Un après-midi du début de janvier 1964, un coup de téléphone inattendu devait une fois de plus me rendre à mes anciennes activités. Notre ancien ambassadeur à Chungking, le général Pechkoff, un peu perdu de vue, me demandait d’aller le voir en urgence à propos d’une question importante et très confidentielle. Le général de Gaulle venait, quelques semaines ou
quelques jours plus tôt, de décider secrètement de reconnaître le gouvernement de la Chine populaire. M. Edgar Faure avait préparé le terrain au cours d’une visite à Pékin aux mois d’octobre et de novembre 1963. Des négociations techniques avaient eu lieu à Berne entre Français et Chinois. Une déclaration officielle commune et simultanée serait faite à Paris et à Pékin le 27 janvier…
(extrait de : Jacques Guillermaz, Une vie pour la Chine, Mémoires (1937-1989), Paris, Robert Laffont, 1989, p. 290).
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