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La représentation des bohémiens:art et littérature - Page 3

  • Catégories : La représentation des bohémiens:art et littérature

    LE MYTHE DES BOHÉMIENS DANS LA LITTÉRATURE ET LES ARTS EN EUROPE

    presentation.jpgSous la direction de Sarga Moussa
    Histoire des Sciences Humaines
    LITTÉRATURE ETUDES LITTÉRAIRES, CRITIQUES EUROPE


    La Petite Gitane (1613) de Cervantès constitue la matrice d'un mythe qui, se développant dans le seconde moitié du XVIIIe siècle, se répand dans la littérature et les arts à l'époque romantique. On connaît l'Esméralda de Hugo et la Carmen de Mérimée mais on sait moins que les écrivains et artistes contemporains (George Borrow, la poète tchèque Macha, Lamartine, Liszt, Valerio...) se passionnent pour un peuple nomade apparemment rebelle à toute obéissance aux lois de la société, et dont la marginalité même lui confère une dignité nouvelle.


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  • Catégories : La représentation des bohémiens:art et littérature

    Roland Van Halst, né le 27 août 1946 à Waregem (Belgique)


    OH ! CIRQUE, QUI NOUS A FAIT REVER QUAND ON ETAIT PETIT
    RESTE TOUJOURS NOTRE AMI
    ET CONTINUE A NOUS FAIRE REVER TOUTE LA VIE.


    Roland est né le jour de la grande fête de Waregem, et c’est également à Waregem qu'il a vu son premier spectacle de cirque, vers 5 ou 6 ans. En 1953, il déménage à Bruxelles en pleine période de la plus grande foire de Belgique, et à quelques mètres de celle-ci. Depuis, le cirque et la fête foraine sont totalement ancrés en lui.

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  • Catégories : La représentation des bohémiens:art et littérature

    "La bohémienne endormie" du Douanier Rousseau

    rousseau_bohemienne.jpg

    Original – La Bohémienne Endormie 1897
    huile sur toile – 200 cm x 129 cm
    Museum of Art Modern - New York

    Un lion placide flaire une bohémienne endormie….
    La suspension dans l’espace est favorisée par la beauté de l’image exotique,
    la rigueur du style fit passer cette œuvre pour un prototype.

    Henri Rousseau: pour en savoir plus

    http://art.mygalerie.com/copistes/diapo/rousseau_bohemienne.html

  • Catégories : La représentation des bohémiens:art et littérature, Musique

    Latcho Drom

    michel-field-presentateur-dans-au-field-de-la-nuit-2818786qatua_1610.jpgVoyage aux sources de la culture rom, où Tony Gatlif passe en revue toutes les déclinaisons et toutes les instrumentations possibles de la musique tzigane à travers du Nord-Ouest de l’Inde, en passant par l’Egypte, la Turquie, la Roumanie, la Hongrie, la Slovaquie et la France. Mille ans d’histoire marquée par la haine et le rejet de ces peuples qui jouent leur vie et expriment leurs sentiments jusqu’à la folie. "Latcho Drom" signifie "bonne route". Quelques scènes notamment dans l’église sont exceptionnelles.

     

    Les chapitres du film :

    JPEG - 3.4 ko
    Tchavolo en plein effort

    1. Inde Rajasthan
    2. Egypte
    3. Turquie
    4. Roumanie
    5. Hongrie
    6. Slovaquie
    7. France
    8. Espagne

    Les Bonus :
    - Bande annonce
    - Interviews de Tony Gatlif
    - Story board

    Durée : 1 heure 43 mn
    Réalisation : Tony Gatlif
    Scénario : Tony Gatlif
    Production : KG Production - Canal +
    Producteur délégué : Michèle Ray-Gavras
    Assistant-réalisateur : Alexandre Gavras
    Ingénieur du son : Nicolas Naegelen
    Directeur de la photographie : Eric Guichard
    Montage : Nicole Berkamans
    Conseiller musical : Alain Weber
    Lieu de tournage : Hongrie Inde Roumanie Espagne Turquie Egypte France
    16/9 - DVD9

    Les prix du film :
    - Prix Gervais au Festival de Cannes 1993
    - Prix Un Certain Regard - Cannes 1993
    - Prix de La Mémoire France Libre Danielle Mitterrand
    - Prix Oecuménique du Festival de Munich 1993
    - Grand Prix Rimini Cinéma 1993
    - Grand Prix du MIDEM 1994
    - Prix du Meilleur "Film Experimental" de la Critique Américaine 1996

    Tony Gatlif (de son vrai nom Michel Dahmani), né le 10 septembre 1948 dans la banlieue d’Alger d’une famille de gitans andalous. Il est illétré et apprenti voyou mais les souvenirs de cinéma, qu’il a vu lors de ses courts passages à l’école, ne le quittent plus. A l’âge de douze ans, et afin d’éviter un mariage arrangé, il part pour Alger. Il donne des lettres de noblesse au cinéma gitan depuis "La Tête en mine (1975) jusqu’à "Exils", Prix de la mise en scène à Cannes 2004.

    Label :KG édition
    Ref : 3064167 WAG 400 -> voir fiche du label
    1993

    Pour en savoir plus :

    http://tonygatlif.free.fr/latcho/fiche_latcho.htm


    http://www.djangostation.com/Latcho-Drom%2C143.html

  • Catégories : La représentation des bohémiens:art et littérature

    Accès privé

    Accès Privé» nous ouvre les portes d'un monde habituellement inaccessible. Dans ses reportages exclusifs, l'émission révèle la face cachée de la vie des stars : Comment font-elles pour trouver un logement ? Pour trouver l'école de leurs enfants ? Pour se maintenir en forme ? Où vont-elles pour se ressourcer ? Jusqu'où sont-elles prêtes à aller pour arrondir leurs fins de mois ? «Accès Privé» présente les stars de manière totalement nouvelle, confrontées aux mêmes problématiques que tout un chacun... Car «Accès Privé», c'est avant tout un accès privilégié aux célébrités...

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  • Frans Hals

    p.26:"Voilà un sourire qui se propage comme une étincelle de la bouche de la "Bohémienne" aux taches de son visage, qui s'incarne dans la direction provisoire du regard et dans le désordre du corsage généreusement décolleté, tandis que les coups de pinceau voltigent sur les manches comme autant de coups de fleuret."

    la bohémienne.jpgImage:

    http://www.megapsy.com/Louvre/pages/036.htm

  • Catégories : La représentation des bohémiens:art et littérature

    Des fêtes sur un air de jazz manouche et gitan


    Des fêtes sur un air de jazz manouche et gitan <br/>

    Le jazz manouche s'invite à Paris au moment des fêtes pour deux manifestations musicales hautes en couleurs : «Le camp des Gitans» au Grand Palais et «Noël Manouche» à la Salle Pleyel.

    http://www.lefigaro.fr/musique/2009/12/16/03006-20091216ARTFIG00488-des-fetes-sur-un-air-de-jazz-manouche-et-gitan-.php

  • La collection Georges Pébereau : Maîtres du dessin européen du XVIe au XXe siècle

    paysage au pont d'hugo.jpgVictor Hugo, "Paysage au pont"

    jeudi 26 novembre 2009

    Forte en témoignages du dessin français du XVIIe au XIXe siècle, la collection de dessins de Georges Pébereau offre la singularité de faire découvrir de remarquables créations graphiques étrangères. Poussin y voisine avec Watteau, Eckersberg avec Overbeck, Van Gogh avec Klimt et Schiele...

    http://www.louvre.fr/llv/professionnels/presentation_journalistes.jsp?CONTENT%3C%3Ecnt_id=10134198674162759&CURRENT_LLV_DOSSIER_PRESSE%3C%3Ecnt_id=10134198674162759

    Cf. le dossier de presse où on peut voir d'autres paysages et aussi "Le manège" d'Henri de Toulouse-Lautrec qui rentre dans ma catégorie "La représentation des bohémiens":

    http://www.louvre.fr/media/repository/ressources/sources/pdf/src_document_55911_v2_m56577569831253357.pdf

  • Catégories : La représentation des bohémiens:art et littérature

    Le destin tragique des Roms

    Le 30 septembre 1421, un dénommé sire Miquiel, prince de Latinghem en Égypte, se présente aux autorités de Tournai pour recevoir la protection de la ville. Les consaux (la municipalité) offrent alors sans sourciller l'hospitalité « à ces bons chrétiens chassés par les Sarrasins de leur pays ainsi qu'une somme importante, douze moutons d'or, du pain et de la bière ». Au XVe siècle, donc, on ne discute pas plus la venue des chevaliers du « Petit Égypte » en terres d'Occident qu'une bulle du pape. Or, précisément, ce fut bel et bien un pape, Martin V, qui laissa aller aux quatre coins de l'Europe, et dans le cadre d'un étonnant jubilé, la « tribu prophétique aux prunelles ardentes » chère à Baudelaire.

    Depuis cette date, une longue histoire a pu rattacher les Tsiganes à nos cultures modernes. Mieux encore, à force de parcourir les contrées du Vieux Continent de long en large, ces nomades semblent en être devenus les frontières vivantes avec tout ce que cela implique en termes de convulsions politiques, culturelles. Ainsi par exemple en France, les auteurs de ce passionnant ouvrage nous apprennent que Louis XIV se décida un jour à retirer le patronage militaire aux « compagnies de Boesmes » non point pour leur mode de vie, mais bien parce que ces sujets du roi de France servaient fidèlement la noblesse dissidente, les armes à la main. Chose intolérable ! De l'abbé Prévost à Hugo, ces « patriotes cosmopolites », dirait Valéry Larbaud, souvent sédentarisés au fil des âges n'auront de cesse de peupler l'imaginaire des lettres, de la musique et de la danse. Pour le meilleur donc, et aussi pour le pire au vu de ce début de XXe siècle qui proclama un désamour sans précédent contre les gens du voyage. Les révélations des auteurs sont ici ahurissantes.

     

    Dès 1915, des campsde concentration

     

    Du préfet Bertillon, ordinairement connu pour avoir « inventé » la police scientifique, on constate qu'il fut encore l'homme du carnet anthropométrique pour manouches, sortes de livret obscène sur lequel figuraient diverses mesures telles que la longueur de l'oreille droite, du nez ou celle du pied gauche… De la ville de Crest (Drôme), on découvre qu'elle accueillit l'un des tout premiers camps de concentration de l'histoire, internant à la hâte les Sinti (Tsiganes alsaciens et lorrains) dès 1915, craignant sans doute qu'ils fussent de terribles espions allemands. Des camps d'extermination nazis dont on savait que les Tsiganes comptèrent parmi les victimes, on apprend avec effroi qu'une administration tatillonne tarda à les libérer après l'arrivée des Alliés, les relâchant seulement avec « les condamnés pour marché noir, les souteneurs ou les prostituées », vers la fin de l'année 1945. Un ouvrage à ne pas manquer donc, pour ceux qui croient encore avec Shakespeare que la douleur peut être une culture.

    «Les Tsiganes en France. Un sort à part 1939-1946» de H. Asseo, E. Filhol et M.-C. Hubert Éditions Perrin, 420 p., 22 €.

    http://www.lefigaro.fr/livres/2009/10/29/03005-20091029ARTFIG00461-le-destin-tragique-des-roms-.php

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  • Mes travaux universitaires de DEA:stage:La représentation des bohémiens aux XVIII e et XIX e siècles.Bibliographie critique (16/20)

    dessin toulouse.jpgJe supprime ce travail ici... d'ailleurs mon directeur de recherche m'avait conseillé de ne pas le divulguer sur le net.

    Il avait raison; je suis  d'ailleurs en train de supprimer de ce blog tous mes travaux universitaires qui sont soit copiés, soit ignorés.

    Comme mon mémoire de maîtrise, ils feront peut-être l'objet d'une publication.

     

    CERTAINS TEXTES ET TABLEAUX EVOQUES DANS CE TRAVAIL SONT CONSULTABLES DANS MA CATEGORIE "La représentation des bohémiens:art et littérature."

    D'AUTRES DOCUMENTS PRESENTS DANS CETTE CATEGORIE SONT LE RESULTAT DE RECHERCHES POSTERIEURES(et même en cours) A MON DEA.

    ELARGISSEMENT DE LA RECHERCHE AUX XXe(cf. Chagall), XVIe,XVII e siècles et pourquoi pas au XXI e siècle.

     

    IL NE S'AGIT PAS D'UN TRAVAIL SUR "Les bohémiens" mais sur "leur représentation" c'est-à-dire sur la façon dont on les percevait (et perçoit encore) et comment cela est restrancrit dans la littérature et la peinture.

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  • Les périodes bleues et roses de Picasso

    saltimbanques.jpgLa période Bleue s'est étalée de 1900 à 1904. Picasso a effectué deux voyages à Paris entre 1900 et 1902, et s'y est établi en 1904. Il s'inspire des bas-fonds de Toulouse-Lautrec, qui sont pour lui misère et mélancolie, représentant ainsi le mal qui père sur le genre humain. Ainsi cette période correspond à un Picasso très pauvre et très soucieux et triste (notamment en raison du suicide de son ami le peintre Casagemas).

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  • Catégories : La représentation des bohémiens:art et littérature

    Picasso et le cirque

    picassoetlecirque.jpgLes liens que Picasso a entretenus avec le monde du cirque ont été très fréquents tout au long de sa carrière. Dans la Barcelone du tournant du XIXe siècle, Picasso va voir les cirques de passage dans la ville, bien qu'il ne reste aucune trace de ce moment dans son œuvre. Plus tard, les cirques ambulants des boulevards de Paris deviendront un lieu de rendez-vous habituel pour le jeune Picasso et ses amis lors de leurs premiers séjours dans cette ville. C'est à la fin de l'année 1904 et en 1905 que le cirque – le Medrano est un point de référence dans sa vie et dans son œuvre – s'érige le thème central de ses compositions de l'époque. L'artiste crée une scène fictive où des acrobates et des équilibristes – qui apparaisent déjà dans la tradition littéraire et picturale du romantisme pour symboliser la solitude et la souffrance humaine – jouent des rôles de la vie quotidienne, expriment leurs problèmes personnels, leur solitude et l'incompréhension à laquelle leurs sentiments sont en butte. Les scènes de famille où les saltimbanques et les arlequins deviennent les véritables protagonistes de cette période sont l'héritage des groupes familiaux qui ont leurs racines dans la période bleue. Ces compositions seront à l'origine d'un grand tableau auquel Picasso pensait depuis longtemps, La Famille de saltimbanques, réalisé en 1905. Comme le Minotaure le sera dans les années 1930, l'Arlequin devient l'alter ego de l'artiste. Ce personnage, qui renvoie aux personnages marginaux de la période bleue, sera le véritable héros de ce que l'on appelait la période rose.

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  • Catégories : La représentation des bohémiens:art et littérature

    André Dassary,"Les yeux noirs" (Air tzigane)

    Paroles: Jean Rodor. Musique: Paul Durand (Arrgts)   1943
    © Editions Paul Beuscher
    note: Thème populaire russe.



    {Refrain:}
    Tes troublants yeux noirs,
    Prometteurs d'espoir,
    Font passer en moi
    Le plus tendr' émoi
    Mieux qu'un long discours,
    Pour parler d'amour,
    D'un regard très doux
    Ils me disent tout.
    Et je sens déjà
    Les mots que tout bas
    Tu pourrais chanter
    Sous le ciel d'été ...
    Viens près de mon coeur,
    Et pour mon bonheur
    Donne-moi ce soir
    Tes yeux noirs

    {Couplet 1: récitatif}
    Tendres ou moqueurs,
    Pour troubler mon coeur
    Tes yeux savent bien
    Implorer les miens.
    C'est l'enchantement
    D'un soir de printemps
    Qu'un regard joyeux
    De tes yeux.

    {au Refrain}

    {Couplet 2: récitatif}
    J'aime leur douceur,
    J'aime leur ferveur,
    Quand je te tiens là
    Blottie dans mes bras,
    Car le vois passer
    Toutes tes pensées
    Au fond de tes yeux
    Amoureux.


    http://www.paroles.net/chanson/25041.1

  • Catégories : La représentation des bohémiens:art et littérature

    Réécouté:Django Reinhardt avec le quintette du Hot club de France (Pour Elisabeth)

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    Guitariste (1910-1953)

    Celui par qui tout commence. Avant lui, pas de musique de ce style. C’est lui qui, en mélangeant la tradition Tzigane et le Jazz américain puis le bop, va lancer une nouvelle forme de musique, appelé aujourd’hui swing, Jazz manouche, Gypsy Jazz. Ce site est un hommage à ce musicien extraordinaire.

    Biographie :

    - Naissance le 23 janvier 1910 en Belgique de Jean-Baptiste Reinhardt dit "Django"
    - 1923 : A treize ans il se produit au banjo au côté de Jean Vaissade dans les bals de Paris.
    - 1928 : Suite à un incendie dans sa roulotte le rendant infirme de la main gauche, il se rééduque en pratiquant la guitare
    - 1930 : il joue beaucoup sur la Côte d'Azur.
    - 1933 : il rencontre Alix Combelle et Stéphane Grappelli. Avec ce dernier il va créer "Le Hot Club de France" avec qui il va se tailler une très grande réputation dans le monde entier. De nombreux solistes américains de passage en France se produisent avec lui : Coleman Hawkins, Benny Carter, Bill Coleman, ...
    - Pendant l'occupation, il joue avec Pierre Fouad et Hubert Rostaing (Grapelli préférant rester à Londres).
    - Après la guerre il tente l'aventure américaine mais sa difficulté d'adaptation dans les grands orchestres (Duke Ellington), lui valent un revers de carrière qui le marquera longtemps.
    - De retour à St Germain, il enthousiasme encore toute une génération par sa virtuosité et son talent d'improvisateur. Il se retire à Fontainebleau.
    - Décès le 16 mai 1953 à Samois (France)

    http://www.djangostation.com/jazzmanouche.php?article84: extraits à écouter sur ce site et plein d'autres choses



     
  • Les nuits de Toulouse-Lautrec

    4b052b150f256ab514af93e516bd2616.jpgForte des succès remportés par ses expositions temporaires consacrées à Camille Claudel et Braque durant les étés 2005 et 2006, la Ville de Dinan propose cette année à ses visiteurs de leur faire découvrir le peintre Henri de Toulouse-Lautrec (1864 –1901).

    Cette exposition s’intéresse à une période d’une quinzaine d’années – entre le milieu des années 1880 et jusqu’à sa mort en 1901, au cours de laquelle l’artiste s’attache à la représentation de l’univers nocturne du Montmartre de la Belle Epoque. Son immersion dans la bohème montmartroise le conduit à un changement radical de ses sujets, des moyens employés pour les transcrire et de son style de vie.

    Ses sujets de prédilection sont alors les divertissements de Montmartre : bars, cafés-concerts, théâtres et cirques, mais aussi les scènes de maisons closes qu’il fréquente assidûment. Il dresse un véritable panorama de ce monde du plaisir et du spectacle – en scène et hors scène – et de ses acteurs : chansonniers, diseuses, comédiens, équilibristes, clowns ou spectateurs clairement identifiés.

    Le parti pris de l’exposition est de faire connaître l’œuvre graphique de l’artiste : dessins, lithographies, partitions illustrées, albums et affiches, près de 200 oeuvres sur papier sont exposées.

    Quarante-quatre ans après la dernière exposition Toulouse-Lautrec en Bretagne (musée des beaux-arts de Rennes, 5 février-17 mars 1963), l’exposition de Dinan permet de « repenser Lautrec ». Elle révèle le génie multiforme de ce vrai-faux aristocrate passionné par des genres considérés comme peu nobles, tels que le café-concert ou le cirque et qui cherche la reconnaissance « de la rue » et du public.

    L’exposition met aussi l’accent sur l’histoire sociale et culturelle d’une époque et entre ainsi en résonance avec les spectacles d’art vivant (spectacles musicaux, café-concert, French Cancan et cirque) programmés à Dinan tout l’été (pour plus d’informations, se reporter à la rubrique http://www.mairie-dinan.com/lautrec-autour-expo.php

    http://www.mairie-dinan.com/lautrec.php

  • Catégories : La représentation des bohémiens:art et littérature, Musique

    "Guitare",paroles et musique de Georges Moustaki(Pour Elisabeth)

    Guitare ô ma compagne, jolie fille d'Espagne,
    Tu glisses sous mes doigts comme un bateau de bois,
    Venu du fond des âges, sans mat sans équipage,
    Mais chargé de refrains, de joies et de chagrins.

    Guitare ô ma fidèle, ma jolie demoiselle,
    Tu consoles mon cњur avec tant de douceur,
    Quand la Marie volage me fait perdre courage,
    Tu m'offres le secours d'une chanson d'amour.

    Guitare ô ma fragile, plus tendre que l'argile,
    Tu es de la tribu des musiciens des rues,
    Qui font chanter tes cordes comme de grandes orgues
    De quoi faire rêver les amants du pavé.

    Guitare ô ma guitare, quand il sera trop tard,
    Pour courir les chemins comme des bohémiens,
    Ta dernière musique sera comme un cantique,
    Quand nous irons tous deux reposer dans les cieux.

    http://www.frmusique.ru/texts/m/moustaki_georges/guitare.htm

    Il y a aussi: "Je suis une guitare":http://www.frmusique.ru/texts/m/moustaki_georges/jesuisuneguitare.htm

  • Catégories : La représentation des bohémiens:art et littérature

    Les bohémiens et la guitare dans la littérature(clin d'oeil à Elisabeth)

     

    La présence de la guitare dans la littérature espagnole est systématiquement liée à l'évocation de la musique et des danses populaires andalouses, très souvent assimilées à la culture gitane. Ainsi, l'instrument subit-il les vicissitudes des rapports entre les intellectuels ibériques et le sud de la péninsule : alternativement, l'austère Vieille-Castille ou la sensuelle Andalousie dominent les forces politiques et les valeurs artistiques du moment, entraînant dans leur triomphe le rejet ou l'exaltation de la culture andalouse, de ses chants et de la guitare.

    La première grande référence que nous possédons concernant la guitare dans la littérature espagnole nous est fournie par CERVANTES. Son oeuvre maîtresse, DON QUICHOTTE, reste muette sur ce point. Même les NOUVELLES EXEMPLAIRES évitent ce thème, à l'exception de la Gitanilla, dont le personnage principal, Preciosa, est une jeune chanteuse et danseuse. Par contre, les entremeses et les comédies de CERVANTES abondent en notations sur le rôle de la guitare dans la musique populaire de l'époque.

    L'instrument paraît indispensable pour l'accompagnement des danses (La Eleccion de los Alcades de Daganzo et Pedro de Urdemalas). Dans cette dernière oeuvre, Maldonado, "comte" des gitans, adresse ses encouragements aux danseuses.

    Dans le "Prologue au lecteur" de ses comédies, CERVANTES écrit que derrière la vieille couverture qui sert de rideau se tiennent les musiciens chantant sans guitare quelque ancienne romance. Cette coutume opposait d'ailleurs les gitans aux Andalous pour lesquels la guitare était l'accompagnement quasi obligatoire du chant.

    A la mort de CERVANTES (1616), l'Espagne est entrée dans l'austérité morale imposée par ses monarques, depuis Charles QUINT et son petit-fils, Philippe II. Dès lors, le peuple et les gitans ne sont plus à la mode et il faudra attendre les débuts d'une législation plus "éclairée", à la fin du XVIIIè siècle, pour voir réapparaître une littérature s'attachant à la description des traditions populaires.

    Les Cartas marruecas de José Cadalso, écrivain gaditain, publiées en 1774, sont à l'origine d'une longue série d'oeuvres littéraires folkloriques.

    Dans la lettre n° 7, Nuno, qui représente l'auteur, prétend stigmatiser la licence des moeurs de la jeunesse de l'époque et prend pour cible une réunion dans une taverne sur la route de Cadix.

    On trouverait dans de nombreuses autres oeuvres mineures de la première moitié du XIXè siècle l'association entre la guitare et ces réunions spontanées qui rappelent le carnaval et les rites païens. Mais apparaît vers la même époque un autre personnage : le rebelle populaire, souvent un contrebandier ; la guitare est souvent sa confidente et devient cette fois personnage tragique. Dans El Diablo Mumdo, de ESPRONCEDA, publié vers 1840, le personnage principal apprend en prison à jouer de la guitare.

    Dans ses Poesias andaluzas en 1841, Tomas RODRIGUEZ Y DIAS RUBI met lui aussi en scène des bandits-héros populaires environnés de guitares.

    Même adéquation de la guitare tragique et de la délinquance-protestation sociale dans Cuentos et romances andaluces de Manuel MARIA DE SANTA ANA, publiés en 1844 et dont succès provoqua une réédition en 1869. Contrebandiers, voleurs, vagabonds, prostituées ... se rencontrent dans le cadre traditionnel de la taverne.

    L'Andalousie est d'ailleurs à cette époque à la mode dans toute l'Europe. Les souvenirs de voyages laissés par les Anglais, Georges B0RROW et Richard FORD, l'Italien Carlo DEMBROWSKI, les Français Prosper MERIMEE, Théophile GAUTIER, Alexandre DUMAS notent tous l'omniprésence de la guitare.

    Une telle attention des écrivains pour la guitare et la musique populaire andalouses correspondait à un véritable engouement du public. Mais, dans la seconde moitié du XIXè siècle, l'abus fut tel et servit de prétexte à des oeuvres d'une si piètre valeur que les intellectuels réagirent violemment contre cette nouvelle mode littéraire.

    Dès 1856, dans son prologue à Souvenirs et beautés de l'Espagne, MADRAZO signale que le thème des coutumes andalouses est épuisé et provoque le dégoût. Des auteurs comme Armando PALACIO VALDES et Leopoldo ALAS CLARIN partagent ce sévère jugement, qui se transforme en hostilité déclarée chez les écrivains de la génération de 1898.

    La guitare retourne aux oubliettes de la littérature ibérique. Cest que la situation n'est plus propice aux fêtes, ni à la contestation : désastres coloniaux, misère dans les campagnes, révoltes et répressions partout.

    Il faudra attendre l'explosion d'espoir des premières années de la République espagnole pour que les écrivains redécouvrent la culture populaire, et avec elle la guitare.

    Les poètes, surtout, sauront exprimer ce nouveau visage de la guitare.

    (Editions Atlas "Ma guitare")

    J'ai emprunté cette (partie de) note à Elisabeth:http://boulevarddesresistants.hautetfort.com/archive/2007/03/21/guitare-et-litterature.html