Recueil de poèmes en hommage aux deux auteurs
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En 2013, le château de Versailles rend hommage à André Le Nôtre, pour le 400e anniversaire de sa naissance. À cette occasion, Beaux Arts éditions consacre un hors-série au célèbre architecte ...
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Par Fabienne Reybaud
Photos Chanel Joaillerie / Archive ChanelChanel dévoile une somptueuse collection de haute joaillerie, Sous le signe du lion, hommage à l'animal fétiche de Gabrielle Chanel et symbole de la cité des Doges.
La marque au double C présente Sous le signe du lion, dans la cité des Doges. Cinquante-huit modèles précieux qui témoignent d'un parti pris cohérent. Et parfaitement abouti.
Revêtue de briquettes sombres, la façade râpeuse de la Scuola Grande della Misericordia, érigée au XVIe siècle dans le Cannaregio, quartier populaire de la cité des Doges, aurait certainement plu à Gabrielle Chanel. D'autant qu'à l'intérieur, le contraste est saisissant. Près d'une soixantaine de lions d'or et de diamants jaillit d'une myriade d'écrins noirs, leur éclat se démultiplie dans des miroirs de Plexiglas, reflets ultra-contemporains des eaux argentées de la lagune... Jusqu'à samedi, à Venise, la griffe de la rue Cambon met magistralement en scène sa collection de haute joaillerie 2013, qui sera présentée à Paris au début du mois de juillet, pendant la Semaine de la haute couture. Un thème sur mesure pour Coco Chanel, qui vit le jour le 19 août 1883, à Saumur. « Je suis une abeille née sous le signe du lion », disait-elle. Sous la métaphore perce la dimension profondément double de cette figure du XXe siècle qui, dans les Années folles, révolutionne non seulement la mode et le parfum mais également la joaillerie française.

Apollinaire voyait en Venise le 'sexe femelle de l'Europe '. Bien plus qu'un décor, bien plus qu'un fantasme, elle a semé le trouble dans l'imaginaire et l'érotique des écrivains comme jamais aucune autre ville. Avec son carnaval et ses jeux de masques, avec ses palais et ses maisons closes, avec l'incarnat de ses églises et le Styx de son Grand Canal, avec les vénus profanes du Titien et les frasques concupiscentes de Casanova, elle se situe aux frontières du réel et du fictif, de l'Éros et de Thanatos.
Le topos même de l'érotisme. De cette mythologie propre à la Cité des Doges, Lucien Clergue a tiré un scénario en images que Marc Lambron a traduit en mots. Ensemble, l'oeil et la voix, ils restituent la vision fugitive de deux femmes, l'une brune, l'autre blonde qui, lors d'une journée de 1979 où le soleil pénétrait brutalement par les fenêtres ouvertes, furent saisies par l'objectif dans toute leur beauté nue, magnétique. Dans ce somptueux palazzo baigné de clair-obscur, elles font fresque.
' Qui sont-elles, sur fond noir, à l'instant du cliché ? Promeneuses solitaires dans Venise, ou bien l'ombre d'une vérité, le mystère d'avoir été là ? 'Le narrateur les questionnent, elles se présentent : Amelia et Laura. Leurs corps offerts comme en un rite inconnu le renvoient à ses souvenirs de femmes rencontrées, désirées, aimées souvent, interdites parfois. Leur présence énigmatique, leurs bouches convoitées, leurs étreintes invoquées, s'adressent à son sang et à son désir.
Apparues puis disparues comme un songe, elles deviennent son secret. L'écrivain signe alors la fable du monde, la ferveur d'un été, avant de s'effacer à son tour.
Figures féminines de l’initiationDans un beau récit autobiographique et dans cinq portraits bibliques, Erri De Luca rend hommage à la femme.