Recueil de poèmes en hommage aux deux auteurs
Mon texte inédit sur ce blog: Ca ne sert à rien pour le JEU 119 : "Légende familiale" - La Licorne
Proposition 319 – Légendes silencieuses
Pour cette proposition, je vous propose de travailler sur les légendes. Pas n’importe laquelle : une histoire qui aurait survécu dans un tiroir, au fond d’une maison trop vieille, dans la mémoire d’un village ou dans la poche d’un manteau oublié. Choisissez un objet ancien qui aurait traversé des mains, des années, des silences. Puis inventez ce qu’on raconte à son sujet (que dit-on de cet objet, pourquoi certaines personnes refusent-elles d’y toucher, que provoque-t-il chez ceux qui le possèdent et surtout : quelle part de la légende est vraie ?). N’écrivez pas seulement l’histoire d’un objet. Écrivez ce qu’il continue de remuer chez les vivants.
Contraintes :
- Ne pas commencer par « Il était une fois »
- Ne jamais expliquer totalement l’origine de l’objet
- Intégrer au moins une phrase transmise oralement (“Ne le garde jamais près du lit”, “On disait qu’il choisissait son propriétaire”, etc.)
- Utiliser les cinq sens
- L’objet doit modifier quelque chose (une relation, un souvenir, un comportement, une peur, un destin, etc.).
- Retranscrire votre histoire comme quelqu’un qui l’aurait entendue plusieurs fois, sous différentes formes.
- S’appuyer sur le réel (le fantastique fonctionne mieux quand tout le reste semble crédible). Pour rappel, une légende se réfère toujours à des éléments connus tels des lieux, des individus, des occupations courantes et des temps historiques. C'est d'ailleurs grâce à ces éléments que le conteur tente de convaincre son public de la véracité de ce qu'il raconte. À ces éléments réels en sont joints d'autres plus mystérieux.
https://ecriturecreative.fr/2026/05/propositions-319-320-juin-2026.html
Ca ne sert à rien
Né avec cette idée que non seulement ça ne servait à rien mais que ça favorisait aussi les inégalités sociales, il était un pompier zélé car il trouvait aussi que ça sentait le vieux, que c'était moche, qu'y toucher donnait de l'urticaire
Alors pourquoi la propriétaire de cette modeste maison les avait -elle mis dans sa bouche comme si c'était bon pour elle qui ne voulait pas quitter cet endroit où elle avait réussi à cacher ces objets interdits ? Le bruit des flammes qu'il aimait tant était masqué par les rires de la femme comme si le feu n'allait pas emporter son esprit
Avant de quitter ce lieu maudit, il ramassa un de ces objets intacts qu'il ramena chez lui
Sa femme parlait avec Baudelaire son aminoide alors que Nerval, leur robot à tout faire préparait le repas du midi après avoir fait le ménage de la maison que cette femme (qu'il avait rencontrée lors de sa formation) ne voulait plus quitter car elle y avait tout ce dont elle pouvait avoir besoin ou parfois envie : une conversation, des images, des sons, des aliments et des odeurs que l'Intelligence Artificielle lui fournissait sans qu'elle ait besoin de rien avoir à demander
Pourquoi sortirait-elle d'ailleurs ? Il n'avait plus que des centres de données ou des entrepôts de denrées qui venaient de pays où on travaillait encore la terre
Tout ceux qui n'étaient pas aptes à être pompiers livraient les femmes qui restaient à la maison et gardaient leurs enfants puisqu'ils n' y avait plus d'école
Dans les faits, tous ceux qui ne travaillaient passaient leu temps devant des écrans où se succédaient les bonnes nouvelles(le conflit et la guerre n'existaient plus officiellement), des photos mignonnes, des vidéos drôles, le beau temps(la climatisation presque générale lissait les caprices de la météo)
Hugo, l'IA g énéralisée occupait le temps
Personne ne se demandait pourquoi les machines de leur vie portaient ces noms qui venaient d'un temps que les moins de 60 ans ne peuvent pas connaître
L'objet dérobé par le papier portait le nom de Ray Bradbury et il fut surpris d'y trouver l'histoire d'un pompier dont le présent ressemblait au sien mais qui parlait d'un passé qu'il n'avait pas connu : avant les librairies fermées, les bibliothèques incendiées par ses collègues, les écoles occupées par des datacenters