mercredi, 26 novembre 2008

Le Curé de village ; Le Lys dans la vallée

_balzacTome5.jpgRien de commun, à priori, entre les deux scènes réunies ici : d’un côté, Le Curé de village, un roman de l’altruisme, du dévouement et de la cause publique, presque une « scène de la vie politique » ; de l’autre, Le Lys dans la vallée, une « scène de la vie privée » la plus intime qui soit, récit de l’égoïsme et de l’amour-passion entre deux amants malheureux.
Rien de commun, et pourtant… Ces romans sont avant tout deux inoubliables portraits de femmes – une criminelle et une sainte –, deux ambiguïtés, deux morales libres, non dogmatiques, qui s’inversent et qui figurent la révélation d’une identité, d’une liberté. Balzac, romancier des femmes ? Cela a été dit et redit, par ses contemporains, par la postérité, par lui-même, qui en a joué pour s’assurer un public fidèle. Balzac, romancier, non pas des femmes, mais de la femme, est allé plus loin que sa consœur George Sand, par exemple,parce qu’il a cultivé le risque des incertitudes, de la déstabilisation, des renversements, des retournements en tout genre.

http://www.lemonde.fr/kiosque/balzac/tome5.html

00:39 Écrit par laura dans Honoré de Balzac | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : littérature, balzac, le curé de village | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook |