Recueil de poèmes en hommage aux deux auteurs
Une Pile A Lire (PAL) phénoménale(liste loin d'être exhaustive)
Dossier de l'Art n° 188
N° 188 - Septembre 2011 - 9.00 €
ISSN : 1161-3122
Sommaire
Evénement : Tableaux, meubles, céramiques, dessins,...
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N° 188 - Septembre 2011 - 9.00 €
ISSN : 1161-3122
Evénement : Tableaux, meubles, céramiques, dessins,...
On connaît tous l'oeuvre d'Alphonse Daudet (1840-1897) : Les lettres de mon moulin, Le Petit Chose, Tartarin de Tarascon, Les contes du lundi… On a eu une image mièvre et scolaire de cet écrivain provençal dont l'oeuvre de mémorialiste reste encore à ce jour largement méconnue. Alphonse Daudet fut un témoin privilégié du XIXe siècle et du Second Empire. Après une jeunessemouvementée, cet enfant de Nîmes travailla entre 1861 et 1865 au cabinet du duc de Morny, le plus haut personnage de l'Empire, après Napoléon III. Aussi ces Mémoires se lisent-ils comme une feuille de température politique et artistique sur le Second Empire, la Commune et le début de la IIIe République. Car Daudet fut avant tout un portraitiste de premier ordre. Il décrit aussi bien la bohème de Murger que les personnages politiques de premier plan comme Gambetta ou Henri Rochefort. Mais c'est aussi toute l'effervescence de la vie littéraire, des frères Goncourt, en passant par Tourgueniev, que croque l'écrivain dans un style vif et mordant. Dans ses Mémoires d'une sombre beauté, il n'oublie pas non plus d'évoquer la genèse et l'histoire de ses livres (Tartarin de Tarascon, Le Petit Chose, etc.). Voici le livre qui rendra toute sa place à Daudet dans le panthéon des écrivains du XIXe siècle.
http://www.babelio.com/livres/Daudet-Quarante-ans-de-Paris--1857-1897/296998
Michel COLLOT, La Pensée-paysage. Philosophie, arts, littérature.
Arles : Actes-Sud / Versailles : ENSP, 2011, 286 pages. 25 €
Le développement rapide qu’ont connu les sociétés et les économies occidentales depuis la seconde guerre mondiale s’est accompagné d’un exode rural, d’une urbanisation massive et d’une dégradation de l’environnement qui pouvaient donner à penser qu’elles avaient perdu de vue le paysage. Et celui-ci semblait même avoir perdu la place qu’il avait conquise au XIXe siècle dans l’art et la littérature, de plus en plus tentées au XXe par l’abstraction et le formalisme. Or c’est au moment où il semblait ainsi menacé de déclin voire de disparition que le paysage a fait l’objet d’une attention nouvelle dans tous les domaines de la vie sociale, intellectuelle, littéraire et artistique. Tout se passe comme si nos sociétés avait pris soudain conscience de la valeur des paysages que leur croissance risquait de détruire.
Pendant longtemps, la majorité des femmes surent lire, mais pas écrire, l'écrit restant, dans la répartition traditionnelle des tâches entre les sexes, la chasse gardée des hommes. Quand elles accédèrent enfin au droit à l'écriture, elles durent mener une lutte encore plus longue, celle de la reconnaissance de leur production écrite. Alors que la plupart de ces femmes aspiraient à une vie sans contrainte, où elles auraient pu exprimer librement leur art, les obstacles qui ne cessèrent en effet de se dresser devant elles- trouver du temps pour écrire constituant déjà une tâche en soi - les vouèrent à un anticonformisme qui les mettait en danger. À ces contraintes sociales s'ajouta une contrainte intérieure, une quête inconditionnelle d'authenticité qui, entravée, put les mener à la folie ou au suicide. Cet ouvrage dresse le portrait d'une cinquantaine de ces auteures, depuis le Moyen Age avec Hildegard de Bingen et Christine de Pisan, jusqu'à l'époque contemporaine avec Carson McCullers, Marguerite Yourcenar, Anaïs Nin, Simone de Beauvoir, Marguerite Duras, Françoise Sagan - ou plus récemment Toni Morrison, Isabel Allende ou Arundhati Roy - en passant par les incontournables sœurs Brontë, George Sand, Colette, Virginia Woolf ou Karen Blixen.
http://www.babelio.com/livres/Adler-Les-femmes-quiecrivent-vivent-dangereusement/39141
Le vélo est une langue. Une langue où tout .se mêle dans l'essoufflement de l'effort. Une langue de cris. Une langue d'alerte et de joie qui perd dans Le silence de la montagne et se retrouve au coin du bois. Une langue du soir, paisible qui raconte et reraconte Ie souvenir des grands, et des petits. exploits. Je la parle couramment depuis. mon enfance et la voici rangée de A à Z. Ce petit dictionnaire fait la part belle aux mots, du peloton: on y flingue, on y bâche, on y gicle, mais aussi aux coureurs que j'admire les Robic, les Anquetilles, Ies Merckx: aux montagnes que je grimpe Izoard, Ie GaIibier. Le Tourmalet: aux batailles héroïques des grands. Tours et aux balades du dimanche dans la vallée de Chevreuse. C'est l'abécédaire d' une passion tranquille pour Ie vélo. cet engin merveilleux qui vous emmène sans bruit plus vite que vous-même, jusqu'au bout de la route. Paul Fournel
http://www.babelio.com/livres/Fournel-Meli-Velo/292211
C'est le mercredi 24 janvier 1962 que Jules et Jim, dans lequel Bernard Appelbaum avait fait de la figuration, sortit sur les écrans, et c'est le vendredi soir qu'avec sa mère, il est allé le voir au cinéma Vendôme, avenue de l'Opéra.
Après la séance, malgré le froid, sa mère lui donnant le bras, ils sont rentrés à pied jusqu'à leur domicile, au 7 de la rue Oberkampf, tout près du Cirque d'Hiver.
"As-tu lu le livre d'où a été tiré le film?" Non, il ne l'avait pas lu. "J'aimerais bien le lire", lui a-t-elle dit, et ce fut le commencement de ce qu'il allait apprendre de ses parents.
Cette histoire de Jules et Jim et Catherine -un pur amour à trois, avait dit François Truffaut- était comme l'écho de ce que sa mère avait vécu.
Ainsi, il avait fallu un film pour que cette histoire -un peu de son histoire- lui parvienne enfin.
"Si la vie est éphémère, disait Vladimir Jankélévitch, le fait d'avoir vécu une vie éphémère est un fait éternel."
http://www.babelio.com/livres/Bober-On-ne-peut-plus-dormir-tranquille-lorsquon-a-une-/198674


De l’égarement à travers les livres, le nouvel ouvrage d’Éric Poindron, se présente comme une enquête littéraire, un “jeu de pistes” d’un genre un peu spécial. En effet, “[…] le narrateur est contacté par une société secrète, Le Cénacle troglodyte, afin de devenir ‘détective littéraire’. Derrière l’histoire de la littérature, il existe une autre histoire que l’on ignore. Aussi, le narrateur va-t-il devoir faire la lumière sur diverses affaires à la fois mystérieuses et secrètes” .
La commissaire Viviane Lancier n’est pas du genre poète, mais la voici condamnée à se passionner pour Baudelaire : un sonnet torride dont il serait l’auteur se transforme en serial killer, envoyant à la morgue ceux qui s’y intéressent.
Flanquée de son ingénu lieutenant, Viviane Lancier plonge dans une enquête où semblent la narguer les morts, les survivants et même les revenants.
Par Eric Poindron - BSCNEWS.FR / Charlos Nodier : Le bel amateur. Même si la collection s’intitule « les Inattendus », L’Amateur de livre de Charles Nodier est une édition - agrémenté de textes rares et dispersés - de toute première importance que chacun aura plaisir à glisser de nouveau dans sa bibliothèque auprès des éditions plus anciennes.
Charles Nodier, qui fut tout à la fois conservateur de l'Arsenal, polygraphe, spécialiste des sociétés secrètes, ami de Nerval, de Hugo et protecteur de la génération romantique, déclare ici l’affection et l’obsession qu’il porte à la bel ouvrage imprimé : « L’amateur est un type qu'il est important de saisir, car tout présage qu'il va bientôt s'effacer. Le livre imprimé n'existe que depuis quatre cents ans tout au plus, et il s'accumule déjà sans certains pays de manière à mettre en péril le vieil équilibre du globe (...) A considérer l'amateur de livre comme une espèce qui se subdivise en nombreuses variétés, le premier rang de cette ingénieuse et capricieuse famille est dû au bibliophile. »
Au fil des pages, c’est un bibliomane, ou un « fou des livres » qui lève le voile sur d’autres bibliomanes, auteurs bizarres ou inclassables de manière étonnantes et drôles. L’objet élégant, à la typographie soigné, rend hommages à tous ceux qui sont ivres de livres et de lecture.
L’Amateur de livres, précédé du Bibliomane, de bibliographie des fous et De la monomanie réflective, de Charles Nodier. Edition présentée par Jean-Luc Steinmetz (éditions Le Castor astral, collection « les inattendus »)