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  • Catégories : La littérature

    Dernier Figaro Littéraire avant les vacances

    Alors, je l'ai savouré encore plus que d'habitude...

    L'île du bout du monde

    Jean Raspail
    26/06/2008 | Mise à jour : 11:57 |
    .

    Géorgie du Sud : 36° ouest 54° sud, en pleins cinquantièmes rugissants, à 3 000 km à l'est du cap Horn et à peu près autant de l'Antarctique qui déjà y propulse ses growlers et ses bergy-bits (petits icebergs meurtriers). À l'exception de l'île Bouvet, de l'île Heard, de l'île Macquarie et de l'archipel du Horn, il n'existe nulle part aux extrêmes du globe une terre isolée plus méridionale. En 1765, le capitaine Duclos-Guyot lui trouvait « un aspect effroyable », bientôt relayé par le célèbre Cook qui la jugeait « sauvage et horrible, sans même un arbuste assez gros pour en faire un cure-dent ». Rien de changé aujourd'hui : Isa (Isabelle Autissier, notre navigatrice nationale) en décrit la côte comme « de grandes faces noires illuminées par les glaciers et battues par la mer sombre, au climat tout simplement excécrable et incroyablement versatile… ».

    Effrayée, Isa ? Aucunement. Émerveillée. Dans les rares créneaux de beau temps, le miracle se dévoile, somptueux, quasi lyrique. Elle note laconiquement : « Il n'y a qu'à regarder, médusé… » C'est ainsi qu'il faut aborder ce livre qu'elle a écrit en alternance avec Dod, l'alpiniste-chevalier Lionel ­Daudet : commencer par regarder, observer, examiner, les indispensables cartes des pages 22-23 et 86, puis, une à une, en s'en imprégnant, les 200 photos qui subliment le texte, accompagnées de légendes claires, dont un grand nombre de doubles pages qui vous plongent au cœur même du rêve et de la réalité de cette exaltante aventure humaine  je n'emploierai pas le mot exploit, Isa et Dod n'apprécieraient pas… Cette fois, vous y êtes, ailleurs, si loin, en Géorgie du Sud. Vous avez changé d'univers, prêt à reprendre le livre à son début et à le lire comme on lit un vrai beau récit : chaque mot compte. Passager virtuel et surnuméraire, vous venez d'embarquer à bord de Ada, le bateau ­­d'Isabelle Autissier.

    A h, ce n'est pas un yacht de marina, Ada ! Isa l'appelle « son VTT des mers », mais il ne faut pas s'y tromper : Ada a une âme. C'est une personne vivante qu'Isa devine et connaît mieux qu'elle-même. En aluminium brut et un peu cabossé par la fréquentation des growlers, bourré de vivres et de matériel, il ressemble plus, selon sa propriétaire, à un transport de troupes qu'à un courrier des mers. Isabelle Autissier précise : « un petit voilier à budget restreint ». Coque et voiles vierges de toute inscription. Sponsors abusifs, passez votre chemin !

    Ils sont six à bord, dont deux femmes, Agnès et Isa. Trois marins et trois montagnards. Un équipage auquel rien ne résistera, ni les cordillères hostiles de Géorgie, ni les dangers d'un périple maritime côtier. Car tel est leur projet, leur défi : pour les montagnards, la traversée longitudinale de l'île, environ 200 km, neige et glace, pas un être humain, avec huit sommets inviolés à la clef, et pour les marins, à bord du Ada, par vents furieux, une navigation d'assistance, avec rendez-vous fixés pour ravitailler la cordée. ­Cinquante jours… Le récit s'articule en petits chapitres alphabétiques, de A comme Ada à Z comme Zodiac, en passant par Élégance, Intempéries, Quart. Je vous recommande ­Longanimité, la patience de l'âme, précisément celle qui unit montagnards et marins, ou encore Shackelton, car il est enterré là-bas, l'immortel héros de l'Antarctique, sa tombe solitaire dominant les flots comme celle de Chateaubriand au Grand Bé. Enfin, il convient de revenir à la saisissante photo de la page 283 pour saluer Isabelle Autissier.

    Versant océan, l'Île du bout du monde Par Isabelle Autissier et Lionel Daudet Grasset, 300 p., 22,80 €.

    http://www.lefigaro.fr/livres/2008/06/26/03005-20080626ARTFIG00461-l-ile-du-bout-du-monde.php

  • Catégories : Des lieux

    Des nouvelles de Saint-Quentin grâce à mon beau-père

    basilique002.jpghttp://scaramouche.free.fr/basilique001.htm

    Sous la basilique, une église du 4 e siècle.

    Une découverte d'importance, sur le plan archéologique.

    Depuis 5 ans, les archéologues explorent les fondations de la Basilique. Cette année, ils ont fait une découverte extraordinaire: un mur de la 1 ère église de la ville, vieux de 17 siècles.

    Dessinateurs,spécialistes de thermoluminescence ou archéologues,6 experts ont fouillé le sous-sol de la Basilique.

    Courrier Picard du 220 juin 2008.

    Reçu ce midi par la poste.

  • Catégories : Nerval Gérard de

    La femme-paysage dans "Sylvie" de Nerval

    bannière mes paysages.jpgO. C, III, 541-542 : « Je me représentais un château du temps de Henri IV avec ses toits pointus couverts d’ardoises et sa face rougeâtre aux encoignures dentelées de pierres jaunies, une grande place verte encadrée d’ormes et de tilleuls, dont le soleil couchant perçait le feuillage de ses traits enflammés. […]

                A mesure qu’elle chantait, l’ombre descendait des grands arbres, et le clair de lune naissant tombait sur elle seule, isolée de notre cercle attentif. […] La pelouse était  couverte de faibles  vapeurs condensées, qui déroulaient leurs blancs flocons sur les pointes des herbes. Nous pensions être au paradis. »

     

    543 : « Adrienne, fleur de la nuit éclose à la pâle clarté de la lune, fantôme rose et blonde glissant sur l’herbe verte à demi baignée de blanches vapeurs. »

     

    Cadrage : structure en cercle Paysage onirique

    Femme paysage

     

    Mes recherches sur les paysages dans les oeuvres de Nerval en DEA sont dans la continuité de mon mémoire de maîtrise sur "Le paysage dans les oeuvres poétiques de Baudelaire et Nerval" publié maintenant comme mes 2 recueils sur The book sous le titre "Des paysages de Baudelaire et Nerval."

     

    http://www.thebookedition.com/des-paysages-de-baudelaire-et-nerval-laura-vanel-coytte-p-1283.html

     

     

  • Catégories : La poésie

    Dans ma lecture de "Mes 66 plus belles poésies"

    Mes_66_bellespoesies-a7071.jpgAutomne

    Odeur des pluies de mon enfance
    Derniers soleils de la saison !
    A sept ans comme il faisait bon,
    Après d'ennuyeuses vacances,
    Se retrouver dans sa maison !

    La vieille classe de mon père,
    Pleine de guêpes écrasées,
    Sentait l'encre, le bois, la craie
    Et ces merveilleuses poussières
    Amassées par tout un été

    O temps charmant des brumes douces,
    Des gibiers, des longs vols d'oiseaux,
    Le vent souffle sous le préau,
    Mais je tiens entre paume et pouce
    Une rouge pomme à couteau.

    René Guy Cadou, "Poésie la vie entière"

    Cf. ma note:

     

    http://www.lauravanel-coytte.com/archive/2008/06/18/je-su...