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A lire - Page 109

  • Catégories : A lire, L'érotisme, La poésie

    Eros émerveillé

    Eros émerveillé

    L'union de la poésie et de l'érotisme est « la rencontre de deux émois majeurs », souligne le poète Zéno Bianu dans sa préface. Trois cent cinquante poèmes sont rassemblés dans cette anthologie de la volupté, cinq siècles de poésie française abordés sous l'angle des sens. La mise en bouche, signée Eustorg de Beaulieu (1495-1552) et son Blason du cul, se poursuit avec Jean Antoine de Baïf (1532-1589) et son Doux Plaisir. Sade et Musset sont en bonne place, comme Louÿs et Apollinaire. On s'arrête chez Prévert, Perros et Vian, avant de fouiner du côté des contemporains : Delbourg ou Sampiero. Les jeux de la langue sont infinis.

    http://www.telerama.fr/livres/eros-emerveille,79037.php

  • Catégories : A lire

    Shalom Auslander : éperdument optimiste

    LE MONDE DES LIVRES | 22.02.2013 à 10h08 • Mis à jour le 22.02.2013 à 12h06 Par Nils C. Ahl

    Pendant plusieurs minutes, sans ciller ni respirer, il passe du coq à l'âne. Il raconte ses poses devant les photographes, nous interroge sur la traduction de son roman, s'interroge sur des questions d'ancien français... Timidement, on lui demande s'il n'a pas envie de parlerde son livre. Shalom Auslander soupire et sourit : "On n'a pas le choix."

     

    Il se met à rire, pourtant, sans que l'on puisse être certain qu'il se moque. Sous quelques boucles grises, on reconnaît sans peine les traits ...

     

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  • Catégories : A lire

    Makine délivre la Grande Catherine

    LE MONDE DES LIVRES | 22.02.2013 à 10h44 • Mis à jour le 22.02.2013 à 15h15 Par Macha Séry

    Le Goncourt 2005, Andreï MakineLe Goncourt 2005, Andreï Makine | AFP/PIERRE VERDY

    Mille fois sur le métier écrire, réécrire... Non pour broder - le propre des légendes -, ni pour tisser le point le plus fin - l'accumulation de faits et de dates -, mais pour chercher l'accroc par où s'échappe la vie. Les écrivains qui s'avisent de raconter un destin se divisent en deux catégories : les biographes soucieux d'exhaustivité et les romanciers qui traquent le "rosebud", le secret dissimulé derrière les apparences et le jeu social.

    http://www.lemonde.fr/livres/article/2013/02/22/makine-delivre-la-grande-catherine_1836054_3260.html

  • Catégories : A lire

    "Les yeux plus grands que le ventre", de Jô Soares

    le Dimanche 17 Février 2013 à 05:25
    le Dimanche 17 Février 2013 à 05:25

    Jô Soares est l'un des auteurs les plus originaux du Brésil. Cet anarchiste, tout en bonté, est à la fois présentateur de télévision, peintre, comédien et auteur de chansons. Dans ses livres, qui se vendent dans le monde entier, il fait revivre des personnages réels ou imaginaires comme Al Capone, Sherlock Holmes, Sarah Bernhardt, Marie Curie ou Picasso. Des romans policiers plein d'humour qui restituent, toujours avec brio et nostalgie, le Brésil de l'avant-guerre. Cette fois-ci, il met en scène un tueur en série de femmes un peu fortes. Une histoire qu'il était le seul à pouvoir raconter.

     

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  • Catégories : A lire, Voyage

    "KILOMÈTRES CONTEURS" d'Hubert LAUTH

    couverture

    En voiture pour une échappée belle à travers la France, une escapade joyeuse dans le temps de notre enfance.

    Un savoureux récit sur les routes de l'Hexagone dont le héros est une auto et le lecteur son passager.
    C'est à bord d'une ID –à qui l'auteur donne une âme – que l'on embarque pour des pérégrinations dont la voiture devient le guide stimulant. La fameuse ID, soeur jumelle de la DS, a vu le jour dans les années 50. Originale voire révolutionnaire pour l'époque, elle est restée chère à bien des coeurs et fait partie de notre inconscient collectif. Le lecteur suit son regard, partage ses ressentis, ses émotions, ses rencontres et même ses rêves. Avec elle, il prend la tangente pour un Tour de France à la découverte de ces petites choses ou de ces évènements minuscules qui habitent les parcours et que l'on croyait disparus ou que l'on pensait avoir oubliés. On traverse ainsi montagnes, plaines, forêts et campagnes pour aller voir la mer. On découvre villes et villages, on prend le bac pour aller d'une rive à l'autre d'un fleuve, on file à vive allure sur les routes qui « s'enfoncent, émergent, respirent, déferlent, se croisent et s'entrecroisent puis disparaissent ».
    Les Dames de France des centres-villes, les places des jours de marché, les fêtes de villages, les sites touristiques et leurs hôtels avec vue panoramique, un mariage dans la grande ville, des ébats amoureux dans l'habitacle de l'I.D... Autant d'instants volés et de lieux surprenants qu'Hubert Lauth retranscrit avec justesse et poésie.
    Et lors de ce joli périple, il y a des rencontres improbables avec Guillaume Le Conquérant, Gérard Philipe, le Général et Yvonne, mais surtout Jean Jaurès, que l'ID rêve de prendre en stop.
    Au fil des pages, la route est si belle, les découvertes et les rencontres si inattendues que l'on ne peut trouver le temps long, et on craint à tout instant de s'arrêter ou que le voyage ne se termine. Avec cette ID douée pour le voyage, si sympathique, et la plume alerte de l'auteur, on avale les kilomètres avec joie, on est dans notre lecture en roue libre comme poussé par le vent.
    Hubert Lauth est néà Castres, dans le Tarn. Il a été concepteur-rédacteur puis directeur de création dans la publicité. Il est aujourd'hui producteur et auteur de programmes de télévision. Kilomètres conteurs est son premier livre.
    http://www.laffont.fr/site/kilometres_conteurs_&100&9782221133279.html
  • Catégories : A lire

    "Appelle-moi Stendhal" de Gérard Guégan

    Appelle-moi Stendhalhacun le sait, tout ce qui s’est écrit sur la mort d’Henri Beyle, alias Stendhal, relève de l’invention. Même son cousin Romain Colomb a biseauté les cartes. Même Mérimée, ami de longue date, a cherché le scandale en déformant les faits. 
    L’événement a pourtant eu un témoin direct, Joseph Lingay. Éminence grise de la monarchie de Juillet, cet élève de Fouché, qui se disait « le plus corrompu des corrupteurs », régnait sur les fonds secrets de cinq ministères. Il en fit ainsi profiter Gautier, Nerval, Heine. Et, fort de son pouvoir, il était sur le point en mars 1842 d’envoyer à l’Académie son cher Stendhal, avec qui il avait partagé plus d’un plaisir. 
    Tous les deux, d’ailleurs, sortaient d’un bordel le soir où, foudroyé par l’apoplexie, l’écrivain manqua s’écraser sur le pavé parisien. Dans les heures, les jours suivants, Lingay s’employa à assurer sa légende, en s’aidant d’Old Nick, le découvreur de La Chartreuse, du jeune Gobineau, Ultra rallié à la cause de Mathilde de La Mole, et de Balzac, pas des plus rigoureux quand il y allait de l’argent.
    Parce qu’il a pu consulter les carnets secrets de Lingay, réputés perdus, et un inédit de Gobineau connu du seul Aragon, Gérard Guégan s’est autorisé à tutoyer l’Histoire le temps d’une dernière valse. La dernière valse du romantisme. Les femmes y sont audacieuses et les hommes brillants. 
    C’est la vie. La vraie. La belle.
     
     

  • Catégories : A lire, Nerval Gérard de

    Entre deux rives, par Emmanuel de Waresquiel

    Par (L'Express), publié le24/10/2012 à 16:00

    Le temps d'un essai en forme de chatterie, Emmanuel de Waresquiel délaisse Talleyrand, Fouché, la Restauration, et se penche avec une tendresse mélancolique sur la vie de ses neuf écrivains les plus familiers. "A tous, écrit-il, j'ai posé cette même question. Dis-moi comment tu es mort. Tu me diras qui tu es, moi qui sais à peine qui je suis." De cette galerie de portraits émergent les suicidés Zweig, Vaché, Rigaut, le fusillé Brasillach, le mal luné Léautaud ("Je n'ai jamais eu de chances avec les femmes, leur bêtise a toujours dépassé mon amour"), le réservé Gracq... Chacun y trouvera son miel. Notre favori est Charles Joseph de Ligne, "militaire par atavisme et par plaisir, amateur d'art et de jardins par goût, écrivain par manie, courtisan par nécessité", qui se payait le luxe d'appeler Catherine II "Ta Majesté". Quant à Emmanuel de Waresquiel, il confirme que derrière l'historien se tient en embuscade un styliste prêt à d'autres aventures littéraires

    http://www.lexpress.fr/culture/livre/entre-deux-rives_1178194.html

  • "Le dernier roi de Brighton "de Peter Guttridge

    Le dernier roi de Brighton 

    1963 : John Hathaway est le jeune fils d'un parrain de Brighton, Dennis. Il a son groupe de rock, The Avalons, et se produit dans les bars aux ordres de son père. Parallèlement, celui-ci l'initie progressivement à ses affaires. Les concerts permettent d'organiser un juteux trafic de drogue. Le batteur du groupe, Charlie, devient un homme de main de la famille. Il se charge notamment d'éliminer deux truands londoniens qui tentent de s'imposer à Brighton.
    Alors que John découvre l'étendue des affaires de son père et la manière dont il fait régner la terreur dans la ville, celui-ci fait chanter le chef de la police, Philip Simpson, lequel a tenté de faire disparaître des pièces relatives à l'enquête sur le meurtre des malles (voir Promenade du crime). Parallèlement, John s'éprend d'une jeune étudiante dans la mouvance peace and love. Un jour, elle survient chez les Hathaway alors que Dennis règle son compte à un rival.
    Dennis exige de John qu'il l'abatte mais c'est finalement Charlie qui s'en charge.

    http://www.evene.fr/livres/livre/peter-guttridge-le-dernier-roi-de-brighton-1751205.php

  • Catégories : A lire, Le cyclisme

    Christian Laborde et son ouvrage "Tour de France, nostalgie"

    Pau: Christian Laborde, prix Louis-Nucéra

    L'écrivain palois a reçu hier  à Paris le prix 2012 du meilleur livre d'auteur voué au vélo pour "Tour de France, nostalgie"

    Christian Laborde et son ouvrage

     ,ici à Pau en octobre 2012. (David Le Deodic)

     

    Le dernier opus"cycliste" de Christian Laborde  "Tour de France, nostalgie"(éditions Hors-Collection), a reçu hier à Paris le prix Louis-Nucéra, qui distingue chaque année le meilleur livre d'auteur voué au vélo.
    L'écrivain palois recevra son prix lors du prochain Paris-Nice, la "Course au soleil" qui ouvre la saison cycliste.
    Le jury du prix Louis-Nucera est notamment constitué de Bernard Thévenet, Henri Anglade, Michel Drucker et de l'écrivain Irène Frain.

    http://www.sudouest.fr/2013/02/06/pau-christian-laborde-prix-louis-nucera-958643-4344.php#xtor=RSS-10521769

  • Catégories : A lire

    «Gaby le Magnifique»: un écrivain classique mais vivant

    Moix, Yann
    07/02/2013 | Mise à jour : 17:15

    LA CHRONIQUE DE YANN MOIX - L'auteur français Gabriel Matzneff publie un nouveau recueil, Séraphin, c'est la fin !, plein d'humour et de lucidité.

     

    J'ai bon espoir qu'un jour, même si à mes yeux il l'est déjà (et depuis longtemps), Gabriel Matzneff s'installe dans la littérature française comme un de nos classiques. Philippe Muray l'est devenu le lendemain même de sa mort: je voudrais...
     
  • Catégories : A lire, Voyage

    "N'aie pas peur si je t'enlace" de Fulvio Ervas

    N'aie pas peur si je t'enlaceUn voyage de trente-huit mille kilomètres, qui commencera par la traversée des États-Unis en Harley Davidson. C’est cela que Franco Antonello souhaite pour le dix-huitième anniversaire de son fils, diagnostiqué autiste à l’âge de trois ans. Andrea est un ouragan imprévisible. Lorsqu’il marche, c’est sur la pointe des pieds. Les objets, il les aime rangés dans un ordre méticuleux. Quand il veut savoir qui il a en face de lui, il l’enlace afin de sentir ce que l’autre a dans le ventre et pour cette raison ses parents ont inscrit sur ses T-shirts : N’aie pas peur si je t’enlace. Pourtant ce voyage se fera, à travers les États-Unis et jusqu’en Amérique latine, mille fois plus inattendu que prévu… Sous le regard étonné et teinté d’humour du père, Andrea caressera les crocodiles, communiquera avec les chamans indiens, embrassera les jeunes filles… et enseignera à son père à se laisser aller à la vie. Il fera de cette expérience une aventure épique, difficile et grisante, imprévisible et captivante. Comme lui, qui dit vouloir devenir, malgré tout, un terrien.

    http://www.lianalevi.fr/f/index.php?sp=liv&livre_id=462

  • Catégories : A lire, CE QUE J'AIME/QUI M'INTERESSE, Les polars, Libération

    Gardien de son frère

    son commissaire hanté dans la région des fjords où il a grandi

    6 février 2013 à 21:43
     

    Critique Indridason replonge son commissaire hanté dans la région des fjords où il a grandi

    Par SABRINA CHAMPENOIS
    Libération

    C’est un tour de force, un sortilège. La disparition de son frère cadet lors d’une tempête de neige, alors qu’ils se tenaient la main, est la clé de voûte de la personnalité du commissaire Erlendur Sveinsson, ce personnage saturnien qui a installé son créateur, l’Islandais Arnaldur Indridason, au pinacle du roman noir. On sait de fait déjà tout avant d’ouvrir le livre : la météo qui soudain change, Erlendur qui promet à Bergur qu’il ne le lâchera pas, le froid qui rompt le pacte, le désespoir des parents, la mère qui plie mais ne rompt pas, le père qui sombre, et Erlendur terrassé par la culpabilité qui ne le quittera plus, qui fera de lui le plus buté des enquêteurs, obsédé par les morts et disparitions non expliquées, doublé d’un homme hanté, fantomatique, que n’apaise brièvement que la vérité rendue aux défunts ou volatilisés. Erlendur est un taiseux qui ne supporte pas que le silence et l’oubli fassent office de sépulture.

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  • Catégories : A lire

    LittéNature

     et une collection de beaux textes courts ayant pour sujet la Nature qui est en nous, et la Nature qui est hors de nous. Ces textes sont publiés en français, traduits en langue basque, et illustrés par divers artistes souletins parmi lesquels on trouve Laure Gomez, Gonzalo Etxebarria, ou Pierre Lahore...
     

  • Catégories : A lire

    Debray à ses maîtres

     

    Par (L'Express), publié le04/01/2013 à 16:20, mis à jour le 07/01/2013 à 14:39

    Dans Modernes catacombes, Hommages à la France littéraire, "Régis Debray rend hommage à ses maîtres en littérature. Ces anciens dont le point commun, au-delà de leurs divergences, a pour nom Chateaubriand. 

    Modernes catacombes, l'hommage de Régis Debray à ses maîtres

    Régis Debray appartient au club "Chateaubriand ou rien fondé par Victor Hugo.

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  • Catégories : A lire, Paris(75,Ile de France):vécu,études, Voyage

    Voyage au centre de Paris

    Jardin du Luxembourg. Un homme s'adresse à une femme qu'il s'apprête à rejoindre : il lui raconte l'histoire des mythiques chaises du Jardin, lui parle de La Nausé de Sartre, fait un détour par la Fontaine Médicis. Puis il poursuit « en sa compagnie » une exploration sentimentale et savante de Paris. À chaque rue traversée sont convoqués des anecdotes méconnues, des auteurs oubliés et célèbres ou des souvenirs personnels, du temps où le narrateur visitait de nuit les catacombes, escaladait les toits de Paris ou rencontrait à la bibliothèque la femme qui l'attend aujourd'hui. Dans ce récit aussi érudit qu'accessible, Alexandre Lacroix réussit à partager sa connaissance époustouflante de la ville et à mettre en scène un Paris intime et éternel.
    Et, ce faisant, il transforme ce roman géographique en un singulier voyage amoureux. Portrait d'Alexandre Lacroix par Arnaud Février.

    http://www.franceculture.fr/oeuvre-voyage-au-centre-de-paris-de-alexandre-lacroix

  • Catégories : A lire

    "Polaire" de Marc Pautrel

    Le 5/6 L'attrape-livres

    L'attrape-livres

    par Colombe Schneck
    du lundi au vendredi à 5h44

    visuel L'attrape-livres
     
    l'émission du jeudi 24 janvier 2013

    Polaire de Marc Pautrel

     

    Il arrive qu'on tombe amoureux, de ce genre d’amour qui ne devrait pas vous faire tomber, mais au contraire vous élever, car la personne aimée est un ange du ciel.

    Le narrateur de ce court roman décrit une de leurs premières rencontres ; « elle est éblouissante, décoiffée, cheveux mouillés, regards bleus lumineux, la discussion que nous avons est merveilleuse, nous nous apprivoisons, nous rions, toutes les divinités nous écoutent ».

    Mais, il y a un Mais terrible que le narrateur ne veut pas voir et qu’il repousse. Elle, cet ange du ciel est dérangé, bi –polaire, soignée  à la HP.

    Dans une langue magnifique, où le mot magnifique revient  souvent pour ériger un mur en la folie et l’amour, Marc Pautrel a écrit un roman d’amour aussi lumineux que dérangeant.  Il écrit « elle me regarde, attend que je l’embrasse. Dieu est descendu pour moi. Il vient me dire que je suis sauvé. J’obtiens ce que j’ai toujours voulu, depuis ma venue au monde, enfance, adolescence, âge adulte, et les deux dernières années, depuis la première fois que je l’ai vue.

    « Polaire » est édité dans la collection L’Infini chez Gallimard

    http://www.franceinter.fr/emission-l-attrape-livres-polaire-de-marc-pautrel

  • Catégories : A lire, Voyage

    "Nouilles froides à Pyongyang " de Jean-Luc Coatalem

    Nouilles froides à Pyongyang

    Avec Jean-Luc Coatalem, nous som-mes allés ­déjà dans les mers du sud, du côté du Paraguay, de l'Indochine et même de la Tasmanie. La Corée du Nord, on ne l'envisageait pas vraiment... Se faisant passer pour des agents de tourisme, le narrateur et son compagnon de route débarquent pourtant, en 2011, sur le tarmac de la capitale, Pyongyang. A Paris, déjà, ils ont dû subir des convocations diplomatiques méfiantes. Les voilà à présent franchissant la douane, accueillis par leur guide, monsieur Kim. Voyage au pays de la paranoïa, où les grandes avenues fleuries sont désertes, où les lumières des rues s'éteignent à 21 heures : « Il faut perdre ses réflexes visuels et ses habitudes citadines. Impossible de trouver un café, un restaurant, des boutiques, un panneau de publicité, des enseignes de magasins, des terrasses de café, des kiosques à journaux, il n'y en a pas — les rues sont râpées et nues. » Pas question de s'éloigner de l'hôtel presque vide, pas de chaînes internationales à la télévision, une nourriture chiche dans des assiettes de dînette... Les deux Occidentaux verront la coopérative modèle, la maison natale du dictateur, le mausolée du grand-père avec le sentiment que, derrière les palissades, un autre monde est dissimulé.

    Chaque soir, Coatalem s'enferme dans les toilettes pour tenir son journal. Avec une justesse teintée d'ironie, il écrit un carnet de voyage mélan­colique et grinçant sur un pays qui existe à peine, une contrée affolante qu'il quittera avec un pincement au cœur, pour tous les monsieur Kim qu'il a laissés derrière lui...

     

    Le 02/02/2013 - Mise à jour le 04/02/2013 à 14h28
    Christine Ferniot - Telerama n° 3290

    http://www.telerama.fr/livres/nouilles-froides-a-pyongyang,92654.php