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  • Catégories : Web

    Le lecteur e-book d'Amazon

    Aujourd'hui, Amazon devrait dévoiler son lecteur e-book, Kindle. Grâce au Wifi, ses détenteurs pourront acheter directement des ouvrages sur l'Amazon e-book store. Il est aussi capable de lire les audiobooks ou de télécharger des version numériques d'une cinquantaine de journaux.

    Source: Télérama.fr

  • Catégories : Le patrimoine

    Près de 400 000 ouvrages en libre accès sur le site de la BNF en 2010

    La Bibliothèque nationale de France numérisera 300 000 ouvrages, ils compléteront les 90 000 références déjà disponibles sur le site Gallica.

    Philippe Crouzillacq , 01net., le 13/11/2007 à 19h10


    Après avoir dématérialiser quelque 90 000 documents en une petite décennie, la BNF (Bibliothèque nationale de France) franchit aujourd'hui une nouvelle étape dans le vaste chantier de la numérisation de ses collections. Dans les trois ans à venir, ce sont en effet près de 300 000 ouvrages qui viendront s'ajouter aux références déjà existantes (ouvrages, fascicules de presse...).

    L'ensemble sera consultable gratuitement par tous les internautes sur Gallica 2, la dernière évolution du site Internet de l'établissement public. « Cette démarche va permettre à la BNF d'acquérir un savoir-faire technologique extrêmement précieux », précise son président, Bruno Racine. Les premiers éléments de Gallica 2 seront disponibles dès janvier 2008.

    Le projet, dont la mise en ligne se prolongera (avec l'ajout de cartes, de plans et de documents sonores) jusqu'à la fin de l'année 2008, intégrera des fonctionnalités dites de Web 2.0. Les utilisateurs pouvant, par exemple, se créer un espace personnel où ils stockeront leurs documents et apposeront des marque-pages, des étiquettes... Autre nouveauté majeure : la consultation des ouvrages en mode texte et non plus forcément en mode image, comme c'est le cas aujourd'hui.

    26 millions d'euros sur trois ans

    Pour assurer le stockage, la BNF a conçu Spar (Système de préservation et d'archivage réparti), « un entrepôt numérique intelligent ». Bien plus qu'un simple entrepôt de données sécurisé, Spar effectue de multiples copies des objets numériques en garantissant dans le temps la conservation et la continuité d'accès aux documents. Ainsi, indique la BNF, « lorsque le format Jpeg deviendra obsolète, Spar sera en mesure de transformer les images concernées dans un nouveau format plus performant ». 26 millions d'euros seront débloqués sur trois ans pour mener à bien ces chantiers de stockage et de numérisation des oeuvres.

    Par ailleurs, l'établissement public présentera au prochain Salon du livre, un prototype de portail unique d'accès à l'édition française. Une porte d'entrée, fruit d'un partenariat avec les différents acteurs du secteur, qui permettra non seulement de consulter en texte intégral des dizaines de milliers d'oeuvres libres de droit, mais aussi de consulter partiellement des livres sous droit.

    « Grâce à cette une initiative, nous allons pouvoir redonner vie à des textes parfois récents mais déjà épuisés », explique Bruno Racine. L'acquisition des livres sous droit sera possible au prix fixé par les éditeurs. La BNF orientera le lecteur vers le distributeur physique ou virtuel auprès duquel il pourra dénicher le précieux ouvrage.

    http://www.01net.com/editorial/364634/pres-de-400-000-ouvrages-en-libre-acces-sur-le-site-de-la-bnf-en-2010/

  • Catégories : Des anniversaires

    Centenaire de Blanchot

    Faut-il blanchir Blanchot ?

    FABRICE HADJADJ.
     Publié le 25 octobre 2007
    Actualisé le 25 octobre 2007 : 11h09

    On commémore cette année son centenaire. Les hommages se multiplient, de revues en colloques. Célèbre pour son refus des photographies, éloquent par son rejet des interviews, cet homme de l'effacement fut violemment engagé à la fin des années 1930.

    Michel Foucault avouait dans un entretien : « Je rêvais d'être Blanchot. » Richard Millet le représente comme un « veilleur définitif, exemplaire ». Il ne s'agit donc pas ici d'exhumer un texte à scandale pour remettre en cause une vénération légitime. Il s'agit plutôt de se laisser interroger plus avant par le parcours d'un homme que ses épigones ont trop vite fait de ramener à quelque grand prêtre du livre à venir.
    Le parcours de Blanchot a été l'objet des interprétations les plus variées. Certains spécialistes ont voulu le ramener à l'unité en affirmant que Blanchot resta toujours idéologiquement terroriste. Son oeuvre obscure serait la continuation de la terreur par d'autres moyens : une impatience de l'absolu, incapable de suivre les discontinuités et les nuances du réel. Mais n'est-ce pas une divinisation à l'envers que d'octroyer à l'homme cette cohérence complète ? D'autres séparent radicalement l'oeuvre et l'engagement, affirmant que la première est essentielle, et le second négligeable. Mais l'existence a-t-elle moins de poids que les livres ? Et l'écrivain s'absente-t-il entièrement de son texte ? D'autres encore voudraient le blanchir à travers sa conversion de l'extrême droite à l'extrême gauche, comme si celle-ci n'était que bonnes intentions, et celle-là tout entière exécrable. Or, la rhétorique déballée en 1936 contre Blum, l'écrivain soi-disant « voué au silence de la littérature » la déploie à neuf après 1958, non moins haineuse, contre de Gaulle. En mai 1968, Blanchot se veut de toutes les manifestations et participe à des comités d'actions regroupant étudiants et écrivains, comités qu'il conçoit alors comme une forme de communauté supérieure, s'opposant à toute organisation. À la fin de l'année, cependant, il rompt avec ses amis révolutionnaires. Le sort des Juifs est une fois de plus ce qui le rappelle à la mesure. Dans une lettre à Lévinas, il parle de ceux qui ont « joué l'irréflexion, l'usage de concepts vides (impérialisme, colonisation) et aussi le sentiment que ce sont les Palestiniens qui sont les plus faibles et qu'il faut être du côté des faibles (comme si Israël n'était pas extrêmement, effroyablement vulnérable) ».

    Dans la presse maréchaliste
    Les admirables chroniques des années 1941-1944 témoignent de son premier retournement. Elles parurent dans Le Journal des débats, alors maréchaliste et de plus en plus hitlérien. Blanchot y dépose chaque semaine des recensions d'une grande acuité littéraire sur Michaux, Jarry, Bloy, Dhôtel... Son écriture y résiste d'une résistance si essentielle, celle de la poésie même, qu'elle échappe à la censure. C'est sa profondeur la plus indéniable et, il faut l'avouer, sa faiblesse politique. La radicalité impossible dans la cité semble ne plus pouvoir s'accomplir que dans le livre. Mais elle en redébordera bientôt. Après celle du nationalisme, Blanchot croira à la « coïncidence remarquable » du communisme avec la littérature.
    Si la discussion sur les engagements du critique est si difficile, c'est qu'elle brise un mythe tenace, celui de l'écrivain oracle, toujours dissident, qui résisterait naturellement à toutes les errances du monde. Mais une telle confusion du politique et du littéraire ne peut conduire qu'à l'aveuglement. On peut être un écrivain immense, comme Céline, et s'égarer de manière inexcusable (mais pas impardonnable) ; on peut être un homme juste quoiqu'écrivain médiocre. Le génie littéraire ne fait pas de nous des saints. Et la force poétique n'a rien à voir avec cette prudence politique qui exige le sens aigu des médiations historiques et institutionnelles. C'est d'ailleurs la tentation totalitaire de reconstruire la société comme on écrit sur une page blanche. Si la littérature offre une résistance, ce n'est jamais directement dans le champ politique, mais indirectement, en s'élevant au-dessus de lui. Les errances de Blanchot nous en avertissent et lui confèrent une nouvelle grandeur, celle de rassembler en lui toutes les contradictions des lettres françaises au XXe siècle, d'un extrême à l'autre, et de l'engagement le plus féroce au plus extrême détachement.
    Chroniques littéraires du Journal Des Débats, avril 1941-août 1944 de Maurice Blanchot Gallimard, 667 p., 30 € .

    http://www.lefigaro.fr/litteraire/20071025.WWW000000577_faut_il_blanchir_blanchot_.html
  • Catégories : Mes poèmes

    Prise chaque matin...

    Prise chaque matin dans l'étau délirant
    Des heures qui passent trop vite
    Elle recherche l'instant
    D'une sérénité inédite

    30/11/2006