Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Catégories : Le paysage

Exposition de Delphine Deguislage au Metropolis La poésie des paysages urbains

Publié le jeudi 10 juin 2010 à 11H00

503608_sans-titre.jpgLa plasticienne belge Delphine Deguislage expose actuellement à la galerie du Metropolis, dans le cadre de la biennale de photographie urbaine Urbi et Orbi, des clichés couleur et un diaporama intitulés Partition Urbaine # 2.
La jeune femme, qui est originaire de Namur mais vit à Anvers, ne se sépare jamais de son appareil photo lorsqu'elle sillonne des paysages urbains. Elle a essayé de montrer comment dans toutes les villes du monde, on retrouve les mêmes codes visuels et, plus ou moins, les mêmes géométries ; ce qui fait qu'on devine à peine que l'ensemble de ses photos provient de plusieurs villes différentes et même de continents différents.

Delphine Deguislage s'intéresse à la poésie des lieux de passage et des zones de transit. « Moi, je trouve ça beau ! », dit-elle en montrant un parking souterrain vide, baigné d'une lumière jaune et blafarde, offrant une perspective et des lignes de fuite quasi parfaites.
En ville, « l'individu est confronté à un genre de mode d'emploi qui lui dicte comment agir », a-t-elle écrit en exergue de son expo. Les panneaux lumineux indiquant le nombre de places libres dans un parking, les bornes de péage, les flèches au sol montrant les bretelles de sorties d'autoroute, les parkings souterrains, les containers, les boîtiers de compteurs électriques… tout se ressemble.
Cela pourrait créer une uniformité ennuyeuse, reconnaît l'artiste, si cet inconvénient n'était compensé par le gros avantage que LA ville s'en trouve ainsi accessible à tout le monde, quelle que soit la langue parlée. Une sorte de langage universel de la ville, d'esperanto visuel urbain, satisfaisant pour cette jeune femme de 30 ans qui avoue se sentir plus à l'aise en ville qu'à la campagne !
« J'aime me déplacer en ville, à pied et sans carte ni plan », dit Delphine Deguislage qui trouve matière à poésie dans l'architecture souvent froide et impersonnelle des parkings, des gares et des aéroports.
Ses mots-clés sont signe, forme, couleur, plan, structure, volume, pictogramme, etc. D'autres préfèrent voir des forêts, des lacs et des sommets enneigés… Chacun son truc, après tout !
Patrick FLASCHGO

« Partition Urbaine #2 », photos de Delphine Deguislage, galerie du Metropolis. Jusqu'au 30 juin

http://www.lunion.presse.fr/article/autres-actus/exposition-de-delphine-deguislage-au-metropolis-la-poesie-des-paysages-urbains

Les commentaires sont fermés.