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baudelaire

  • Catégories : Baudelaire Charles

    Baudelaire et le culte des images

    Matthieu Vernet
    Rémi Brague, L’Image vagabonde. Essais sur l’imaginaire baudelairien, Chatou : Éditions de la transparence, coll. « cf. », 2008, 137 p.

    Le parcours que propose Rémi Brague dans cet essai déroute le lecteur à plus d’un titre. Par son sujet tout d’abord. Spécialiste des philosophies juives et arabes, R. Brague a, par ailleurs, abondamment travaillé sur la philosophie grecque et l’histoire du christianisme européen. Toutefois, ce n’est pas en philosophe qu’il se dit aborder ici la poésie baudelairienne. Au contraire d’un Vincent Descombes appliquant sa philosophie à Proust et lisant le romancier au regard des catégories qu’il propose1, R. Brague propose plutôt une déambulation au cœur de l’œuvre de Baudelaire. Ce parcours étonne, également, par son étendue : le philosophe connaît bien le corpus baudelairien, depuis ses écrits poétiques ­— bien entendu — à ses écrits esthétiques, ou à sa prose intime. Le plus surprenant reste sans doute les lectures fraîches de simplicité et de raffinement qu’il suggère pour un certain nombre de poèmes des Fleurs du Mal, pour le moins canoniques.

     

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  • Catégories : Baudelaire Charles, Mes photos

    Le cygne

    lyon 21 juillet 001.jpgA Victor Hugo.

    I

    Andromaque, je pense à vous ! Ce petit fleuve,
    Pauvre et triste miroir où jadis resplendit
    L'immense majesté de vos douleurs de veuve,
    Ce Simoïs menteur qui par vos pleurs grandit,

    A fécondé soudain ma mémoire fertile,
    Comme je traversais le nouveau Carrousel.
    Le vieux Paris n'est plus (la forme d'une ville
    Change plus vite, hélas ! que le coeur d'un mortel) ;

    Je ne vois qu'en esprit, tout ce camp de baraques,
    Ces tas de chapiteaux ébauchés et de fûts,
    Les herbes, les gros blocs verdis par l'eau des flaques,
    Et, brillant aux carreaux, le bric-à-brac confus.

    Là s'étalait jadis une ménagerie ;
    Là je vis, un matin, à l'heure où sous les cieux
    Froids et clairs le travail s'éveille, où la voirie
    Pousse un sombre ouragan dans l'air silencieux,

    Un cygne qui s'était évadé de sa cage,
    Et, de ses pieds palmés frottant le pavé sec,
    Sur le sol raboteux traînait son blanc plumage.
    Près d'un ruisseau sans eau la bête ouvrant le bec

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  • Catégories : Baudelaire Charles, Nerval Gérard de

    L'autre

    « Je suis l’autre » Ecrivait Gérard de Nerval Sous un de ses portraits « Je est un autre » Disait Arthur Rimbaud « Hypocrite lecteur, - mon semblable, - mon frère! » pour Baudelaire dans sa dédicace « Au lecteur » des FM

  • Catégories : Baudelaire Charles

    Entretien avec Bertrand Marchal

    Tracés. Revue de Sciences

    humaines

    Numéro 4 (2003)

    L’interprétation

    .............................................................................................................................................................................................................................................................................................

    Laure Dardonville

    http://traces.revues.org/index3973.html

     

  • Catégories : Baudelaire Charles

    Walter Benjamin, flâneur de la pensée

    Critique

    Publication du premier volume des «Œuvres complètes»

    Par ROBERT MAGGIORI

    Walter Benjamin Œuvres et inédits Edition critique intégrale, éditée par Christoph Gödde et Henri Lonitz, sous la responsabilité (version française) de Gérard Raulet. Tome 3 : le Concept de critique esthétique dans le romantisme allemand, édition préparée par Uwe Steiner, traduction de l’allemand par Philippe Lacoue-Labarthe, Anne Marie Lang et Alexandra Richter. Fayard, 574 pp., 28 €.

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  • Catégories : Baudelaire Charles

    Préface de Marcel A. Ruff aux "Oeuvres complètes" de Baudelaire(notes d'une lecture ancienne))

    baudelaire 3.jpgp.9:"S'il n'est pas sûr qu'il ait crée le mot de "modernité", il s'en faut de peu. Il est du moins le premier à l'avoir défini dans ses rapports avec l'art."

    Pour voir d'autres notes sur Baudelaire, cf. la catégorie à ce nom ou passez par la recherche ou le plan.

    Pour que cette note reste ce qu'elle est: une note de lecture incluse dans un contexte ...et non une citation sans sens pour tout autre que moi!!!!....

    Enfin, n'oubliez pas mon travail sur "Le paysage dans les oeuvres poétiques de Baudelaire(et Nerval)" que vous pouvez acheter en passant par la bannière en haut de ce blog.

  • Catégories : Baudelaire Charles

    Baudelaire,"Oeuvres complètes"(notes d'une lecture ancienne)

    baudelaire 3.jpgp. 9 de l'introduction de Marcel A. Ruff:

    "Baudelaire ne cherche en la nature qu'un écho et comme un prolongement de sa sensibilité. Aussi sa référence va plus volontiers de la nature à l'homme que de l'homme à la nature:

    "Grands bois, vous m'effrayez comme des cathédrales."

    Cf. mes autres notes de la catégorie Baudelaire.

    Cf. dans ma bibliothèque Babélio:

    http://www.babelio.com/livres/Baudelaire-Oeuvres-completes/99790/41portee=editeur&desc_smenu=l

    Ce livre était aussi dans mon petit carton blanc:

    http://www.lauravanel-coytte.com/archive/2009/01/20/le-dictionnaire-truffaut.html#comments

  • Catégories : Baudelaire Charles

    Etienne Carjat (1828-1906) - Charles Baudelaire

    baudelaire.jpgEtienne Carjat (1828- 1906).
    Charles Baudelaire, c. 1862. Photoglyptie d'après négatif au collodion humide éditée par Goupil, montée sur carton imprimé et légendé, issue de la Galerie Contemporaine (1878).
    23 x 18 cm.

    Bibliographie : Etienne Carjat (1828- 1906) Photographe, cat. expo. Musée Carnavalet, 25 novembre 1982 - 23 janvier 1983, Éditions des Musées de la Ville de Paris, 1982, ill. 98, p. 46.

    Lot 456

    Vente du Mercredi 22 octobre 2008

    Estampes Modernes et Contemporaines, Photographies (338 à 739)Kapandji Morhange - Paris

    Estimation : 1 500 / 2 000 €

    http://www.auction.fr/FR/result_details.php?saleId=12458&lotId=1858423

  • Catégories : Des paysages de Baudelaire et Nerval. Essai

    Lecture de mon mémoire par ABC

    1620053839.jpgMa valise était aussi emplie de poésies avec « Des paysages de Baudelaire et Nerval » de Laura. Plus j’ai avancé dans la lecture de ce mémoire de Maîtrise de Lettres, plus j’en ai savouré la portée… J’ai particulièrement apprécié la troisième partie qui tout en me parlant de Baudelaire et de Nerval m’a transportée dans des lieux que je connais et que j’aime, Paris, le Valois, la Dordogne, l’Italie, l’Allemagne……..
    Baudelaire fut dans ma jeunesse mon poète préféré. J’ai donc relu avec passion « Les Fleurs du Mal ». Je connaissais peu Nerval, me voici plongée dans la lecture de « Les Filles du feu » et de « Les Chimères ».
    Merci Laura, tu as souffert, dis-tu en reprenant des études de Lettres Modernes par correspondance. Ton travail m’a permis à moi une belle rêverie poétique durant les trois semaines qui viennent de s’écouler.

    ABC


    http://detente-en-poesie.over-blog.com/

    Merci ABC.

    Mon mémoire en vente ici:http://www.thebookedition.com/laura-vanel-coytte-des-paysages-de-baudelaire-et-nerval-p-1283.html

    Avec  une nouvelle adresse (depuis tout à l'heure)et un numéro ISBN (depuis un moment déjà) comme pour mes deux autres livres. Cf. liens ci contre.

  • Baudelaire et les femmes 4. Le corps-paysage de Jeanne Duval

     5df903515018f2ff38d402232a161fd6.jpgDans mon mémoire de maîtrise,  

    « Le paysage dans les œuvres poétiques de Baudelaire et Nerval »  

    (en vente sur TBE:http://www.thebookedition.com/laura-vanel-coytte-des-paysages-de-baudelaire-et-nerval-p-8154.html)  

    Dans la 1 ère partie consacrée à la poétique du paysage,  

            La symbolisation du paysage  

                  La sexualisation du paysage dans « Les Fleurs du Mal »       

                             Le corps tout entier.

     

    Pour métamorphoser le corps féminin en paysage, Baudelaire utilise d'abord la synesthésie(sur ce mot, cf. http://fr.wikipedia.org/wiki/Synesth%C3%A9sie).  

    Ainsi, dans Parfum exotique, la correspondance s'établit entre l'odorat et la vision pour composer à partir du corps de Jeanne Duval un paysage marin paradisiaque :          

        Quand, les deux yeux fermés, en un soir chaud d'automne,
        Je respire l'odeur de ton sein chaleureux,
        Je vois se dérouler des rivages heureux
        Qu'éblouissent les feux d'un soleil monotone ; (v.1-4)

     

      Dans Le Balcon, après une  invocation à la femme aimée, les analogies s'enchaînent les unes aux autres et suggèrent un paysage enveloppé de tièdes désirs  :  


       Que les soleils sont beaux dans les chaudes soirées !
        Que l'espace est profond ! Que le cœur est puissant !
        En me penchant vers toi, reine des adorées,
        Je croyais respirer le parfum de ton sang.
        Que les soleils sont beaux dans les chaudes soirées ! (v.11-15)

     

        Ce poème respire l'harmonie, non seulement dans le paysage, mais aussi entre l'homme et la femme. Cependant, on sait que les amours du poète ont rarement été heureux. En idéalisant la femme, il prend une revanche imaginaire sur elle.   Dans Le Beau Navire,  « Baudelaire épèle le monde grâce au corps de Jeanne (Duval ; citation de Michel Deguy, « Le corps de Jeanne » in « Poétique numéro 3,1970, p.335) » :

     

        Quand tu vas balayant l'air de ta jupe large,
        Tu fais l'effet d'un beau vaisseau qui prend le large,
        Chargé de toile, et va roulant
        Suivant un rythme doux, et paresseux, et lent.

     

     
       Ta gorge triomphante est une belle armoire

     

        Tes nobles jambes sous les volants qu'elles chassent
        Tourmentent les désirs obscurs et les agacent,

     

        Sur ton cou large et rond, sur tes épaules grasses,
        Ta tête se pavane avec d'étranges grâces ;
        D'un air placide et triomphant
        Tu passes ton chemin, majestueuse enfant.
    (v.5-8, 18,29-30 et 37-40)    

     

    Source de l’image : http://baudelaire.litteratura.com/?rub=vie&srub=per&id=5  (et une bio de Jeanne Duval)

  • Catégories : Mes textes en prose

    Baudelaire et les femmes 6. Les yeux de Marie Daubrun

    efbb39fbc4ac5d77f269ac9e59750907.jpg Dans mon mémoire de maîtrise,  

    « Le paysage dans les œuvres poétiques de Baudelaire et Nerval »  

     (en vente sur Lulu : http://stores.lulu.com/store.php?fAcctID=617288)   Dans la 1 ère partie consacrée à la poétique du paysage,  

    La symbolisation du paysage  

    2.2. La sexualisation du paysage dans « Les Fleurs du Mal »      

    2.2.4. Les yeux

     

      Marie Daubrun jouait La Belle aux cheveux d'or au théâtre de la Porte-Saint-Martin en 1848. La fée, apparue "au fond d'un théâtre banal", inspira le poème L'Irréparable (précédemment publié sous le titre A la Belle aux cheveux d'or dans la Revue des Deux Mondes). Baudelaire s'aventure dans les bras de sa muse, pour une liaison brève et orageuse, mais à l'issue féconde pour l’œuvre du poète (Les Chats, Le Poison, Ciel Brouillé, L’Invitation au Voyage). Par deux fois l'amitié de Baudelaire et de Banville, qui avait été son amant, sera en péril à cause de la jeune actrice.

    (http://baudelaire.litteratura.com/?rub=vie&srub=per&id=17)  

    Dans le Ciel brouillé  - comme dans La chevelure  les analogies se succèdent selon le système de l'infini diminutif jusqu'à: « Comme tu resplendis, paysage mouillé/ Qu'enflamment les rayons tombant d'un ciel brouillé! »( v. 11-12). Or ces deux vers confèrent au poème une plus grande indétermination encore, puisque ce « paysage mouillé », à l'image du regard de la femme » (certainement Marie Daubrun) «  d'une vapeur couvert » (v. 1), ne peut être mentalement immobilisé par le lecteur. ( Emmanuel Adatte, « Essai sur le dépassement du réel », p.  132.) »  Il s'agit  d'un « dépassement du réel » qui atténue l'angoisse des derniers vers fondés sur une analogie, entre la femme aimée et cruelle et l'hiver « implacable » :

     

     


    O femme dangereuse, ô séduisants climats!                                                                       

     

    Adorai-je aussi ta neige et vos frimas,                                                                         

     

    Et saurai-je tirer de l'implacable hiver                                                                           

     

    Des plaisirs plus aigus que la glace et le fer? (v. 13-16)                                    

     

      De même dans L'invitation au voyage, le regard féminin et le paysage évoqué par celui-ci sont marqués par l'indétermination :  

    Les soleils mouillés                                                                                               

     

    De ces ciels brouillés                                                                                       

     

     Pour mon esprit ont les charmes                                                                                  

     

    Si mystérieux                                                                                                   

     

    De tes traîtres yeux                                                                                              

     

    Brillant à travers leurs larmes.  ( V.  7-12). 

     

     

     

  • Catégories : Mes textes en prose

    Baudelaire et les femmes 5. Le visage de madame Sabatier

    dc733a536130dc33230a83337b38258d.jpg Dans mon mémoire de maîtrise,  

     « Le paysage dans les œuvres poétiques de Baudelaire et Nerval »  

     (en vente sur Lulu : http://stores.lulu.com/store.php?fAcctID=617288)  

     Dans la 1 ère partie consacrée à la poétique du paysage,  

    La symbolisation du paysage  

    2.2. La sexualisation du paysage dans « Les Fleurs du Mal »      

    2.2.3. Le visage

     

             

    Madame Sabatier est comparée dans A celle qui est trop gaie à un « beau paysage » (v. 2) et « Le rire joue en ton visage / Comme un vent frais dans un ciel clair. »(v. 3-4)  Mais le spleen  (/« mélancolie », étymologiquement : « humeur noire », c’est-à-dire « venin » ( Ed. du « Club du Livre », Yves Florenne, t. I, p. 1031 », cité par A. M Amiot, « Baudelaire et l’illuminisme, notes, p. 252 » est présent :

     

      Et, vertigineuse douceur !                                                                                                        

     

    A travers ces lèvres nouvelles,                                                                                            

     

    Plus éclatantes et plus belles,                                                                                      

     

    T’infuser mon venin, ma sœur ! (v. 33-36)    

    Cette allégorie – comme beaucoup d’autres des FM- a été mal comprise : « Les juges ont cru découvrir un sens à la fois sanguinaire et obscène dans les deux dernières stances. La gravité du recueil excluait de pareilles plaisanteries. Mais venin signifiant spleen ou  mélancolie est une idée trop simple pour des criminalistes. Que leur interprétation syphilitique leur reste sur la conscience (Note de l’éditeur en bas de page, cité par A. M Amiot, op. cit. , p. 252.) » L’interprétation syphilitique est du fait de Baudelaire !

     

      Source de l’image :        http://baudelaire.litteratura.com/?rub=vie&srub=per&id=11
  • Catégories : Mes textes en prose

    Baudelaire et les femmes 3 : « Confession » (« Les Fleurs du Mal ») à Madame Sabatier

    9506114872ad8438b55e2f51dc053f3d.jpg Dans mon mémoire de maîtrise,  

    « Le paysage dans les œuvres poétiques de Baudelaire et Nerval »  

    (en vente sur Lulu : http://stores.lulu.com/store.php?fAcctID=617288)   Dans la 1 ère partie consacrée à la poétique du paysage,  

    La symbolisation du paysage  

    2.1. Lumière et saisons poétiques      

            2.1.1. La représentation antithétique

     

     

     

     

     

    Apollonie Sabatier (son vrai nom est en fait Aglaé Savatier), née de père inconnu et fille d’une lingère, démontre de nombreux talents, de miniaturiste, de cantatrice, mais s’élève surtout en tant que muse de nombreux artistes, par sa beauté exceptionnelle et fascinante. De 1844 à 1846, elle est le modèle du sculpteur Jean-Baptiste Clésinger, qui expose en 1847 un moulage de son corps, La Femme Piquée par un Serpent. Installée dans un appartement rue Frochot, elle reçoit chaque dimanche des artistes de renom. Parmi eux, les peintres Ernest Meissonnier, Charles Jalabert, Gustave Ricard, le sculpteur Auguste Préault, et les écrivains Gustave Flaubert, Maxime du Camp, Arsène Houssaye, Ernest Feydeau, Gérard de Nerval, Théophile Gautier… Ce dernier lui consacre sa Lettre à la Présidente en 1850, écrit mémorable de littérature érotique.
       Si ces artistes et homme de lettres s’agitaient par des flatteries et mots « galants » autour de cette prestigieuse présidente, Baudelaire lui voue une admiration autrement plus spirituelle. Quand il lui adresse ses lettres, le poète choisit de garder l’anonymat. Ainsi, à partir de 1852 et jusqu’en1857, Madame Sabatier reçoit des poèmes d’un adorateur mystérieux, qui se révèlera être l’auteur des Fleurs du Mal. Au sein du recueil, on distingue un cycle « Madame Sabatier », dont les poèmes Tout entière, Que diras-tu ce soir, Le Flambeau Vivant, Réversibilité, Confession, L’Aube Spirituelle, Harmonie du Soir.
       Dans le poème A Celle qui est trop Gaie, Baudelaire suggère à sa muse de lui infuser son venin… La pièce sera condamnée pour outrage aux bonnes mœurs lors du procès des Fleurs du Mal le 20 août 1857. Accablé par le « Cerbère Justice », le poète se dévoile enfin :
       « Voilà la première fois que je vous écris avec ma vraie écriture. Si je n'étais pas accablé d'affaires et de lettres (c'est après-demain l'audience), je profiterais de cette occasion pour vous demander pardon de tant de folies et d’enfantillages [...] Tous les vers compris entre la page 84 et la page 105 vous appartiennent. »
       Puis le 30 août 1857, ils deviennent amants pour une nuit. Et le poète se désintéresse peu à peu de son « ange plein de gaîté » : «  Il y a quelques jours, tu étais une divinité, ce qui est si commode, ce qui est si beau, si inviolable. Te voilà femme maintenant... »
      Source http://baudelaire.litteratura.com/?rub=vie&srub=per&id=11  

    Dans « Confession » dédiée à Madame Sabatier, la lune répand le calme sur Paris :      

        Il était tard ; ainsi qu'une médaille neuve
        La pleine lune s'étalait,
        Et la solennité de la nuit, comme un fleuve,
        Sur Paris dormant ruisselait.

     


    (v. 5-8)

     

     

        Mais cet enchantement se termine sur une note de tristesse :      

        J'ai souvent évoqué cette lune enchantée,
        Ce silence et cette langueur,
        Et cette confidence horrible chuchotée
        Au confessionnal du cœur.

     


    (v.37-40)

     

     
  • Catégories : Baudelaire Charles

    Charles Baudelaire:biographie

    1821: Naissance à Paris de Charles Baudelaire. Il est le fils de Joseph-François Baudelaire, né en 1759, et de Caroline Archenbaut-Dufaÿs, née en 1793.

    1827: mort du père de Charles Baudelaire.

    1828: la mère de Charles Baudelaire se remarie au général Aupick. Une mutuelle incompréhension s'élèvera bientôt entre le futur poète et le militaire.

    1836: Après un séjour de quatre ans à Lyon, Baudelaire est inscrit au Collège Louis-le-Grand de Paris.

    1840-41: Baudelaire entretient dans le Quartier latin une vie que sa famille considère scandaleuse.

    Juin 1841-Février 1842: Pressé par sa famille, Baudelaire s'embarque vers les Indes. De fait, son voyage s'arrêtera à l'île Maurice. Des poèmes comme A une Dame créole, L'Albatros et Parfum exotique sont, au moins en partie, inspirés de ce voyage.

    1842: Baudelaire fait la connaissance de Jeanne Duval qui lui inspirera de nombreux vers, entre autres ceux de La Chevelure et du Serpent qui danse.

    1845-46: Publication de nombreux articles de critique.

    1847: Découverte d'Edgar Poe. Baudelaire voit, chez l'auteur américain, une sorte de frère spirituel. En effet, une même conception de l'art, un même dédain du peuple et un identique intérêt pour ce que Poe appelle le démon de la perversité (c'est-à-dire le goût du mal pour le mal) réunissent les deux poètes.

    1847: Baudelaire rencontre Marie Daubrun dont les yeux lui inspirent en particulier Le Poison et Ciel brouillé..

    1848: Il participe aux journées révolutionnaires de février; cela oblige à nuancer l'image selon laquelle Baudelaire était un poète hautain, reclus dans sa tour d'ivoire.

    1852: Il envoie de nombreux poèmes à Mme Sabatier, celle qu'il associe à l'amour spirituel (cf. par exemple Harmonie du Soir et L'Aube spirituelle)

    1856-57: Baudelaire publie sa traduction des Histoires et des Nouvelles histoires extraordinaires d'Edgar Poe.

    1857: En juin, publication des Fleurs du mal. Le 20 août, un procès en moralité est instruit contre l'auteur. Baudelaire et l'éditeur (Poulet-Malassis) seront condamnés à des amendes et six poèmes (maintenant regroupés sous le titre des Pièces condamnés et réunis dans Les Épaves) devront être retirés.

    1860: Publication des Paradis artificiels. Ce recueil témoigne de l'importance, pour Baudelaire, du monde des sensations ainsi que de son «goût de l'infini».

    1861: Publication de la seconde édition des Fleurs du mal. En avril, Baudelaire fait également paraître un long article sur Richard Wagner (cf. la section sur Baudelaire: le critique d'art).

    1864: Baudelaire s'installe à Bruxelles où il donne une tournée de conférences. Le pays, qui lui plaît d'abord, finit par lui apparaître détestable et le séjour en Belgique devient extrêmement pénible.

    1866: Lors d'une visite à l'église Saint-Loup de Namur, Baudelaire perd connaissance. Des troubles cérébraux, en particulier l'aphasie, s'abattent sur le poète.

    1867: Mort de Charles Baudelaire. Il est inhumé au cimetière Montparnasse.

    1868: Publication, à titre posthume, du Spleen de Paris, ainsi que des Curiosités esthétiques.

    http://www.poetes.com/baud/biograph.htm

  • Catégories : Baudelaire Charles

    Charles Baudelaire:"Le Spleen de Paris"

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    Le Spleen de Paris, aussi intitulé Les Petits Poèmes en prose, a été publié en 1869 par Asselineau et Banville dans le cadre d'une édition «définitive» des oeuvres poétiques et critiques de Baudelaire. Quelques-unes de ces pièces avaient été rédigées dans les années 1850, mais la plupart l'ont été entre 1860 et 1865, c'est-à-dire à une époque où Baudelaire n'écrivait presque plus de vers. En 1865, Baudelaire rédigea un projet de recueil dans lequel l'ordre et le choix des cinquante poèmes du recueil ont été fixés. C'est d'ailleurs en vue de ce projet que le poète a écrit sa Dédicace à Arsène Houssaye, là où il rend compte de l'esprit dans lequel il a rédigé et dans lequel il faut lire son livre. Le travail d'édition s'est donc appuyé sur ces données. L'Épilogue, lui, était destiné à clore une nouvelle publication des Fleurs du Mal et sa présence dans Le Spleen de Paris n'est donc due qu'à l'initiative d'Asselineau et Banville.

    Quoi qu'il en soit, et comme il le rapporte dans sa Dédicace, l'intérêt de Baudelaire pour les poèmes en prose lui est venu de la lecture du Gaspard de la nuit d'Aloysius Bertrand. Dans ce petit livre, Bertrand avait mis en oeuvre une poésie sans métrique et sans rythme au sens de la prosodie traditionnelle, mais aussi délicate et ouvragée que le plus précieux des sonnets. Pourtant, c'est bien avec Baudelaire, puis après lui grâce à Rimbaud et aux poètes surréalistes, que le genre s'est imposé tout à fait.

    Au contraire de Bertrand dont l'imagination s'excitait surtout de légendes anciennes, Baudelaire a voulu que son oeuvre s'attache au monde moderne. Plus encore que dans Les Tableaux parisiens, il s'est intéressé à la Modernité telle qu'elle se vit dans une grande ville, c'est-à-dire qu'il a voulu à capter ce qu'il y a d'éternel et d'essentiel dans les scènes multiples, variées mais en apparence aussi brèves qu'une étincelle que nous propose l'univers urbain.

    http://www.poetes.com/baud/SpleenParis0.htm

  • Catégories : Baudelaire Charles

    Charles Baudelaire,"L'albatros" dans "Les Fleurs du Mal" (clin d'oeil à Elisabeth)

    Souvent, pour s'amuser, les hommes d'équipage
    Prennent des albatros, vastes oiseaux des mers,
    Qui suivent, indolents compagnons de voyage,
    Le navire glissant sur les gouffres amers.

    A peine les ont-ils déposés sur les planches,
    Que ces rois de l'azur, maladroits et honteux,
    Laissent piteusement leurs grandes ailes blanches
    Comme des avirons traîner à côté d'eux.

    Ce voyageur ailé, comme il est gauche et veule !
    Lui, naguère si beau, qu'il est comique et laid !
    L'un agace son bec avec un brûle-gueule,
    L'autre mime, en boitant, l'infirme qui volait !

    Le Poète est semblable au prince des nuées
    Qui hante la tempête et se rit de l'archer ;
    Exilé sur le sol au milieu des huées,
    Ses ailes de géant l'empêchent de marcher.

    http://poesie.webnet.fr/poemes/France/baudelai/5.html




    A RAPPROCHER DU "POETE MOURANT" DE LAMARTINE(SUR CE BLOG)