vendredi, 05 septembre 2008
Parmi les "66 plus belles poésies" que j'ai lues
LVII
Les Hiboux
Sous les ifs noirs qui les abritent,
Les hiboux se tiennent rangés,
Ainsi que des dieux étrangers,
Dardant leur oeil rouge. Ils méditent.
Sans remuer ils se tiendront
Jusqu'à l'heure mélancolique
Où, poussant le soleil oblique,
Les ténèbres s'établiront.
Leur attitude au sage enseigne
Qu'il faut en ce monde qu'il craigne
Le tumulte et le mouvement,
L'homme ivre d'une ombre qui passe
Porte toujours le châtiment
D'avoir voulu changer de place.
Charles Baudelaire, "Les fleurs du mal", "Spleen et idéal"
Ce poème est cité dans mon mémoire de maîtrise"Des paysages de Baudelaire et Nerval" que vous pouvez acheter en cliquant sur la bannière en haut de ce blog.
Cette note a été selectionnée par Lartino
00:11 Ecrit par laura dans Charles Baudelaire | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
| Tags : littérature, poésie |
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Commentaires
Je disais que ce poème me plaisait beaucoup avec la conclusion qui arrive petit à petit dans la 2ème moitié du texte.
Ecrit par : elisabeth | dimanche, 07 septembre 2008
Répondre à ce commentaireEcrit par : LAURA | dimanche, 07 septembre 2008
Répondre à ce commentaireEcrit par : elisabeth | dimanche, 07 septembre 2008
Répondre à ce commentaireEcrit par : lilounette | jeudi, 11 juin 2009
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