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  • Catégories : Verlaine Paul

    Dans ma lecture du "Roman nègre" de Dan Franck

    roman.jpgpage 41:Verlaine chanté par Léo Ferré:

    Ô triste, triste était mon âme

    Ô triste, triste était mon âme
    A cause, à cause d'une femme.

    Je ne me suis pas consolé
    Bien que mon coeur s'en soit allé,

    Bien que mon coeur, bien que mon âme
    Eussent fui loin de cette femme.

    Je ne me suis pas consolé,
    Bien que mon coeur s'en soit allé.

    Et mon coeur, mon coeur trop sensible
    Dit à mon âme : Est-il possible,

    Est-il possible, - le fût-il,
    Ce fier exil, ce triste exil ?

    Mon âme dit à mon coeur : Sais-je,
    Moi-même, que nous veut ce piège

    D'être présents bien qu'exilés
    Encore que loin en allés ?

    (Recueil : Romances sans paroles)

    http://poesie.webnet.fr/poemes/France/verlaine/18.html

  • Catégories : Les polars

    Dans ma lecture du "Sang des innocents" de Martha Grimmes

    grimmes.jpgPAGE 66:"Jury reposa sa fourchette.Il avait encore faim et envisagea de demander autre chose. Sa tasse  de café était presque pleine. Il ne lui manquait plus qu'une cigarette. Il attendait toujours de profiter des bienfaits de ne pas fumer. A en croire la propagande, les poumons s'ouvraient, le parfum des roses et des violettes devenait plus intense, le goût des bonbons à la menthe plus puissant, l'air plus clair, la pluie plus cristalline et les même les foutus champs plus élyséens. Et pourquoi pas les nuages plus cotonneux?Le seul avantage dont il pouvait témoigner était qu'il ne se tuait plus à petit feu avec la nicotine. D'accord, c'était un avantage,mais tellement abstrait!"

    page 69:"C'est Fitzgerald qui a dit ça, n'est-ce pas?Ce stade où l'on cesse de ressentir quoi que ce soit parce que nos émotions sont épuisées. "En banqueroute émotionnelle", c'est ainsi qu'il décrit ses personnages. Mais je n'y crois pas. Il reste toujours un compte sur lequel on peut puiser. Toujours.Cela dit, je ne suis pas sûr que ce soit un bien. Le desespoir vous attend toujours au tournant."

  • Catégories : Les polars

    J'ai lu:Ian Rankin, "Une dernière chance pour Rébus"

    rankincouv.jpg

    Pour avoir lancé un mug de thé à la tête de sa supérieure, John Rebus va réapprendre les règles du travail en équipe à l'Académie de police écossaise, dite 'le saloon de la dernière chance'. Il devra plancher, avec cinq autres officiers insoumis, sur le meurtre non élucidé d'un petit voyou de Glasgow. Or l'un d'eux, Gray, ainsi que Rebus, ont jadis travaillé sur ce dossier. Simple coïncidence ? Parallèlement, Siobhan Clarke, désormais sergent, enquête sur l'assassinat d'Edward Marber, un galeriste d'Edimbourg. Les deux affaires avancent en un contrepoint subtil, reliées par la figure menaçante de Big Ger Cafferty, le caïd de la côte est, avec lequel Rebus entretient de longue date des relations ambiguës. Les vieux démons de Rebus sont toujours là : l'alcool et la solitude, le mépris de la hiérarchie et quelques doutes existentiels. Un bon flic n'est-il pas obligé, parfois, de pactiser avec le diable ? Et si bien faire son boulot allait de pair avec une conscience pas toujours très nette ?

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  • Catégories : Nerval Gérard de

    Le cadrage du paysage dans le "Voyage en Orient" de Nerval

    iles-cyclades.jpgO. C, II, 249, Les Cyclades : «  A deux heures du matin le bruit de la chaîne laissant tomber l’ancre nous éveillait tous, et nous annonçait entre deux rêves que ce jour-là nous foulerions le sol de la Grèce véritable et régénérée. La vaste rade de Syra nous entourait comme un croissant. 

                Je vis ce matin dans un ravissement complet. Je voudrais m’arrêter tout à fait chez ce bon peuple hellène, au milieu de ces îles aux noms sonores, et d’où s’exhale comme un parfum du Jardin des Racines grecques. […]

    250 : « Mais c’est bien le soleil d’Orient et non le pâle soleil du lustre qui éclaire cette jolie ville de Syra, dont le premier aspect produit l’effet d’une décoration impossible. Je marche en pleine couleur locale, unique spectateur d’une scène étrange, où  le passé renaît sous l’enveloppe du présent. »

     

    251 : Syra est une « ville bizarre, bâtie en escalier, et  divisée en deux cités, l’une bordant la mer (la neuve), et l’autre (la cité vieille), couronnant la pointe d’une montagne en pain de sucre, qu’il faut gravir aux deux tiers avant d’y arriver. »

     

    CADRAGE : « nous entourait », « spectateur d’une scène étrange », « couleur locale », « bordant »

    investissement affectif : « ravissement complet »

    théâtre : « décoration impossible »

    pittoresque : « couleur locale »

     

    Mes recherches sur les paysages dans le "Voyage en Orient" de Nerval en DEA sont dans la continuité de mon mémoire de maîtrise sur "Le paysage dans les oeuvres poétiques de Baudelaire et Nerval" publié maintenant comme mes 2 recueils sur The book edition sous le titre "Des paysages de Baudelaire et Nerval."

     

     

    http://www.thebookedition.com/des-paysages-de-baudelaire-et-nerval-laura-vanel-coytte-p-1283.html