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  • Catégories : Science

    Pleins feux sur Mercure

    Laurent Suply (lefigaro.fr)
    31/01/2008 | Mise à jour : 18:57 |
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    La sonde Messenger a livré ses premières images sur la face cachée de Mercure. Découvrez les premiers secrets de cette planète méconnue en images.

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    Elle semble de prime abord blanche comme la Lune, mais Mercure est en fait subtilement colorée. Cette image montre ces teintes pastel dans des longueurs d’onde de 1000 à 430 nanomètres, là où l’œil humain ne peut saisir que le spectre de 400 à 700 nanomètres. Les traces bleues révèlent les cratères les plus récents.
    Elle semble de prime abord blanche comme la Lune, mais Mercure est en fait subtilement colorée. Cette image montre ces teintes pastel dans des longueurs d’onde de 1000 à 430 nanomètres, là où l’œil humain ne peut saisir que le spectre de 400 à 700 nanomètres. Les traces bleues révèlent les cratères les plus récents. (NASA/Johns Hopkins University Applied Physics Laboratory/Carnegie Institution of Washington)

    http://www.lefigaro.fr/sciences/2008/01/31/01008-20080131DIAWWW00568-pleins-feux-sur-mercure.php

  • Jeanne Moreau dans le tourbillon de la vie

    Propos recueillis par Dominique Borde et Marie-Noëlle Tranchant
    31/01/2008 | Mise à jour : 18:39 |

    Crédits photo : ASSOCIATED PRESS

    À l'occasion de ses soixante ans de carrière la comédienne fait l'objet d'une grande rétrospective à la Cinémathèque française.» VIDÉO INA - L'interview de Jeanne Moreau par Marguerite Duras (Marguerite Duras, un rôle magistralement interprété par Jeanne Moreau en 1981 dans «Cet Amour-là», de Josée Dayan)

    Quelle actrice! Quelle femme! Avec Jeanne Moreau tout se confond en soixante années d'une carrière de plus de cent films, de dizaines de pièces, de téléfilms, d'écrits et d'interventions. D'Ascenseur pour l'échafaud au Procès, de La Reine Margot au Journal d'une femme de chambre, des Liaisons dangereuses aux Valseuses, elle n'a pas arrêté de tourner, de parler. Non pas d'elle mais des autres, de ses rencontres, Malle, Truffaut, Losey, Welles, de son métier, de ses découvertes, du futur. Car elle est toujours tournée vers l'avenir. Aujourd'hui, alors que le festival Premiers Plans d'Angers vient de la fêter, la Cinémathèque française lui rend hommage du 6 février au 3 mars en programmant plus d'une cinquantaine de films (le 9 à 17 heures une rencontre sera organisée salle Henri-Langlois avec Serge Toubiana). Elle qui n'aime pas se retourner sur le passé a toutefois accepté de réagir à certains mots, certains noms qui ont jalonné sa vie et ses rôles.

    Enfance «J'écris beaucoup de discours sur les autres souvent à l'occasion de remises de décorations, et ce qui m'intéresse, c'est de chercher l'enfant qui est en eux. Ma nature s'est dessinée dès que j'ai commencé à écrire… à quatre ans. Mon oncle m'envoyait des lettres et j'ai vite compris que la lecture, c'est la liberté. J'avais un petit copain que je terrorisais, son père était médecin et avait une grande bibliothèque. C'est là que j'ai découvert La Faute de l'abbé Mouret de Zola à 7 ans. Et je puisais aussi dans la «Bibliothèque verte » et la collection des «Contes et légendes.»

    Temps «Je le vis comme un trésor. Cela permet d'avancer, de faire des progrès, de découvrir des tas de choses. La vie a une fin inéluctable, on a juste le temps qu'il faut pour aller à la découverte. Dans la rétrospective de la Cinémathèque, j'ai tenu à faire figurer des films de mes débuts, pour qu'on voie l'évolution.»

    Vocation «Le choc s'est produit en voyant l'Antigone d'Anouilh pendant l'Occupation. Elle incarnait l'insoumission de celle qui acceptait de mourir pour rétablir le droit divin contre Créon, la force de l'État. La vocation a une dimension presque sacrée. C'est un engagement et c'est vrai pour beaucoup de comédiens. Une vocation ce n'est pas une envie. C'est quand on sait qu'on doit faire cela et pas autre chose. C'est intraduisible avec des mots, comme la musique. C'est ce que me disait encore hier Barenboïm. Sur scène, c'est comme un orchestre, on s'écoute les uns les autres et on écoute la résonance en soi. On est traversé, on n'y est pour rien. Je me compare à un tuyau d'arrosage !»

    Star «Je ne me vis absolument pas comme une star. Je n'y ai jamais pensé et je n'ai aucun souci de mon image. J'ai débuté au cinéma avec les grandes stars de l'époque, comme Fernandel dans Meurtre, ou Gabin dans Gas Oil, et cela s'est passé très naturellement. Ils se sont montrés simples et gentils. Je me souviens de Gabin : on l'entendait venir de loin. Mon enthousiasme l'amusait. Il disait: “Il y en a une qui chante ! Elle est contente de faire du cinéma ! Ça te plaît, hein ?” Oui, ça me plaisait…»

    Louis Malle «Il y avait en lui une insatisfaction profonde, une quête désespérée, comme une cassure. Il venait d'une famille bourgeoise et essayait d'en sortir. Comme Truffaut, il avait cet amour des femmes. Tous les grands cinéastes quand ils choisissent une héroïne et aussi un héros sont dans une relation amoureuse, parce qu'ils emprisonnent une personne, la mette à leur service. Un tournage, c'est une intimité incroyable, une accélération du temps et des émotions.»

    Scandale «Les Amants, Eva, Jules et Jim ont fait scandale à l'époque et quand dans la rue, on me traitait de putain après Eva, je comprends ce qu'on voulait dire. Mais ce n'est pas mon métier de me cacher…»

    François Truffaut «Il me l'a dit après, avec Jules et Jim il voulait laisser son empreinte. J'avais une image assez dramatique, j'étais la pensive, la fatale. Là il m'a voulu joyeuse. Mais nous nous sommes brouillés quand j'ai réalisé mon premier film, Lumière. Je lui ai envoyé mon scénario et il me l'a renvoyé, complètement annoté.

    Ce n'était plus mon film mais le sien et je le lui ai renvoyé. Bien plus tard, nous nous sommes revus et il m'a dit: “Les plus grandes rivalités ne sont pas entre actrices comme je le croyais mais entre réalisateurs”.»

    Luis Bunuel «Nous avions deux projets qui n'ont pas abouti : Au-dessous du volcan et Le Moine. C'était un homme adorable… Bien après sa mort quelqu'un m'a envoyé des photos de sa maison à Mexico, entièrement vide. C'était déchirant. Là-bas il avait un bar bien rempli avec un plan du métro de Paris affiché au mur.»

    Écriture «J'aime écrire mais je n'ai pas toujours le temps nécessaire au milieu de toutes mes activités. Là je vais partir pour Berlin présenter le film d'Amos Gitaï One Day you'll Understand, et avant j'enregistre en français, en anglais, en italien, les textes qui accompagnent le musée itinérant commandé par Karl Lagerfeld. Un parcours initiatique vocal pour suivre sept cents pièces conçues par une architecte iranienne.»

    La politique «On ne peut pas la regarder de loin parce qu'elle a des conséquences directes sur notre vie quotidienne. Aujourd'hui, il y a une accumulation de décisions quelquefois contradictoires qui accroissent un sentiment d'instabilité. Les gens sont très anxieux pour leur avenir, pour la pérennité du travail. Celui-ci n'est pas seulement un moyen de gagner sa vie, c'est aussi l'accomplissement d'un individu, une façon d'exister. En province où je me rends souvent, l'inquiétude est palpable.

    Bien sûr que les choses doivent changer. Mais la familiarité ne veut pas dire la compréhension, et la compassion fugitive ne veut pas dire que l'on s'intéresse vraiment aux autres!»

    Politique spectacle «Il ne faut pas mélanger les deux. Dire que les politiciens font du cinéma, c'est dire du mal du cinéma.»

    Hommages «C'est agréable mais encombrant ! L'abondance embarrasse et arrête.»

    Jeunesse «J'ai tourné jeune avec de jeunes réalisateurs : Orson Welles qui était un roi en exil, Losey qui fuyait le maccarthysme, Tony Richardson qui incarnait la nouvelle vague anglaise. J'ai souvent fait des premiers films et j'en vois aussi beaucoup. D'où mon intérêt pour le festival Premiers Plans d'Angers consacré aux réalisateurs débutants. J'ai lancé il y a quatre ans les Ateliers d'Angers où on sélectionne des réalisateurs pour leur permettre de faire leur premier long-métrage. Cette année, il y en aura sept que nous prenons en charge pendant dix jours en les mettant en rapports avec toutes les techniques (son, décors, images, régie). J'aime éveiller leurs possibilités. Certains trouveront leur voie soit dans l'écriture, soit dans la photographie. Angers, c'est la pouponnière de Cannes.»

    Les films préférés «Je n'en ai pas. Je suis faite de tout ce que j'ai fait. Je ne porte pas de jugement. C'est au public de décider. Pour moi, toutes les expériences ont été enrichissantes. On apprend autant en tournant avec des metteurs en scène insuffisants, car même quand on est déçu on doit donner le maximum. Je suis un petit soldat!»

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  • Catégories : La culture

    Légion d'honneur : la parité, pour la première fois

    L.D.(lefigaro.fr) avec AFP
    31/01/2008 | Mise à jour : 18:15 | 
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    L'ordre français le plus prestigieux récompense cette année autant de femmes que d'hommes.

    Une victoire symbolique pour les tenants de la parité. Pour la première fois, il y a quasiment autant de femmes que d'hommes promus aux dignités de grand'croix et grand officier de la Légion d'honneur : 49,7% de femmes dans chacune des deux listes. Et cinq femmes ont été promues commandeurs, sur 25 personnes. La liste des promotions est parue au Journal Officiel jeudi matin.

    Parmis les heureuses dignitaires, l'égyptologue Christiane Desroches-Noblecourt a été élevée à la dignité de grand'croix et Soeur Emmanuelle à la dignité de grand officier. Claudia Cardinale est promue commandeur. Muriel Robin, Marie-Claude Pietragalla, Isabelle Balkany sont elles aussi promues. Du côté des hommes, l'anthropologue Malek Chebel, le chanteur Michel Polnareff, le comédien Claude Brasseur, ou encore le photographe Willy Ronis figurent dans la promotion.

    La mobilisation de «Demain la Parité»

     

    Une promotion qui devait être annoncée le 1er janvier. Elle avait été reportée, sur demande de l'Elysée, pour cause de non respect de la parité. Le porte-parole du gouvernement, Laurent Wauquiez, a rappelé jeudi l' «exigence» du président : «que la République distingue de la même manière les talents de ces femmes et de ces hommes qui l'ont bien servie».

    Le réseau d'associations féministes «Demain la parité» avait dénoncé la faible proportion de femmes retenues lors de la précédente promotion de la Légion d'honneur de juillet : seulement 23,13% de femmes. Le réseau se réjouit de cette avancée, et souligne «l'importance, au moins sur le plan symbolique, de la reconnaissance effective de la contribution des femmes à la vie politique, économique, sociale et culturelle de la République».

    Mais ces féministes rappellent qu'il reste encore beaucoup à faire. «Les plus hautes institutions de la République demeurent démesurément inégalitaires», dénoncent-elles, citant le Conseil Constitutionnel, ou encore le Conseil Economique et Social.

    http://www.lefigaro.fr/actualites/2008/01/31/01001-20080131ARTFIG00508-legion-d-honneur-la-paritepour-la-premiere-fois.php

  • Catégories : Paysages de Cannelle. Nouvelles

    VOTEZ POUR MON TEXTE

    CHEZ JO:http://imagination.de.jo.arts-lettres.over-blog.fr/article-16756090-6.html#anchorComment

    Où vous trouverez mon texte (COMMENTAIRES 9 ET 11) pour son concours EMOTIONS dont voici les règles:

    S'émouvoir et émouvoir Vous devez raconter une petite histoire, de la prose! Elle devra provoquer des émotions. Le ton peut être enfantin, moraliste, satirique etc...comme cela vous convient. Elle devra faire une dizaine de lignes (enfin je ne suis pas à 5 lignes près mais une dizaine c'est bien je pense).
    Les conditions:
    _ Elle doit comporter 3 personnages : un animal, un enfant et la représentation humaine de la mort

    _ Pour provoquer de l'émotion, il faut que cela vienne du coeur, de vos propres émotions, il faut que cela vous émeuve en premier...donc attention à ne pas tomber dans l'excès.
    Le gagnant:
    Vous avez jusqu'à la fin du mois (enfin on va dire le 2 mars) pour poster votre histoire en commentaire. Le gagnant remportera, comme la fois précédente, son histoire en haut de mon blog avec un lien s'il a un site web... tout le monde peut participer!
    Explication du choix du thème:
    Pourquoi ais-je choisi ce thème? Bientôt le mois de mars. Il me rappelle une tragédie qui s'est passée il y a quelques années, ce mois-là, dans ma famille. J'ai perdu deux êtres chers dans un accident de voiture. Le deuil est fait mais ils me manquent toujours autant.
    Ces évènements font partie de la vie. Ecrire est un moyen de prendre de la distance pour ne pas tomber dans la tristresse et la dépression (explication du choix du personnage de la mort.)
    Les émotions sont partout, dans la vie réelle et on aime aussi les retrouver au cinéma ou dans un bon bouquin (les enfants et les animaux sont ceux, je pense, qui provoquent le plus d'émotions)
    Il faut des émotions dans la vie!!! Sinon elle serait plate.
    Mais je ne vous demande pas d'écrire forcément une histoire triste mais une histoire "d'émotions"!

    A vos claviers et votre Zimagination
     

    http://imagination.de.jo.arts-lettres.over-blog.fr/article-16756090-6.html#anchorComment

    VOICI MON TEXTE:

    Cannelle avait onze ans. Elle voulait se marier avec son grand-père qu’elle trouvait beau. Il n’était pas très vieux mais un après-midi, il fit une embolie pulmonaire et une ambulance vint le chercher pour l’emmener à l’hôpital d’urgence. Les adultes allèrent le voir dans la soirée et revinrent avec des nouvelles  rassurantes pour Cannelle. Le lendemain matin, on lui apprit qu’il était mort. « Je veux le voir ! » dit-elle. Vit-elle son corps froid allongé sur une table en inox sous un drap blanc ou l’imagina t-elle car on lui interdit finalement de voir son grand-père mort ? A la messe d’enterrement, il y avait beaucoup de monde et le bal des condoléances dura longtemps. Cannelle était triste et émue par tout ce cérémonial. Ce n’est qu’au cimetière qu’elle se rendit vraiment compte qu’elle ne reverrait plus son grand-père quand on mit son cercueil en terre. C’est alors qu’un corbeau passa au- dessus de sa tête en croassant. Son grand-père imitait souvent les corbeaux. Alors Cannelle se dit que son grand-père était encore là quelque part.