mercredi, 03 décembre 2008
Le nouveau riche, l’étrangère et le pauvre ancien.
Proposition
71 d'Ecriture ludique - Fable (isa / zabilou)
Pour cet exercice inhabituel (en tout cas pour notre communauté), il vous est demandé d'écrire une fable dans le style de ce que proposais Jean de la Fontaine dans ses fables (le corbeau et le renard, le lièvre et la tortue, ...).
Il ne s'agit pas bien sûr de réécrire ce qu'il a déjà écrit, mais de mettre en scène des animaux, personnages, ou même des objets, dans un récit, et de tirer de ce récit une morale finale amusante, ironique, plus noire ou simplement réaliste.
La seule limite étant votre imagination, cet énoncé n'en dira pas plus... à vos plumes !
http://www.ecritureludique.net/article-25016026.html
Mon texte ci-dessous:
Le nouveau riche, l’étrangère et le pauvre ancien.
Certains nouveaux riches, contrairement aux anciens riches, de famille, n’ont pas été préparés à être riche. Le nouveau a souvent travaillé dur pour en arriver là, il est méritant. Il a parfois écrasé quelques personnes sur son passage mais pas forcément plus que l’ancien riche. La grosse différence c’est qu’il n’a pas la culture de « riche » alors il étale souvent sa richesse comme j’étale ma confiture sur ma tartine le matin. Du bling-bling, du clinquant, du cher surtout… car si c’est cher, c’est ce que c’est beau et de bon goût. L’ancien riche lui, n’a pas forcément l’air chic mais il a au moins l’air « classe. »
Le nouveau riche aime la nouveauté, l’exotisme, surtout pas les valeurs sûres (c’est pour les bourgeois !) alors il achète tout ce qui sort, le dernier cri même s’il n’en a pas l’utilité, même s’il n’en exploitera pas toute la capacité.
Quand le nouveau riche voit l’étrangère arriver, un peu perdue, il se jette sur elle pour la guider et l’éblouir de ses richesses. Ca marche un moment mais l’étrangère a de la culture, de la curiosité, l’envie de comprendre son nouvel environnement. Alors, elle ne s’enferme pas dans une cage dorée et part à la découverte des pauvres anciens. Ce ne sont pas forcément des miséreux, des mendiants mais des « petites « gens toutes simples, accueillantes et heureuses de faire entrer l’étrangère dans leur univers. Leurs mots de tous les jours et leurs sourires mettent du baume à son exil.
Quand cet exil tourne mal, ce sont eux qui la soutiendront car le nouveau riche n’aime pas les problèmes, la déchéance qui lui rappelle trop sa condition première.
2 décembre 2008
09:22 Écrit par laura dans Mes textes en prose | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : prose, fable, écriture ludique |
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Commentaires
Écrit par : enriqueta | mercredi, 03 décembre 2008
Répondre à ce commentaireMoralisateur?
Un constat tiré d'une amère expérience...
Écrit par : laura | mercredi, 03 décembre 2008
Répondre à ce commentaireÉcrit par : elisabeth | jeudi, 04 décembre 2008
Répondre à ce commentaireÉcrit par : ABC | jeudi, 04 décembre 2008
Répondre à ce commentaireMême si ce texte ne ressemble pas à une fable, il a une morale à la fin, comme les fables, et il exprime quelque chose de sincère.
Écrit par : nicole | vendredi, 05 décembre 2008
Répondre à ce commentaireÉcrit par : elisabeth | samedi, 06 décembre 2008
Répondre à ce commentaireÉcrit par : isa | jeudi, 22 janvier 2009
Répondre à ce commentaireLes commentaires sont fermés.