Recueil de poèmes en hommage aux deux auteurs
Écrire ; à l'heure du tout message
- Jean-claude Monod
- Flammarion
- 10 Avril 2013
- Lettres Et Linguistique Critiques Et Essais
- 20 X 13 cm
Une part croissante de notre vie semble vouée à envoyer et à recevoir des messages - mails, textos, tweets, appels. Cette omniprésence bouleverse aussi bien les relations intimes que les modalités d'accès à la sphère publique. Cette dernière s'en trouve aussi transformée, au point qu'on peine à démêler l'ouverture à de nouvelles libertés de la menace induite par cette « visibilité » constante. Pour faire la part du feu, il faut donc tenter de restituer cette métamorphose de nos instruments de communication et d'écriture dans une histoire longue, celle qui a vu le remplacement du messager physique (dont le facteur est aujourd'hui la dernière incarnation) par les messageries et les échanges instantanés. Qu'est-ce qui se joue dans cette dématérialisation et cette démultiplication des messages ? Si la science du XXe siècle nous a incités à voir des messages partout, dans nos gènes (ADN), dans notre activité vitale elle-même, qui serait une suite d'informations échangées avec notre milieu, ne faut-il pas plutôt réserver le concept de message à une forme d'expression adressée à autrui ? Dans l'océan des pseudo-messages, il nous incombe alors de détacher de tous ces « contacts » la valeur d'une relation singulière : tel est l'enjeu de cette philosophie.
http://www.arbrealettres.com/9782081277199-ecrire-a-l-heure-du-tout-message-jean-claude-monod/





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Le Goncourt 2005, Andreï Makine | AFP/PIERRE VERDY
le Dimanche 17 Février 2013 à 05:25

hacun le sait, tout ce qui s’est écrit sur la mort d’Henri Beyle, alias Stendhal, relève de l’invention. Même son cousin Romain Colomb a biseauté les cartes. Même Mérimée, ami de longue date, a cherché le scandale en déformant les faits. 
« La fin du monde semblait très proche. Mais, selon la première loi de Berthold, le moment de se réjouir était venu puisque la seule chose à laquelle on puisse s’attendre après la pluie, c’est le beau temps... »

