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  • Chemin de croix 2026 – Henri Matisse

    Par Jean de Saint-Cheron

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    Le chemin de croix est un exercice de contemplation et, à notre modeste mesure, d’union et de communion. En mémoire de l’amour de Dieu pour nous et pour nous approcher de l’infini mystère de cet amour, nous tâchons de voir, d’entendre, de toucher ce que Jésus a vécu un certain vendredi de notre histoire.

    Le drame de la souffrance et de la mort d’un homme, le scandale immense d’un procès truqué et de la torture, nous sont donnés à contempler pour nous révéler le visage de Dieu. L’humiliation volontaire du Tout-Puissant, le geste incompréhensible par lequel il prend sur sa personne les péchés qu’il n’a pas commis, sont moins ici des mystères à comprendre que des actions à accepter. La grâce ne s’acquiert pas, elle se reçoit. Au long de ce chemin de peine et de souffrance, il ne s’agit donc pas de réfléchir mais de regarder et d’écouter. Les paroles de l’Évangile, auxquelles répondent ici comme en écho, au terme de notre méditation, les paroles du chrétien Paul Claudel, nous invitent en effet à nous laisser saisir, jusque dans la brutalité de ses conséquences, par l’amour pur. Car ce que nous tâchons humblement de revivre par la mémoire, les sens et l’imagination, n’est rendu supportable que parce que nous savons ce qui s’est produit trois jours plus tard. Et c’est à cette seule lumière que le chemin de croix peut se faire lieu d’intercession pour les souffrants, et de conversion pour nous-mêmes. Car avec Dieu il n’est jamais trop tard.


    I – Jésus est condamné à mort

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