Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Laura Vanel-Coytte: écrivaine publique. Entreprise Siret:884 135 807 00011 à votre service - Page 1209

  • Catégories : La poésie

    Ouste créations

    OUSTE n°15 – conspiration 2007, ed. Féroce Marquise/Dernier Télégramme, 100 p. ISBN: 978-2-917136-03-4, 10 €.
    Présentation :
    Ce numéro de Ouste est pour plusieurs raisons remarquables : tout d’abord, Féroce Marquise, arton1779-3a196.jpgl’association d’Hervé Brunaux a travaillé avec Le Dernier Télégramme, dont nous avons présenté sur libr-critique plusieurs titres, dont l’excellent Cargo Culte d’Emmanuel Rabu. Ce partenariat entre deux associations proches régionalement (Limoges et Périgueux) montre une dynamique dont nous nous réjouissons, et se propose aussi certainement comme une possibilité de mobilisation de moyens plus efficaces pour défendre la poésie contemporaine. La revue est donc co-éditée entre ces deux associations, et adopte un nouveau format, plus petit, compact, léger, comme un petit livre de poche à emporter avec soi. La couverture glacée offre un beau collage de Villeglé, et au dos l’affiche de Expoésie réalisée par Combas.

    Lire la suite

  • J'ai aimé hier:Exposition Un jour, j'achetai une momie...

    Vendredi 30 mars

    Émile Guimet et l'Égypte antique
    Quand Émile Guimet visite l’Égypte en 1865, il ne se doute pas que ce voyage va bouleverser sa vie. Fasciné par l’histoire des religions orientales, il fonde le musée Guimet de Lyon, puis de Paris.

    L’exposition Un jour, j’achetai une momie… apporte un éclairage inédit sur la passion d’Émile Guimet pour les antiquités égyptiennes : sarcophages, momies, papyrus, amulettes, sculptures…

    En savoir +

    Lire la suite

  • Catégories : A voir, Lyon(Rhône,69:études,travail)

    J'ai aimé hier soir:Jean Martin : Les années expressives

     
     

    Exposition-dossier, du 3 mars au 4 juin 2012

    À la suite de l’exposition Le Poids du monde. Marcel Michaud (1898-1958), le musée des Beaux-Arts de Lyon rend hommage au peintre lyonnais Jean Martin.

    En 2009, le musée reçoit en donation de la femme de l'artiste, le tableau Les Aveugles (1937) ainsi qu'un ensemble de dessins des années 1930-1940. Aujourd’hui, l'exposition permet de découvrir le parcours de l’une des personnalités artistiques majeures de l’entre-deux-guerres.

    Fils d’ouvrier, Jean Martin est né à Lyon, dans le quartier industriel de Vaise, en 1911. Artiste autodidacte, il s’initie à la peinture auprès du peintre Lucien Féchant, sociétaire du salon du Sud-Est, et se lie à ses débuts avec le peintre Jean Couty et le sculpteur Georges Salendre, avec lesquels il expose à partir de 1935 à la galerie du décorateur André Sornay, rue Paul Chenavard, non loin du musée des Beaux-Arts. Dès 1933, il participe au salon d’Automne où son envoi est salué par le poète, critique et galeriste Marcel Michaud, puis expose annuellement au salon du Sud-Est à partir de l’année suivante.

    Plus d'infos sur le
     
     
  • Catégories : Des anniversaires

    J'ai aimé hier soir:Jean-Jacques Rousseau entre Rhône et Alpes


    Illustration : Manuscrit autographe
    du Devin du village de Jean-Jacques Rousseau
    (Ms PA 109, frontispice et f. 1r°)
    L’exposition programmée à la Bibliothèque municipale de Lyon en avril-juin 2012, Jean-Jacques Rousseau entre Rhône et Alpes, se fixe le double objectif  de présenter les années passées par Rousseau dans l’actuelle région Rhône-Alpes et de proposer une réflexion sur le sens de ce parcours unique. L’exposition visera  à aider à  renouveler notre regard sur la personne et l’œuvre de l’écrivain en présentant des documents souvent peu connus du public.

    Lire la suite

  • Catégories : A lire, Des femmes comme je les aime

    Ava, la femme qui aimait les hommes

    Ava, la femme qui aimait les hommes

    de Élizabeth Gouslan

    Editeur : Robert Laffont Parution : 15 Mars 2012 Commandez avec 5% de remise sur Fnac.com - livraison gratuite

    • Genre : Cinéma
    • Editeur :
      Robert Laffont
    • Parution :
      15 Mars 2012
    • Prix editeur :
      19€95
    • Pages : 331p.
    • Isbn : 9782221125397

    résumé du livre

    Ava débarque à Los Angeles en 1941. Elle a dix-sept ans, la beauté du diable, un accent du Sud à couper au couteau, des manières de garçon de ferme, aucun don évident pour la comédie. Au début, sa carrière patine mais les hommes tombent, foudroyés : Mickey Rooney, Artie Shaw, Howard Hughes. Avec Les Tueurs, adapté d'une nouvelle d'Hemingwav, où elle donne la réplique à Burt Lancaster, émerge un personnage de vamp, de scandaleuse, une femme libre et dangereuse. Dès lors, Ava régnera, impériale et sans rivale, anticonformiste et insolente, pendant plus de trente ans. La vie de cette héroïne à la Sagan s'écrit à cent à l'heure, peuplée de monstres sacrés et de têtes brûlées, Huston, Bogart, Hemingway, Sinatra, de cuites inénarrables, d'amours ambivalentes et de quelques chefs-d' oeuvre - Pandora, La Comtesse aux pieds nus, La Nuit de l'iguane. Symbole de l'american dream, cette fille de fermiers devenue femme fatale préférait l'Europe à l'Amérique, la corrida aux hamburgers et la vraie vie aux reflets fantasmés qu'en offre le cinéma. Et pourtant, dans notre imaginaire comme dans l'histoire du cinéma, Ava Gardner s'impose bel et bien comme la dernière des stars hollywoodiennes.

    http://www.evene.fr/livres/livre/elizabeth-gouslan-ava-la-femme-qui-aimait-les-hommes-878964.php

  • Catégories : A lire

    Joyce, Leblanc, Woolf... ils entrent dans le domaine public en 2012

    Par Guillaume Sbalchiero (LEXPRESS.fr), publié le 05/01/2012 à 13:00, mis à jour à 15:05

    Joyce, Leblanc, Woolf... ils entrent dans le domaine public en 2012

    Entre ici, Arsène Lupin, où tes aventures pourront désormais inspirer librement tous les créateurs.

    DR

    James Joyce, Maurice Leblanc, Virginia Woolf, James Frazer et Henri Bergson sont décédés en 1941, et leurs oeuvres rejoignent le domaine public en 2012. Relisons-les! 

    Lire la suite

  • Catégories : A lire

    "Fureur " de Chochana Boukhobza

    Chochana Boukhobza - Fureur

    Ils s'appellent Jacques, Alexis, Fanny, Stéphane, Francis...
    Malgré leur grand âge, ils aiment rire, boire et danser. Chaque semaine, dans un café parisien, ils se retrouvent pour évoquer les années noires de la guerre. Tous ont pris les armes dans le maquis, tous ont résisté très jeunes et dès la première heure. Tous sauf Saintonges, le sulfureux Saintonges, dont les secrets, en remontant au grand jour, vont libérer leur puissance néfaste. La mort de Francis Delorme met le feu aux poudres.
    Son petit-fils doute qu'elle soit accidentelle. Il demande une enquête discrète à un ami d'enfance qui va, sans le vouloir, déchaîner des forces obscures. Un fil souterrain relie la Seconde Guerre mondiale aux événements contemporains. Comme en 1943, quelques individus ont le pouvoir de détruire ou de sauver l'humanité. Et comme aux heures les plus sombres, ceux qui s'engagent dans un combat désespéré rencontrent l'amour sur leur chemin.
    De la Résistance au péril nucléaire, Chochana Boukhobza puise dans des sources historiques la matière de son roman. Autour de la mémoire perdue et de sa résurgence, autour d'une fureur qui ne s'apaise jamais, une oeuvre haletante et traversée par le souffle de l'Histoire.
     
  • Danser sa vie

    Expositions au Centre

    < Toute la liste

    23 novembre 2011 - 2 avril 2012
    11h00 - 21h00

    Galerie 1 Plan d'accès Plan d'accès


    13€, TR 10€ / 11€, TR 9€, selon période

    Achetez votre billet en ligne



    Nocturnes tous les jeudis jusqu'à 23h
    Fermeture des caisses à 22h

     

    Emil Nolde, Tänzerin mit violettem Schleier (Danseuse au voile violet)
    Emil Nolde, Tänzerin mit violettem Schleier (Danseuse au voile violet)
    © CA 1920-1925 Neukirchen Stiftung Seebüll Ada und Emil Nolde photo. Nolde Stiftung Seebuell

    Lire la suite

  • Catégories : A voir

    Cloclo, une affaire de famille

    Aubel, François
    06/03/2012 | Mise à jour : 18:58

    La sortie, mercredi 14 mars, de Cloclo, film événement sur la vie de Claude François, est un nouvel épisode de la succession de l'idole, gérée, avec plus ou moins de bonheur, par ses deux fils.


    Le 25 décembre 1977, plateau des Rendez-vous du dimanche, sur la première chaîne d'un petit écran qui n'en compte alors que trois, deux enfants blonds, coupe au bol, sont assis face à un piano à queue immaculé. Le présentateur, Michel...

     

  • J'ai commencé hier soir: Le facteur des Abruzzes(dont j'avais pris plaisir à rencontrer l'auteure)

      Vénus KHOURY-GHATA
    Le facteur des Abruzzes
    19h00 - 20h00
    MERCURE DE FRANCE ( S65 )
    Romans, fictions
      Vénus KHOURY-GHATA
    Le Facteur des Abruzzes
    16h00 - 17h30

    LIBRAIRIE DU SUD ( U74 )

    http://www.salondulivreparis.com/Programme/Dedicaces.htm?SType=CRITERIA&Serch=LastName_khoury_

    et à lui acheter et dédicacer son dernier livre(ci-dessus) , un roman dont le héros m'a t'elle signalé a presque le même prénom que moi, Laure

    Le facteur des Abruzzes

    Le facteur des Abruzzes

    de Vénus Khoury-Ghata

    Editeur : Mercure de France Parution : 1 Mars 2012 Commandez avec 5% de remise sur Fnac.com - livraison gratuite

    Vous aussi écrivez votre commentaire ou votre critique

    Réagissez
     
    0 avis
    • Membres (0)  
     
    • Genre : Roman Français
    • Editeur :
      Mercure de France
    • Parution :
      1 Mars 2012
    • Prix editeur :
      14€25
    • Pages : 145p.
    • Isbn : 9782715232617

    résumé du livre

    Helena, qui guette le retour du violeur de sa fille avec un fusil depuis trente ans pour le tuer et lui faire payer la dette de sang, accueille la veuve du docteur avec des youyous. Les femmes de la vallée affluent de toute part, échevelées, en babouches, et demandent d'une même voix des nouvelles de leur sang. 'Le medico l'a-t-il regardé de près ? qu'a-t-il vu de déplaisant ? laquelle d'entre elles vivra centenaire ? laquelle s'enrichira, et a-t-il toujours sa grosse seringue qui traverse le bras d'un côté à l'autre ?' Assimilent-elles le sang au marc de café ? Partie sur les traces de son mari biologiste mort dix ans plus tôt, Laure découvre Malaterra, un village perdu des Abruzzes. D'abord considérée comme une intruse, elle va peu à peu se faire adopter par la population composée de personnages drôles ou émouvants aux destins singuliers : Helena, qui a pendu sa fille déshonorée au figuier de son jardin ; le bouquiniste kosovar à qui personne ne parle dans sa boutique poussiéreuse ; Mourad, le boulanger qui propose à Laure de l'épouser ; Yussuf, le facteur qui fait sa tournée même s'il n'a pas de courrier à distribuer... La présence de Laure bouleverse le cours des choses : les langues se délient et des secrets refont surface...

    http://www.evene.fr/livres/livre/venus-khoury-ghata-le-facteur-des-abruzzes-838496.php

  • J'ai vu hier:Robert Combas au Musée d'art contemporain de Lyon: parfois aimé, parfois détesté, toujours intéresée, à voir(photos à venir)

     

     | 10/03/2012

    Lyon, jour de printemps avant le printemps, avec un vent du nord froid qui traverse la ville par le Rhône. Pour moi, c'est toujours la ville qui nous introduit à l'Europe centrale et continentale, sans souci d'attirer le touriste –...

     

    Les choix du service culture

    article | 10/03/2012

    Les expos se bousculent au portillon de l’actualité et c’est tant mieux. D’autant qu’il y a une vie artistique à part les «vedettes» parisiennes (Matisse,...

    Combas, de la figuration libre au premier rôle

    Critique | 8/03/2012 | Par CATHERINE COROLLER De notre correspondante à Lyon

    Rétrospective . Durant cinq mois, le Musée d’art contemporain de Lyon présente plus de 600 œuvres mêlant arts plastiques et rock.

    http://www.liberation.fr/recherche/?q=COMBAS&period=last_180&period_start_day=0&period_start_month=0&period_start_year=0&period_end_day=0&period_end_month=0&period_end_year=0&editorial_source=&paper_channel=&sort=-publication_date_time

  • Robert Combas, au MAC

     
     

    Du vendredi 24 février au dimanche 15 juillet

    Après une rétrospective sur Ben, le Mac de Lyon consacre ses murs à un autre artiste français et vivant : Robert Combas. 200 œuvres de l’artiste devraient être présentées en 2012, du mois de février au mois de juillet.
    Robert Combas sélectionnera pour l’occasion des œuvres des années 70 à nos jours et il installera aussi dans le musée un atelier studio d’enregistrement où il créera des peintures et des clips. La rétrospective devrait s’intituler "Greatest Hits".

    Première grande rétrospective consacrée à Robert Combas, qui affirme "Ma peinture c’est du rock", l’exposition Greatest Hits présente plus de 200 oeuvres, des années 70 à aujourd’hui, accompagnées à la guitare, basse et batterie par une bande son puisée dans l’immense discothèque de l’artiste et par des interventions live totalement inédites. Une expo "Rock on the wide size/wild side" sur 3000 m2 et 3 niveaux, avec la présence quotidienne pendant 2 mois de Robert Combas, qui installe au macLYON un atelier/studio d’enregistrement où il crée en direct peintures et clips azimutés.

    A propos de l'artiste
    Le peintre né à Lyon en 1957, occupe une place singulière dans l’histoire de l’art des trente dernières années. Robert Combas aime comparer sa peinture à du rock. Il est l’initiateur du mouvement de la figuration libre avec un autre artiste : Hervé Di Rosa. Après avoir étudié à l’École des Beaux-arts de Montpellier, Robert Combas prend l’art conceptuel - très en vogue à cette époque - à contre-pied et revient à la figuration.
    Site de l’artiste

     Plus d’infos sur le site du MAC


    http://www.culture.lyon.fr/culture/sections/fr/musees__expositions/actualites/greatest_hits_de_robert_combas_au_m

  • Catégories : Des femmes comme je les aime

    Les dames de Rome, par Françoise Chandernagor

    Françoise Chandernagor poursuit son tour de l'Antiquité avec le séjour sur le Palatin de Séléné, la fille de Cléopâtre. L'art de l'Histoire et du récit. 

    On a laissé Les Enfants d'Alexandrie, Alexandre-Hélios, Cléopâtre-Séléné et Ptolémée-Philadelphe, dans une ville dévastée par Octave, le nouveau maître de Rome. Leur mère, la reine d'Egypte Cléopâtre, et leur père, l'empereur d'Orient Marc Antoine, ont été contraints au suicide. Malheur aux vaincus ! Et à leurs rejetons. Les voici prisonniers, sur le chemin de Rome, "ville rouge qui cuit à l'étouffée dans ses vieilles murailles", où ils vont être exhibés à la populace lors du Triomphe d'Octave, ce défilé où l'"imperator" assoit son pouvoir et écrit sa légende. 

    Lire la suite

  • Catégories : A lire

    Le palais de l’ogre de Nimier, à paraître le 7 juin

    21 mars 2012 par denecessitevertu · Commentaires
    Classé dans: Le porte-étendard 

    nimier10

    Alors que l’année 2012 marquera le cinquantième anniversaire de la mort de Roger Nimier, Le Palais de l’Ogre paraîtra début juin dans la collection la petite Vermillon.

    Le Palais de l’Ogre suivi de Histoire d’une Reine Morte, 1955

    ROGER NIMIER COLLECTION LA PETITE VERMILLON  

    Parution 7 JUIN 2012
    108 X 178 – 200 pages – 8,50 €

    Né le 31 octobre 1925 à Paris, Roger Nimier, romancier, journaliste et scénariste, est considéré comme le chef de file des « Hussards ». Il est mort prématurément dans un accident de voiture le 28 septembre 1962. Le Grand d’Espagne a été publié à La Table Ronde en 1950.

    «D’aucune façon, Versailles ne se laisse toucher. Cependant, il est permis de regarder» écrit Roger Nimier dans le Palais de l’ogre, un texte publié par les éditions Sun en 1958 dans un livre illustré intitulé Versailles que j’aime… Cette célébration de la splendeur artistique du siècle de Louis XIV donne envie de redécouvrir le plus beau château du monde et de se perdre dans ses jardins. Elle nous éclaire par ailleurs de façon singulière sur le « royalisme » de Roger Nimier. Chez le français Nimier, comme chez le portugais Pessoa, le roi n’est pas une figure politique, mais un songe poétique. Avec les fées, les reines, les princes charmants, les baguettes magiques, les bottes de sept lieu et les robes couleurs du Temps, il participe d’une grande rêverie française qui a le bon goût de s’obstiner dans les temps rationnels et marchands. Rêveur incorrigible, Nimier aurait aimé avoir l’honneur d’une reine à défendre comme les personnages des Trois mousquetaires. Ce qu’il fait dans Histoire d’une Reine Morte, autre texte méconnu publié dans le Nouveau Femina en 1955 à l’occasion du bicentenaire de Marie-Antoinette.

    http://www.denecessitevertu.fr/

  • Catégories : A lire

    Vrouz de Valérie Rouzeau (par Antoine Emaz)

    VrouzNi vrac ni vroum, voilà le vrouz qui arrive, déboule et roule comme un dé sur la table, avec sa couverture bleue sage pas ciel plutôt bleu gris froid, peut-être un peu terne mais quelle vie ne l’est pas ? Vrouz donc, et une note finale nous informe qu’il s’agit d’un bon mot forgé par Jacques Bonnaffé, titre préféré à celui initialement prévu, « autoportraits sonnés avec ou sans moi ». 
    J’aime bien que l’auteure joue discrètement sur les notes en fin de livre et refuse une quatrième de couverture, le plus souvent inutile. Mais revenons à ce titre initial : « autoportraits avec ou sans moi ». Donc lyriques ou objectifs mais toujours autoportraits, autrement dit une vie en mots, « a set of snapshots ». Intime, mais pas forcément, cela dépend des jours. Et si moi sans moi, que reste-t-il sinon de l’écriture ? « Bonne qu’à ça ou rien » est le premier vers du premier poème. Ceci posé, j’entends aussi dans ce « avec ou sans moi » quelque chose comme une vie à la peine, des moments où l’on ne se retrouve plus, où l’on ne s’y retrouve plus, une vie sans soi, une vie de rien, ou  peu. Cependant, « autoportraits » tout de même, mine de rien. Parce que si être ou ne pas être, c’est difficile, être sans être reste encore moins simple ; et pourtant on continue, on persiste, en bordure de mort, à côté, pas finis.

    Lire la suite

  • Catégories : A lire

    Jean-Claude Pirotte, "Ajoie"

    Jean-Claude Pirotte possède plusieurs cordes à son arc ou plutôt à sa lyre. Il est peintre, auteur de romans, de poèmes, de chroniques, ne dédaignant pas des horizons d'écriture fort différents comme le récit, le conte ou l'essai. Si les éditions Le temps qu'il fait et La table ronde se partagent une grande partie de son œuvre, encore faut-il y ajouter d'autres noms emblématiques : Le Castor Astral, Le Taillis Pré, Stock, L'Escampette, Le Cherche Midi etc. Cette reconnaissance éditoriale s'accompagne de prix prestigieux couronnant autant la prose que la poésie (Apollinaire, Kowalski, des Deux Magots, Valery Larbaud, Marguerite Duras).

    Lire la suite

  • Catégories : A lire

    AMERICA

     

      Collection Poésie/Gallimard

      William Cliff (né à Gembloux en 1940) est l'un des poètes les plus singuliers de l'actuel champ poétique belge. Usant d'une forme ostensiblement classique, il réussit, par les situations et les thèmes abordés, à créer de parfaits objets de scandale. Il a le verbe violent et voyou, l'inspiration à l'affût des désirs quotidiens, en tous lieux et en tous pays.
      Les voyages, avec leur part d'errances et de rencontres imprévues, donnent le mouvement et le cadre de ce livre double qui vagabonde et passe du continent américain aux contrées d'Asie. Ainsi America est composé de poèmes inspirés par deux longs séjours en Amérique du Sud et deux voyages aux États-Unis. « Tavalera » décrit en alexandrins la traversée vers l'Amérique du Sud à bord d'un cargo allemand qui porte ce nom. Puis viennent « Montevideo » et « Cone Sud ». William Cliff évoque les plages, les bidonvilles, ses brèves rencontres homosexuelles. Dans les deux dernières parties, « Philadelphie » et « Cape Cod », il raconte les étapes de son périple aux États-Unis. Dans cette déambulation de poète voyageur, William Cliff est à son meilleur. Le Nouveau Monde lui inspire des images aussi désolées que l'Ancien. Il est désespéré, grinçant, funèbre et malgré tout drôle. Dès les premières pages, on reconnaît un ton, une allure, une désinvolture révoltée qui n'appartiennent qu'à celui qui avoue pratiquer l'alexandrin « comme on gratte dans son nez pour s'occuper ».
      William Cliff : un dynamiteur de pensées molles et de comportements convenus, un maître du langage impeccablement dévoyé.

    http://www.gallimard.fr/catalog/html/actu/index/index_poetes.html