samedi, 23 décembre 2006

Ingres érotique

medium_ingres_erotique.jpgIngres érotique" : le Maître et Vénus

L'ouvrage rassemble dessins et peintures du peintre, se focalisant sur un aspect de l'œuvre qui a longtemps été occulté : son érotisme.medium_venus.jpg

Vénus Anadyomène
1808-1848, Musée Condé

Jean Auguste Dominique Ingres a vécu de 1780 à 1867, mais ce n'est qu'en 1967 que sont révélés quinze dessins érotiques, par José Cabanis, dans une revue toulousaine. Cette révélation d'une partie de la collection de Montauban, partie qui avait jusque-là été consciencieusement passée sous silence, fît scandale.
Jusqu'à aujourd'hui, la facette érotique de l'œuvre du Maître ne saurait plaire à tout le monde. Elle est pourtant essentielle, d'une part à la compréhension et l'analyse de ses plus belles peintures ; d'autre part, les dessins eux-mêmes, aussi érotiques soient-ils, méritant le statut qu'on leur refuse.

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01:20 Écrit par laura dans L'art et les artistes, L'érotisme, Le XIX e siècle, Livre | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : ingres érotique | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook |

mercredi, 01 novembre 2006

"Les bohémiens" d'Albert GLATIGNY (1839-1873) dans "Les vignes folles"

 Gustave de Coutouly.

Vous dont les rêves sont les miens,
Vers quelle terre plus clémente,
Par la pluie et par la tourmente,
Marchez-vous, doux Bohémiens ?

Hélas ! dans vos froides prunelles
Où donc le rayon de soleil ?
Qui vous chantera le réveil
Des espérances éternelles ?

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vendredi, 20 octobre 2006

"A Dürer "de Victor Hugo (Les voix intérieures)

medium_hdurer.2.jpgDans les vieilles forêts où la sève à grands flots
Court du fût noir de l'aulne au tronc blanc des bouleaux,
Bien des fois, n'est-ce pas ? à travers la clairière,
Pâle, effaré, n'osant regarder en arrière,
Tu t'es hâté, tremblant et d'un pas convulsif,
O mon maître Albert Düre, ô vieux peintre pensif !
On devine, devant tes tableaux qu'on vénère,
Que dans les noirs taillis ton œil visionnaire
Voyait distinctement, par l'ombre recouverts,
Le faune aux doigts palmés, le sylvain aux yeux verts,
Pan, qui revêt de fleurs l'antre où tu te recueilles,
Et l'antique dryade aux mains pleines de feuilles.

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12:20 Écrit par laura dans Albrecht Dürer, Des poèmes, La mélancolie, Le XIX e siècle, Victor Hugo | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : hugo, poème | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook |

Le retraite (Méditations poétiques)

Aux bords de ton lac enchanté,
Loin des sots préjugés que l'erreur déifie,
Couvert du bouclier de ta philosophie,
Le temps n'emporte rien de ta félicité ;
Ton matin fut brillant ; et ma jeunesse envie
L'azur calme et serein du beau soir de ta vie !

Ce qu'on appelle nos beaux jours
N'est qu'un éclair brillant dans une nuit d'orage,
Et rien, excepté nos amours,
N'y mérite un regret du sage ;
Mais, que dis-je ? on aime à tout âge :
Ce feu durable et doux, dans l'âme renfermé,
Donne plus de chaleur en jetant moins de flamme ;
C'est le souffle divin dont tout l'homme est formé,
Il ne s'éteint qu'avec son âme.

Etendre son esprit, resserrer ses désirs,
C'est là ce grand secret ignoré du vulgaire :
Tu le connais, ami ; cet heureux coin de terre
Renferme tes amours, tes goûts et tes plaisirs ;
Tes voeux ne passent point ton champêtre domaine,
Mais ton esprit plus vaste étend son horizon,
Et, du monde embrassant la scène,
Le flambeau de l'étude éclaire ta raison.

Tu vois qu'aux bords du Tibre, et du Nil et du Gange,
En tous lieux, en tous temps, sous des masques divers,
L'homme partout est l'homme, et qu'en cet univers,
Dans un ordre éternel tout passe et rien ne change ;
Tu vois les nations s'éclipser tour à tour
Comme les astres dans l'espace,
De mains en mains le sceptre passe,
Chaque peuple a son siècle, et chaque homme a son jour ;
Sujets à cette loi suprême,
Empire, gloire, liberté,
Tout est par le temps emporté,
Le temps emporta les dieux même
De la crédule antiquité,
Et ce que des mortels dans leur orgueil extrême
Osaient nommer la vérité.

Au milieu de ce grand nuage,
Réponds-moi : que fera le sage
Toujours entre le doute et l'erreur combattu ?
Content du peu de jours qu'il saisit au passage,
Il se hâte d'en faire usage
Pour le bonheur et la vertu.

J'ai vu ce sage heureux ; dans ses belles demeures
J'ai goûté l'hospitalité,
A l'ombre du jardin que ses mains ont planté,
Aux doux sons de sa lyre il endormait les heures
En chantant sa félicité.
Soyez touché, grand Dieu, de sa reconnaissance.
Il ne vous lasse point d'un inutile voeu ;
Gardez-lui seulement sa rustique opulence,
Donnez tout à celui qui vous demande peu.
Des doux objets de sa tendresse
Qu'à son riant foyer toujours environné,
Sa femme et ses enfants couronnent sa vieillesse,
Comme de ses fruits mûrs un arbre est couronné.
Que sous l'or des épis ses collines jaunissent ;
Qu'au pied de son rocher son lac soit toujours pur ;
Que de ses beaux jasmins les ombres s'épaississent ;
Que son soleil soit doux, que son ciel soit d'azur,
Et que pour l'étranger toujours ses vins mûrissent.

Pour moi, loin de ce port de la félicité,
Hélas ! par la jeunesse et l'espoir emporté,
Je vais tenter encore et les flots et l'orage ;
Mais, ballotté par l'onde et fatigué du vent,
Au pied de ton rocher sauvage,
Ami, je reviendrai souvent
Rattacher, vers le soir, ma barque à ton rivage.

10:55 Écrit par laura dans "Carpe diem", Alphonse de Lamartine, Des poèmes, Le XIX e siècle | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : Lamartine | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook |

"Le serment des Horaces" de Jacques-Louis-David

medium_le_serment.2.jpgLe Serment des Horaces
Huile sur toile (3,30 x 4,25 m), 1784
Musée du Louvre, Paris (France)

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09:00 Écrit par laura dans L'art et les artistes, L'histoire, La peinture, Le XIX e siècle | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : david, les horaces, peinture | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook |

"Carmen" de Théophile Gautier dans "Emaux et camées"

Carmen est maigre - un trait de bistre
Cerne son oeil de gitana ;
Ses cheveux sont d'un noir sinistre ;
Sa peau, le diable la tanna.

Les femmes disent qu'elle est laide,
Mais tous les hommes en sont fous ;
Et l'archevêque de Tolède
Chante la messe à ses genoux ;

Car sur sa nuque d'ambre fauve
Se tord un énorme chignon
Qui, dénoué, fait dans l'alcôve
Une mante à son corps mignon,

Et, parmi sa pâleur, éclate
Une bouche aux rires vainqueurs,
Piment rouge, fleur écarlate,
Qui prend sa pourpre au sang des coeurs.

Ainsi faite, la moricaude
Bat les plus altières beautés,
Et de ses yeux la lueur chaude
Rend la flamme aux satiétés.

Elle a dans sa laideur piquante
Un grain de sel de cette mer
D'où jaillit nue et provocante,
L'âcre Vénus du gouffre amer.

http://poesie.webnet.fr/poemes/France/gautier/5.html

Turner

medium_constable_brighton.jpgBeach of Brighton-1842-Tate Gallery

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03:40 Écrit par laura dans La peinture, Le paysage, Le XIX e siècle | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : constable, peinture | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook |