vendredi, 09 octobre 2009
Lu dans la presse aujourd'hui:Irving Penn, photographe américain
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Lu dans la presse aujourd'hui:La parole libérée d'Eva Schloss
Il lui a fallu quarante ans avant d'accepter d'en parler. Quatre longues décennies de silence à peine interrompues par quelques confidences. Lâchées à ses filles, son mari, sa mère ou son beau-père. Rien de plus. Ni à ses amis. Ni même à des camarades qui, comme elle, étaient revenus des camps. Plus jamais cela, lui disait-on dans l'immédiat après-guerre, en faisant mine de s'intéresser à l'avenir. Alors, Eva Schloss, cette survivante d'Auschwitz, s'est tue.
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jeudi, 01 octobre 2009
Lu dans la presse aujourd'hui:L'invitation au bonheur
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vendredi, 25 septembre 2009
Lu dans la presse aujourd'hui:Des livres pleins de livres, par Pierre Assouline
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Lu dans la presse aujourd'hui:"Œuvres complètes", de Lautréamont : l'insurrection Lautréamont
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jeudi, 27 août 2009
Lu dans la presse aujourd'hui:Majeur et vacciné
Voilà qui surprend : la vaccination systématique contre la variole n'a finalement gagné les mœurs prophylactiques qu'au début du XXe siècle ; aussi, que l'on dise «Je suis majeur et vacciné», comme une sorte d'insistance bravache dans les années 1930, à la rigueur 1920, je le veux bien. Dans un ouvrage d'il y a vingt ans j'avais daté l'expression « milieu XXe », royalement - et mes excellents confrères Bernet et Rézeau, les seuls à la mentionner également dans leur Dictionnaire du français parlé (1989 au Seuil), la donnent comme contemporaine avec une citation de L'Événement du jeudi de 1986… C'est dire s'il y a de la surprise dans l'air ! Au milieu du XIXe siècle, la chose paraît extravagante.
La réunion des deux termes, majeur et vacciné insiste aujourd'hui sur l'aspect adulte d'une personne, le côté responsable de ses actes, particulièrement dans une situation qui pourrait être périlleuse et réclame une décision personnelle mûrement réfléchie. «Laissez-le faire du saut à l'élastique puisque c'est sa marotte. Après tout, il est majeur et vacciné !»… On me dira que vacciné, il vaut mieux l'être en ces périodes de grippe porcine où chacun craint pour ses abattis. Toutefois l'inoculation de la vaccine débuta en 1800, quatre ans après les expériences décisives de l'Anglais Jenner qui avait découvert le procédé empiriquement en observant l'immunité dont jouissaient les vachers, et qui fut qualifié en son temps de « bienfaiteur de l'humanité». La variole, ou la petite vérole, ou justement vaccine, maladie de la vache, était une affection grave autrefois, dont beaucoup d'enfants mouraient ou restaient marqués à vie sur le visage. Le médecin anglais Woodville vint exprès faire la démonstration devant des médecins français, et un hospice s'ouvrit bientôt à Paris (1801) pour répandre cette thérapeutique prévoyante, l'une des premières initiatives concernant la santé publique. La vaccination fut l'un des premiers grands espoirs de l'humanité souffrante dans cette première partie du XIXe siècle où les sciences prenaient leur essor.
Je ne sais pas si le petit Gérard Labrunie - né en 1808 - fut vacciné ou non ; il est fort possible qu'il le fût, sinon à la naissance, dans les années de grande audace qui marquent l'apogée de l'Empire et la naissance du Petit Roi de Rome, enfant prodigieux qui reçut probablement lui-même l'inoculation. Toujours est-il qu'employer métaphoriquement, plus tard, le mot vacciné signale un sens de la langue qui frise la divination. Mais, à propos, Nerval a peut-être inventé ce rapprochement des termes qui ne semble pas avoir constitué une expression courante. (A. Delvau ne la relève pas, ce qui montre qu'elle ne courait pas encore les rues). Peut-être le poète du rêve, de l'immatériel, se montrait-il là tout simplement prophétique ? Les poètes sont comme ça, créateurs…
Il se peut enfin qu'un lecteur des Nuits d'octobre ait trouvé la formule à son goût quelque cent ans plus tard et qu'il l'ait rapportée à lui-même : « Je suis majeur et vacciné ! » Imaginons qu'elle ait plu à l'entourage de ce lecteur… Que la formule se soit alors répandue dans le Paris des caves de Saint-Germain-des-Prés… Ce qui expliquerait sa diffusion banalisée au milieu du XXe siècle.
Ce serait un cheminement peu ordinaire : une locution avec un père ! Et quel père ! Un poète si notoirement orphelin.
* Réédité par Les Éditions de Paris, 2008.
http://www.lefigaro.fr/livres/2009/08/27/03005-20090827AR...
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vendredi, 24 juillet 2009
Lu dans la presse aujourd'hui:Au commencementest le lecteur
16:13 Écrit par laura dans La presse | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : lu dans la presse aujourd'hui, au commencementest le lecteur |
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Lu dans la presse aujourd'hui:La vue de Platon, un éblouissement
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lundi, 15 juin 2009
L'homme qui s'écrivait dans la vie(Lu dans le 23 avril 2009)
D'une certaine manière, Tackels n'avait pas le choix : Benjamin fut un homme-oeuvre. Il est né, non seulement pour faire une oeuvre, mais pour être une oeuvre : pour faire oeuvre de tout, et tout le temps. Les femmes le disaient : il n'était pas corporel. Il était, non pas seulement cérébral, ou littéraire, ni désincarné, mais incarné autrement que nous : cet homme était quelque chose d'écrit. C'était un homme imprimé. C'était un homme qui s'écrivait dans la vie, qui s'imprimait dans son temps. C'était un homme-texte.
Walter Benjamin n'a pas laissé une oeuvre compacte au sens où elle ferait système : comme les existences sont chaotiques, ses oeuvres elles-mêmes expriment, par leurs formes éclatées, infiniment diversifiées, différentes, la beauté de l'accident jusque dans la pensée. Ne cherchons pas scolairement la « cohérence » de la pensée benjaminienne : elle est événement plutôt, elle fait sourdre, elle fait jaillir le sens de ce qui, en face de nous, hic et nunc, advient.
Le génie de Walter Benjamin aura bien été celui-là, que de donner à l'actualité sa dimension métaphysique éternelle, et de savoir lire dans les philosophies établies le conformisme des modes passagères. Cet homme n'était pas une subjectivité, mais une liberté. Il s'arrachait sans cesse au groupe : seule la solitude rend possible la réflexion, qui est d'abord courage. Le judaïsme ne l'intéresse, par exemple, que détaché de ce socialisme qu'est pour lui le sionisme. Comme Péguy (qu'il a lu et aimé), il déteste l'Université, trop étroite pour savoir penser : il lui préfère les voyages, Paris et les musées. Paris, pour lui, est une bibliothèque géante. Le Louvre ? Un lieu dans lequel on pourrait se laisser enfermer à vie, sans s'ennuyer une seconde, à contempler incessamment les quinze mêmes tableaux.
Benjamin est sans doute le plus grand penseur de l'art : non en esthète, mais en politique, en théologien, en philosophe. Il eût fait émerger d'une réflexion sur la photographie un projet de réforme de la démocratie participative ! Le sens de l'Histoire, la mort de la civilisation, les instincts criminels du monde moderne, les déflagrations à venir, Benjamin, qui n'est jamais paranoïaque mais dont les pseudopodes sont branchés sur tous les aspects de son temps, et tous ses domaines, tous ses visages, sont lus par lui en interlignes du quotidien. Aussi sa lucidité, exceptionnelle, son acuité, visionnaire, ses intuitions, prodigieuses, font-elles de lui le seul penseur du XXe siècle, peut-être, à avoir su rendre compte de l'irréversible - de la mort définitive de Dieu (quelque sens que l'on donne à ce terme).
Rien n'est annexe, rien n'est secondaire, rien n'est anecdotique pour le véritable philosophe : les accrocs du réel, les interstices des grandes dates, les miettes de l'Histoire. Aucun système ne saurait en rendre compte : aussi faut-il émietter la pensée elle-même, la fragmenter : alors, elle épousera les reliefs du réel, elle coïncidera avec ses aspérités, elle fera parler ses particularités.
C'est grâce à son microscope que Walter Benjamin est parvenu à inventer, non seulement une oeuvre, mais une vie d'homme, la première vie d'homme qui se confonde avec l'oeuvre de cet homme, à tel point que le biographe se doit, pour en exprimer la vérité et la complexité, de ne jamais les distinguer, tant décoller la chair de l'une est atrophier le corps de l'autre. La pensée de Benjamin est vivante. Parce que, grâce à Tackels, Benjamin l'est aussi.
À lire aussi : «Rêves» de Walter Benjamin, Éditions Le Promeneur (en librairie le 7 mai).
Walter Benjamin, une vie dans les textes de Bruno Tackels Actes Sud, 842 p., 29 eur .
http://www.lefigaro.fr/livres/2009/04/23/03005-20090423AR...
16:23 Écrit par laura dans La littérature | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : lu dans la presse aujourd'hui, l'homme qui s'écrivait dans la vie |
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vendredi, 05 juin 2009
Lu dans la presse aujourd'hui:Décès de l'acteur David Carradine
Surtout connu pour la série-culte des années 1970, «Kung-Fu», l'acteur avait connu un second succès au travers des deux opus de Quentin Tarantino, Kill Bill. Il serait mort lors d'un «acte sexuel».
http://www.lefigaro.fr/culture/2009/06/04/03004-20090604A...
Cette note est répertoriée sur Lartino:
http://www.lartino.fr/lu-presse-deces-david-carradine-pn7...
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