vendredi, 20 octobre 2006
Ma Bohème (Fantaisie) d'Arthur Rimbaud
Mon paletot aussi devenait idéal ;
J'allais sous le ciel, Muse ! et j'étais ton féal ;
Oh ! là là ! que d'amours splendides j'ai rêvées !
Mon unique culotte avait un large trou.
- Petit-Poucet rêveur, j'égrenais dans ma course
Des rimes. Mon auberge était à la Grande-Ourse.
- Mes étoiles au ciel avaient un doux frou-frou
Et je les écoutais, assis au bord des routes,
Ces bons soirs de septembre où je sentais des gouttes
De rosée à mon front, comme un vin de vigueur ;
Où, rimant au milieu des ombres fantastiques,
Comme des lyres, je tirais les élastiques
De mes souliers blessés, un pied près de mon coeur !
http://www.mag4.net/Rimbaud/poesies/Boheme.html
03:35 Écrit par laura dans Des poèmes, La représentation des bohémiens:art et littérature | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : ma bohême |
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