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Le Moulin de la Galette tourne à la Tefaf

 

<i>Le Moulin de la Galette</i> (détail), Vincent van Gogh, 1887.

Le Moulin de la Galette (détail), Vincent van Gogh, 1887. Crédits photo : Dickinson

La toile emblématique de Vincent van Gogh s'annonce comme l'attraction de la foire de Maastricht

Le marché de l'art colle toujours à l'actualité. C'est toujours mieux pour mettre une œuvre sous le feu des projecteurs. Voilà pourquoi Van Gogh, célébré en ce moment au Musée d'Orsay sous le regard d'Antonin Artaud, est à l'honneur à la Tefaf, la foire d'art de Maastricht, qui attire chaque année les plus grands collectionneurs et conservateurs internationaux, avec son choix inégalable de pièces dans les domaines les plus variés de l'art.

Alors que le vernissage a lieu ce jeudi à partir de midi, le public a été mis en haleine avec une toile présentée sur le stand de la galerie Dickinson. L'œuvre est-elle à la hauteur de nos espérances? Peint en 1887 après son arrivée à Paris où l'artiste était venu rejoindre son frère Théo un an plus tôt, Le Moulin de la Galette serait «un tableau ayant joué un rôle primordial dans l'avènement de la renommée internationale de Vincent Van Gogh», précise le communiqué de la Tefaf. Il aurait «ensuite appartenu à un millionnaire américain dont Ian Fleming se serait inspiré pour son célèbre personnage de Goldfinger». Voilà un pedigree qui lui donne une touche de glamour.

Le marchand londonien James Roundell, de la galerie Dickinson, défend son trophée. «C'est un tableau qui représente beaucoup. Il fut peint à Paris au cours d'une transition cruciale dans la vie de Van Gogh, lorsqu'il abandonna les scènes sombres de la vie des paysans hollandais pour se mettre à produire des paysages postimpressionnistes aux couleurs éclatantes. Il fut peint à l'apogée de cette transition et appartient à toute une série de peintures des moulins qui caractérisaient alors le quartier artistique et quelque peu badin de Montmartre.»

Certes, il est rare de trouver des Van Gogh de cette époque sur le marché, avec un sujet aussi embléma­tique de Paris. Le dernier en date est un Pont de Clichyde la même époque vendu 7,3 millions de dollars, chez Koller à Zürich en 2013. «Le Moulin de la Galetteest l'une des deux seules peintures de cette série représentant les moulins de Montmartre appartenant encore à un collectionneur privé. Et il n'a pas été exposé depuis 1965», commente la galerie. Si le public ne l'a pas vu depuis cette date, le marché, en revanche, le connaît bien. Il tournerait depuis un certain temps sous le nez des collectionneurs et aurait été proposé en privé aux alentours des 15 millions de dollars. Sans trouver preneur. «Le nom de Van Gogh fait rêver, commente un conseiller en art parisien. Mais la fac­ture de cette œuvre manque de force.»

Dans un marché au plus haut après les records des dernières ventes impressionnistes et modernes de novembre à New York, puis de février à Londres, cette toile accrochera-t-elle un nouvel amateur? Il n'y a pas meilleur endroit que Maastricht pour lui donner une seconde chance, à un prix qui n'a pas encore été dévoilé.

Cette édition 2014 s'annonce de bon niveau: en peinture ancienne, avec une Assomption de la Vierge Marie par Guido Reni, œuvre de début de carrière redécouverte récemment par Jean-Luc Baroni, de Londres, et en art contemporain avec, sur le stand de la galerie Kukje, une vidéo couleur, The Last Angel (2002), de Bill Viola, artiste dont la rétrospective au Grand Palais fait sensation.

The European Fine Art Fair, du 14 au 23 mars 2014 à Maastricht, www.tefaf.com

 
 
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