lundi, 04 mars 2013
J'ai regardé en DVD:"La ronde de nuit" de Peter Greenaway
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On l'avait perdu, depuis quelque temps, dans les méandres d'un de ces projets insensés qu'il est le seul (ou presque) à concevoir aujourd'hui : la fausse biographie d'un escroc, apparu au tout début de sa carrière et revenu ensuite périodiquement dans son oeuvre, comme un fil d'Ariane. Les Valises de Tulse Luper - à la fois film et jeu vidéo - se proposait en 2003, tel un gigantesque jeu de piste, de partir à la recherche de quatre-vingt-douze valises, disséminées par le bandit à travers le temps et le monde. Pour ce que l'on en a vu (une première partie présentée à Cannes), ce fouillis révélait un Greenaway en roue libre et en plein trip égotiste.
Le voilà calmé, qui revient à ses premières amours : la peinture. Calmé, mais aussi frappé qu'avant. Ainsi, à propos de la célèbre Ronde de nuit que Rembrandt peint en 1642 (un portrait de groupe de la milice civile d'Amsterdam), relève-t-il, avec le soin maniaque qu'on lui connaît, tous les éléments qui autorisent une lecture au second degré. Dix-huit, pour être précis. Ça va du plus simple (pourquoi un personnage porte-t-il cette tenue visiblement satanique ?), au plus compliqué (cinquante-sept autoportraits de Rembrandt révèlent qu'il était astigmate de l'oeil gauche, mais ici, c'est le droit qui semble l'être : pourquoi ?). En passant par le plus ambigu : l'ombre « très démonstrative », selon Greenaway, de la main d'un personnage s'étale sur le ventre d'un autre. Est-ce une provocation d'ordre sexuel ?, s'interroge le cinéaste.
Passée à la moulinette de son inventive paranoïa, La Ronde de nuit devient, peu à peu, comme l'était Meurtre dans un jardin anglais, il y a vingt-cinq ans, une sorte d'enquête sur les apparences. Un polar-puzzle qui prétend dévoiler les véritables intentions de Rembrandt : menacer les notables de la ville, coupables d'un meurtre impuni. Et justifier une machination dont il aurait ensuite été victime...
Bien sûr, comme à son habitude, Greenaway nous gratifie, à jets continus, de son immense culture, au risque de passer pour un cuistre exaspérant. Et il n'évite ni les longueurs, ni les complexités inutiles. Mais on retrouve intact son sens de l'espace théâtral, de la composition picturale et de l'onirisme coloré. Bref, même si ce n'est encore qu'à 75 %, Greenaway is back ! Et c'est une excellente nouvelle.
http://www.telerama.fr/cinema/films/la-ronde-de-nuit,3315...
18:26 Écrit par laura dans Rembrandt, Vu | Lien permanent | Envoyer cette note |
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Pierre Loti, "Constantinople fin de siècle"
Oh ! Stamboul ! De tous les noms qui m'enchantent encore, c'est toujours celui-là le plus magique. [...] Aucune capitale n'est plus diverse par elle-même, ni surtout plus changeante d'heure en heure, avec les aspects du ciel, avec les vents et les nuages - dans ce climat qui a des étés brûlants et une admirable lumière, mais qui, par contre, a des hivers assombris, des pluies, des manteaux de neige tout à coup jetés sur ses milliers de toits noirs. Et ces rues, ces places, ces banlieues de Constantinople, il me semble qu'elles sont un peu à moi, comme aussi je leur appartiens. » (extrait)
« Connu pour ses romans et ses relations de voyages, Pierre Loti l'est moins pour ses textes courts, évocations et nouvelles. L'intérêt de ces quatre textes autour de Constantinople réside dans leur forme autant que dans leur fond. Écrits plusieurs années après Azyadé, ils ne montrent pas seulement la Turquie pittoresque mais un pays à l'identité menacée. À travers ce constat, confronté au cosmopolitisme qui désagrège les traditions ottomanes, Loti dresse le bilan de sa propre vie, en s'identifiant à la ville qu'il a le plus aimée. Constantinople est le fidèle reflet de la déchirure de l'écrivain partagé entre l'invention de sa vie et sa vie réelle. » (présentation de l'éditeur)
Préface de Sophie Basch.
Dans BiblioMonde
Istanbul. Le regard de Pierre Loti : Une soixantaine de photographies de Pierre Loti et des extraits inédits de son journal
Les Désenchantées
Aziyadé - Fantôme d'Orient
http://www.bibliomonde.com/livre/constantinople-fin-siecl...
16:48 Écrit par laura dans A lire, Istanbul, Pierre Loti | Lien permanent | Envoyer cette note |
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Christine Peltre,"Orientalisme"
De la campagne d'Egypte jusqu'au début du XXème siècle, l'Orient a fasciné une quantité de peintres, mais également d'écrivains et de photographes, au point de former un courant artistique à part entière. Puisant ses sources dans la mode des turqueries et des chinoiseries de la seconde moitié du XVIIIème siècle, ce courant pictural donne naissance à plusieurs orientalismes, à travers le développement des explorations et des voyages, l'étude scientifique des civilisations anciennes de la Méditerranée, la littérature et le goût du dépaysement chers aux romantiques, chacun résidant sur un contexte historique propre et possédant des thèmes et des artistes particuliers.
http://www.evene.fr/livres/livre/christine-peltre-orienta...
15:07 Écrit par laura dans Istanbul, L'Orient | Lien permanent | Envoyer cette note |
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J'ai pris plaisir à lire :"Beaux-arts magazine"
Beaux Arts magazine n° 345 (mars 2013)
Prochain numéro le 21 mars 2013
09:50 Écrit par laura dans J'ai lu, J'ai/nous avons aimé, L'art et les artistes, La presse | Lien permanent | Envoyer cette note |
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Nous avons aimé hier soir en DVD:COLBERT, le dernier croiseur
Ce documentaire retrace quelques décennies de la vie opérationnelle du croiseur Colbert, fleuron de la Marine nationale et des constructions navales des années 60 à 90. Le film relate l’épopée maritime et militaire d’un bâtiment de guerre à travers des témoignages émouvants d’anciens combattants et de membres d’équipage. Des documents d’archives et une visite commentée du bord complètent ce documentaire.
http://www.ecpad.fr/bande-annonce-du-film-colbert-le-dern...
09:48 Écrit par laura | Lien permanent | Envoyer cette note |
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