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Des poètes et poétesses - Page 4

  • Catégories : Des poètes et poétesses

    J'ai lu:Percy Bysshe Shelley dans la collection "L'oeil du poète" chez Textuel

    1181651381.jpgPercy Bysshe Shelley
     
    Biographie en résumé
    Littérateur anglais, né près d’Horsham le 4 août 1792, mort en mer le 8 juillet 1822. Il fit ses premières études à la pension de Sion House, de Brentford, les acheva à Eton et, à cause de sa faiblesse, de sa beauté, de sa sensibilité maladive, eut à souffrir les persécutions de ses condisciples. Pour se consoler et oublier, il se jeta, avec ardeur, dans les études et dans les expériences scientifiques qui avaient pour lui un vif attrait; ce qui lui valut, du reste, le surnom de « Shelley le Fou », ou celui, encore plus venimeux, de « Shelley l’Athée ». Il composait déjà des romans : Zastrozzi (1808), qui se ressent grandement de l’influence de Mrs Radcliffe; Saint Irvyne or the Rosicrucian (1810); des poésies : Wandering Jew, en collaboration avec Thomas Medwin; Original Poetry by Victor and Cazire (1810), en collaboration avec sa cousine Harriet Grove, à laquelle il voua toute sa vie un amour platonique. Enfin, il se fit expulser d’Oxford, où il achevait son instruction, pour une composition qui fit horreur aux directeurs; The Necessity of Atheism (1811). Il s’établit à Londres, s’amouracha d’une fillette de seize ans, Harriet Westbrook, et l’épousa après un romanesque enlèvement. Peu après, il se liait avec Southey, avec Godwin, se jetait tête baissée dans la politique, discourait dans les meetings et participait aux extravagances des végétariens. Ses écrits révolutionnaires, Déclaration of Rights (Dublin, 1812) et The Devil’s Walk (1812), attirèrent l’attention du gouvernement, et, pour se soustraire à des poursuites imminentes, il erra d’un bout de l’Angleterre à l’autre, trouvant tout de même le loisir de publier sa Queen Mab (Londres, 1813, in-8), poème philosophique, et une Réfutation of Deism (1814, in-8), qui sent le fagot. Son ménage était devenu un enfer, et il se sépara de sa femme pour les motifs les plus singuliers, ceux qu’on a l’habitude de qualifier d’incompatibilité d’humeur. Pour se consoler, il enleva Mary Godwin et fit avec elle un voyage en France et en Suisse dont il a publié le récit, The History of a Six Weeks’ Tour (1817). Entre temps, sa femme avait donné naissance à un fils, Charles Bysshe, et toute la famille de Shelley, furieuse de l’abandon où il l’avait laissée, coupa les vivres au poète. Ses misères lui inspirèrent un magnifique poème : Alastor or the Spirit of Solitude (Londres, 1816, in-8); mais elles ne s’atténuaient pas. Bien au contraire, il fut forcé de repasser sur le continent à la suite d’affaires de femmes très embrouillées, où fut mêlée Claire Clarmont, une des maîtresses de Byron, qui d’ailleurs lui fit connaître le grand homme. Là-desssus la femme de Shelley mourut dans des circonstances assez pénibles, et le poète épousa (30 décembre 1816) Mary dont il avait déjà un fils et dont il eut une fille peu après. Claire Clarmont, maintenant brouillée avec Byron, dont elle avait eu une fille Allegra, retomba avec son enfant à la charge de Shelley, que Godwin poursuivait, par surcroît, de ses demandes d’argent. C’est au milieu de tous ces embarras qu’il créa un chef-d’œuvre, The Revolt of Islam (Londres, 1818, in-8), l’un des plus purs morceaux de poésie de la littérature anglaise. Mais comme il ne pouvait plus vivre en Angleterre, il s’établit (1818) en Italie sans esprit de retour. Il y retrouva Byron, auquel il rendit la petite Allegra, se lia avec lui d’une forte amitié, visita les grandes villes : Florence, Naples, Venise, Rome, écrivant beaucoup : The Cenci (1819, in-8), tragédie en cinq actes; Prometheus unbound (1820, in-8), poème d’une sublime envolée sur le thème de la rédemption de l’humanité; The Ode of the West Wind, d’un lyrisme échevelé, etc. La connaissance qu’il fit de la charmante Emilia Viviani lui inspira son Epipsychidion (1821, in-8), d’un si mélodieux mysticisme, et la mort de Keats son Adonais (1821, in-4), qui passe pour son chef-d’œuvre. D’une activité intellectuelle prodigieuse, il traduisait Platon, Spinoza, Eschyle, Goethe, Calderon. En avril 1822, il vint habiter avec des amis près de la La Spezzia. Il périt pendant une traversée de Leghorn à La Spezzia, au milieu d’une affreuse tempête. Son corps retrouvé, seulement au bout de dix jours, fut brûlé en présence de Byron et de Leigh Hunt, et ses cendres placées dans le cimetière protestant de Rome.

    Shelley est un des meilleurs lyriques de l’Angleterre, peut-être le meilleur; car ni Dryden, ni Wordsworth n’ont égalé toujours la magnificence de son style, sa clarté, sa grâce, sa fraîcheur d’imagination, sa spontanéité; et aucun n’a eu plus d’influence sur le développementde la poésie anglaise.

    Citons encore de lui : Rosalind and Helen (1819); Lines written in dejection (1819); Peter Bell the Third (1839); The Masque of Anarchy (1832); Witch of Atlas (1820); Swellfoot the Tyrant (1820); Defence of Poetry (1821); Hellas (1822). Les principaux recueils sont ceux des Poetical Pieces (1823); Posthumous Poems (Londres, 1874 in-8). Une édition des Œuvres complètes fut donnée par sa veuve en 1839 (4 vol.), mais il parut, depuis, des lettres et des écrits en prose, des fragments poétiques, etc. La seule édition vraiment complète [au moment de la rédaction de cette notice – note de l’Enc. de L’Ag.] est celle de Buxton Forman (Londres, 1876-80, 8 vol.). Shelley a été traduit en français, en allemand, en italien, en russe, etc.

    Article «Shelley» de La grande encyclopédie: inventaire raisonné des sciences, des lettres et des arts. Tome vingt-neuvième (Saavedra-Sigillaires). Réalisée par une société de savants et de gens de lettres sous la direction de MM. Berthelot, Hartwig Derenbourg, F.-Camille Dreyfus [et al.]. Réimpression non datée de l'édition de 1885-1902. Paris, Société anonyme de "La grande encyclopédie", [191-?], p. 1147-1148.


    Shelley. Gravure tirée de : Henry A. Beers et al., From Chaucer to Tennyson (image reprise du site du Project Gutenberg)

    Œuvres de Percy Bysshe Shelley
    En anglais

    Poésie

    The Complete Poetical Works of Percy Bysshe Shelley (New York: Houghton Mifflin, c1901), édition préparée par George Edward Woodberry (Bartleby.com)
    The Complete Poetical Works of Percy Bysshe Shelley (Oxford Edition, 1914), édition préparée par Thomas Hutchinson (Project Gutenberg)
    Sélection de poèmes (Online Book Initiative)

    Adonais: An Elegy on the Death of John Keats (University of Toronto)
    Alastor: or, The Spirit of Solitude (University of Toronto)
    The Daemon of the World (Project Gutenberg)
    The Devil's Walk Édition hypertextuelle annotée par Neil Fraistat et Donald H. Reiman On the Medusa of Leonardo da Vinci. Édition critique hypertextuele annotée par Neil Fraistat et Melissa Sites

    Théâtre

    The Cenci (Bartleby.com)
    Prometheus Unbound (and other works) (University of Pennsylvania)

    Correspondance

    Letters from Italy. Ensemble de 67 lettres écrites par Shelley entre 1818 et 1822 alors qu'il voyageait en Italie. Tiré de l'édition de Essays, Letters from Abroad, Translations and Fragments, by Percy Bysshe Shelley. Édité par Mary Shelley (1840).

    Essais

    A Defence of Poetry (University of Toronto)

    Notes on Queen Mab (University of Pennsylvania)

    The Necessity of Atheism (infidels.org)

    Declaration of Rights. Tiré de l'édition de 1880 de The Works of Percy Bysshe Shelley in Verse and Prose (H. Buxton Forman, éditeur).

    An Address to the People on the Death of Princess Charlotte. Tiré de l'édition de 1880 de The Works of Percy Bysshe Shelley in Verse and Prose (H. Buxton Forman, éditeur).

    Essay on Christianity. Tiré de l'édition de 1880 de The Works of Percy Bysshe Shelley in Verse and Prose (H. Buxton Forman, éditeur)

    On Life. Tiré de l'édition de 1880 de The Works of Percy Bysshe Shelley in Verse and Prose (H. Buxton Forman, éditeur)

    On Love. Tiré de l'édition de 1880 de The Works of Percy Bysshe Shelley in Verse and Prose (H. Buxton Forman, éditeur)


    Traductions en langue française

    Oeuvres poétiques complètes de Shelley. Deuxième édition. Paris, P.V. Stock (Bibliothèque nationale de France, Gallica – mode image, format PDF)
    Tome premier, 1907, 394 p.
    Tome second, 1908, 364 p.
    Tome troisième, 1909, 405 p.

    Oeuvres en prose. Traduit de l'anglais par Albert Savine. Paris, P. V. Stock, 1903, VIII-398 p. Comprend notamment: Pamphlets politiques; Réfutation du deïsme; Fragments de romans (Bibliothèque nationale de France, Gallica – mode image, format PDF)

    Documentation

    Bibliographie

    André Koszul, La jeunesse de Shelley, Paris, Bloud, 1910, XIX-439 p. (Bibliothèque nationale de France, Gallica – mode image, format PDF)

    Neil Fraistat (éd.), Early Shelley: Vulgarisms, Politics, and Fractals

     

    http://agora.qc.ca/mot.nsf/Dossiers/Percy_Bysshe_Shelley

     

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    J'ai lu:"Cahier d'un retour au pays natal " d'Aimé Césaire

    Extrait sur le site "Toute la poésie"

    Partir.
    Comme il y a des hommes-hyènes et des hommes-
    panthères, je serais un homme-juif
    un homme-cafre
    un homme-hindou-de-Calcutta
    un homme-de-Harlem-qui-ne-vote-pas

    l'homme-famine, l'homme-insulte, l'homme-torture
    on pouvait à n'importe quel moment le saisir le rouer
    de coups, le tuer - parfaitement le tuer - sans avoir
    de compte à rendre à personne sans avoir d'excuses à présenter à personne
    un homme-juif
    un homme-pogrom
    un chiot
    un mendigot

    mais est-ce qu'on tue le Remords, beau comme la
    face de stupeur d'une dame anglaise qui trouverait
    dans sa soupière un crâne de Hottentot?


    Je retrouverais le secret des grandes communications et des grandes combustions. Je dirais orage. Je
    dirais fleuve. Je dirais tornade. Je dirais feuille. Je dirais arbre. Je serais mouillé de toutes les pluies,
    humecté de toutes les rosées. Je roulerais comme du sang frénétique sur le courant lent de l'oeil des mots
    en chevaux fous en enfants frais en caillots en couvre-feu en vestiges de temple en pierres précieuses assez loin pour décourager les mineurs. Qui ne me comprendrait pas ne comprendrait pas davantage le rugissement du tigre.
    Et vous fantômes montez bleus de chimie d'une forêt de bêtes traquées de machines tordues d'un jujubier de chairs pourries d'un panier d'huîtres d'yeux d'un lacis de lanières découpées dans le beau sisal d'une peau d'homme j'aurais des mots assez vastes pour vous contenir
    et toi terre tendue terre saoule
    terre grand sexe levé vers le soleil
    terre grand délire de la mentule de Dieu
    terre sauvage montée des resserres de la mer avec
    dans la bouche une touffe de cécropies
    terre dont je ne puis comparer la face houleuse qu'à
    la forêt vierge et folle que je souhaiterais pouvoir en
    guise de visage montrer aux yeux indéchiffreurs des
    hommes




    Il me suffirait d'une gorgée de ton lait jiculi pour qu'en toi je découvre toujours à même distance de mirage - mille fois plus natale et dorée d'un soleil que n'entame nul prisme - la terre où tout est libre et fraternel, ma terre.

    Partir. Mon coeur bruissait de générosités emphatiques. Partir... j'arriverais lisse et jeune dans ce pays mien et je dirais à ce pays dont le limon entre dans la composition de ma chair : « J'ai longtemps erré et je reviens vers la hideur désertée de vos plaies ».

    Je viendrais à ce pays mien et je lui dirais : Embrassez-moi sans crainte... Et si je ne sais que parler, c'est pour vous que je parlerai».
    Et je lui dirais encore :
    « Ma bouche sera la bouche des malheurs qui n'ont point de bouche, ma voix, la liberté de celles qui s'affaissent au cachot du désespoir. »

    Et venant je me dirais à moi-même :
    « Et surtout mon corps aussi bien que mon âme, gardez-vous de vous croiser les bras en l'attitude stérile du spectateur, car la vie n'est pas un spectacle, car une mer de douleurs n'est pas un proscenium, car un homme qui crie n'est pas un ours qui danse... »

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    Une découverte à Saint-Quentin, pendant le printemps des poètes:Pierre Garnier

    2008, l’année Pierre Garnier

    Le poète picard à l’honneur dans toute la région

    Article publié le 22 février 2008

    Pour fêter les 80 ans du célèbre poète picard, la Région a pris l’initiative de valoriser l’œuvre littéraire du pionnier de la poésie spatiale. Ainsi, tout au long de l’année et sur l’ensemble des territoires picards, une programmation riche et variée sera proposée au public.

    Lectures publiques, spectacles, expositions, ateliers de poésie, documentaires, promenades poétiques…pour l’Année Pierre Garnier, 24 manifestations, toutes disciplines artistiques confondues, inviteront les picards à découvrir la magie de la poésie spatiale. Le spatialisme, cette démarche poétique qui consiste à considérer la place du mot et des caractères d´imprimerie dans l´espace de la page, c’est Pierre Garnier et son épouse Ilse, qui en sont à l’origine. « Isoler la langue, la modifier, la bouleverser, créer des structures neuves… provoquant l’apparition d’états jusqu’alors inconnus et plaçant l’homme dans un milieu permanent de création et de liberté » dixit le poète. Ce mouvement deviendra très vite international et Pierre Garnier écrira et publiera de nombreux ouvrages dans différents pays.

    Une année spatio-temporelle

    A compter du 27 février prochain, date de lancement de l’année Pierre Garnier, associations, écrivains, artistes, metteurs en scène venus de toute la Picardie participeront à l’aventure ! Eléonore Lelong (texte) et Catherine Duverge (photographies et graphisme) co-réalisent pour l’occasion un ouvrage « Espace des Songes » composé de photographies et de textes sur le couple Isle et Pierre Garnier et la poésie spatiale. « Il s’agit de proposer aux lecteurs deux volets. Le premier, documentaire, sous la forme d’entretiens avec le poète. Le second, fictionnel, à partir d’éléments biographiques et imaginaires » explique Catherine Duverger. Pour aborder le travail du poète, des documents d’archives, des feuilles de travail, croquis ou extraits de manuscrits, seront édités et permettront aux lecteurs de découvrir la poésie en train de se créer. « Nous voulons privilégier une forme esthétique, un rapport artistique au livre et le diffuser dans des conditions particulières qui vont au-delà des circuits traditionnels de distribution afin de toucher un plus large public ». En effet, l’ouvrage sera diffusé dès septembre par le biais d’expositions itinérantes, de concerts, de vernissages et des dépôts chez les libraires. Et de conclure : « Cette vie d’homme et d’artiste, dans ses détails, ses manies et ses événements, est selon nous une façon d’initier à la poésie spatiale, de la rendre accessible, mais aussi d’éveiller un public large et néophyte à l’art en général et plus particulièrement à ses formes, littéraires, poétiques et plastiques. »

    Participent à l’Année Pierre Garnier : Alain Marc, l’Association les Esserres, l’Association Terre de Sienne, l’Association Rose Town, Bertrand Creac’h, la Bibliothèque Guy de Maupassant dans l’Aisne, le Centre international Jules Verne, la Compagnie de la Cyrene, la Compagnie du Berger, Corps Puce, Ecrivains en Picardie, Edition librairie du Labyrinthe, Editions les Vanneaux, Léandre Leber, Mathilde Leroy, la Maison pour tous de Rivery, Richard Brechet ou l’association Alibi, OCCE coopérative scolaire de l’école primaire Galilée de SOISSONS , Sausen Mustafova, Picasco, l’Université de Picardie Jules Verne, Waide Somme.

    http://www.picardie.fr/spip.php?article2254
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    Pierre Garnier, poète picard

    Le meilleur représentant de la poésie spatiale

    Pierre Garnier est le meilleur représentant de la poésie spatiale. Il a écrit et publié de nombreux livres de poèmes parus dans différents pays.

    Pierre Garnier naît à Amiens le 9 janvier 1928 et grandit dans le quartier Saint-Roch au sein d’une famille laïque de gauche. Son enfance lui laissera de bons souvenirs jusqu’à l’arrivée de la Seconde Guerre Mondiale, qui le fera vivre pendant dix ans dans les ruines, à Amiens, puis en Allemagne de 1946 à 1950.

    En 1946, alors qu’il est en hypokhâgne au lycée Condorcet à Paris, Pierre Garnier est invité en Allemagne à une réunion entre étudiants français et allemands. Il y fait une rencontre amoureuse et décide d’y rester pour poursuivre ses études. A cette époque, il écrit des poèmes romantiques et voyage beaucoup, en Allemagne d’abord, en Europe mais aussi en Afrique, Egypte, Israël...

    De retour à Paris, il fréquente le Cercle des Jeunes Poètes autour d’Elsa Triolet et Louis Aragon, où il se livre à une poésie linéaire (c’est-à-dire "traditionnelle").

    En 1950, il rencontre une jeune étudiante allemande, Ilse Göttel, à la Sorbonne, une rencontre qui "orienta toute sa vie" puisqu’ils ont toujours travaillé l’un près de l’autre et qu’ils se marieront.

    En 1958, Pierre Garnier se lie d’amitié avec Henri Chopin qui expérimente la poésie sonore. A partir de ce moment, il se consacre à la poésie expérimentale, puis spatiale. Il a fédéré ce mouvement au début des années 60.

    Aujourd’hui le poète vit avec Ilse dans un petit village près d’Amiens. Tous deux continuent à écrire.


    Galerie photo

    Voir la galerie photos : Chez Pierre Garnier

    Le spatialisme

    Cette démarche poétique qui consiste à considérer la place du mot et des caractères d´imprimerie dans l´espace de la page, c’est Pierre Garnier et son épouse Ilse, qui en sont à l’origine. « Isoler la langue, la modifier, la bouleverser, créer des structures neuves… provoquant l’apparition d’états jusqu’alors inconnus et plaçant l’homme dans un milieu permanent de création et de liberté » dixit le poète. Ce mouvement deviendra très vite international et Pierre Garnier écrira et publiera de nombreux ouvrages dans différents pays.

    Pour en savoir plus, télécharger la lettre d'actualité de l'année Pierre Garnier, "Traits d'union":

    Bertrand Creac’h, Mathilde Leroy, Waide Somme Studio
    Télécharger - PDF - 1.4 Mo
     J'ai moi-même découvert ce poète à la Bibliothèque Guy de Maupassant de Saint-Quentin qui proposait une jolie exposition sur lui. La bibliothèque (située dans un  beau palais) semble très sympa.
  • Catégories : Des poètes et poétesses

    Henri Salvador, l'hommage

    f19a6ddb6eb2b3d64d8d5b65d81f34f1.jpg13/02/2008 | Mise à jour : 19:14 |

    Crédits photo : ASSOCIATED PRESS

    Le célèbre interprète de «Zorro est arrivé» et d' «Une chanson douce» est décédé mercredi matin à l'âge de 90 ans.

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    Je viens de (re)lire: "Jacques Brel" par Jean Clouzet et Jacques Vassal aux éditions Seghers Poésie et chansons,1987

    Le premier chapitre s'intitule "La chanson peut-elle être poétique?"
    En ce qui concerne ses chansons, Jacques Brel avait tendance à répondre non.
    Moi, je répondrais "oui" pour lui et pour d'autres.

    Un exemple:

    Le plat pays

    Paroles et Musique: Jacques Brel 1962
    © Editions Eddie Barclay /Patricia/Semi


    --------------------------------------------------------------------------------

    Regarder la Vidéo
    Avec la mer du Nord pour dernier terrain vague
    Et des vagues de dunes pour arrêter les vagues
    Et de vagues rochers que les marées dépassent
    Et qui ont à jamais le cœur à marée basse
    Avec infiniment de brumes à venir
    Avec le vent de l'est écoutez-le tenir
    Le plat pays qui est le mien

    Avec des cathédrales pour uniques montagnes
    Et de noirs clochers comme mâts de cocagne
    Où des diables en pierre décrochent les nuages
    Avec le fil des jours pour unique voyage
    Et des chemins de pluie pour unique bonsoir
    Avec le vent d'ouest écoutez-le vouloir
    Le plat pays qui est le mien

    Avec un ciel si bas qu'un canal s'est perdu
    Avec un ciel si bas qu'il fait l'humilité
    Avec un ciel si gris qu'un canal s'est pendu
    Avec un ciel si gris qu'il faut lui pardonner
    Avec le vent du nord qui vient s'écarteler
    Avec le vent du nord écoutez-le craquer
    Le plat pays qui est le mien

    Avec de l'Italie qui descendrait l'Escaut
    Avec Frida la Blonde quand elle devient Margot
    Quand les fils de novembre nous reviennent en mai
    Quand la plaine est fumante et tremble sous juillet
    Quand le vent est au rire quand le vent est au blé
    Quand le vent est au sud écoutez-le chanter
    Le plat pays qui est le mien.

    http://www.paroles.net/chanson/20197.1

    Pour le voir chanter:http://www.youtube.com/watch?v=DJqm4ibWpoo

  • Catégories : Des poètes et poétesses

    DVD "Voyage en Rimbaldie"*

    Publié le 23 janvier 2008

    Plus de cent ans après sa mort, "l'homme aux  semelles de vent" est
    toujours vivant. Il exerce un tel  pouvoir de fascination que certains
      admirateurs du poète et de son oeuvre peuvent être  qualifiés de "fous de
    Rimbaud".  Ce documentaire est un voyage quelque part en  Rimbaldie,
    (…)
    Lire (
    http://www.terresdecrivains.com/+DVD-Voyage-en-Rimbaldie+)

  • Catégories : Des poètes et poétesses

    "Léo Ferré - Artiste de vie", de Thierry Rollet

    801721f3b8f140f9fea53c5f0e1fa8d3.jpgBREF AVANT-PROPOS DE L’AUTEUR

    Le 15ème anniversaire du décès de Léo Ferré doit marquer la redécouverte d’un des plus grands personnages de la chanson et de la poésie françaises.

    C’est du moins ce que comprendra aisément le grand public. Les aficionados et surtout les héritiers de Léo sauront en plus qu’il s’agit de redécouvrir un apôtre inconditionnel de la musique.

    Ferré était un musicien dans l’âme, même s’il a surtout chanté. Mais c’est la musique qui a porté son œuvre multiforme, qu’elle soit poétique ou littéraire.


    ____________ _________ _________ ______

    « Notre langage, à nous autres artistes,
    est à la portée de toutes les oreilles
    et de tous les yeux,
    parce qu’il est chant, lumière, galbe, sourire. »


    - Léo Ferré, la mauvaise Graine


    Léo Ferré - Artiste de vie

    Auteur : Thierry Rollet
    ISBN : 000-0-0000-0000- 0
    Format : 84 pages, 6.0 x 9.0 po., broché,

    papier intérieur crème #60, encre intérieur noir et blanc,
    couverture extérieure #100 en quatre couleurs

    EN VENTE ICI >>>>>
    Source: Mille poètes

  • Catégories : Des poètes et poétesses

    Le recueil de haïkus et de pensées de Anna Do So Tadjuideen : "Peint avec les mots" est maintenant disponible ...

    bd693da7c04ba29358d2a256928241ff.jpgNée en Pologne le 12 Novembre 1956 Anna Do So Tadjuideen a fait des études universitaires en mathématiques. En 1981, elle commence à s’intéresser au bouddhisme et à la pratique de la méditation sous différentes formes. En 1983, elle quitte la Pologne pour s'installer à Paris où elle réside jusqu'à présent.

    Mariée, divorcée, et mère de trois enfants elle a exercé différents métiers comme : secrétaire dans une entreprise de chimie, professeur de mathématiques, femme de ménage, guide de groupe touristiques, chauffeur de taxi parisien… En 2002, elle commence à pratiquer la méditation zen au Dojo Zen de Paris.

    Ses deux premiers recueils de poèmes ont été édités en Pologne, en langue polonaise, en 1998, par la maison d’éditions Wis: Le "chemin vers soi-même" et "Les réponses aux Koans". En 2006, le recueil en français "Les formes dans le vide" est publié aux éditions Publibook.

    Les autres recueils "Le reflet dans le miroir", "Les vagues sur l'océan", "Les sandales sur la tête" et "La Simplicité de la Voie" sont disponibles dans différents centres de méditation.

    En février 2007, elle récite ses poèmes au Dojo Zen de Paris et en mai 2007 à la galerie d’art Metanoia. La revue littéraire Haikai a publié quelques poèmes d’Anna Do So Tadjuideen en août et en octobre 2007.

    La plupart de ses poèmes sont inspirés par la nature et les enseignements de ses maîtres.


    Peint avec les mots, de Anna Do So Tadjuideen

    Auteur : Anna Do So Tadjuideen
    ISBN : 978-0-9800689- 7-9
    Format : 68 pages, 4.25 x 6.88 po., broché,
    papier intérieur crème #60, encre intérieur noir et blanc,
    couverture extérieure #100 en quatre couleurs.
    Collection : Livre de poche

    EN VENTE ICI >>>>

    Source: Mille poètes

  • Catégories : Des poètes et poétesses

    Yves Simon : Trente ans après

    Pas de scène pendant trente ans ! Sans promettre d'être aussi massives que le retour de Polnareff en 2007 (plus d'un million de spectateurs pour ses concerts), les retrouvailles avec la scène d'Yves Simon devraient faire battre bien des coeurs. Après avoir donné deux concerts aux Francofolies de La Rochelle et à Spa l'été dernier, il retrouvera l'Olympia le 12 mars, avant une tournée qu'il promet longue et dense. Il est vrai que la sortie de l'album Rumeurs, l'automne dernier, a prouvé que l'artiste n'a pas perdu la main, ni pour écrire le monde tel qu'il est, ni pour rêver les femmes en romantique complice de ses modèles.

    http://www.lefigaro.fr/culture/2008/01/02/03004-20080102ARTFIG00392-ce-que-l-on-chanteracette-annee.php

  • Une nouvelle photo de Rimbaud

    aff4e200a2a610eecad055c2e0730cdb.jpgPublié le 24/09 à 16:03

    Le musée de Charleville-Mézières vient d'acquérir l'une des rares photos du poète

    France 3 Champagne-Ardenne / B.Lasseguette

    Elle date de 1880 et a été prise à Aden au Yemen
    Rimbaud est photographié parmi un groupe d’hommes, fusil au pied, sans doute avant une partie de chasse 

       
    Vidéos


    Une autre photo de Rimbaud

     

     

     

    Le document acheté à un particulier 75.000 euros est accompagné d’une clause rarement utilisée : le droit de préemption de l’état dont on ne sait pas encore quel va être le montant de sa participation dans cette acquisition

  • Catégories : Des poètes et poétesses

    Le nouveau recueil de poèmes de Jean-Marc Buttin : "Ermitage Lazuli" est maintenant disponible ...

    Auteur : Jean-Marc Buttin
    Format : 88 pages, 6.0 x 9.0 po.,

    broché, papier intérieur crème #60,
    encre intérieur noir et blanc,
    couverture extérieure #100 en quatre couleurs

    Jean-Marc Buttin dans ce nouveau recueil de poèmes qu’il intitule « Ermitage Lazuli » continue sa collection lazuli avec toujours autant de passion, d’amour pour la poésie que dans ses précédents recueils « Houle lazuli », « Jonquille et lazuli » et « Source lazuli » dont j’ai eu l’honneur de rédiger la préface il n’y a pas si longtemps.

    Dans ce quatrième recueil la tonalité bleue de l’azur, de l’idéal pur, s’assombrit, plus profonde, plus intense dès le premier poème « A l’école de la tendresse » où perce l’angoisse du poète en quête perpétuelle d’une illusoire recette de la vie telle qu’il veut la rêver pour rendre vivable la réalité :

    « Existe-t-elle quelque part cette école
    Où l’on apprendrait aux hommes la tendresse
    Les mots les gestes dont les femmes raffolent
    Si vous la savez donnez-moi son adresse »


    Même si l’ensemble du recueil contient en filigrane la couleur bleue du Lazuli, au fil des poèmes, au fil des vers qu’ils soient réguliers ou irréguliers, court la pénombre de la mort qui se fait de plus en plus prenante, de plus en plus présente dans l’absurdité des jours, du temps qui passe, court une poésie qui s’amnuit dans les résurgences d’un surréalisme ressuscité «Ici la Terre tout va bien » alternant avec un réalisme social d’actualité récentes « les banlieues ».Jean-Marc Buttin passe ainsi de la fiction, aux mythes, aux légendes, aux proverbes détournés, décalés, au verbe qui recréé son imaginaire, puis aux actu-poèmes chargée d’une actualité brûlante d’absurdité.

    Bien avant le premier tiers du recueil est levée l’énigme de « L’ermitage lazuli », espace virtuel de la poésie, Jean-Marc Buttin dans l’alternance d’un clair obscur maîtrisé, fonde ici un univers poétique nouveau très éclectique où l’amour, l’érotisme s’effacent raturés par la plume noire aux reflets bleutés :

    « Dans mon ermitage poétique
    Une large baie sera ouverte
    Sur les amours et jeux érotiques
    Sur les sentiments en découverte »

    Plume noire.

    Il coule de cette plume une encre bleutée
    Qui s’enroule de mots secrets entrelacés
    Aux rêves traversant le fil de mes pensées
    Tout là-haut au septième ciel vers les fées



    La déconvenue, la déception, le mal, les maux, la dépression courent dans ses vers jusqu’à exprimer l’indicible de la mort qu’il envoie se faire voir ailleurs, que ce soit la mort de l’individu, de l’espèce ou de toute la planète car ici dit-il il n’y a que la vie :

    Ici il n’y a que la vie
    Les plaisirs le désir l’envie
    Pas d’instant pour la triste mort
    Pas d’espace pour les remords

    Sa poésie alors « tropine », « golopine » et « piaffine » comme un cheval fou. Vous l’aurez compris, tout au long de ses poèmes, le poète réinvente le verbe, enrichit le vocabulaire de ses néologismes qui s’imposent comme nécessaires à la langue. Il fait œuvre de création en modelant les mots et si l’atmosphère est noire, elle s’éclaircit quand poète il ressuscite l’amour qui semble présent en creux, en négatif, en absence dans une douleur lancinante sur laquelle plane la mort qu’il chasse sans ménagement dans les derniers poèmes de son recueil pour laisser toute sa place à l’amour régénéré passé par les affres de la tromperie et des bordels berlinois :

    « Casse toi la mort puanteur ta charogne
    Infecte nos odorats de tes miasmes noirs » de « Sublime charogne »
    et
    « Après l’amour encore l’amour
    Le plaisir tendre en compte tours » de « Chronos amours » qui clôt le volume sur une note volontaire d’espoir pour soi comme pour la planète bleue. Un recueil à lire et à relire tout en savourant ses puissantes fragrances.


    Roger Mialon
    poète, conteur et nouvelliste.

    Le livre est en vente ici >>>>
    Source: Mille poètes

  • "Mon rêve familier"de Paul Verlaine dans la section "Melancholia" des "Poèmes saturniens"

    Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant
    D'une femme inconnue, et que j'aime, et qui m'aime,
    Et qui n'est, chaque fois, ni tout à fait la même
    Ni tout à fait une autre, et m'aime et me comprend.

    Car elle me comprend, et mon coeur, transparent
    Pour elle seule, hélas ! cesse d'être un problème
    Pour elle seule, et les moiteurs de mon front blême,
    Elle seule les sait rafraîchir, en pleurant.

    Est-elle brune, blonde ou rousse ? - Je l'ignore.
    Son nom ? Je me souviens qu'il est doux et sonore
    Comme ceux des aimés que la Vie exila.

    Son regard est pareil au regard des statues,
    Et, pour sa voix, lointaine, et calme, et grave, elle a
    L'inflexion des voix chères qui se sont tues.

    http://www.mag4.net/Verlaine/poemes/reve.html

  • Catégories : Des poètes et poétesses

    Pindare

    Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

    Pindare (en grec ancien Πίνδαρος / Píndaros), né à Cynoscéphales, Béotie, en 518, mort à Argos en 438 av. J.-C., est l'un des plus célèbres poètes lyriques grecs.

    Biographie

    Les éléments biographiques que nous possédons sur lui sont minces, malgré les six Vies laissées par l'Antiquité.
    Selon la tradition, il est membre d'une famille aristocratique. Il naît en 518 à Cynoscéphales, en Béotie. Dans le fragment 193, il évoque « la fête quinquennale / escortée de bœufs où pour la première fois / je fus couché, choyé dans mes langes » — cette allusion aux jeux Pythiques nous montre qu'il naît au mois d'août ou de septembre. Dans sa Ve Pythique, il semble affirmer qu'il est un membre des Égéides et il témoigne d'une sympathie particulière pour les institutions doriennes. Sa famille possède une maison à Thèbes, où Pindare habitera souvent par la suite. Hérodote fait de lui l'élève de Lasos d'Hermione. À Athènes, il a également comme professeur Agathoclès. Il entre jeune dans les concours de poésie, où il est battu par Corinne de Tanagra. Celle-ci lui conseille alors de « semer à pleines mains, non à plein sac ».
    Sa première ode, la Xe Pythique, est composée à l'âge de 20 ans. Elle célèbre la victoire du Thessalien Hippokléas au double stade, ainsi que la famille de l'athlète, les Aleuades. Très vite, il devient un poète renommé. En 490, il compose sa VIe Pythique en l'honneur de Xénocrate, frère de Théron, futur tyran d'Agrigente. En 480, les Perses envahissent la Grèce. Thèbes transige avec l'ennemi. Sans doute Pindare suit-il la politique de sa région natale, car c'est Simonide de Céos qui célèbre la victoire de Salamine.
    Loin se limiter au théâtre local, il s'attache à différentes cours aristocratiques grecques, comme celle du tyran Hiéron de Syracuse, en l'honneur duquel il compose la Première Pythique, ou celle du roi de Cyrène, pour lequel il compose les Pythiques III et IV. Sur ce terrain, il est concurrencé par le poète Bacchylide, caractérisé par son style plus élégant. Il adopte dans l'ensemble un point de vue panhellénique. Il considère ainsi les invasions perses comme une menace pour la Grèce dans son ensemble.

    Œuvre

    Le corpus pindarique nous est parvenu sous la forme de papyrus (du IIe siècle av. J.-C. au IIe siècle ap. J.-C.), comprenant de nombreux fragments de péans et des épinicies. Nous disposons également des manuscrits (XIIe et XIIIe siècles), parmi lesquels les plus importants sont l’Ambrosianus C222, le Vaticanus Græcus, le Laurentianus et le Parisinus Græcus. Ils proviennent d'une sélection effectuée au IIIe siècle et ne comprennent que des épinicies.
    Nous avons conservé de Pindare quatre livres d'épinicies (ἐπίνικοι / epinikoi). Il s'agissait de chants de victoire composés en l'honneur des vainqueurs des quatre Jeux panhelléniques, chantés ensuite par des chœurs de danseurs sur le passage du vainqueur. Dans ses épinicies, Pindare ne célèbre pas tant la performance sportive que la valeur personnelle de l'athlète : sa victoire reflète le triomphe du Beau et du Bon sur la médiocrité.
    Les épinicies ne représentent qu'une faible partie de l'ensemble de son œuvre, qui comprenait également des hymnes, des péans, des chants de procession, des chants pour chœurs de vierges (parthénies), des chants de louange, des chants à boire, etc. L'ensemble constituait 17 livres, édités par les grammairiens alexandrins Zénodote et Aristophane de Byzance à partir de copies ou des éditions originales. C'est Aristophane qui regroupe les Odes en quatre livres, suivant les Jeux concernés : les Olympiques, les Pythiques, les Néméennes et les Isthmiques.

    La question pindarique
    Les odes pindariques ne se conforment à aucun plan. Le poète lui-même déclare dans sa Xe Pythique : « semblables à l'abeille, mes beaux hymnes de louange volent d'un sujet à l'autre. » Cette variété et cette volatilité ont donné à Pindare la réputation d'un poète difficile, voire abscons. De ce fait, il a ses détracteurs, dont Voltaire n'est pas des moindres : dans une lettre à son ami Chabanon, il le nomme « l'inintelligible et boursouflé Pindare ». Si les Grecs l'ont très vite porté au pinacle, Hérodote parmi les premiers, Pindare n'a pas d'imitateurs. Il fut admiré par les poètes français de la Renaissance, au premier rang desquels Pierre de Ronsard.
    À l'époque hellénistique, Aristophane de Byzance et Aristarque de Samothrace le placent dans le Canon alexandrin. Ils établissent une édition sur laquelle les philologues se sont longtemps fondés : en effet, il semble peu probable que les odes de Pindare aient été couchés par écrit du vivant de leur auteur. Les grammairiens héllénistiques fixent le texte sous la forme de cola (du grec κῶλα / kôla, « membres », puis « périodes oratoires »). Il faut attendre le XIXe siècle et les travaux d'August Bœckh (Pindari opera quæ supersunt, Leipzig, 1811–1881) pour voir reconstruit le vers pindarique, d'autant plus difficilement que chaque ode possède son propre système métrique.
    Se pose ensuite la question de l'unité de l'ode. Un premier courant de la recherche, qualifié d'« historiciste », représenté par des auteurs comme Bœckh et Wilamowitz (XIXe siècle), s'attache à repérer dans le texte des éléments biographiques ou historiques. Un autre courant préfère se focaliser sur l'« idée lyrique » se trouvant derrière chaque art (Dissen, Metger, Croiset, XIXe siècle). La critique contemporaine tente pour sa part de relever la récurrence de motifs et d'images.

    Études
    • Philippe Brunet, « La Première Pythique de Pindare : mètre, strophe et traduction », Bulletin de l'association Guillaume Budé, n°3 (1996), Les Belles Lettres, Paris, 1996 ;
    • (en) Richard Hamilton, Epinikion: General Form in the Odes of Pindar, De Gruyter, La Haye, 1974 ;
    • Jean Irigoin, Histoire du texte de Pindare, Klincksieck, Paris, 1952 ;
    • Suzanne Saïd, Monique Trédé et Alain Le Boulluec, Histoire de la littérature grecque, Presses universitaires de France, coll. « Quadrige », Paris, 1997 (ISBN 2-13-053916-5) ;
    • (en) David C. Young, « Pindaric criticism », Pindaros und Bacchylides, Wissenschattliche Buchgesellschaft, Darmstadt, 1970.

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Pindare

  • Catégories : Des lieux, Des musées, Des poètes et poétesses, La poésie, Verlaine Paul

    Musée Verlaine à Juniville

    " Notre essai de culture eut une triste fin,

    Mais il fit mon délice un long temps et ma joie  " (Paul Verlaine)

    Verlaine quitte l'institution Notre Dame à Rethel en août 1879, où il enseignait depuis la rentrée 1877.

    Là, il s'est pris d'affection pour un de ses éléve, Lucien Létinois, originaire de Coulommes, village situé à 14 Kms de Rethel. En pleine période mystique, Verlaine décide de faire de Lucien le "fer de lance" de sa rédemption, Létinois sera le remplacant de son fils Georges et l'inverse de Rimbaud, il en fera "un bon catholique et un bon citoyen".

    Après un bref séjour en Angleterre, tous deux rentrent à Coulommes où "Verlaine redécouvrit la campagne française..., sa sérénité, son rythme lent, ses horizons apaisants. L'idée lui vint d'acquérir une exploitation rurale et de s'y retirer en gentilhomme : poète et paysan". (P.Petitfils. VERLAINE)

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  • Catégories : Des poètes et poétesses

    Walt Whitman

    medium_whitman.2.jpgNé à Long Island, dans l’État de New York, cet homme du peuple, menuisier à ses heures, produisit une œuvre novatrice, brillante, exprimant l’esprit démocratique du pays. C’était un autodidacte qui avait abandonné l’école à l’âge de onze ans pour travailler. Il lui manqua donc l’instruction traditionnelle qui faisait de la plupart des auteurs américains des imitateurs respectueux des Anglais. Son recueil, Feuilles d’herbe (1855), qu’il réécrivit et révisa pendant toute sa vie, contient le « Chant de moi-même », poème le plus original qu’ait jamais écrit un Américain. Les éloges enthousiastes d’Emerson et de quelques autres pour ce volume audacieux confirmèrent au poète sa vocation, même si le livre ne connut pas un grand succès auprès du public.

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  • Paul Verlaine:"Résignation" dans la section "Melancholia" des "Poèmes saturniens"

    medium_Alma-Tadema-roseofheliogabalus.jpgTout enfant, j'allais rêvant Ko-Hinnor,
    Somptuosité persane et papale,
    Héliogabale et Sardanapale !

    Mon désir créait sous des toits en or,
    Parmi les parfums, au son des musiques,
    Des harems sans fin, paradis physiques !

    Aujourd'hui, plus calme et non moins ardent,
    Mais sachant la vie et qu'il faut qu'on plie,
    J'ai dû refréner ma belle folie,
    Sans me résigner par trop cependant.

    Soit ! le grandiose échappe à ma dent,
    Mais, fi de l'aimable et fi de la lie !
    Et je hais toujours la femme jolie,
    La rime assonante et l'ami prudent.

    http://www.mag4.net/Verlaine/poemes/resignation.html

  • Paul Verlaine, "Nevermore" dans la section "Melancholia" des "Poèmes saturniens"

    medium_guillaumin-valhubertparis.2.jpgSouvenir, souvenir, que me veux-tu ? L'automne
    Faisait voler la grive à travers l'air atone,
    Et le soleil dardait un rayon monotone
    Sur le bois jaunissant où la bise détone.
     
    Nous étions seul à seule et marchions en rêvant,
    Elle et moi, les cheveux et la pensée au vent.
    Soudain, tournant vers moi son regard émouvant :
    "Quel fut ton plus beau jour ?" fit sa voix d'or vivant,
     
    Sa voix douce et sonore, au frais timbre angélique.
    Un sourire discret lui donna la réplique,
    Et je baisai sa main blanche, dévotement.
     
    - Ah ! les premières fleurs, qu'elles sont parfumées !
    Et qu'il bruit avec un murmure charmant
    Le premier "oui" qui sort de lèvres bien-aimées !

     

    http://www.mag4.net/Verlaine/poemes/nevermore.html