05 février 2014
Sous la Monarchie de Juillet (1830-1848), la volonté de remettre à l’honneur de grands édifices symboliques de l’Ancien Régime, comme le
Louvre, Versailles ou Saint-Denis, conduit l’État à mettre en place un appareil administratif
pour les monuments historiques. Dirigé par Ludovic Vitet, puis par Prosper Mérimée, le nouveau service d’inspection a pour mission de classer les édifices et d’y entreprendre des
travaux de conservation, ceux-ci pouvant aller d’une simple réparation à la rénovation complète du bâtiment.
Les édifices médiévaux sont les premiers à bénéficier de cette
politique de conservation. En 1840, Mérimée confie au jeune architecte Eugène Viollet-le-Duc la restauration de l’église de la Madeleine de Vézelay, qu’il avait visitée
lors de sa
première tournée. Réputé exemplaire et consciencieux malgré sa radicalité, le sauvetage de l’église de Vézelay marque le début d’une longue série de restaurations : la Sainte-Chapelle (1842), Notre-
(1843), Carcassonne et ses remparts (1844), Saint-Sernin de Toulouse (1846), Saint-Denis (1846)... Dès son vivant, et plus encore à
partir de la fin du
siècle, les restaurations de Viollet-le-Duc ont été jugées excessives, parfois même démesurées, et ont suscité énormément de polémiques.
Pour
les deux cents ans de naissance de Viollet-le-Duc,
publie un hors-série
presse, l’occasion de revenir
sur les théories et idées de l’architecte, qu’il affirme dès 1858, très clairement et sur ses succès, ses erreurs et la controverse qui continue d’animer les historiens de l’art. Il parlera aussi des chantiers, des secrets de restauration.
Informations sur ce numéro: 108 pages - 23 x 30 cm
EAN : 9791020400628
Reliure : Broché