Chez Degann (née en 1989), l’étude des drapés se concentre sur un motif récurrent : celui des lits défaits. Les grands draps blancs ou rayés, travaillés exclusivement à l’encre de Chine et dans une veine hyperréaliste, sont une ouverture vers le monde intérieur des songes et de l’inconscient : « Il porte les traces du repos, des rêves, de l’intimité ou de l’érotisme, mais ce qui m’attire surtout, c’est ce qui subsiste après : une empreinte invisible, une tension silencieuse » déclare l’artiste. Là encore, l’ambivalence règne : entre songe et matière, absence et persistance.