Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

culture

  • Catégories : La culture

    Une histoire jamais close

    Quelques chants de L'Énéide dans un manuscrit du XIIe siècle. La lumière du printemps sur les tombes du cimetière juif de Worms. Un hadith sur un parchemin enluminé du XVIIIe siècle. Le plus vieux manuscrit existant de l'Évangile de Jean. Des traces. Des éclats de ce qui fut jeté au creuset de l'Europe, venant de l'Espagne musulmane, de Jérusalem, des communautés juives de Mantoue ou de Prague, de l'Égypte antique, des cloîtres cisterciens ou des bibliothèques de l'Italie renaissante. Orient -Occident ressemble à un cabinet de curiosités, qui ne contiendrait que des joyaux rassemblés par une âme un peu borgésienne désirant avoir sous les yeux le matériel immatériel d'une civilisation. Car chaque objet a une voix et dit quelque chose, qu'interprète en vis-à-vis la parole claire et riche des plus grands spécialistes. En noir et blanc, la couleur des idées et des aspirations spirituelles. L'Europe n'est pas que cela, mais vient aussi de là.

    Plutôt que l'image pétrifiée d'une identité, l'entrelacement vivace des racines. Une quadruple racine spirituelle, si l'on en croit la division du livre : antiquité, judaïsme, christianisme, islam. Mais cette division est trompeuse, si on la tient pour une simple juxtaposition : pas seulement diversité, mais intrication et mouvement, conflits et influences réciproques, chemins savants ou brûlants de l'un à l'autre. Une circulation qui aura déterminé les coordonnées d'un espace intellectuel, esthétique et spirituel, mais surtout le principe vital d'une histoire jamais close.

    «ORIENT-OCCIDENT -RACINES SPIRITUELLES DE L'EUROPE» de Frédéric Möri, Éd. du Cerf- Fondation Bodmer, 544 p., 99 €.

    http://www.lefigaro.fr/livres/2009/12/17/03005-20091217ARTFIG00487-une-histoire-jamais-close-.php

  • Catégories : La culture

    ORIGINE ET HISTOIRE DES ÉTRENNES DU NOUVEL AN

    tatius.gifD'après « Lettre de Jacob Spon à Stoffel » paru en 1674
    et « Le Mercure » de juillet et décembre 1735)

    En parlant des étrennes, on ne peut se dispenser de remonter, non pas aux Grecs, mais du moins aux Romains, inventeurs de cet usage. Le premier endroit de l'histoire romaine nous apprenant cette coutume est de Symmachus, auteur ancien, qui nous rapporte qu'elle fut introduite sous l'autorité du roi Tatius Sabinus, qui reçut le premier la verbène (verveine) du bois sacré de la déesse Strénia, pour le bon augure de la nouvelle année ; soit qu'ils s'imaginassent quelque chose de divin dans la verbène, soit qu'ils faisaient allusion au nom de cette déesse Strénia, dans le bois de laquelle ils prenaient la verbène, avec le mot de strenuus, qui signifie vaillant et généreux : aussi


    Tatius, roi des Sabins

    le mot strena, qui signifie étrenne, se trouve quelquefois écrit strenua chez les Anciens, pour témoigner que c'était proprement aux personnes de valeur et de mérite qu'était destiné ce présent, et à ceux dont l'esprit tout divin promettait plus par la vigilance que par l'instinct d'un heureux augure.

    Lire la suite

  • Catégories : La culture

    Les étrennes

    En Occident, l'usage des étrennes remonte au moins à l'Antiquité classique. Le nom même vient, dit-on, d'un bois consacré à la déesse Strenia ou Strena (Religion romaine), dans lequel, sous les premiers rois de Rome, il était d'usage de couper des rameaux de verveine que l'on envoyait aux magistrats, comme marque de déférence, dans certaines circonstances particulières, et notamment en signe de bon augure (Divination), au commencement de chaque nouvelle année. Avec le temps, les présents perdirent cette première simplicité et on en vint à offrir des objets de plus ou moins de valeur, en les accompagnant de témoignages d'amitié et de voeux de bonheur et de prospérité.

    Lire la suite

  • Catégories : La culture

    Le nombre 12

    gersal.pngDes signes du Zodiaque à la suite de Fibonacci…

    Les 12 travaux d’Hercule, les 12 apôtres, les 12 tribus d’Israël, les 12 mois de l’année, les 12 signes du zodiaque, les 12 coups de minuit … une douzaine…

    12 est un nombre hautement symbolique, historiquement il a été utilisé par de nombreux peuples dans des domaines très divers.
    En mathématique, on parle du système duodécimal. Le 12 à la particularité d’avoir de nombreux diviseurs propres et entiers : 1, 2, 3, 4 et 6.
    Les civilisations l’adoptent comme unité de mesure : sous les mérovingiens un sou d’or valait 12 deniers d’argent, au Moyen Age on utilise le douzain. La douzaine est une unité de vente de nombreux produits de consommation : une douzaine d’œufs, une douzaine d’huitres… Certaines populations (Moyen-Orient, principalement) se servent d’un système de comptage en comptant les phalangettes de la main en omettant celles du pouce (qui est utilisé pour compter les phalangettes des autres doigts). Ce qui donne bien le chiffre douze base de cette numération.
    Le 12 organise également notre espace temps : les 12 mois de l’année, les 12 heures de l’horloge, les 12 signes du zodiaque…
    Dans les religions monothéistes, le 12 est très symbolique : la tradition juive et l’Ancien Testament dans la Bible parle des douze tribus d’Israël. Le Nouveau Testament décrit douze apôtres de Jésus-Christ.
    Le 12 symbolise la communauté parfaite : les 12 dieux de l’Olympe, les chevaliers de la Table Ronde étaient 12, il fallait 12 moines pour ouvrir un monastère.
    Le 12 est souvent attribué au fonctionnement du monde, il symbolise ce qui est achevé, la plénitude de ce qui forme un tout.

    Revoir la vidéo Télématin:

    http://telematin.france2.fr/?page=chronique&id_article=11510

  • Catégories : Des lieux

    Vilnius : baroque, audacieuse et européenne

    Vilnius est capitale européenne de la culture en 2009. Les dominations polonaise, nazie et soviétique ne sont plus qu'un souvenir pour les Lituaniens qui, depuis 1991, chérissent leur indépendance. De ce passé agité, Vilnius, la capitale, a conservé un étonnant mélange. Des églises baroques, des ruelles pavées, des maisons en bois bringuebalantes et puis des barres soviétiques, moroses et déprimantes. Mais Vilnius, qui n'est pas une ville musée, est résolument tournée vers le futur. En témoignent ses buildings d'affaires aux baies vitrées miroitantes ou Užupis, son quartier d'artistes et sa république autoproclamée. En 2009, plus de 900 manifestations (festivals, expos...) sont prévues dans la capitale lituanienne qui est, pour un an, celle de la culture européenne. Il est donc grand temps de découvrir Vilniusvilnius.jpg.

    Lire la suite ici:

    http://www.routard.com/mag_reportage/206/vilnius_baroque_audacieuse_et_europeenne.htm

  • Catégories : La culture

    CLOTURE DE LA SAISON CULTURELLE EUROPÉENNE

    Affiche%20de%20la%20Saison%20culturelle%20Europ%C3%A9enne_Th_2.jpgLe 31 décembre s'achèvera la Saison culturelle européenne qui a mis à l'honneur les cultures des vingt-sept États membres de l’Union européenne pour la première fois aux six coins de l’Hexagone, sur ses diagonales et au-delà...
    Découvrez ci-dessous une sélection de quelques projets accompagnant la clôture de cette saison.

     

    Lire la suite

  • Catégories : La culture

    J'ai parcouru: Revue Septentrion

    304414110.jpgL

    Septentrion (fondé en 1972)

    "Enrichissons-nous de nos mutuelles différences" (Paul Valéry)
    Revue s'adressant aux francophones et traitant des arts, des lettres et de la culture en Flandre et aux Pays-Bas. Septentrion porte en outre un intérêt particulier aux interactions entre la culture française et la culture de Flandre et des Pays-Bas
     
     http://revueseptentrion.blogspot.com/

  • Catégories : La presse

    J'ai lu ce mois-ci le magazine Muze

    1021183508.jpgComme ça m'arrive lorsque les sujets traités m'intéressent:le dossier "Je veux écrire", un article sur Thomas Mann et sa "Montagne magique", un interview de Ruth Rendell, la reine du polar, etc.

    Même si je ne lis plus(depuis assez longtemps) les magazines féminins.

    Car je trouve que celui-ci est plus culturel et littéraire que féminin.

    Muze de mars 2008:

    Dans la foule de lecteurs qui va se précipiter au Salon du Livre de Paris dès le 14 mars, nombreux sont ceux qui écrivent eux-mêmes et rêvent d'être publiés. À tous ces lecteurs, Muze propose ce mois-ci un dossier spécial et donne tous les conseils des pros pour écrire et être publié.

    Israël est l'invité d'honneur du Salon cette année : pour découvrir sa littérature, Muze présente huit auteurs essentiels et leurs meilleurs romans.

    Muze a  rencontré ses lecteurs, le samedi 15 mars à 15h45 sur le stand Bayard (stand J 55).

    Salon du Livre de Paris
    14-19 mars 2008
    Paris Expo
    Porte de Versailles - Hall 1

    Muze, premier magazine féminin culturel
    CULTURE / ALLURE / LITTÉRATURE
    Échanger des idées, nourrir toutes les envies de lecture, donner à voir, croiser les repères, cultiver sa différence, partager l'actu, provoquer des rencontres, affirmer son style... C'est chaque mois l'esprit de Muze.

    Contact presse : Dorothée Leclère
    01 44 35 65 77 - dorothee.leclere@bayard-presse.com

    Plus de Muze sur www.muze.fr

    http://www.bayardpresse.com/index.php/fr/articles/actu/id/133

  • Catégories : La culture

    Culture:Germaine Tillion fête ses cent ans

    fa0416b03b6fd6d6ba7c233ceb85222a.jpgFemme de réflexion et d'action", l'illustre ethnologue a fêté mercredi son centenaire avec ses proches

    Pionnière de l'ethnologie, résistante de la première heure, opposante à la guerre d'Algérie et à la torture, Germaine Tillion est née le 30 mai 1907 à Allegre (Haute-Loire).

    Elle vit depuis un demi-siècle dans sa maison à l'orée du Bois de Vincennes, auprès de sa soeur âgée de 98 ans.

    Quelques dates de son long parcours...
    De 1934 à 1940, la jeune ethnologue travaille dans le massif montagneux des Aurès (sud-est algérien) sur la population berbère chaouia.

    De retour en métropole en juin 1940, lors de la débacle, Germaine Tillion n'accepte pas l'armistice et participe à la création du Réseau du Musée de l'Homme, le tout premier mouvement de résistance. Dénoncée et arrêtée en 1942, elle est déportée à Ravensbrück l'année suivante où n'oubliant pas sa formation, elle étudie l'univers concentrationnaire.

    En 1957, en pleine bataille d'Alger, elle réussit à obtenir pour quelques semaines l'arrêt des attentats en échange de l'arrêt des exécutions capitales de militants du FLN, après une rencontre secrète avec Yacef Saadi, chef militaire de la région d'Alger.

    En même temps, Germaine Tillion s'élève avec véhémence contre la torture avec l'historien Pierre Vidal-Naquet ou le journaliste Henri Alleg.

    Depuis 2005, une école de Saint-Mandé porte le nom d'Emilie et Germaine Tillion. L'ethnologue est l'une des cinq Françaises à avoir été élevée à la dignité de grand croix de la Légion d'honneur.

    Germaine Tillion, auteur méconnue d'une "opérette-revue"
    C'est à Ravensbrück qu'elle a écrit son opérette-revue ("Verfügbar aux enfers") qui, pour célébrer son centenaire, est créée au Théâtre du Châtelet le week-end du 2 et 3 juin. Germaine Tillion y évoque l'horreur concentrationnaire avec un humour noir voulu comme un antidote à la barbarie nazie.

    Source de cet article:http://info.france2.fr/france/31308048-fr.php

    Jamais joué sur scène et inédit jusqu'à sa parution au printemps 2005 aux éditions de La Martinière, le "Verfügbar" (mot désignant les prisonnières corvéables à merci, "à la disposition" des SS) est une grinçante parodie d'opérette en trois actes qui cite notamment l'"Orphée aux enfers" d'Offenbach.

  • Catégories : La culture

    Culture:Un ténor de la contre-modernité:Joseph de Maistre

    medium_de_maistre.jpg
    JACQUES DE SAINT-VICTOR.
     Publié le 03 mai 2007
    Actualisé le 03 mai 2007 : 11h43

    Joseph de Maistre - Les oeuvres de ce penseur de la contre-révolution restent un précieux viatique pour temps de désenchantement.

    PEUT-ON encore lire Joseph de Maistre ? Y a-t-il pensée plus anachronique que celle de ce ténor de la contre-révolution théocratique ? Notre société est laïque et il penche, dans Du Pape (1819), pour une Europe chrétienne, dirigée par le successeur de Pierre. Notre monde occidental croit dur comme fer aux droits de l'homme et au message universaliste ; il s'en moque, ayant, dans ses Considérations sur la France (1797), cette remarque célèbre : « J'ai vu dans ma vie des Français, des Italiens, des Russes, etc., je sais même, grâce à Montesquieu, qu'on peut être persan : mais quant à l'homme, je déclare ne l'avoir rencontré de ma vie. » La France actuelle s'étourdit au vent fort du libéralisme marchand, d'origine protestante et anglo-saxonne, dont John Locke est le père spirituel. Maistre regarde le protestantisme comme le « dissolvant universel » et balaye d'un revers de main la pensée de l'Anglais en y flairant cette « odeur de magasin » qui annonce le triomphe de M. Homais. La France est républicaine et il est monarchiste, elle est hédoniste et il est dévot, elle cultive les émotions humanitaristes et il aime les héros de la « charité silencieuse ». Bref, rien de plus inactuel que ce penseur savoyard, héritier de l'illuminisme maçonnique du XVIIIe siècle - celui de Saint-Martin -, précipité dans un siècle de terreur et de sang.
    Lu par Cioran et Steiner
    Et pourtant, Joseph de Maistre continue à susciter de l'intérêt au-delà du quarteron moribond des derniers nostalgiques de la contre-révolution, même dans sa plus haute version littéraire (Barbey, Baudelaire). Car le style de Maistre, avec son remarquable talent pour les paradoxes et les oxymores, en fait un auteur plus que stimulant. Cioran, dans un texte célèbre, disait lire son oeuvre comme un « révulsif ». George Steiner voyait même en lui une sorte de prophète sombre, ayant su percevoir l'impuissance de la raison et la solitude postmoderne, précédant au fond, dans sa critique de la pensée sèche des secondes Lumières, la remarquable analyse critique de l'école de Francfort, celle d'Adorno et Horkheimer.
    Il y a chez Maistre des traits cruels ou accablants qui sont le fruit même de sa plume subtile et antimoderne et qui le porte aux excès. Son traditionalisme, qui a beaucoup contribué à l'ignorance hexagonale de la pensée anglaise, celle du libéralisme traditionaliste d'un Burke ou d'un lord Acton, a fourvoyé une bonne partie de la droite française d'avant 1945 dans l'antiparlementarisme et le sectarisme, celui de l'Action française. Son délire mystique, qui lui fait rompre sur certains points avec le dogme officiel, notamment dans son goût du sacrifice qu'il puise chez Origène, surprend largement, même si c'est justement par les aspects les plus tortueux de sa pensée antinomique qu'il résonne aujourd'hui avec beaucoup de force. Il développe ce thème magnifiquement lucide du sacrifice des innocents et du salut des coupables dans un texte méconnu, intitulé Éclaircissement sur les sacrifices.
    C'est peut-être là un des aspects les plus méconnus du personnage que met très bien en valeur la nouvelle édition des oeuvres de Maistre établie par les soins de Pierre Glaudes, qui avait déjà édité le Journal de Léon Bloy pour la collection «Bouquins». Il ne s'agit pas d'une oeuvre complète, mais d'un choix fort bien établi. On y trouve, à côté des oeuvres classiques, comme les Soirées de Saint-Pétersbourg, les Considérations ou l'Essai sur le principe générateur des constitutions, des textes peu connus qui offrent une approche légèrement différente de l'auteur *.
    Un précieux viatique
    Ainsi, outre ce texte sur les sacrifices, on peut lire avec profit l'étrange ouvrage inachevé et intitulé : Six paradoxes à madame la marquise de Nav... À ceux que ne laissent pas d'étonner aujourd'hui le goût du public pour certains auteurs très médiocres, il faut conseiller les réflexions du cinquième paradoxe, au sous-titre éloquent : « La réputation des livres ne dépend point de leur mérite », où Maistre explique fort bien pourquoi chaque époque ne peut que passer à côté des Stendhal. « Mille circonstances totalement étrangères au mérite d'un livre en font la réputation. »
    Lisons Maistre pour mieux comprendre les illusions de chaque époque. Sa lecture conduit, en tout point, au même constat que sa politique : les hommes étant ce qu'ils sont, et très peu lisant, il est fort peu probable qu'ils ne changent jamais un jour. Qu'importe... Au moins reste-t-il ce style, aristocratique et brillant comme un diamant tant il « paraît couper », disait Barbey, et qui fait de l'oeuvre de ce « soldat animé de l'esprit saint » un précieux viatique en ces temps de désenchantement.
    * À souligner aussi un très utile dictionnaire établi avec la collaboration de Jean-Louis Darcel et Jean-Yves Pranchère, deux éminents « maistriens ».
  • Catégories : La culture

    Walter Benjamin, l'incompris capital

    PAUL-FRANÇOIS PAOLI.
     Publié le 03 mai 2007
    Actualisé le 03 mai 2007 : 11h45

    Jean-Michel Palmier - Une imposante biographie d'un penseur marqué par l'errance et l'insatisfaction.

    RÉFUGIÉ en France après avoir quitté l'Allemagne nazie, Walter Benjamin s'est donné la mort le 26 septembre 1940 à Port-Bou, à la frontière espagnole, par crainte d'être livré à la Gestapo, mais aussi sans doute par lassitude, comme le suggérera son amie Hanna Arendt. Il avait 48 ans et depuis sa disparition, l'intérêt pour une oeuvre éclectique - il traduira et commentera Kafka, Proust, Baudelaire et écrira beaucoup sur Paris ainsi que sur l'art et la photographie - n'a cessé de croître, notamment à travers les éclairages que donneront de son parcours Theodor Adorno ou le grand spécialiste du mysticisme juif, Gershom Scholem.
    Attraction paradoxale
    Penseur atypique marqué par l'errance et l'insatisfaction, Benjamin a connu l'isolement propre aux intellectuels incapables de devenir les idiots utiles à une idéologie, et ce malgré son attraction paradoxale pour le communisme, situation que fait ressortir Jean-Michel Palmier dans l'imposante biographie qu'il lui consacre : Walter Benjamin, le Chiffonnier, l'Ange et le Petit Bossu. Pourquoi paradoxale ? Parce que Benjamin est hanté par la question du langage et de son éventuelle origine divine - il sera un lecteur passionné du poète Hölderlin -, préoccupation qui n'est pas précisément celle du marxisme. « Le langage est tout simplement l'essence spirituelle de l'homme », écrira Benjamin pour qui le propre du poète est de libérer les mots de leur gangue fonctionnelle - il s'intéressera notamment au surréalisme à Paris, où il vivra durant l'entre-deux-guerres - pour faire résonner en eux leur force originelle.
    Si sa vie fut aussi tragique, suggère Palmier c'est, entre autres raisons, que cet homme fut tiraillé entre un leitmotiv politique matérialiste et une attraction pour le judaïsme dont témoigneront ses relations avec Gershom Scholem, qui tentera de le convaincre de venir vivre en Palestine. Impossible à résumer ni même à synthétiser, la pensée complexe de Benjamin ne peut que s'appréhender à travers le chaos de son temps.
    Lire aussi la Correspondance de T. Adorno et W. Benjamin, Le Promeneur/Gallimard, 26,50 eur, à paraître le 25 mai.
    Walter Benjamin, le Chiffonnier, l'Ange et le Petit Bossu de Jean-Michel Palmier Klincksieck, 866 p., 39 €.
  • Catégories : CE QUE J'AIME. DES PAYSAGES, Des lieux, Le Sahara(désert marocain)

    Alger, capitale de la culture arabe 2007

    medium_alger.jpgAlger est à partir de vendredi, pour une durée d'un an, la "capitale de la culture arabe 2007"

    Le coup d'envoi est précédé jeudi par une parade de troupes culturelles populaires algériennes et arabes dans les rues de la capitale algérienne.

    Les délégations de 23 membres de la Ligue arabe participent à cette cérémonie.

    La manifestation, qui se déroulera à Alger et dans toutes les régions, à pour objectif de donner un aperçu de la richesse du patrimoine culturel arabe dans l'ensemble des disciplines artistiques et littéraires.

    Environ mille titres - édition, réédition ou traduction - recouvrant le roman, la poésie, la nouvelle et la bande dessinée, doivent être publiés à cette occasion, ainsi que des livres d'art sur les villes algériennes.

    Des rencontres littéraires sont au programme, dont un festival de la
    poésie féminine. Un hommage est prévu en novembre à la Palestine à travers ses écrivains. Quarante-cinq pièces de théâtre du répertoire national algérien et international sont également programmées. Des colloques sont prévus sur le théâtre arabe, la création théâtrale féminine et un hommage sera rendu aux grandes figures de cet art dans le monde arabe.

    Soixante-dix-sept nouveaux films seront projetés tout le long de la manifestation. Des spectacles musicaux et une série d'expositions consacrées notamment aux centres historiques du Maghreb central et du Sahara et à la calligraphie seront organisés.

    Cette manifestation se déroule une fois par an dans chaque capitale arabe. Sa création avait été initiée par l'Organisation arabe pour l'éducation, la culture et la science (Alesco, équivalent arabe de l'Unesco) en 1996. Depuis, une dizaine de capitales arabes l'ont accueillie.

    Publié le 11/01 à 13:10

     

    http://cultureetloisirs.france3.fr/culture/27350590-fr.php