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La culture - Page 5

  • Catégories : La culture

    Une histoire jamais close

    Quelques chants de L'Énéide dans un manuscrit du XIIe siècle. La lumière du printemps sur les tombes du cimetière juif de Worms. Un hadith sur un parchemin enluminé du XVIIIe siècle. Le plus vieux manuscrit existant de l'Évangile de Jean. Des traces. Des éclats de ce qui fut jeté au creuset de l'Europe, venant de l'Espagne musulmane, de Jérusalem, des communautés juives de Mantoue ou de Prague, de l'Égypte antique, des cloîtres cisterciens ou des bibliothèques de l'Italie renaissante. Orient -Occident ressemble à un cabinet de curiosités, qui ne contiendrait que des joyaux rassemblés par une âme un peu borgésienne désirant avoir sous les yeux le matériel immatériel d'une civilisation. Car chaque objet a une voix et dit quelque chose, qu'interprète en vis-à-vis la parole claire et riche des plus grands spécialistes. En noir et blanc, la couleur des idées et des aspirations spirituelles. L'Europe n'est pas que cela, mais vient aussi de là.

    Plutôt que l'image pétrifiée d'une identité, l'entrelacement vivace des racines. Une quadruple racine spirituelle, si l'on en croit la division du livre : antiquité, judaïsme, christianisme, islam. Mais cette division est trompeuse, si on la tient pour une simple juxtaposition : pas seulement diversité, mais intrication et mouvement, conflits et influences réciproques, chemins savants ou brûlants de l'un à l'autre. Une circulation qui aura déterminé les coordonnées d'un espace intellectuel, esthétique et spirituel, mais surtout le principe vital d'une histoire jamais close.

    «ORIENT-OCCIDENT -RACINES SPIRITUELLES DE L'EUROPE» de Frédéric Möri, Éd. du Cerf- Fondation Bodmer, 544 p., 99 €.

    http://www.lefigaro.fr/livres/2009/12/17/03005-20091217ARTFIG00487-une-histoire-jamais-close-.php

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    ORIGINE ET HISTOIRE DES ÉTRENNES DU NOUVEL AN

    tatius.gifD'après « Lettre de Jacob Spon à Stoffel » paru en 1674
    et « Le Mercure » de juillet et décembre 1735)

    En parlant des étrennes, on ne peut se dispenser de remonter, non pas aux Grecs, mais du moins aux Romains, inventeurs de cet usage. Le premier endroit de l'histoire romaine nous apprenant cette coutume est de Symmachus, auteur ancien, qui nous rapporte qu'elle fut introduite sous l'autorité du roi Tatius Sabinus, qui reçut le premier la verbène (verveine) du bois sacré de la déesse Strénia, pour le bon augure de la nouvelle année ; soit qu'ils s'imaginassent quelque chose de divin dans la verbène, soit qu'ils faisaient allusion au nom de cette déesse Strénia, dans le bois de laquelle ils prenaient la verbène, avec le mot de strenuus, qui signifie vaillant et généreux : aussi


    Tatius, roi des Sabins

    le mot strena, qui signifie étrenne, se trouve quelquefois écrit strenua chez les Anciens, pour témoigner que c'était proprement aux personnes de valeur et de mérite qu'était destiné ce présent, et à ceux dont l'esprit tout divin promettait plus par la vigilance que par l'instinct d'un heureux augure.

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    Les étrennes

    En Occident, l'usage des étrennes remonte au moins à l'Antiquité classique. Le nom même vient, dit-on, d'un bois consacré à la déesse Strenia ou Strena (Religion romaine), dans lequel, sous les premiers rois de Rome, il était d'usage de couper des rameaux de verveine que l'on envoyait aux magistrats, comme marque de déférence, dans certaines circonstances particulières, et notamment en signe de bon augure (Divination), au commencement de chaque nouvelle année. Avec le temps, les présents perdirent cette première simplicité et on en vint à offrir des objets de plus ou moins de valeur, en les accompagnant de témoignages d'amitié et de voeux de bonheur et de prospérité.

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    Le nombre 12

    gersal.pngDes signes du Zodiaque à la suite de Fibonacci…

    Les 12 travaux d’Hercule, les 12 apôtres, les 12 tribus d’Israël, les 12 mois de l’année, les 12 signes du zodiaque, les 12 coups de minuit … une douzaine…

    12 est un nombre hautement symbolique, historiquement il a été utilisé par de nombreux peuples dans des domaines très divers.
    En mathématique, on parle du système duodécimal. Le 12 à la particularité d’avoir de nombreux diviseurs propres et entiers : 1, 2, 3, 4 et 6.
    Les civilisations l’adoptent comme unité de mesure : sous les mérovingiens un sou d’or valait 12 deniers d’argent, au Moyen Age on utilise le douzain. La douzaine est une unité de vente de nombreux produits de consommation : une douzaine d’œufs, une douzaine d’huitres… Certaines populations (Moyen-Orient, principalement) se servent d’un système de comptage en comptant les phalangettes de la main en omettant celles du pouce (qui est utilisé pour compter les phalangettes des autres doigts). Ce qui donne bien le chiffre douze base de cette numération.
    Le 12 organise également notre espace temps : les 12 mois de l’année, les 12 heures de l’horloge, les 12 signes du zodiaque…
    Dans les religions monothéistes, le 12 est très symbolique : la tradition juive et l’Ancien Testament dans la Bible parle des douze tribus d’Israël. Le Nouveau Testament décrit douze apôtres de Jésus-Christ.
    Le 12 symbolise la communauté parfaite : les 12 dieux de l’Olympe, les chevaliers de la Table Ronde étaient 12, il fallait 12 moines pour ouvrir un monastère.
    Le 12 est souvent attribué au fonctionnement du monde, il symbolise ce qui est achevé, la plénitude de ce qui forme un tout.

    Revoir la vidéo Télématin:

    http://telematin.france2.fr/?page=chronique&id_article=11510

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    CLOTURE DE LA SAISON CULTURELLE EUROPÉENNE

    Affiche%20de%20la%20Saison%20culturelle%20Europ%C3%A9enne_Th_2.jpgLe 31 décembre s'achèvera la Saison culturelle européenne qui a mis à l'honneur les cultures des vingt-sept États membres de l’Union européenne pour la première fois aux six coins de l’Hexagone, sur ses diagonales et au-delà...
    Découvrez ci-dessous une sélection de quelques projets accompagnant la clôture de cette saison.

     

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    J'ai parcouru: Revue Septentrion

    304414110.jpgL

    Septentrion (fondé en 1972)

    "Enrichissons-nous de nos mutuelles différences" (Paul Valéry)
    Revue s'adressant aux francophones et traitant des arts, des lettres et de la culture en Flandre et aux Pays-Bas. Septentrion porte en outre un intérêt particulier aux interactions entre la culture française et la culture de Flandre et des Pays-Bas
     
     http://revueseptentrion.blogspot.com/

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    La grammaire traditionnelle est de retour

    710853f7a7154721f2e69a8de4b91da0.jpgAude Sérès
    14/02/2008 | Mise à jour : 21:57 |

    Certains enseignants ont fait de la résistance à la dernière réforme de 1995, utilisant en classe des terminologies classiques. Crédits photo : Nicolas TAVERNIER/REA

    Les «connecteurs temporels et spatiaux» ou les «déterminants» vont céder leur place aux bons vieux «sujet, verbe, complément». L'apprentissage devra être rigoureux et non plus au fil des textes.

    Fini le jargon grammatical ! Les nombreux parents qui ont transpiré sur les explications grammaticales de leurs enfants seront rassurés. Les nouveaux programmes de l'école primaire, qu'évoquera aujourd'hui Nicolas Sarkozy en déplacement à Périgueux, seront détaillés dès la semaine prochaine par Xavier Darcos dans un document de 24 pages. C'est un changement radical dans l'apprentissage de la grammaire qui s'annonce.

    Une piste déjà recommandée par le linguiste Alain Bentolila et l'écrivain Erik Orsenna dans leur «rapport de mission sur l'enseignement de la grammaire» remis en novembre 2006 à Gilles de Robien, le précédent ministre de l'Éducation nationale.

    En 1995, à la suite d'une rénovation de l'enseignement de la grammaire, des termes barbares sont entrés dans les programmes et manuels scolaires : des «connecteurs temporels et spatiaux» au «groupe nominal» en passant par le «complément d'objet second» ou le «déterminant». «Les linguistes ont cherché à se démarquer de la grammaire traditionnelle», explique Alain Bentolila. Pour mieux enfoncer le clou, la matière a été rebaptisée «organisation réfléchie de la langue».

    Cependant, certains enseignants ont fait de la résistance, utilisant en classe des terminologies plus classiques. Et les valeurs sûres, telles que le Bled et le Bescherelle, restent de grands succès de librairie.

    Les parents applaudissent

     

    Depuis la rentrée 2007, la matière a déjà été rebaptisée «étude de la langue-grammaire». Et, désormais, les terminologies devraient redevenir plus traditionnelles. En clair, sera mis à l'honneur, le classique trio «sujet, verbe, complément». Parallèlement, les termes abscons devraient disparaître des manuels.

    D'ores et déjà les parents applaudissent. «Pourquoi utiliser des mots compliqués sur des apprentissages fondamentaux ? Il faut avoir des mots simples», explique Anne Kerkhove, présidente de la fédération de parents d'élèves PEEP. «Et peu importe si nous sommes taxés de passéistes…», souligne-t-on au gouvernement.

    Reste que le débat sur la terminologie grammaticale n'est pas nouveau. L'universitaire Éric Pellet rappelle que «lorsqu'au début du XXe siècle F. Brunot a introduit le terme de “complément d'objet” dans les programmes, il s'en est trouvé beaucoup pour dénoncer cette nouveauté scandaleuse, et pour estimer bien suffisant le terme “accusatif” que l'on avait “toujours employé”, ou même celui de “régime”, utilisé à l'époque par les grammairiens moins conservateurs…»

    Les nouveaux programmes devraient comporter une autre réforme fondamentale pour les élèves. Celle-ci concerne les modalités d'enseignement de la grammaire. En effet, les instructions de 1996-1997 recommandaient un traitement ponctuel des questions de grammaire à l'occasion de l'étude des textes, en excluant un cours spécifiquement grammatical. «Actuellement, on explique les règles de grammaire au fur et à mesure des éléments rencontrés dans les textes, ce qui peut entraîner des confusions pour les élèves», explique Alain Bentolila.

    Dans les dernières instructions concernant la mise en œuvre du cycle commun de connaissance et de compétences voulu par François Fillon lors de son passage à l'Éducation nationale, les nouveaux programmes datant de 2007 préconisaient déjà un enseignement de 20 à 30 minutes portant sur des questions précises. Cette démarche devrait être systématisée dès l'année prochaine. Il s'agira désormais non plus d'enseigner la grammaire au fil des textes, mais de manière rigoureuse et progressive. Sans garantie de rendre la matière moins rébarbative.

    http://www.lefigaro.fr/actualites/2008/02/15/01001-20080215ARTFIG00010-la-grammaire-traditionnelle-est-de-retour.php

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    La lecture : agents, pratiques, usages et discours

    Evénement

    Information publiée le lundi 28 janvier 2008 par Alexandre Gefen) (source : Laure Miranda et Nicholas Giguère)

    Du 29 février 2008 au 29 février 2008, Carrefour de l'Information - Université de Sherbrooke (Une journée)

     

    3e colloque étudiant du Groupe de recherche sur l'édition littéraire au Québec

     

    Vendredi 29 février 2008

    Agora du Carrefour de l’information

    Pavillon Georges Cabana (B1-B2)

    (Bibliothèque des sciences humaines)

    Université de Sherbrooke

     

    Le 29 février prochain se tiendra, à l’Agora du Carrefour de l’information de l’Université de Sherbrooke, le 3e colloque étudiant du Groupe de recherche sur l’édition littéraire au Québec intitulé « La lecture : agents, pratiques, usages et discours ».

     

    Des étudiant(e)s de 2e et 3e cycle affilié(e)s à des universités québécoises et européennes feront état de leurs travaux en histoire du livre et de la lecture. Jean-Yves Mollier, professeur d’histoire contemporaine et ancien directeur du Centre d’histoire culturelle des sociétés contemporaines à l'Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines, prononcera la conférence de clôture. Il se penchera sur l’avenir de la lecture et des bibliothèques publiques alors que l’usage des ordinateurs et la numérisation changent désormais le rapport aux livres et à la lecture.


    Le programme est disponible à l'adresse suivante : www.usherbrooke.ca/grelq/act_recherche/colloques/


    Responsable : Laure Miranda et Nicholas Giguère

    Url de référence :
    http://www.usherbrooke.ca/grelq

    Adresse : Groupe de recherche sur l'édition littéraire au Québec Université de Sherbrooke Faculté des lettres et sciences humaines 2500, boulevard de l'Université Sherbrooke, Québec J1K 2R1
    http://www.fabula.org/actualites/article22135.php
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    Citation

    "Celui pour qui le présent est la seule chose actuelle ignore tout de l'époque dans laquelle il vit." Oscar Wilde ("Aphorisme", éd. Arléa)

    Source: Télérama.fr

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    Les Aborigènes à l'honneur au Parlement australien

    J.C. (lefigaro.fr) avec AFP et AP
    12/02/2008 | Mise à jour : 09:54 |
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    EN IMAGES Pour s'excuser officiellement auprès de cette communauté méprisée, le Parlement australien a ouvert mardi sa session par une cérémonie traditionnelle aborigène. Historique.

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    <br>Une vieille femme de la tribu de Ngambri tribe, propriétaire coutumier du terrain sur lequel est construit le bâtiment du Parlement, a mené cette cérémonie de «bienvenue au pays» au cours de laquelle «un bâton message», présent traditionnel, a été remis au premier ministre travailliste, Kevin Rudd.

    Une vieille femme de la tribu de Ngambri tribe, propriétaire coutumier du terrain sur lequel est construit le bâtiment du Parlement, a mené cette cérémonie de «bienvenue au pays» au cours de laquelle «un bâton message», présent traditionnel, a été remis au premier ministre travailliste, Kevin Rudd. (Graham/AP)

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    L'Académie française en quête d'immortels

    c42ba3f45ae36d0830794cea7c7f7c9f.jpgMohammed Aïssaoui
    05/02/2008 | Mise à jour : 22:48

    ILS EN RÊVENT. Après une grande carrière politique, Edouard Balladur (à gauche) se verrait volontiers siéger sous la Coupole. Gonzague Saint Bris (au centre), qui a déjà subi une défaite, se représente jeudi. AminMaalouf aurait voulu représenter la francophonie au sein de l'Académie, mais en signant un manifeste pour un «acte de décès de la francophonie», il a perdu ses soutiens. (Photos : P. Delort/Le Figaro, Sipa et P.Matsas/Opale)

    Six sièges sont à pourvoir, dont deux jeudi. L'occasion de donner un nouveau visage à l'institution. Avec plus d'écrivains, de jeunes, et de femmes ?

    On a rarement vu cela : jeudi, il y aura une double élection à l'Académie française, et le mois prochain, encore un nouveau vote. Deux fauteuils sont à pourvoir ce 7 février : ceux d'Henri Troyat et de Bertrand Poirot-Delpech. La prestigieuse institution n'a jamais autant été décimée. Aujourd'hui, trente-quatre sièges sont occupés sur les quarante (trente-trois si l'on tient compte du cas Robbe-Grillet : élu, jamais reçu). C'est que depuis l'an 2000, dix-sept immortels sont décédés ; l'année 2007 ayant été particulièrement brutale avec la disparition de six académiciens. Leurs remplacements offrent à l'Académie, créée en 1635, la possibilité de se donner un nouveau visage. Hélène Carrère d'Encausse œuvre dans cette direction. Comment ? Trois questions se posent.

    Faut-il renforcer le poids des ­littéraires ? Certains des 34 membres les écrivains en tête aimeraient voir un peu plus d'hommes de lettres. Dans les coulisses, on s'agite : Patrick Modiano a déjà refusé. Sous prétexte que Le ­Clézio n'a pas dit non de façon définitive, les académiciens ne désespèrent pas de le voir un jour. Pascal Quignard et François Taillandier ont été plus ou moins sollicités. Patrick Rambaud aurait toutes ses chances. Il faut savoir également que les prix littéraires décernés par l'Académie française jouent un rôle d'indicateur. ­Hélène Carrère d'Encausse n'a-t-elle pas affirmé que cette récompense n'est jamais accordée par hasard ? Si on veut bien la croire, il ne serait donc pas étonnant de voir siéger Vassilis Alexakis, François Taillandier, Patrick Rambaud, Paule Constant… Tous sont lauréats du grand prix du roman. De son côté, Alain Decaux aime à rappeler que le rôle de l'Académie est, aussi, de bâtir un dictionnaire : «Je reste un traditionnel, et fidèle à l'esprit du cardinal : il faut qu'il y ait des représentants de toute la société.» Selon lui, ce qu'il manque aujourd'hui, c'est un ecclésiastique et un homme de cinéma. André Téchiné avait déjà postulé. On parle de Pascal ­Thomas. Tous doivent participer à l'immense chantier du dictionnaire. Avec Valéry Giscard d'Estaing, l'historien aimerait bien mettre sur place une «commission grammaire». Avis aux amateurs.

    Quelles femmes séduire ? Marguerite Yourcenar, première femme élue à l'Académie française en 1980, résumait parfaitement l'atmosphère au sein de la Coupole : «une bande de vieux galopins se réunissant tous les jeudis pour plaisanter ensemble». N'empêche que la bande en question souhaiterait plaisanter avec un peu plus de femmes. Depuis Yourcenar, seules Florence Delay, Jacqueline de Romilly, Assia Djebar et Hélène Carrère d'Encausse ont trouvé place, cette dernière assurant le poste influent de secrétaire perpétuel depuis 1999. Jeudi, ­Dominique Bona, qui postule au fauteuil d'Henri Troyat, a toutes ses chances. À l'avenir, pourquoi Mona Ozouf, Marie Nimier, Paule Constant ou Diane de Margerie ne seraient-elles pas admises à un fauteuil ? Leurs noms ont été évoqués. Un autre nom circule avec insistance : celui de Simone Veil. Le parcours, la stature de la ­femme d'État, sa notoriété plaident pour elle ; certains trouvent qu'il aurait fallu l'accueillir plus tôt. Acceptera-t-elle de se porter candidate ?

    Doit-on «recruter» davantage de jeunes ? Le débat sur l'âge qui a cours à l'académie Goncourt va-t-il toucher l'Académie française ? Pour le moment, la question ne se pose pas. Après tout, Edmond Rostand n'a-t-il pas été élu à 33 ans, et, plus près de nous, Jean d'Ormesson a été reçu à 48 ans. «L'âge n'a pas tellement d'importance… , estime Erik Orsenna (61 ans en mars), mais ce serait bien que je ne sois plus le plus jeune académicien. Ce que je suis depuis mon élection en 1998.» L'âge ne sera jamais un facteur décisif sous la Coupole, il n'en demeure pas moins que les immortels lorgnent vers de fringants cinquantenaires…

    http://www.lefigaro.fr/culture/2008/02/06/03004-20080206ARTFIG00008-l-academie-francaise-en-quete-d-immortels.php

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    P. Picq et alii, La plus belle histoire du langage

    La Plus Belle Histoire du langage

    Auteur Pascal Picq, Laurent Sagart, Ghislaine Dehaene, Cécile Lestienne Paru le 10/01/2008 Editeur SEUIL

    Il nous est indispensable pour organiser nos pensées, partager nos idées, communiquer, aimer, rêver peut-être. Le langage est assurément le propre de l’homme, une aptitude si naturelle que nous en oublions combien elle est exceptionnelle. Chaque être humain naît apte à parler, mais il lui faut pourtant apprendre à le faire. Quel bricolage de l’évolution a conduit, un jour, dans la nuit des temps, à l’apparition du langage ? Comment s’exprimaient nos ancêtres ? Y avait-il autrefois une langue unique, universelle ? Pourquoi les langues se sont-elles ensuite diversifiées sur la planète ? Comment, éternel prodige, chaque bébé humain ré-apprend-il à parler, comment reconnaît-il les mots, que se passe-t-il dans son cerveau ? Les stupéfiantes découvertes réalisées par les anthropologues, les linguistes et les neuro-biologistes permettent aujourd’hui de suivre la piste du langage depuis les tout premiers fossiles. Trois grands chercheurs et conteurs se passent ici le relais pour raconter, dans un dialogue accessible à tous, l’une des plus belles de nos histoires, sans doute la plus singulière.


    Pascal Picq est paléo-anthropologue, maître de conférence au collège de France, auteur de nombreux ouvrages sur la préhistoire et les hominidés.

    Laurent Sagart est linguiste, directeur de recherche CNRS à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, spécialiste mondial de l’évolution des langues.

    Ghislaine Dehaene est neuro-pédiatre, directrice de recherche CNRS et INSERM, spécialiste de l’étude du langage chez les bébés.

    Cécile Lestienne est journaliste.


    Url de référence : http://www.editionsduseuil.fr/

    Source: Fabula

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    Légion d'honneur : la parité, pour la première fois

    L.D.(lefigaro.fr) avec AFP
    31/01/2008 | Mise à jour : 18:15 | 
    .

    L'ordre français le plus prestigieux récompense cette année autant de femmes que d'hommes.

    Une victoire symbolique pour les tenants de la parité. Pour la première fois, il y a quasiment autant de femmes que d'hommes promus aux dignités de grand'croix et grand officier de la Légion d'honneur : 49,7% de femmes dans chacune des deux listes. Et cinq femmes ont été promues commandeurs, sur 25 personnes. La liste des promotions est parue au Journal Officiel jeudi matin.

    Parmis les heureuses dignitaires, l'égyptologue Christiane Desroches-Noblecourt a été élevée à la dignité de grand'croix et Soeur Emmanuelle à la dignité de grand officier. Claudia Cardinale est promue commandeur. Muriel Robin, Marie-Claude Pietragalla, Isabelle Balkany sont elles aussi promues. Du côté des hommes, l'anthropologue Malek Chebel, le chanteur Michel Polnareff, le comédien Claude Brasseur, ou encore le photographe Willy Ronis figurent dans la promotion.

    La mobilisation de «Demain la Parité»

     

    Une promotion qui devait être annoncée le 1er janvier. Elle avait été reportée, sur demande de l'Elysée, pour cause de non respect de la parité. Le porte-parole du gouvernement, Laurent Wauquiez, a rappelé jeudi l' «exigence» du président : «que la République distingue de la même manière les talents de ces femmes et de ces hommes qui l'ont bien servie».

    Le réseau d'associations féministes «Demain la parité» avait dénoncé la faible proportion de femmes retenues lors de la précédente promotion de la Légion d'honneur de juillet : seulement 23,13% de femmes. Le réseau se réjouit de cette avancée, et souligne «l'importance, au moins sur le plan symbolique, de la reconnaissance effective de la contribution des femmes à la vie politique, économique, sociale et culturelle de la République».

    Mais ces féministes rappellent qu'il reste encore beaucoup à faire. «Les plus hautes institutions de la République demeurent démesurément inégalitaires», dénoncent-elles, citant le Conseil Constitutionnel, ou encore le Conseil Economique et Social.

    http://www.lefigaro.fr/actualites/2008/01/31/01001-20080131ARTFIG00508-legion-d-honneur-la-paritepour-la-premiere-fois.php

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    Le fil de Télérama.fr

    Deux lettres manuscrites d'Emile Zola ont été volées dans la nuit de mercredi à jeudi derniers à la mairie de Médan, Yvelines,
    où l'auteur possédait une maison. Ah, Les Soirées de Médan ne sont plus ce qu'elles étaient...

    Sandrine Bonnaire et Diane Kruger feront partie du jury du 58e festival du film de Berlin présidé par Costa-Gavras, qui débute le 7 février prochain.

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    Milad Doueihi et Pascal Josèphe : penser la cité numérique

    LE MONDE DES LIVRES | 17.01.08 | 12h36  •  Mis à jour le 17.01.08 | 12h36

    Les atteintes à l'environnement commencent à mobiliser la planète. Pourquoi la révolution numérique, dont les conséquences sont incalculables, ne provoque-t-elle pas une prise de conscience similaire ?

     

    Si l'invention de l'imprimerie, au XVe siècle, avait donné un immense élan à la diffusion des idées et du savoir, le numérique, lui, introduit un changement d'une tout autre ampleur. Car il ne s'agit pas seulement d'outils à la disposition du grand public (télévision, ordinateur, téléphone portable...), ni même d'une technologie, évoluant à une vitesse vertigineuse et permettant de saisir, stocker, traiter ou transférer des quantités phénoménales de données. La culture numérique envahit tout le champ social : elle affecte aussi bien nos comportements que nos valeurs et modifie notre rapport à la réalité.


    Philologue, historien du religieux, fellow à l'université de Glasgow, Milad Doueihi se présente comme "un simple utilisateur d'ordinateur, un numéricien par accident". Coquetterie, qui cache une grande compétence en matière informatique : au point de rendre certaines pages de son livre difficilement accessibles au commun des lecteurs, contrairement à d'autres, qui coulent de source. Dans un ouvrage d'un tout autre genre, Pascal Josèphe, homme de médias, expose de manière aussi claire que possible les enjeux du numérique, surtout dans le domaine qui est le sien : la communication.

    Tous les métiers de l'écriture sont frappés de plein fouet par la révolution en cours. Les archives, par exemple. Rien n'est plus fragile que les documents numériques, souligne Milad Doueihi. En juillet 2006, d'un simple clic malencontreux, un technicien a effacé 800 000 images électroniques des archives du Fonds permanent de l'Alaska... Sans compter les actes délictueux : une attaque des lieux de stockage par des cyberpirates altérerait définitivement des documents irremplaçables. Nous faisons comme si l'information numérique sera toujours la même, toujours accessible, toujours interrogeable. Or, les normes, les formats et les fichiers changent continuellement. Plus encore : les archives numériques ne sont pas que mise en mémoire et stockage, mais "des sites de production du savoir".

    Cette nouvelle culture, nous dit le philologue, exige "une compétence numérique" qui est loin de se limiter au maniement des outils disponibles. Internet remet en question toutes les notions de copyright et de propriété intellectuelle. Le droit est en retard, notre réflexion aussi. Nous pensons encore en termes d'imprimé, parlant de "pages" sur nos écrans, alors que la lecture n'y est plus linéaire : on navigue, on suit des liens, en se permettant de modifier ces documents numérisés. La distinction entre lecteur et auteur est effacée, les consommateurs deviennent eux-mêmes fournisseurs et distributeurs de contenus : des "consom-acteurs", comme les appelle Pascal Josèphe. C'est un "cinquième pouvoir" qui se met doucement en place.

     

    EMIETTEMENT GÉNÉRALISÉ

     

    Le numérique accentue et accélère deux grandes tendances sociales. La première est l'individualisation. Les écrans ne sont plus fédérateurs, c'est l'émiettement généralisé : chacun butine à sa guise, recevant ou produisant des informations ou des loisirs. "La société cesse de se définir comme un collectif structuré par des organismes médiateurs, déplore Pascal Josèphe, pour devenir un ensemble de micro-unités à l'échelle de l'individu, agitées par un mouvement brownien permanent."

    L'autre grand changement est l'immédiateté. Se détournant du passé et des idéologies, se méfiant d'un avenir anxiogène, le citoyen numérique vit dans l'instant. Les ordinateurs ont imposé leur rythme à l'Etat lui-même : lors d'une catastrophe ou un fait divers, les dirigeants politiques se mobilisent instantanément et se sentent obligés de résoudre les problèmes en direct.

    Les blogs, qui se multiplient, et Wikipédia, l'encyclopédie en ligne que chacun est libre de compléter, constituent pour Milad Doueihi "les premières incarnations de la cité numérique émergente". Ces espaces virtuels évoquent l'agora grecque, ce sont les nouvelles places publiques, où l'on discute et décide de questions d'intérêt commun, où s'élabore même une politique. La cité numérique qui s'ébauche n'est ni une utopie ni une terre promise : elle a déjà son territoire, ses règles, sa gouvernance et, malheureusement, ses formes de violence, avec le cyberharcèlement et le lynchage en ligne.

    La disparition des intermédiaires fragilise la société face aux risques de totalitarisme, remarque Pascal Josèphe, tandis que Milad Doueihi souligne un autre danger : les Etats peuvent mettre en place une censure draconienne, infiniment plus efficace que la censure "hors ligne".

    Autre sujet de préoccupation : la défense de la vie privée. Des entreprises stockent des données sur les goûts et les habitudes de leurs clients, Google garde la trace de toutes les navigations sur Internet... Une même personne peut avoir plusieurs adresses électroniques et une multiplicité de pseudonymes. A l'heure de "l'identité polyphonique", et alors que la Grande-Bretagne étudie le premier projet de numérisation biométrique à l'échelle d'un pays, il va falloir redéfinir la vie privée.

    Retrouvant sa spécialité, Milad Doueihi voit dans la culture numérique "la seule rivale de la religion", avec ses prophètes et ses prêtres, ses institutions et ses chapelles, ses croyants, ses contestataires et ses schismatiques. Déjà, son langage a commencé à remodeler les langues écrites et parlées... L'historien propose "d'étendre au logiciel la tolérance au sens religieux et social". C'est-à-dire l'accès de tous les hommes au réseau et aux objets numériques, mais aussi l'acceptation de la différence et de la dissidence dans cette tour de Babel qu'est la Toile.

    Nous n'avons encore rien vu. La cité numérique vient tout juste de naître.


    LA GRANDE CONVERSION NUMÉRIQUE de Milad Doueihi. Traduit de l'anglais par Paul Chemla. Seuil "La librairie du XXIe siècle", 280 p., 19 €.

    LA SOCIÉTÉ IMMÉDIATE de Pascal Josèphe. Calmann-Lévy, 252 p., 16 €. En librairie le 23 janvier.

     

  • Catégories : La culture

    Le fil de Télérama

    9,2 millions d'euros. C’est la somme à débourser pour acquérir la maison londonienne de l’écrivain anglais James Matthew Barrie, inventeur du Pays imaginaire de Peter Pan. Si J.K Rowling l’achetait, elle pourrait, peut-être, ajouter un titre à sa fameuse saga : "Harry Potter chez Peter Pan".

    Lundi, Emir Kusturica a inauguré le festival du film de Küstendorf, village montagneux de Serbie, dont l’objectif est de promouvoir de jeunes auteurs indépendants et de limiter l’influence de Hollywood dans leur imaginaire. Palme symbolique, les festivités ont débutées par l’enterrement d’une copie de "Live Free Or Die Hard", champion du box-office américain.

    L’INA fait de l’instruction civique pour les élections municipales en ouvrant au public son fonds d’images d’archives régionales pour découvrir l'histoire d’environ 85 villes de France. Les 10 à 15 premières minutes de 4000 vidéos d'archives sont mises en libre accès.

  • Catégories : La culture

    Les éditions PUF ouvrent leurs contenus aux internautes

    4ed421bdd8206871fc26172f50b25118.jpgMarie-Catherine Beuth
    28/12/2007 | Mise à jour : 21:55 |

    « L'idée est que l'auteur organise un moteur autour de lui et son univers de recherche », explique Michel Prigent, président du directoire des Presses universitaires de France (PUF). Crédits photo : Eric HERCHAFT/REPORTERS-REA

    Le nouveau site des Presses universitaires de France a été pensé comme une «plate-forme des savoirs» basée sur le système Wiki, à l'origine de l'encyclopédie en ligne Wikipédia.

    Reconquérir le terrain abandonné aux acteurs technologiques. Si Google veut créer son encyclopédie numérique, pourquoi les Presses universitaires de France (PUF) ne se lanceraient-elles pas dans le Web participatif ? L'éditeur de la collection «Que sais-je ?» en fait le pari en créant une plate-forme collaborative basée sur le système Wiki. Grâce à cet outil de gestion de contenus libre, fondement de l'illustre encyclopédie Internet Wikipédia, les internautes pourront commenter articles, ouvrages et fiches d'auteurs. PUF entend reproduire ainsi sur le Net une vie scientifique ouverte, pour un investissement de 150 000 euros.

    «Nous sommes bien placés pour lancer ce site : les premiers utilisateurs d'Internet étaient des universitaires», rappelle Michel Prigent, président du directoire des PUF, dont le site était jusqu'ici un catalogue en ligne. Éditeur de dictionnaires, présent dans toutes les disciplines, PUF expérimente depuis un an la diffusion numérique payante de 40 revues. Sur la plate-forme Wiki, gratuite, les Presses universitaires offrent maintenant toutes les entrées du Dictionnaires des sciences humaines, accompagnées d'une bibliographie et de corrélats. Chaque fiche comporte un onglet «discussion», où internautes, étudiants, confrères peuvent nourrir le débat avec leurs commentaires. «Notre site devient un moteur de recherche de nos collections avec une arborescence interdisciplinaire colossale, souligne Michel Prigent. Les éditeurs doivent fournir des services sur les savoirs et un accès à leur fonds. » Ces découvertes de documents pourront déboucher sur une transaction chez un e-libraire comme Amazon ou Fnac.com.

    Renouer avec la lecture

     

    Disponible à l'essai depuis début décembre pour un lancement courant janvier, le site a été conçu par l'agence interactive Nurun, qui s'est interrogée sur la place d'un éditeur sur le Web. «Les étudiants manquent d'endroits où trouver des références solides. Wikipédia draine beaucoup de monde pour trouver les premières réponses, indique Jean-Pascal Mathieu, vice-président stratégie de Nurun. Or, le métier des PUF est de donner une valeur référente. Nous sommes partis de là.» Il en est né «une plate-forme de savoirs plutôt qu'un site d'éditeur», où les auteurs d'articles créent leur propre fiche biographique avec des liens bibliographiques et des mots-clés. «La spécificité des PUF est son grand nombre d'auteurs, d'environ 15.000. L'idée est que l'auteur organise un moteur autour de lui et son univers de recherche, détaille Michel Prigent. Nous avons ainsi une grille sociale et une certification des contenus.»

    Le français se distingue ainsi des articles de Wikipédia, à la légitimité hasardeuse, et de la hiérarchisation façon Google, basée sur la popularité des sujets. Mais le site Wiki des PUF se veut une alternative, pas un concurrent. «Internet est un moyen de multiplier les accès à des outils différents. Il y avait la nécessité de rendre un service à l'internaute et de rétablir la passion de la lecture», estime Michel Prigent. Mieux, «Internet nous conduit à réimprimer des ouvrages».

    La nouvelle plate-forme, où sont déjà présentés les 5000 ouvrages des PUF, sera également une belle vitrine pour le marché des droits étrangers.

    http://www.lefigaro.fr/medias/2007/12/29/04002-20071229ARTFIG00107-les-editions-puf-ouvrent-leurs-contenus-aux-internautes.php

  • Catégories : La culture

    L'Encyclopédie comme machine de guerre

    Diderot, Rousseau, d'Alembert, d'Holbach, Jaucourt, Boucher d'Argis... C'est la fine équipe qui, avec quelque cent trente autres auteurs, rédigea la fameuse Encyclopédie, œuvre monumentale composée de dix-sept volumes de textes, de onze volumes de planches auxquels il faut ajouter sept volumes de suppléments et de tables. Un succès immédiat pour l'époque : 25 000 exemplaires vendus entre 1751 et 1782, compte non tenu des exemplaires acquis et retenus par les censeurs. L'historienne Véronique Le Ru, spécialiste des Lumières, décortique cette immense machine éditoriale, explore les thématiques abordées et insiste sur les innovations considérables contenues dans ces volumes mythiques. ◆ G.H. Véronique Le Ru, Subversives Lumières. L'Encyclopédie comme machine de guerre, CNRS éditions, 272 p., 20 €

    Source: Télérama