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artpress │ septembre 2026

L'art , comme tout ce que j'aime, inspire ce que j'écris, comme "Paysages nervaliens" à acheter ici

 

Le n° 546, septembre, vient de paraître.

 

Sous une couverture où transparaît dans un écran rouge le beau visage de Léa Seydoux, un numéro de rentrée haut en couleurs…

 

Penser la couleur est le titre de notre dossier et celui du livre (éditions Gallimard) de Georges Roque, philosophe et historien d’art, que Romain Mathieu interroge dans le cadre de notre Grande Interview. Sous-titre de l’ouvrage : Significations, méthodes, analyses. Alors que la pratique de la peinture occupe à nouveau le devant de la scène, rappeler l’histoire de la couleur et des théories qui ont été produites à son sujet paraît plus que jamais utile. Parole est aussi donnée aux peintres : Stéphane Bordarier dont l’œuvre est actuellement présentée au Musée d’art moderne de Paris (jusqu’au 4 janvier), et Marine Wallon qui expose au Musée Estrine de Saint-Rémy-de-Provence (jusqu’au 20 septembre).

 

Marion Bataillard est aussi peintre de la couleur. Connue pour ses compositions montrant des corps dans l’univers urbain, elle a toutefois choisi d’aller se mettre au vert et vit désormais en Ardèche où elle a créé une école de peinture et expose à Aponia au Monastier-sur-Gazeille (jusqu’au 13 septembre).

 

On restera dans la région pour visiter la 18e Biennale de Lyon qui ouvre le 19 septembre (jusqu’au 13 décembre). Sa commissaire, l’Australienne Catherine Nichols, répond aux questions de Thibaut de Ruyter à propos de son thème, Passer d’un rêve à l’autre. Elle interroge le lien entre politique et économie, en passant par Fluxus et Robert Filliou… Et l’on s’intéressera aux deux Frac de la région Auvergne- Rhône-Alpes, Villeurbanne et Clermont-Ferrand, engagés dans une période de renouvellement dynamique.

 

L’Inconnue, film d’Arthur Harari présenté à Cannes, a enthousiasmé Jean-Jacques Manzanera. On y glisse du quotidien au fantastique comme ses personnages, interprétés par Léa Seydoux et Niels Schneider, glissent d’un corps à l’autre.

 

La couleur encore : il est encore temps d’aller à Varèse en Italie (jusqu’au 7 janvier 2027), visiter l’exposition Albers. Et l’été se prolonge à Bonifacio pour l’édition de la 3e Biennale (jusqu’au 5 novembre), comme à Porquerolles pour profiter de Sea, Pop & Sun à la Fondation Carmignac (jusqu’au 1er novembre).

À noter l’Œuvre-clé choisie ce mois-ci par Anne Bertrandle Chien errant de Daido Moriyama, qui ne peut pas ne pas vous émouvoir, et le retour d’une chronique consacrée aux arts de la scène sous la signature d’Emmanuel Daydé.

 

Paul Claudel ouvre les pages livres. On connaissait le poète, le dramaturge, et le diplomate. On découvre "l’économiste" à l’occasion de la parution de deux ouvrages, Œuvres prophétiques (Les Belles Lettres) et la Scène est le monde : questions sociales (La Onzième Heure). Les éditions Encre Marine rééditent un ouvrage-clé du grand phénoménologue Henri MaldineyOuvrir le rien, l’art nu.

Rien à voir, nouveau roman de Gaëlle Obiégly (Verticales), interroge les contours de l’art contemporain, et Thomas Clerc, invité à plonger dans les archives de l’IMEC, trouve de quoi y présenter une exposition intitulée Autoportrait (jusqu’au 29 novembre). Richard Millet publie un essai, l’Écrivain français, tombeau (Les Provinciales). Un éloge sans nostalgie des "démiurges de la langue française".

 

 



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