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Catégories : CEUX QUE J'AIME, Poussin Nicolas

Lu entier dans la presse aujourd'hui:Poussin au confessionnal

De Rome à Paris, les facettes de la Contre-Réforme

<i>Le Christ enfant</i> (détail) par Le Bernin.

Le Christ enfant (détail) par Le Bernin. Crédits photo : RMN-Grand Palais (musée du Louvre) / Tony Querrec

En parallèle à l'exposition consacrée à Poussin, Le Louvre se penche sur l'iconophilie de la Rome pontificale et la traduction qu'en a donnée l'École française entre 1580 et 1660.

Contre le protestantisme qui condamne peintures et sculptures religieuses, accusées de susciter l'idolâtrie, le concile de Trente réaffirme l'utilité de l'image. Mais à l'époque de Poussin, la réflexion sur ce que doit être une image sacrée prend des tours multiples. D'autant que dans la Rome pontificale, puis à Paris, les grands chantiers d'églises et de palais se multiplient au point qu'on n'a jamais assisté à un tel foisonnement d'expériences.

Louis Frank, conservateur en chef au département des arts graphiques du Louvre, et Philippe Malgouyres, conservateur en chef au département des objets d'art, détaillent ces années d'intenses fabriques de saintes images, de 1580 à 1660.

Ils ont sélectionné 85 dessins et gravures, des peintures (dont La Mort de la Vierge de Caravage), objets d'art et quelques sculptures. Ils esquissent les options et différences de Caravage, des Carrache, Guido Reni, Bernin, Cortone à Rome ; puis de Vouet, Le Sueur, Philippe de Champaigne et des frères Le Nain à Paris. Ils parlent d'iconophilie triomphale dans la Ville éternelle. Quant à Paris, ils soulignent une esthétique plus en retenue, la cohabitation des catholiques et protestants après la pacification apportée par l'édit de Nantes expliquant cette importante nuance, bientôt caractéristique du style français.

Méditation autour d'un marbre

Il faut voir toutes les beautés présentées. Parmi les plus flamboyantes, qui écrasent celles d'un premier temps de pureté dévote, et en guise de l'indéplaçable et magistrale Transverbération de Thérèse d'Avila, joyau de Santa Maria della Vittoria, les commissaires mettent en valeur un marbre plus modeste du Bernin. Cet Enfant Jésus jouant avec un clou (notre illustration ci-dessus) est d'emblée conscient de sa destinée. Le clou est un des outils de son père adoptif. D'autres, identiques, seront enfoncés dans sa chair lors de sa crucifixion. Bernin a imaginé ce relief qui fut donné en cadeau à la jeune reine de France. Avec cette sculpture, elle pouvait méditer sur les souffrances du Christ et trouver comment accepter les siennes.

La fabrique des saintes images, rome-Paris, 1580-1660, du 2 avril au 29 juin 2015, www.louvre.fr

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Grand Reporter Arts

 

 

 

 

Bon catholique ou secrètement libertin? Croyant ou sceptique? Sous son titre de parangon des peintres du Grand Siècle, qui fut au juste Nicolas Poussin (1594-1665)? Et quelle sincérité peut-on accorder à ses tableaux religieux quand ses autres - presque le moitié de sa production - abondent en bacchanales avec Pan, satyres, déesses nues et autres farandoles de nymphes à haute teneur érotique?

 

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