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Catégories : Mes textes en prose

La pluie et le beau temps

Proposition qui quoi.JPG70 d'Ecriture ludique - Début et fin + Ecriture sur image (Flora)
 

Qui ces fauteuils attendent-ils? Ou quoi? Vont-ils être témoins de quelque chose? A vous de le dire en utilisant impérativement les début et fin que voici:
Début: "Les deux hommes attrapèrent leur imperméable puis partirent en toute hâte."
Fin: "Mais comment pouvait-on donc faire ainsi la pluie et le beau temps?"


http://www.ecritureludique.net/article-25016026.html

Mon texte ci-dessous:

"Les deux hommes attrapèrent leur imperméable puis partirent en toute hâte." L’un, petit et mince, était un des écrivains les plus connus de France. L’autre, grand et fort, était un critique influent de la presse littéraire. Si les deux fauteuils ne ressentirent pas la même chose physiquement à leur départ (presque rien pour le premier et une grande légèreté pour le deuxième), psychologiquement, ils se sentirent tous deux très vides, comme inutiles. Car ces deux hommes, que personne, à leur sortie dans la rue, n’avait assailli, étaient tous deux membres du jury du prix du « Vieux jeune auteur. » Ils avaient dans leur main le destin d’auteurs pas spécialement jeunes mais qui écrivaient depuis longtemps sans être parvenus à percer dans la jungle éditoriale. Le gagnant recevrait une somme conséquente qui lui permettrait peut-être de régler des dettes mais surtout de voir venir, d’écrire sereinement. De plus, le lauréat pouvait s’il le voulait, être logé dans une agréable résidence d’écrivain, de recevoir une petite rente mensuelle, d’être payé pour faire ce qu’il aimait. Ce qui était un luxe formidable pour ces auteurs de l’ombre qui avaient tous du faire quelque chose pour lequel il s n’étaient t pas fait.
Enfin, le prix du « Vieux jaune auteur » assurait une couverture médiatique exceptionnelle qui était souvent synonyme d’explosion des ventes.
Les deux fauteuils restèrent silencieux jusqu’à ce qu’ils se rendent compte que les deux poids lourds de la vie littéraire avaient laissé sur eux des notes que lorgnaient deux jaunes auteurs qui étaient passés pour influer sur les deux membres du jury.
Le premier fauteuil reconnut l’un d’entre eux dans les notes de celui qui avait posé les fesses sur son capitonnage :


« -Ecoute, il dit que cette grande jeune fille croit pouvoir intéresser les ringardes féministes avec son histoire de « Femme libérée » digne des années 1980. Elle monte une théorie sur des histoires de fesses sans fin. Je suis sûre qu’elle est grosse, vieille et moche et qu’elle n’a pas vu un homme nu depuis des dizaines d’années.

-Mais elle est très jolie… Montre- moi son livre. Et  le résumé de la 4 e de couverture me donne envie de la connaître, de parler avec elle… et surtout de la lire.


-Mais avec une seule critique comme ça, elle n’a aucune chance… Et le tien(en parlant aussi bien du critique, du jeune auteur qui stationnait dans le hall que son livre)?


-Qu’il écrit des petites chansonnettes en croyant écrire des poèmes. Qu’il se réclame de Baudelaire ou Nerval alors que même le pire des chanteurs ne voudrait chanter ses scies sans  style. Pourtant, moi, j’aime bien le premier, le deuxième…


-Ne te fatigue pas, il ne sera jamais publié.


« -Mais comment pouvait-on donc faire ainsi la pluie et le beau temps?"

 

 


Commentaires

  • Voilà encore une inspiration, et une réussite à la consigne , qui me laisse ..bouf!
    Bisous Laura ( mon blog reprend vit )

  • bouf, je ne conaissais pas... sourire.
    Merci Lilounette; je vais chez toi

  • L'idée est très bonne...
    Quand le crées-tu ce prix ?

  • Il y a déjà tellement de prix...

  • C'est bien vrai que l'édition est une jungle, et qu'ils font la pluie et le beau temps. J'aime bien le commentaire d'ABC : quand crées-tu ce prix ?!
    Idée originale pour ces deux fauteuils.

  • Merci Nicole.
    Je n'avais pas d'idée au départ... et puis, c'est venu...

  • il faut toujours y croire, l'espoir permet d'avancer

  • tu n'es pas obligée de savoir ce que tu vas écrire au moment où tu prends le stylo (ou le clavier), laisse venir les mots, ils te surprendront.

  • Je ne comprends pas ton commentaire...

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