jeudi, 17 janvier 2008

Poème collectif: Le dernier sera le premier

Il pleuvait, chant silencieux

Ulysse

Silencieux au milieu de la foule,
L'homme en sursis cherchait un regard
Regard tourné vers l'horizon
Il cherche le courage
De rejoindre l'autre rive

Moun

Rive le clou du bonheur
Pour qu'il dure longtemps.

Ulysse

Longtemps après la terre
Perdurera la folie
Des hommes dits civilisés

Moun

Civilisés où êtes vous ?
Vous êtes morts et l'histoire
Avale vos restes froids.

Ulysse

Froids comme la neige qui tombe
Vous n'êtes à présent qu'oubliés

Miguaël

Oubliés miséreux
Dans le caniveau des villes
Eclairés d'un soleil
Froid comme un tombeau

Moun

Tombeau chaud de mon âme
Qui se perd dans les flammes
Des échecs et des erreurs
Des angoisses et des peurs

Peurs intimes et peurs ancestrales
Qui se rejoignent souvent la nuit

Laura

Nuit de Chine, nuit câline
Dessine du bout de tes doigts
Sur ma peau-laitage
L'amour en courbes de toi

Moun

Poème écrit sur le forum Regards poétiques:http://regards-poetiques.clicforum.fr/t1657-Le-dernier-se...

11:07 Écrit par laura dans Des poèmes | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : poème collectif | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook |

Poèmes collectifs: Guerre et paix

Attelé au chemin, un écolier marchait.
Son pas était rythmé de l'appel du tocsin.
Il rentrait de l'école au doux d'un soir de juin.
On était en Quarante et l'écolier rêvait.



Rêve de paix et de liberté
Sous un ciel gris de menace
Alors que son pays outragé
Rêvait lui de vengeance



L'enfant imaginait des canons lance-fleurs
Qui arrosent la terre de graines de bonheur ;
Il osait des obus naviguant vers la Lune
Car il ne savait pas la guerre et ses horreurs.



Aux avions qui donnaient la mort
Il opposait l'oiseau de paradis
Aux sous-marins espions
La petite sirène d'Andersen



La mitraillette sur la tempe
Le soldat d'à peine vingt ans
Tremblait comme une feuille
Dans la gorge l'effroi silencieux



Un champ de ruines là où jadis
On cultivait les betteraves.
Et des avions là ou naguère,
Volait l'oiseau, avant la guerre.



Une mère à genoux pleurait
Son fils gisant dans une mare de sang
Martyr des temps modernes
L'Histoire ne nous a rien appris

Le ravin était rempli de cadavres
Et l'enfant dessinait une colombe
Avec un morceau de cendre
Corps, coeurs et âmes brulés

Ecrit sur le fourum Regards poétiques:http://regards-poetiques.clicforum.fr/t1512-Cadavre-exqui...

11:04 Écrit par laura dans Des poèmes | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : poème collectif | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook |