Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • Catégories : Des expositions

    L'Achoura fêtée au musée du quai Branly à Paris

    7/1/2008)

    Dans le cadre de ses activités culturelles, le musée du quai Branly de Paris propose à ses visiteurs de découvrir, les mercredi 16 et samedi 17 janvier, la fête populaire d’Achoura au Maroc ou « fête des enfants », à travers des visites contés, des ateliers de Bendir et des Séances de fabrication de jouets.

    La mascarade d’Achoura et une dégustation de pâtisserie marocaine sont au menu de cette manifestation qui vise à montrer certaines des traditions marocaines associées à cette fête. Il s’agit en outre de mieux comprendre les symboles qui y sont associés comme le rapportent les organisateurs.

    Le 10 de Muharram (premier mois de l’année) dans la tradition musulmane est célébré le culte d’Achoura, qui revêt des significations très différentes selon les pays et les cultures.

    Au Maroc, cette fête a rencontré des traditions païennes et est associée depuis des siècles à l’enfance et au partage : les enfants reçoivent des cadeaux, fabriquent des jouets et des instruments de musique, mais ils doivent aussi la Zakat, l’aumône, aux plus démunis.

    La plupart des rituels traditionnels font référence à l’agriculture et à la fertilité ; ce jour-là, les enfants sont autorisés à asperger d’eau leurs amis et même les adultes !

    Certains rites, liés à un culte solaire, sont à l’inverse liés au feu, notamment dans les milieux ruraux du sud du Maroc : on saute au-dessus du feu ou on jongle avec les braises, encore à Tiznit. S’y déroule également une mascarade spectaculaire, qui concerne surtout les adolescents : bendirs à la main, ils se mesurent les uns aux autres, parés de masques qu’ils ont fabriqués.

    Visites et ateliers
    Mercredi 16 janvier 2008
    * Visite contée Afrique du Nord
    * Ateliers de bendir
    Séances de fabrication de jouets (l’autre jouet, version Afrique du Nord) et de
    masques (en prévision de la mascarade du samedi)
    Samedi 19 janvier 2008
    * Visite contée Afrique du Nord
    * Ateliers de bendir
    Séances de fabrication de jouets (l’autre jouet, version Afrique du Nord) et de
    masques (en prévision de la mascarade)
    Mascarade d’Achoura et dégustation de
    pâtisseries marocaines
    Samedi 19 janvier 2008, 16h
    * dans le théâtre Claude Lévi-Strauss et au foyer du musée du quai
    Branly.
    Masque d'Achoura Avant 1954

    http://www.menara.ma/Infos/includes/detail.asp?article_id=5896&lmodule=divertissement
  • Catégories : CE QUE J'AIME/QUI M'INTERESSE, Des expositions, Libération

    L’Europe, creuset de créations

    Arts. A Bruxelles, un parcours éclairant sur les échanges à travers les âges.
    Envoyé spécial à Bruxelles SEAN JAMES ROSE
    QUOTIDIEN : mardi 8 janvier 2008
    Le grand atelier : les chemins de l’art en Europe du Ve au XVIIIe siècle Palais des beaux-arts, rue Ravenstein, 23, Bruxelles. Jusqu’au 20 janvier. 10 €, réduit 8 €/5 €. Catalogue 340 pp., 35 €. Rens. : 00/32 (0) 70 22 52 26 ou www.europalia.eu

    L’Europe, trop souvent pensée comme simple zone de libre-échange, est cette fois à l’honneur sur le plan artistique. Pour les 50 ans du traité de Rome, la 21e édition du festival bisannuel Europalia célèbre un autre espace à travers l’exposition «Le grand atelier : les chemins de l’art en Europe du Ve au XVIIIsiècle», au Palais des beaux-arts de Bruxelles.

    Voici donc un voyage à travers les âges - de la fin de l’Antiquité à l’aube de l’invention du musée - et les 27 pays de l’Union, de Florence à Stockholm, de Dublin à Sofia… Un foisonnement de chefs-d’œuvre provenant de plus de 150 prêteurs et institutions culturelles européennes : le Buste d’homme accoudé en grès rouge de Nicolas de Leyde (1465-1467), tel un penseur pétrifié par un sortilège du temps ; la puissante Chasse au sanglier de Rubens (vers 1616) ou encore la délicate Vue sur Tivoli de François Boucher (1730).

    Ivoires. Il s’agit, pour le commissaire Roland Recht de l’université de Strasbourg et ses complices Catherine Périer-d’Ieteren et Pascal Griener, respectivement de l’Université libre de Bruxelles et de l’université de Neuchâtel, de tracer «un espace mental en même temps qu’artisanal où l’idée d’artiste devient marbre, ou pigment de couleurs, ou dessin gravé dans le cuivre». Les quatorze «chambres» de l’expo nous font certes évoluer des enluminures des Evangiles irlandais, dits Livre de Dimma, à des ivoires carolingiens et à un portrait de Van Dyck en passant par une Vierge à l’enfant de Van Eyck. Mais ils ne recouvrent pas les sections d’un manuel d’histoire bête et méchant.

    «Le grand atelier» fait dérouler la chronologie avec une cohérence plus souple - une approche thématique modelant de manière sensible le visage artistique du continent grâce à des «dossiers» tels «un art pour l’exportation : les émaux, les albâtres et les retables», ou «l’estampe au service des métiers». Pour Recht, «il n’y a pas un art roman mais des arts romans» ; de même, le gothique censément «international», ne reflète que la réalité artistique de certaines grandes villes de l’Europe médiévale. Alors, quid de l’identité culturelle européenne ? Existe-t-elle ? Pour éviter la nomenclature facile, il faudra se rappeler la devise communautaire, In varietate concordia, «unité dans la diversité». Traduire également : la civilisation gréco-romaine, la chrétienté, l’influence orientale par le biais de Byzance (via Venise) et des Arabes (via l’Espagne et la Sicile), l’humanisme, Gutenberg et le livre imprimé…

    Ne pas oublier non plus, dans l’édification de cette identité, les notions d’atelier (titre de l’expo) et d’artiste au sens d’artisan. Les peintres n’ont pas attendu les fondateurs de la CEE pour bouger, ni les marchands pour faire circuler les œuvres. Pour preuve, la superbe mise en abyme de la dernière salle, reconstruction du cabinet d’amateur, figure le vertige d’un marché de l’art mondial à venir.

    Ligne de fuite. C’est bien cette capillarité des idées artistiques que démontre l’exposition belge. Des Italiens on apprend «la perspective» ; des Flamands, la couleur fixée par l’huile. Mais tous les chemins de l’art européen ne mènent pas directement à Florence, où se produisit la révolution de l’espace pictural : la fameuse fenêtre d’Alberti (théorie de la ligne de fuite), par laquelle converge le regard et se raconte l’histoire d’un tableau désormais en 3D. Il existe une perspective plus atmosphérique que géométrique en Europe du Nord. Ainsi le maniérisme de l’après-Renaissance déborde-t-il les frontières de l’Italie, avec notamment Bartholomeus Spranger, le peintre de l’empereur Rodolphe à Prague. Les sensuelles courbes de son Hermaphrodite et Salmacis (vers 1585) ont de quoi faire rougir la Vierge au long cou du Parmesan.

    http://www.liberation.fr//culture/302300.FR.php?utk=008b428a

  • Catégories : CELLES QUE J'AIME, Claudel Camille, L'art

    En 2008, l'art féminin aura la côte

    Éric Biétry-Rivierre
    02/01/2008 | Mise à jour : 15:40 |
    .

    Heureux concours de circonstances, les expositions consacrées aux femmes, artistes et mécènes, vont se succéder en ce début d'année. De Camille Claudel à Louise Bourgeois, en passant par Marie-Antoinette, Patti Smith et Leonor Fini, les musées semblent s'être donné le mot pour ouvrir leurs portes aux créatrices.

    Les plus beaux hommages sont involontaires et celui de l'année qui s'ouvre est un de ceux-là. À Paris comme en province, les musées semblent s'être donné le mot pour parler des femmes artistes ou esthètes. Deux mots qui supportent indifféremment tous les sexes. Cela remonte à bien avant Simone de Beauvoir, dont ont fêtera le centenaire le 9 janvier (colloque international les 9, 10 et 11 au Réfectoire des Cordeliers, 15 rue de l'École de médecine, Paris 75006).

    Les Galeries nationales presque royales pour l'occasion du Grand Palais évoqueront Marie-Antoinette, son goût, ses amitiés, en 300 œuvres provenant de toute l'Europe, du 15 mars au 16 juin. Autre incomprise, Camille Claudel retrouvera son mentor et amant au musée Rodin qui lui consacre une rétrospective, du 16 avril au 20 juillet. Fille de Louis-Philippe, à la fois princesse et artiste romantique, Marie d'Orléans fut un peu de ces deux femmes. À travers un ensemble de peintures, de meubles et d'objets personnels dont des prêts consentis par ses descendants , le Louvre proposera une évocation de son salon gothique et de son univers intime (à partir du 18 avril au rez-de-chaussée de l'aile Richelieu). Des dessins et sculptures, dont plusieurs sur le thème de Jeanne d'Arc, seront réunis en hommage à cette grande mécène et collectionneuse, témoin exceptionnel du goût 1830. L'événement sera complété au Musée Condé de Chantilly à partir du 9 avril par des sculptures de la princesse, conservées par son frère le duc d'Aumale et restaurées spécialement.

    La dame aux araignées géantes

     

    Autre femme d'exception, notre contemporaine Patti Smith. Du 28 mars au 8 juin, la Fondation Cartier ouvrira en grand ses portes à cette chanteuse rock, aujourd'hui assagie mais à jamais poète, auteur-compositeur souvent en tournée sur toutes les routes du monde. Elle y développera son univers iconographique, moins connu, composé de films, de dessins et de photographies. Encore plus dérangeante, Louise Bourgeois investira le Centre Pompidou à partir du 5 mars, après la Tate Gallery de Londres. La dame aux araignées géantes, de bronze ou d'acier, aujourd'hui âgée de 96 ans, devrait bénéficier là d'une rétrospective à la hauteur de sa réputation d'artiste la plus reconnue parmi les plasticiens vivants. On devrait notamment voir une large sélection de pièces conçues durant ces vingt dernières années, inédites à Paris.

    Louise Bourgeois n'a jamais fait la une du Petit Écho de la Mode, ce grand ancêtre de la presse féminine auquel la Bibliothèque Forney (1, rue du Figuier, Paris 75004) consacrera une exposition à partir du 29 janvier. Pourtant, l'hebdomadaire né en 1880 ne s'est arrêté qu'en 1983 et tirait à ses plus beaux jours, dans les années 1950, jusqu'à un million d'exemplaires. Mais la vieille dame indigne a toujours cultivé la provocation.

    En province, saluons le Musée de l'hospice Saint-Roch à Issoudun, qui inaugurera le 8 février le salon parisien de Leonor Fini dont on fête également le centenaire. L'espace, présenté dans une scénographie de Giovanna Piraina, rappellera autant la femme que la créatrice. L'appartement de la rue de la Vrillière, où elle se plaisait à théâtraliser sa vie, recevant de nombreux visiteurs, gens du théâtre, écrivains, artistes surréalistes, sera en effet intégralement reconstitué. Plus qu'un simple décor Art nouveau, on reverra donc une véritable œuvre que la maîtresse des lieux avait composée avec le même soin qu'elle mettait dans ses tableaux. Son mobilier, ses objets d'art et ses luminaires sont signés des grands noms de l'École de Nancy, Louis Majorelle, Émile Gallé. Quant à la moquette, elle est un modèle exclusif, signé Fini.

    Dans le Nord, le musée Matisse du Cateau-Cambresis remerciera Alice Tériade, décédée le 2 février dernier. Par le métier et la passion qui l'animait avec son mari éditeur d'art, elle s'était trouvée au cœur de l'art moderne. En 2002, le musée avait reçu en donation 27 livres conçus et illustrés par Miro, Matisse et Picasso. Aujourd'hui, c'est la deuxième partie de la donation qui est léguée. Soit l'un des plus importants cadeaux jamais reçus par un musée. Il sera visible à partir du 27 janvier : il s'agit de toute la salle à manger que Matisse avait imaginée pour le couple dans sa villa de Saint-Jean-Cap-Ferrat, avec des chefs-d'œuvre peints par Picasso, Miro, Léger, Chagall, Rouault ou sculptés par Giacometti et Laurens.

  • Catégories : L'art

    Le scandale du faux Gauguin éclabousse le monde de l'art

    Valérie Duponchelle
    08/01/2008 | Mise à jour : 07:45 |
    a67b9b24cca2f9cbedd42d997effea7c.jpgThe Art Institute of Chicago a exposé en vedette, pendant dix ans, un faux génial, inventé d'après un croquis de Gauguin. Crédits photo : Bolton Evening News

    Faussaires en famille ! Pendant dix-sept ans, les Greenhalgh fils, père et mère ont dupé les experts depuis leur pavillon anglais.

    A ttention au décor ! Il est trompeur comme une église presbytérienne chez Hitchcock où L'Homme qui en savait trop débusque les criminels sous les psaumes. C'est dans un modeste pavillon de la banlieue de Bolton (Lancashire), semblable à tous ses pareils de The Crescent à Bromley Cross, qu'œuvraient, en famille, les Greenhalgh, à la une du Bolton News pendant des semaines. Des faussaires désormais célèbres en Angleterre.

    De 1989 à 2006, Shaun, le fils timide et bedonnant de 47 ans, George, 84 ans, le père en chaise roulante et plaid écossais, Olive, 83 ans, la mère aux boucles grises de Miss Marple, ont bâti mille histoires pour écouler leurs faux par dizaines. Alerté par le British Museum, Scotland Yard a mis fin à leur industrie avec un mandat de perquisition, le 15 octobre 2006.

    La fouille fut édifiante. Ils ont été condamnés en novembre ­dernier pour avoir vendu ou essayé de vendre quelque 45 faux d'une valeur potentielle estimée à 10 M£ ! Une liste non exhaustive peut-être trois fois plus, selon Scotland Yard pour des objets d'art trop beaux pour être vrais et qui sont désormais des pièces à charge.

    Un feuilleton rocambolesque

     

    La spécialité de ce trio de faussaires bien tranquilles était de pister les œuvres rares, peu documentées, pas photographiées et depuis longtemps portées disparues dans les volutes de l'histoire de l'art. Il y a du ­Sherlock Holmes dans la petite entreprise des Greenhalgh qui, en as du marketing, identifiaient les sujets parfaits, parce que oubliés, rêvés et méconnus, et donc propres à affoler les appétits des musées ou, à défaut, des maisons de ventes. Outre la «Princesse d'Amarna» qui a coûté cher au Bolton Museum, un remake du «Risley Park Lanx », mythique plateau d'argent découvert par des laboureurs dans un champ du Derbyshire en 1729 et donc la plus ancienne pièce d'orfèvrerie romaine d'Angleterre, portée disparue depuis, a failli duper le ­British Museum.

    L'institution londonienne l'a étudiée, soupesée puis acceptée comme copie historique en cadeau gracieux de ses mécènes (98 000 £ selon l'enquête, 5 000 £ selon Shaun Greenhalgh). Ainsi Le Faune de Gauguin, «sa première céramique connue datant de l'hiver 1886» se félicitait, il y a encore un mois, The Art Institute of Chicago, l'institution américaine par excellence. Le musée l'avait fièrement acheté à un couple de marchands privés de Londres, Howie & Pillar (autour de 125 000 $ selon The Art Newspaper). Le duo au sérieux non contesté l'avait, lui, acheté à bon prix des années plus tôt chez Sotheby's à Londres avec l'assurance de le retrouver dans le Catalogue raisonné du Wildenstein Institute de Paris (20 700 £ en 1994, soit dans son estimation). L'Art Institute le commenta avec la fougue des découvreurs, faisant des analogies imprudentes entre le faune, symbole de débauche, et le fiasco conjugal de Gauguin, mauvais mari de la Danoise Mette. Il l'exposa en vedette, pendant dix ans, à ses dépens… Un faux génial, inventé d'après un croquis de Gauguin en Martinique pendant l'été 1887 et conservé dans l'Album Gauguin au Louvre, a-t-il dû reconnaître devant la presse américaine le 12 décembre. Et ce n'était pourtant qu'un ricochet du procès, le «Greenhalgh case» disent les Britanniques, où les révélations se sont succédé comme dans un feuilleton rocambolesque.

    Quatre ans et huit mois de prison

     

    «En 2001, je suis resté coincé à Chicago pendant une semaine à cause du 11 Septembre. Tous les vols étaient annulés. J'étais venu pour le vernissage privé de l'exposition Van Gogh et Gauguin à l'Art Institute. J'ai donc vu la collection du musée calmement, vu Le Faune sans le mettre plus en doute que les musées. Lorsque Scotland Yard a évoqué un faux Gauguin de même nature, j'ai fait le lien», nous raconte Martin Bailey, œil redouté de The Art Newspaper. C'est lui qui a identifié le faux, disséqué les mensonges de sa provenance et a pisté ce Faune mirifique de la petite ville à 40 miles de Birmingham jusqu'au géant américain.

    Dans son réquisitoire, détaillant les faits, le procureur Peter Cadwallader ne s'était guère arrêté sur l'œuvre en question : «Shaun Greenhalgh n'a pas négligé la France. Il a contrefait une sculpture de Gauguin et l'a vendue chez Sotheby's pour le compte de Mrs Roscoe.» Roscoe est le nom de jeune fille de la mère de Shaun Greenhalgh. Olive, 83 ans, dont l'assistance occasionnelle sous forme de coups de téléphone et de rencontres habilement arrangées, a servi à écouler plusieurs faux.

    Olive a déjà été condamnée à un an avec sursis. Quant à son faussaire génial de fils, qui aurait voulu simplement se faire passer pour le mauvais vendeur de la famille, il a été condamné à quatre ans et huit mois de prison. Il se trouve actuellement dans celle de Liverpool où Ed Chadwick, «crime reporter» du Bolton News, attend ses confessions. Un scoop que la loi anglaise interdit de payer. Et le père, actif VRP des créations de son fils ? Après un délai légal dû à l'examen de sa santé, il sera fixé sur son sort cette semaine.

    http://www.lefigaro.fr/culture/2008/01/11/03004-20080111ARTFIG00001-le-scandale-du-faux-gauguineclabousse-le-monde-de-l-art.php