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  • Catégories : Science

    Une ligne grande vitesse Paris-Clermont à l'étude

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    Clermont-Paris en deux heures par le train à l'horizon 2020. En Auvergne, on se réjouit de cette annonce...

    Le 30 octobre, le gouvernement a annoncé son intention de réaliser une ligne ferroviaire à grande vitesse reliant Paris à Lyon, via Clermont-Ferrand. Objectif : désengorger l'actuelle liaison TGV Paris-Lyon. Une ligne au bord de la saturation. Paris et Clermont sont actuellement reliées par une ligne classique qui passe par Nevers et Vichy

    "Dans le cadre du Grenelle de l'environnement, nous avons décidé (...) de demander une étude à Réseau ferré de France" (RFF) sur cette liaison qui pourrait passer par Orléans et Bourges, a annoncé mardi le secrétaire d'Etat aux Transports Dominique Bussereau lors d'un point de presse. Il était aux côtés de Brice Hortefeux ministre de l'Immigration,de l'identité nationale et du co-développement, et conseiller régional d'Auvergne. Cette étude de faisabilité, commandée cette semaine, doit être remise "avant le printemps" et sera alors présentée au CIACT (Comité interministériel d'aménagement et de compétitivité des territoires) avant une prise de décision du gouvernement, a-t-il ajouté. Il faudra alors compter dix à quinze ans pour la réalisation de la ligne sielle est décidée, a estimé Dominique Bussereau.  "L'objectif est de mettre Paris à deux heures de Clermont à terme" contre près de 03h30 actuellement, et Clermont à environ une heure et demie de Lyon, a précisé Brice Hortefeux. Le tracé exact ainsi que le coût seront déterminés par l'étude de RFF, propriétaire du réseau national et à ce titre maître d'ouvrage en matière de construction de lignes.


    En 2005, le conseil économique et social d'Auvergne avait préconisé une rénovation de la ligne classique plutôt que la construction d'une ligne nouvelle pour réduire le temps de parcours entre la capitale et Clermont-Ferrand.

    - France 3 -
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    Une liaison ferroviaire rapide entre Paris et la capitale auvergnate : le dossier n'est pas nouveau. Mais ce nouveau projet ferroviaire, qui pourrait voir le jour d'ici treize ans, est différent de tous les autres projets élaborés depuis plus de vingt ans en Auvergne. En décembre 1988, on parlait déjà d'un TGV pour Clermont reliant la ligne Lyon-Paris via Vichy et Montchanin. Aujourd'hui, ce nouveau projet doit beaucoup au Grenelle de l'Environnement dont l'une des dispositions retenues est la réalisation de 2.000 km de lignes à grande vitesse nouvelles à l'horizon 2020. A terme, grâce à cette nouvelle ligne à grande vitesse Nord-Sud qui se poursuivrait jusqu'à Lyon, l'Auvergne pourrait se trouver au centre d'un carrefour ferroviaire majeur. En effet, Clermont Métropole défend au autre projet  : le Transline, un TGV Bordeaux-Milan.

    Ci-dessous le reportage signé N.Ferro & L. Jardy (+ images FR3-1988)
    Intervenant : Renée Souchon, Président du Conseil Régional Auvergne

     Une ligne à grande vitesse entre Paris et Clermont (JT 19/20 le 30/10/2007)

    Vidéos


    Liaison rapide Paris-Clermont sur les rails ?
    Les explications de Dominique Bussereau et Brice Hortefeux ...

     

    http://rhone-alpes-auvergne.france3.fr/info/35865530-fr.php
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  • Catégories : CE QUE J'AIME/QUI M'INTERESSE, Daho Etienne, Libération

    Daho,un père et gagne

    Chanson. Entre mélancolie amoureuse et lettre au père, le bel ami nous revient avec un neuvième album en studio.
    GÉRARD LEFORT
    QUOTIDIEN : mardi 6 novembre 2007
     

    Ami-chemin de l’album l’Invitation, planté comme un pieu dans le cœur de Dracula pour empêcher qu’il se réveille jamais, cette chanson censément exorciste : Boulevard des capucines. Qui dit, au refrain, «Quelle erreur, quelle perte de temps/Si je n’ai pas su te dire à temps/Que je pensais à toi, tout le temps/Mon guerrier, mon roi, mon petit prince» . Qui parle ? A qui ? Et de quoi ? Tous les sens sont permis, sans dessus dessous. Un amant repentant ? (C’est froid). Un vieux parlant à son jeune ? (C’est chaud). Un père à son fils ? (Ça brûle !).

    Crève-cœur. Contre toutes attentes, il s’agit en effet d’une lettre de Daho à Daho, de père en fils – ou l’inverse. Ce qui trouble plus que de raison. Car tout de même, écrire ainsi, en y insistant, cette complainte d’homo erectus, copulation astrale avec Daddy Daho (à l’Olympio !) : «Mais tu ignores mes signes, toi mon cruel funambule/Alors je crache ces lignes, fracassé et somnambule.» Et la semer en chanson à tous vents, sont-ce bien des façons ? Tout le reste est sous influence de ce déchirement crève-cœur. Alors oui, on se sent le droit, pas gêné mais un peu quand même…, de s’adresser à son tour au «garçon».

    Etienne, vous le savez, vous nous importez, corps et âme. Damoiseau depuis si longtemps, hanté par la jeunesse depuis que vous étiez jeune, entre Epaule Tatoo (ouh ?) en jean déchiré, et Week-end à Rome, vacances cinématographiques sur le scooter de référence (un Vespa sinon rien), tout chaud serré contre Gregory Peck au guidon puisque vous avez déclaré que votre mère, qui fut abandonnée par Papa, est un sosie d’Audrey Hepburn.

    A l’aurore des années 80, vous étiez ce héros pour lycéen en phase terminale (A) de province extrême, quand, entre Hubert-Félix Thiéfaine et Francis Lalanne, pour s’identifier on n’avait pas d’autre solution que vous. Mythomane d’entrée de jeu (1981), puis matelot de quincaillerie érotique, plus Querelle que Billy Budd, portant beau le pull à rayures bretonnant pour les enchâssants Pierre et Gilles sur la couverture en mousse de la Notte , la notte (1984). Plus de vingt ans déjà. Et après ?

    Un peu perdu de vue mais toujours à l’œil. Bien qu’il ait fallu endurer quelques égarements sur lesquels mieux vaut ne pas revenir sauf à aimer les scènes de ménage. Ce qui semble être votre cas, qu’on en juge, quand sous prétexte de célébrer Un merveilleux été, vous dites à quelqu’un : «Tu pleures en secret toutes les larmes de ton corps/Fais comme si j’étais mort.»

    Cantharide. Mais quel homme êtes-vous donc ? Artiste et invivable, vous chantez ce pléonasme dans Cet air étrange qui fut la première chanson écrite pour l’album. Où l’on entend aussi, que «si tu flirtes avec les cimes, tu entrevois aussi l’abîme». Aimerait-on à cet égard être votre ami ? Mieux vaut sans doute ne pas vous connaître, écouter vos chansons en restant bons copains. D’ailleurs on est prévenu par un Toi jamais, toujours où Brigitte Fontaine, en coup de main-coup d’écriture, nous abreuve de maux délicieux : «Satan de soie», «crapaud de Dieu», «tubéreuse mortelle» ou «cantharide acide». Hein ? Cantharide ? Une décoction de coléoptères aux vertus aphrodisiaques. On qualifie aussi de «cantharide» une allumeuse. Plus que jamais une Invitation, donc.

    Qui fait un carton «clappé» en guise d’ouverture. Sur un air flamenco, c’est une auberge espagnole où la vie est un banquet entraînant. Les convives, assassins et poètes, sont idéalement excitants, mais s’il venait l’envie de se lever de table pour taper à son tour du talon, c’est «pieds nus sur du verre». Et vous vous (nous) emballez au final tout en décharges d’adrénalines. Fort bien. Et du calme. Pour un tête à tête entre vous et toi, où s’ouvrent les gouffres de la sexualité («Ça fait très, très peur mais aussi très envie»), prétexte aussi à une première bouffée de violonades qui, en arrière-monde, font penser aux déambulations de Gainsbourg dans la maison close de Melody Nelson.

    Gamin. Mélodie en sous-sol, plutôt, qui est aussi le titre d’un film de Verneuil (1963) avec Beau Delon. Ça coule à pic, la fin des années 60 cogne à la porte. Car, ce qui fait surtout écho souterrain à l’arrière-plan de votre Invitation, c’est le Velvet. Vous chantez, Etienne, tandis que ne manquent au rappel ni tambourin ni ligne à haute tension des guitares électriques, comme Nico. Pas faux non, mais… Une voix de gamin, de Petit Prince si vous y tenez, poseur mais posé, qui tinte à nos oreilles comme celle d’un enfant de chœur qui chercherait ses basses dans If, le film soixante-huitard de Lindsay Anderson. Autant dire «gâté pourri», prêt à tirer dans le tas en aube sanglante.

    Comment peut-on chanter français sur un son aussi anglo-saxon ? D’autant qu’autre fantôme, comme une chatte Motown dans la gorge, Diana Ross vous hante. Or, ça colle. Et vous en donnez la preuve dans Sur la terre comme au ciel. Sur des vers boiteux à se ramasser, voilà que tout en montée vers un septième ciel de fantaisie, la voix rapido caracole, de «poussière» en «esprit» jusqu’à un pic de «poésie», juste avant de dévaler d’une octave pour valdinguer «sur terre». Cette galvanique incantation nous cueille et nous terrasse.

    C’est bientôt la fin, le chant du départ. Un Cap Falcon qui est sans conteste le nom d’une pointe aux environs d’Oran (Algérie), histoire d’un retour à rebours, bouffée d’enfant pied-noir inconsolable qui naquit «là-bas» un 14 janvier 1956. Mais aussi, parce qu’un amour d’antan est appelé Lit de Roses, impossible de se quitter sans évoquer Jean Genet-Génie, Notre-Dame-des-Fleurs et des fêlures répandant sa fragrance dans les Fleurs de l’interdit où vos «aubiers» sont à deux doigts des aubépines de Proust. Ce qui vous fait fredonner, cher garçon : «Comme le nectar assassin, tiens, tiens, prends ma main…» Soit. Mais où ?

    http://www.liberation.fr//culture/musique/289424.FR.php?utk=008b428a

  • Catégories : La littérature

    "Le Goncourt 2007 ? Une vraie surprise !"

    Gilles Leroy.
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    Vincent Fertey (lefigaro.fr).
     Publié le 05 novembre 2007
    Actualisé le 05 novembre 2007 : 18h33

    VIDÉO Le plus célèbre des prix littéraires français a été décerné cette année à Gilles Leroy pour son roman "Alabama Song". Un livre magistral selon Mohamed Aissaoui, critique littéraire au Figaro.

  • Catégories : L'actualité

    la grande quinzaine des prix littéraires de l'automne

    Officiellement ouverte le 25 octobre dernier avec l'attribution à Vassilis Alexakis du grand prix du Roman de l'Académie Française (pour Après J.-C., éd. Stock), la grande quinzaine des prix littéraires de l'automne connaîtra ce lundi son point d'orgue : c'est à treize heures que seront connus les lauréats des prix Goncourt et Renaudot. Demain, mardi, ce sera le tour du jury du prix Décembre — notons qu'habituellement, il s'agit du jury le plus avisé. Lundi 12, place au Fémina et au Médicis. Et alors, enfin, on en aura fini avec ces récompenses rituelles dont il n'est hélas jamais acquis qu'elles viennent saluer les romans les plus réussis de la saison. Faut-il pour cela réclamer la tête des jurés ? Une fois de plus crier au scandale ? Non. « La principale utilité des prix littéraires, c'est qu'ils font parler des livres », expliquait il y a quelques années un éditeur interrogé sur la question, et il faut bien se ranger à son avis clair et lucide. Quel jour de l'année les JT de 13h des grandes chaînes de télévision et des radios sont-ils suspendus à l'actualité littéraire ? Quand voit-on un romancier invité à la table de la grand-messe du 20h ? Le lundi de la fin novembre où l'Académie Goncourt rend son verdict (ajoutons-y éventuellement le jeudi du mois d'octobre où est connu le nom du Nobel de littérature). Pour cela — et rien que pour cela —, il sera beaucoup pardonné aux jurys... ◆ Na.C.
    sOURCE: Télérama