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Catégories : CE QUE J'AIME/QUI M'INTERESSE, La radio RTL

Émission hommage à Claude Sarraute du mardi 20 juin 2023

 

La journaliste et chroniqueuse Claude Sarraute est morte à 95 ans. Face à l’habituel portrait tristoune du «grand âge», elle défendait une célébration de la vie et de la fête : armagnac dans les yaourts et la fête jusqu’au bout.

par Mickaël Frison

publié le 20 juin 2023 à 19h28
 

«Mamie pruneaux» est morte, vive «Mamie pruneaux». Parce qu’elle est «ridée et qu’elle fait chier», c’est ainsi que Claude Sarraute était surnommée, avec beaucoup d’affection, c’est à souligner, par Laurent Ruquier et sa bande à l’époque de On va s’gêner, l’émission qu’il animait sur Europe 1 les après-midis dans les années 2000 avant d’embrayer sur les Grosses Têtes.

Claude Sarraute, son amie, tenait une place de choix dans le programme, où elle incarnait la grand-mère indigne dans un duo délirant avec le regretté Pierre Bénichou, autre noctambule assumé. Claude Sarraute est morte ce mercredi 20 juin, au terme d’une vie haute en couleur qu’il faut célébrer. La journaliste et romancière, fille de Nathalie Sarraute, affirmait qu’il fallait célébrer le grand âge et vivre sans retenue. Boire, fumer, faire la fête : dans une époque morose comme l’est 2023, l’enseignement de Claude Sarraute doit nous rester en tête. Laure Adler l’a dit d’une autre façon dans nos pages l’an dernier : «Vieillir, c’est être sauvage, en colère, passionné. Vieillir, ce n’est pas renoncer. Vieillir, ce n’est pas devenir raisonnable.» Claude Sarraute n’aurait pas renié cela. Si c’est un manifeste,

 
 
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https://www.rtl.fr/programmes/les-grosses-tetes/7900276720-l-integrale-emission-hommage-a-claude-sarraute-du-mardi-20-juin-2023

 
YouTube RTL
 
Il y a 22 heures
 
L'hommage des Grosses Têtes à Claude Sarraute
YouTube Les Grosses Têtes
 
Il y a 14 heures
 
Claude Sarraute : L'hommage des Grosses Têtes
YouTube Les Grosses Têtes
 
Il y a 17 heures
La journaliste et chroniqueuse Claude Sarraute est morte à 95 ans. Face à l’habituel portrait tristoune du «grand âge», elle défendait une célébration de la vie et de la fête : armagnac dans les yaourts et la fête jusqu’au bout.

par Mickaël Frison

publié le 20 juin 2023 à 19h28
 

«Mamie pruneaux» est morte, vive «Mamie pruneaux». Parce qu’elle est «ridée et qu’elle fait chier», c’est ainsi que Claude Sarraute était surnommée, avec beaucoup d’affection, c’est à souligner, par Laurent Ruquier et sa bande à l’époque de On va s’gêner, l’émission qu’il animait sur Europe 1 les après-midis dans les années 2000 avant d’embrayer sur les Grosses Têtes.

Claude Sarraute, son amie, tenait une place de choix dans le programme, où elle incarnait la grand-mère indigne dans un duo délirant avec le regretté Pierre Bénichou, autre noctambule assumé. Claude Sarraute est morte ce mercredi 20 juin, au terme d’une vie haute en couleur qu’il faut célébrer. La journaliste et romancière, fille de Nathalie Sarraute, affirmait qu’il fallait célébrer le grand âge et vivre sans retenue. Boire, fumer, faire la fête : dans une époque morose comme l’est 2023, l’enseignement de Claude Sarraute doit nous rester en tête. Laure Adler l’a dit d’une autre façon dans nos pages l’an dernier : «Vieillir, c’est être sauvage, en colère, passionné. Vieillir, ce n’est pas renoncer. Vieillir, ce n’est pas devenir raisonnable.» Claude Sarraute n’aurait pas renié cela. Si c’est un manifeste,

 
 
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https://www.liberation.fr/lifestyle/boire-fumer-faire-la-fete-je-veux-vieillir-comme-claude-sarraute-20230620_MNK6GG77RVEXRNWO27UZSVIRYQ/

https://www.lefigaro.fr/culture/la-journaliste-et-romanciere-claude-sarraute-est-decedee-a-95-ans-20230620 que j'ai acheté en papier


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https://www.lemonde.fr/disparitions/article/2023/06/20/la-journaliste-claude-sarraute-est-morte_6178401_3382.html

es au Monde, à partir de 1953, on retient généralement son billet quotidien « Sur le vif », en dernière page, de 1983 à 1992. Elle avait auparavant écrit dans la rubrique appelée alors « Spectacles », puis avait tenu une chronique sur la télévision pendant sept ans.

Son fameux billet, qu’elle voulait celui d’une « pipelette », où elle parlait volontiers de son « Mimi » – François Mitterrand – ou de son « Jacquot » – Jacques Chirac –, lesquels n’appréciaient pas toujours ses propos, détonnait dans un journal fier de sa réputation austère. D’ailleurs, quand, en novembre 1983, André Laurens, alors directeur du Monde, proposa « Sur le vif », l’accueil des chefs de service fut glacial.

Lire aussi : Article réservé à nos abonnés Le jour où... Claude Sarraute fait craquer Mitterrand
 
 
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Qui peut jurer n’avoir jamais été agacé par les propos à l’emporte-pièce de cette fausse ingénue ? Mais quel journaliste peut ignorer combien il est difficile d’avoir une idée bonne, et drôle, chaque jour, pour un texte qu’on doit rendre impérativement, au plus tard, à 9 h 30 ? Croiser chaque matin Claude Sarraute rue des Italiens – dans l’immeuble historique du Monde – c’était rencontrer une tornade blonde à l’heure où d’autres sont encore un peu endormis. Elle avait pris à l’aube le métro à la station Pont-Marie – près de l’île Saint-Louis où elle habitait avec Revel –, était descendue à Chaussée-d’Antin, avait pris son cachet quotidien de corydrane, un stimulant à base d’aspirine et d’amphétamines – « comme en prenait Sartre, ça me rend plus intelligente » , avait distribué quelques « chéri », « mon amour » ou « ma puce, t’aurais pas une histoire pour moi ? », et se mettait au travail.

Lire aussi : Article réservé à nos abonnés Claude Sarraute Senior starlette
 
 
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Livres « de plage » et « Grosses têtes »

Le 11 juillet 1992, elle a écrit le dernier « Sur le vif » avec pour titre « A bientôt » et commençant ainsi : « Je m’en vais, là, les enfants. Je pars demain. Et, au retour des vacances, vous ne me trouverez plus dans ma loge, en haut, à droite, à la sortie du journal. On la ferme. C’est pas que j’en aie marre de faire pipelette, pas du tout, je me plais bien avec vous. Mais j’ai l’impression de tourner en rond dans mon petit encadré. J’ai envie de changer. Pas de ton, ça non. De longueur. » Sa nouvelle rubrique, « Quelle histoire ! », n’est pas devenue une institution comme « Sur le vif ».

 
 
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Pour « changer de longueur, pas de ton », Claude Sarraute a aussi écrit des livres « de plage », comme elle disait en riant. Une quinzaine, de Dites donc ! (JC Lattès, 1985) à Encore un instant (Flammarion, 2017), en passant par Allô Lolotte, c’est Coco (Flammarion, 1987, qui a eu beaucoup de succès). Pendant qu’elle était encore au Monde, et après, elle a mis sa verve et son franc-parler au service d’émissions de radio de divertissement. De 1985 à 1995 aux « Grosses têtes », de Philippe Bouvard. Puis avec Laurent Ruquier, « Rien à cirer », « On va s’gêner », et de nouveau « Les Grosses Têtes », reprises par Ruquier en 2014. Elle était parfois absente pour raison de santé, et revenait en disant détester « le grand âge, car tout fout le camp. Heureusement, il y a la tête qui marche ». Et le rire.

[Claude Sarraute était une journaliste dont la liberté de style a marqué l’histoire de notre journal. « Le Monde » présente à sa famille, ses proches et toutes celles et ceux qui l’ont connue et appréciée ses plus sincères condoléances. J. Fe.]

Dates

24 juillet 1927 Naissance à Paris

1953 Entre au « Monde »

1983-1992 Billet du « Monde », « Sur le vif »

1985 Participe aux « Les Grosses Têtes » sur RTL

2017 Publie « Encore un instant »

2023 Mort à Paris

https://www.lemonde.fr/disparitions/article/2023/06/20/la-journaliste-claude-sarraute-est-morte_6178401_3382.html

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