. Se comparer, parfois, rassure.
En 2004, il s'était passé un truc chez les Bleus
Cela permettra également d’insister sur la cohérence d’un projet parisien pensé en se projetant sur l’après. Pas de risque, comme à Athènes, d’éléphants blancs, ces gigantesques infrastructures sportives construites pour un été olympique avant d’être laissées à l’abandon. L’héritage n’est pas qu’un concept. Et c’est une victoire pour la France. Se souvenir d’Athènes à l’heure d’embrasser Paris, c’est aussi noter que, côté sport, la quinzaine olympique hellène ne fut pas aboutie pour les Français. Avec pas mal d’or (11 titres) mais trop de claques. Des larmes et des médailles (33). Pas assez pour faire un vrai bon bilan le 11 août prochain. Mais il s’était passé un truc chez les Bleus, avec des fêtes de bords de mer jusqu’au bout de la nuit, avant de repartir pour un jour. Ceux qui y étaient seraient bien inspirés de transmettre la recette, l’esprit compte pour les conquêtes. Que les athlètes tricolores oublient juste l’idée du bain de minuit. La Seine, même à l’aube, n’aura jamais la douceur et les reflets de la Méditerranée.
Par Benoît Lallement Chef du service des Sports du Parisien
● Le feu sacré remis à la France. Dix jours après qu’elle a été allumée à Olympie, la flamme olympique a été transmise à Tony Estanguet lors d’une cérémonie particulièrement émouvante. Hier, elle est partie à bord du majestueux Belem pour douze jours de navigation avant le début d’une incroyable aventure dans 450 villes françaises.
● Un voyage pas comme les autres. À bord du Belem, 16 membres d’équipage, 48 passagers, dont 16 jeunes venus de Grèce et de toute la France escortent la flamme. Le récit de notre envoyée spéciale à Athène.
● Les mille vies du Belem. Ce navire qui va transporter la flamme du port du Pirée à celui de Marseille a été construit en 1896, date des tout premiers JO modernes. Le trois-mâts a connu bien des aventures et des pavillons avant de redevenir français, d’être restauré et classé monument historique. On vous raconte.
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