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Catégories : CE QUE J'AIME/QUI M'INTERESSE, L'art, La presse

Plus que 5 jours pour aller visiter la Biennale !

Affiche de la Biennale 2021

MARCHÉ DE L'ART

 
 

Un rare Willem de Kooning chez Tajan

 

Alors que le musée de l’Orangerie explore cet automne dans une importante exposition l’influence de Chaïm Soutine (1893-1943) sur Willem de Kooning (1904-1997), la maison de ventes Tajan propose, dans sa vacation d’art contemporain de demain, une œuvre singulière du hérault de l’expressionnisme abstrait américain datée de 1947-1948, Untitled (Man and Woman) (lot n° 12).

 

Interposant un mannequin fantomatique entre une figure masculine vêtue d’une ample veste en tweed et une femme blonde au regard menaçant, ce tableau marque la transition entre la précédente série des Women du début des années 1940, représentant des femmes assises dans des poses ingresques, et celle plus violente, dérivée du cubisme et du surréalisme, débutée à la fin de la décennie. Cette huile sur papier est l’une des rares œuvres de l'artiste à représenter un couple, une iconographie qu’il abandonne par la suite pour concentrer ses recherches entre figuration et abstraction sur le seul corps féminin, dont la célèbre Woman I conservée au MoMA constitue sans doute le point d’orgue. E.M.
Vente Espace Tajan, 37 rue des Mathurins, 75008 Paris, le 1er décembre 2021 à 19h. Pour consulter les lots et enchérir, c’est par ici.

 
 

Willem de Kooning, Untitled (Man and Woman), vers 1947-1948. Huile, graphite et fusain sur papier monté sur panneau, 54,5 x 42,5 cm. Estimation sur demande. © The Willem de Kooning Foundation / Adagp, Paris 2021 / Tajan

 
 
 

ART CONTEMPORAIN

 
 
 

Daniel Buren, Point de vue ascendant, travail in situ, octobre 2021. Dijon, hôtel de la Thoison, Banque de France.

Photo Bruce Aufrere / TiltShift © Daniel Buren / Adagp, Paris 2021

 
 

Une œuvre de Daniel Buren à Dijon… pour un an !
Répétition d’un motif géométrique, effet visuel produit par l’alternance des couleurs : que manque-t-il au traditionnel toit bourguignon en tuiles vernissées pour être une œuvre de Daniel Buren ? En fait, plus qu’il n’y paraît, comme en témoigne le travail in situ qu’il vient de réaliser dans le jardin du siège régional de la Banque de France, en plein cœur de Dijon, à l’invitation de l’association dijonnaise Interface. L’artiste, qui a abandonné le travail en atelier depuis la fin des années 1960 pour créer des œuvres en extérieur, reconnaît lui-même le paradoxe (et l’intérêt) du travail in situ : « A priori tout est donné. Après, on peut transformer ». La structure qu’il a imaginée prend son appui (visuel) sur le toit coloré de l’hôtel particulier du XVIIe siècle. Depuis la rue des Godrans, derrière la grille qui sépare le passant du jardin (prémisse et contrainte, cet éloignement s’intègre à l’œuvre), un long cône visuel vient contredire la perspective à point de fuite : l’impression numérique recouvre une plateforme surélevée qui s’étend sur 35 m de long avant de prendre brusquement la verticale et de se raccorder, par ses motifs, à ceux de la toiture. Ce « raccord parfait », calé sur la focale du regard, révèle un rapport d’échelle jusqu’alors inaperçu ainsi que la profondeur du jardin qui, résume Frédéric Buisson d’Interface, « donne l’impression de se redresser ». Inaugurée le 26 novembre, Point de vue ascendant, comme la plupart des œuvres de l’artiste conçues pour un lieu, ne durera qu’un an, avant d’être détruite. Après, il faudra se contenter du souvenir, qui pourrait bien finalement avoir changé les lieux. A.F.

 
 
 

À VOS AGENDAS !

 
 

Plus que 5 jours pour aller visiter la Biennale

 

Très à son aise dans l’écrin du Grand Palais éphémère, avec une vue imprenable sur la tour Eiffel, la Biennale 2021 a atteint sa vitesse de croisière. Dans une ambiance chic et sobre, quelque 70 stands, dans des tonalités à dominante gris et beige, bordent des allées spacieuses jalonnées de sculptures monumentales prêtées par divers musées et galeries. Cette année, plusieurs institutions ont été conviées : le musée de Flandre, le Mobilier National, les ateliers d’art, moulages et chalcographie de la RMN-Grand Palais, la Fondation Dina Vierny – musée Maillol ou encore la Manufacture de Sèvres, dont les stands se déploient au milieu de ceux des marchands. Vous avez jusqu’au dimanche 5 décembre 17h pour aller découvrir cette 32e édition du salon avec une nocturne jusqu’à 22 h le jeudi 2. L'Objet d'Art est partenaire de l'événement. N.d’A.

Renseignements et informations pratiques ici.

 
 

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LA RÉDACTION VOUS RECOMMANDE

 
 
 

Extrait de « Carnets d’inventions » © Lapin

 
 

La collection du CNAM croquée par Lapin
Se promener dans les collections du musée des Arts et Métiers, c’est explorer deux siècles d’inventions dans les domaines de l’aéronautique, des transports, des énergies, de la construction… Un parcours à la découverte de pépites technologiques qu’a emprunté Lapin, illustrateur français féru de voyages, auteur depuis des années de nombreux carnets de croquis réalisés in situ aux quatre coins du monde. L’exposition « Carnets d’inventions », qui ouvre cette semaine et que l’on pourra voir jusqu’au 8 mai 2022, propose de suivre la promenade dessinée qu’il a entreprise au musée des Arts et Métiers au cours d’une résidence et de redécouvrir sous son crayon des objets emblématiques de ses collections, du cinématographe Lumière à l’avion n°3 de Clément Ader, en passant par des choix plus subjectifs de l’artiste, comme la machine à écrire Olivetti Valentine. Une visite qui n’intéressera pas seulement les enfants, mais aussi tous ceux qui se passionnent pour ce patrimoine. À noter également dans vos agendas : l’atelier « Les fabricateurs » qui se tiendra du 21 au 24 décembre, qui propose aux enfants de plus de 7 ans de réaliser une carte de vœux d’inventions avec Lapin. L.C.

Plus d'informations ici.

 
 
 
 

Vue de l’exposition. © Espace gallo-romain d’Ath (Belgique)

 
 

L’Âge de bière
Quelques poignées de céréales transformées en malt, de l’eau, de la levure, du houblon et des aromates : la recette, aux mille variantes de couleurs et de saveurs, est connue de tous mais d’où vient-elle ? L’Espace gallo-romain d’Ath, en Belgique, remonte le temps et nous transporte en Mésopotamie, où le sikar ou sikaru (que l’on peut traduire littéralement par « pain liquide ») est associé aux rites religieux. En Égypte, cette boisson fermentée se nomme heneket (« liquide alcoolisé »). Les Gaulois y ajoutent de la sauge, du fenouil, du miel, du cumin ou de l’écorce de saule. Mais leur fameuse cervoise – du nom de la déesse Cérès – est vite supplantée par le vin romain. La tradition n’est cependant pas perdue, entretenue par les migrations des peuples germaniques, plus grands consommateurs de bière que de vin. À partir du Moyen Âge, l’activité brassicole se déploie dans les villes et les abbayes du Nord (notamment les abbayes trappistes). Un succès qui ne s’est jamais démenti depuis ! S.D.-G.
À voir jusqu’au 11 septembre 2022.

 
 
 
 

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Cette newsletter a été élaborée par la rédaction de L'Objet d'Art, avec la participation des rédactions de Dossier de l'Art, Art & Métiers du Livre et Art de l'Enluminure.

Ont collaboré : Nathalie d'Alincourt, Laurence Caillaud, Stéphanie Durand-Gallet,

Armelle Fayol, Florie Lafond-Cornette et Enzo Menuge.

 
 
 

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