Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Mon poème érotique inédit sur ce blog:Il voulait

Semaine du 14 ou 20 novembre 2016 - Ascenseur

 
L'histoire commence dans l'ascenseur d'un hôtel, à 21 heures, avec trois personnes.
A vous d'imaginer la suite.

Prose ou vers, comme il vous plaira.
Votre texte devra nous parvenir avant dimanche 20 novembre à minuit, à l'adresse habituelle : impromptuslitteraires[at]gmail.com
 
http://impromptuslitteraires.blogspot.fr/

Il voulait

Il voulait qu’elle aime ses autres femmes

Elle avait essayé d’être lesbienne avec l’une

Et là, il voulait lui faire essayer le triolisme

Avec lui, elle et une autre de ses femmes.

 

Avant lui, déjà, l’homosexualité littéraire

L’intéressait, l’excitait même, dans la pratique

Elle l’avait embrassé, caressé mais sans être

Dans l’état où la mettaient certains livres

 

Avec lui, elle avait développé sa culture artistique

Il l’avait peint et elle avait aimé être son modèle

Habillée, nue et souvent le désir dépassait l’œuvre

Et les entraînait vers des plaisirs plus physiques

 

Dans l’ascenseur qui les menait vers leur chambre

Il les regardait toutes deux avec concupiscence

L’autre femme était une habituée de cette pratique

Elle sentait la pression monter, plus que le désir pour elle

 

Elle convoquait le « Journal » d’Anaïs Nin pour se

Motiver, elle revoyait leurs jeux de plaisirs solitaires

A deux  pour avoir envie d’elle sur lui et lui avec elle

Elle visualisait des gravures érotiques d’Egon Schiele

 

Pour se détendre et se dire que pour sa libido, cette expérience

Etait indispensable, sa culture du plaisir serait incomplète

Sans avoir réalisé ses lectures avec une seule main coupable

Cela ne pouvait qu’être mieux  que Rodin  dans ses meilleures planches

 

Les chiffres augmentaient en même temps que le désir des deux autres

Sa bouche gourmande à elle plongeait déjà  en esprit dans son sexe

Et elle le caressait, lui, d’une autre main,  pressante et experte

Ils attendaient d’elle autre chose qu’un discours sur l’art de la caresse.

 

Elle regarda sa montre, serra son sac où Sade voisinait avec Colette

Elle aimait lire et voir le sexe à deux, trois ou plus, le regard d’un groupe

Même  sur  son intimité ne l’avait pas répugné ; il était vingt et une heure

A l’étage vingt- un, devant la suite vingt et une de cet hôtel de luxe.

 

Elle eut le temps de compter jusqu’à vint et une comme elle le

Faisait le soir pour plonger dans le sommeil, une semblable aventure

Où l’abandon pouvait mener à un orgasme extatique

Leurs mains à eux s’affolaient déjà et leurs regards lubriques

 

La déshabillaient avant même le seuil de la porte

Qui ne s’ouvrait pas assez vite, seuls enfin, deux sexes

Se tournaient vers elle, occupés en même temps l’un à l’autre

Réclamant sa complicité et sa participation, ils  ne  la virent

 

Cependant pas, quitter la chambre  en courant en larmes

L’ascenseur n’arrivant pas assez vite, elle dévala les étages à pied

Pour se retrouver entre regret et soulagement à l’air libre

A tenter d’oublier ce couple  complice et avide d’elle.

 

14 novembre 2016

Pour lire d'autres textes de moi, cf. mes 14 livres en vente par les bannières sur ce blog

 

Lien permanent

Les commentaires sont fermés.