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  • 1 ere du café thé 81 avec :Mes bus

    Mes bus

    Les bus qui nous emmenaient en voyages scolaires

    Pendant ces trajets, j’étais souvent patraque

    Comme quand je monte dans la voiture derrière.

    J’ai découvert ainsi à Douaumont, l’ossuaire

    Ce lieu que tout le monde devrait voir pour prendre

    La démesure des  horreurs de la guerre, ce silence

    Qu’on ne peut briser là-bas, Verdun, l’empreinte

    Des bombes sur le paysage  dans ce coin de France

    Un bus m’a aussi emmené sur les traces de Jeanne

    D’Arc  à Domrémy où est née la pucelle.

    On nous évoquait en histoire les grandes figures

    De notre pays qui avait fait la France grande.

    Nous étions ainsi fiers d’être français et non coupables.

    Le bus qui m’a emmené à Paris toujours avec l’école

    Nous étions montés sur la Tour Eiffel, prendre

    Notre repas, éblouis par notre chance de voir la capitale.

    J’étais gamine, enthousiaste et beaucoup étaient de même

    Là où je vois aujourd’hui de visages blasés et ternes.

    Un bus à Paris alors que le métro était en longue grève

    La longue avenue de la Nation à pied tout de même

    Avec le vendredi les lourds bagages pour rentrer en province.

    Le bus, avec beaucoup d’arrêts, pour aller d’une province à l’autre

    Le bus pour aller en cours de droit et retrouver mon abri d’étudiante

    Le bus pour aller au travail, donner mon sang au centre

    De transfusion, le bus pour retrouver un amoureux, une copine.

    Près de la vitre du bus, je regarde le paysage qui défile

    Les arrêts qui rallongent le voyage, comme des gares de campagne.

    J’ai gardé ce côté « patraque » dans le bus qui m’empêche de lire

    Comme je le fais en train alors j’écoute le vacarme, l’intime

    Qui s’étale par les portables, j’écoute la radio et je revois

    Les alentours de Lille lorsque je me rendais à la bibliothèque

    Universitaire, les contours de St Etienne en venant de la campagne

    Où je travaillais. Le bus qui me remonte chez moi sur la colline,

    Qui souffre à grimper mais moins que moi tout de même.

     

    6 décembre 2016

    Pour lire d'autres textes de moi, cf. mes 14 livres en vente par les bannières sur ce blog

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