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  • Hôtel transatlantique à Meknès

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    L'hôtel Transatlantique inauguré en 1927 a la particularité de présenter 2 ailes. Une traditionnelle où le zellige, le bois et le plâtre ciselé se combinent. Et l'autre, plus moderne, en conformité avec tous les standards internationaux. L'hôtel Transatlantique vous offre une vue imprenable sur les jardins de l'hôtel et la Médina de Meknès.
    L'hôtel, construit sur un très beau parc de 6 hectares, vous accueille dans ses 120 chambres. Le Transatlantique propose un cadre chaleureux et met à votre disposition une infrastructure complète: vaste piscine, 2 restaurants, snack bar ainsi que plusieurs salons.
    A 800 m du centre de la Médina, l'hôtel Transatlantique est proche de la majorité des monuments comme la célèbre porte Bab Mansour El Aleuj, le Dar jamai (ou musée des arts marocains) ou encore la Medersa Bouanania.
    Un mélange agréable de modernité et de tradition, un jardin planté d'oliviers (une des spécialités de la région) et de palmiers où se côtoient moineaux et chats.

  • Le géant suisse Eléphant vert investit 65 millions d’euros dans la bio-agriculture au Maroc

      

    Le groupe genevois Eléphant Vert, leader mondial des biofertilisants, s’est implanté au Maroc où il développe trois unités de production à Meknès, Agadir et Berkane pour un investissement de 65 millions d’euros. "Ce projet inédit, d’une capacité de 500 emplois à l'horizon 2017, vise à faire du pays un hub pour exporter les trois-quarts de sa production en Europe et en Afrique", rapporte la MAP auprès de la société helvétique. La filiale marocaine d’Eléphant Vert, en partenariat avec la fondation suisse Antenna Technologies, a déjà inauguré un premier site à Meknès, actuellement en cours d’expansion. Cette unité a absorbé 25 millions d'euros d’investissements directs, auxquels s’ajoutera une enveloppe supplémentaire de 20 millions dans les années à venir.

  • Mon texte inédit sur ce blog: Mes paysages de Nerval et Baudelaire à Volubilis(pour le défi 644 du samedi)

    Défi #644

     

    Ah, vous avez cru que j'allais choisir Vœux à cause de la fin de l'année !
    Ben non, va falloir vous montrer volubiles

    Volubilis

    Mes meilleurs vœux malgré tout !

     http://samedidefi.canalblog.com/archives/2020/12/26/38724656.html

    6441

    Mes paysages de Nerval et Baudelaire à Volubilis

    Quand nous vivions à Casablanca, nous avions  peu d'occasion de faire du tourisme à part dans la mégapole elle-même. En trois ans, nous avons du faire trois escapades incluant une nuit dont une avec la famille venue nous voir. Une de ces escapades à deux pour plus d'un jour était à Meknès[1]. Et nous avons poussé jusqu'à Volubilis[2] qui nous a éblouis; 

    La suite là-bas

    28 décembre 2020

     

    [1] Meknès

    [2] Volubilis

    Achetez mes-paysages-de-nerval-et-baudelaire- là-bas

    Hier, je suis tombée(glissée sur la glace sur ma discopathie sévère)
    et les personnes
    pour lesquelles je me demandais
    s'ils étaient bêtes ou méchantes
    j'ai la réponse: les deux

    6442

  • Archéologia n° 522 Splendeurs de Volubilis(vues et en couverture de ”Mes paysages de Nerval et Baudelaire”) N° 522 - jui

    Archéologia n° 522 - juin 2014

    Volubilis, grande cité antique aux confins de l’Empire romain, près de l’actuel Meknès, a protégé pendant des siècles de véritables trésors. Les fouilles de ses luxueuses villas ont livré des mosaïques et des sculptures de bronze tout à fait exceptionnelles. Ces merveilles, complétées par d’autres conservées au Maroc mais aussi dans les musées du monde entier, sont aujourd’hui réunies au MuCem de Marseille.

    Auteur : Morel-Deledalle (M.)

    Magazine : Archéologia n° 522 Page : 42-49

    https://www.archeologia-magazine.com/numero-522/splendeurs-volubilis/splendeurs-volubilis-bronzes-antiques-maroc-mediterranee.36154.php#article_36154

    A acheter là

  • Maroc éco

    Dragage des ports : Drapor voit grand  

    Tout va bien pour Drapor. Avec le chamboulement qu’a connu l’entreprise ces derniers temps, suite au procès de détournement de fonds de la société, Drapor a frôlé l’écroulement. C’est ainsi qu’a dû intervenir le président directeur général du groupe, Lahcen Jakhoukh. Ainsi, pour remonter la pente, le Pdg a donné le feu vert pour un investissement de 22 millions d’euros. Cette somme est destinée à l’acquisition d’une drague baptisée Moustakbal 2 et lancée en mai dernier sur les eaux de Tan Tan. Une acquisition qui vient compléter son arsenal, au niveau des standards internationaux.

    Meknès: la «Green City oléicole»  

    Les margines et les grignons d’olives, résidus de la trituration des olives, engendrent des problèmes environnementaux inquiétants, particulièrement les margines (pollution des cours d’eau, nappes phréatiques etc.). Ces problèmes se sont accentués, ces dernières années, dans plusieurs régions oléicoles comme celles de Fès et Meknès, notamment avec l’accroissement de la production d’huile d’olive et l’adoption de différents systèmes de trituration (traditionnel, semi-moderne, système à 2 ou à 3 phases utilisant beaucoup d’eau). Mais si l’expérience à Meknès est édifiante, une réglementation s’impose.

    Médina de Casablanca : l’assainissement «sent» le roussi 

    Décidemment, l’ancienne Médina de Casablanca n’en finit pas avec ses maux. Des associatifs expriment «leur exacerbation et leur ras-le-bol de l’indifférence des responsables» concernant le dossier de la Médina qui fera certainement parler d’elle dans les prochains jours. Et pour cause, les réseaux d’assainissement de la zone connaissent des problèmes de bouchures. Au lendemain des premières pluies, jeudi 23 octobre au quartier Mellah, les habitants ont été surpris de constater que pratiquement tous les égouts étaient bouchés. Depuis plus de deux semaines, la zone s'offre comme un site où le contexte environnemental est vivement affecté par les égouts bouchés et les problèmes d'eau qui s’infiltre dans les habitations. Ainsi, un an après la finalisation des travaux de renouvellement des réseaux d'assainissement de l'ancienne Médina, des problèmes de bouchures rendent la vie de plus en plus dure aux habitants qui ne sont pas au bout de leur peine.

    Le FIFM met à l'honneur Adel Imam, Jeremy Irons et Viggo Mortensen  

    Après avoir annoncé qu’Isabelle Hupert sera la présidente du jury long-métrage de la 14e édition du Festival international du film de Marrakech, qui se tiendra du 5 au 13 décembre prochains, la fête du cinéma sera d’autant plus folle avec trois hommages de qualité. L’évènement «in» du cinéma célébrera ainsi les parcours d'Adel Imam, Jeremy Irons et Viggo Mortensen. Le festival reviendra ainsi sur les parcours brillants de trois acteurs de différents horizons qui se rejoignent dans l'excellence. Trois rendez-vous inédits qui devraient faire rougir le tapis de la 14e édition du Festival international du film de Marrakech.

     

     

  • Nous avons vu vendredi soir, ”Piaf toujours” une comédie musicale

    e062c3f3099552d1e5e6033e50b27b02.jpgC’est Joudia qui incarne le rôle de «la Môme»

    Une comédie musicale pour rendre hommage à Edith Piaf, surnommée «la Môme». L’on doit à cette chanteuse française de music-hall et de variétés, les éternels succès comme «La Vie en rose», «Non, je ne regrette rien», «Hymne à l’amour», «Mon légionnaire» ou «Milord». Pour lui rendre hommage, une comédie musicale baptisée «Piaf toujours», aura lieu le 8 février à 20h au théâtre Mohammed V à Rabat et le 16 février à 20h à la maison de la culture-F. Mennouni à Meknès. C’est Agnès Ibrahimi et Maïa Vion (coproducteur) qui s’occupent de la mise en scène. De leur côté, Christie Caro, Marouane El Bekri, Omar Ahlafi se chargent de la musique. Christie Caro coache le chant et la musique. «Nous sommes une troupe, il n’y a pas de vedette, il y a des premiers rôles, des seconds rôles et chacun, à sa place, possède son importance. Nous le voulons ainsi dans un esprit de partage», expliquent les organisateurs.

    Pour lire la suite, cliquez sur la source.

    Source : http://www.leconomiste.com/article.html?a=83510

  • Maroc

    I have a dream...for 2015  

    Quel Maroc voulons-nous pour cette année 2015 ? C’est la question que la rédaction des ÉCO s’est posée. La liste des attentes était tellement dense et les priorités cruciales, que nous avons décidé de partager nos «rêves» avec nos lecteurs, pour apporter une touche positive... à notre manière et inspirer, puisque telle est notre vocation. Ce Maroc n’est pas très différent de celui où nous vivons actuellement, ç’en est la suite logique. Le Maroc de 2015, selon la présente vision, est une machine industrielle lourde, dont les rouages sont bien huilés. Une véritable révolution industrielle est déjà enclenchée dans l’ossature de l’économie nationale, dont le coeur battant se trouve être les écosystèmes industriels. Retrouvez notre «rêve» pour 2015 dans votre numéro des ÉCO en kiosques aujourd'hui.

     

    Recensement: les résultats attendront 2015  

    Le délai de deux mois promis par le HCP pour annoncer les résultats du recensement 2014 ne sera respecté. Pourtant, «les résultats sont prêts depuis décembre et le roi a donné son accord pour les rendre publics», affirme une source au HCP. Les premières données étaient attendues le 15 décembre. Les Marocains devront patienter jusqu’à début 2015 pour avoir les nouvelles données démographiques du pays. La publication des nouveaux chiffres sur le développement humain et les conditions de vie de la population marocaine seront également retardés.

     

    Nouvelle consécration pour Maroc Telecom 

    C’est une nouvelle consécration pour le groupe Maroc Telecom et son président du direction Abdeslam Ahizoune. En effet, le magazine spécialisé dans les télécoms, «Total Telecom», vient d’attribuer, dans son classement 2014, à l’opérateur téléphonique historique marocain une place «parmi les opérateurs les plus puissants dans le monde». S’agissant du classement africain, le groupe Maroc Telecom s’est classé deuxième derrière le sud-africain MTN. Le groupe a également été consacré via Abdeslam Ahizoune. Ce dernier a été nominé dans le Top5 des patrons africains du secteur des télécoms.

      

    Al Omrane Meknès : projets musclés pour 2015  

    La société Al Omrane Meknes affiche une bonne santé. Elle devrait clôturer l’année 2014 par la réalisation de 517MDH de recettes soit 97% par rapport aux prévisions, 2.886 unités, soit 87% au niveau des mises en chantier de la production propre, 2.803 unités, soit un taux de 94% pour les achèvements propres et 427MDH de dépenses d’investissements représentant un taux de réalisation de l’ordre de 85% des prévisions. Mohamed Alj, directeur général de la filiale de Meknès, a présenté ces prévisions ainsi que les perspectives de 2015, lors du Conseil d’administration de la filiale du groupe Al Omrane, tenu récemment, sous la présidence de Badre Kanouni, président du directoire du holding d’aménagement Al Omrane.

     
    Ce copyright concerne mes textes et mes photos. Si vous souhaitez utiliser un de mes textes ou photos, merci de me contacter au préalable par e- mail et de citer mon nom et le mon adresse URL... comme je m'efforce de le faire pour les créations des autres.

    Mes essais

    tirés de mes recherches universitaires
    ISBN:978-2-9531564-2-3

    Notes récentes

    ISBN :978-2-9531564-9-2

    Octobre 2022

  • Le jeu d'Isalune

    Et qui m'avait déjà été envoyé par mes petite soeur, peu de modif dans mes réponses: Quatre jobs que j'ai fait dans ma vie : Bibliothécaire Documentaliste Animatrice auprès d'enfants Préparatrice de commandes Quatre films que je regarderais encore et encore : La boum 1 La boum 2 L'étudiante Jules et Jim Quatre endroits ou j'ai vécu : Saint-Etienne Lavelanet Paris Lille Quatre séries de télévision que je regardais : Les feux de l'amour Jag Navarro Julie Lescaut Que je regarde Closer Cold Case FBI portés disparus PJ Quatre endroits où je suis déjà allée en vacances : Meknès Tanger Espagne Agen les sites WEB que je visite chaque fois que je navigue sur Internet mes mails mon blog Les 2 blogs d'Elisabeth Mes quatre plats favoris: Curry Tartiflette Petit salé Foie gras Quatre endroits où j' aimerais être maintenant: Saint-Etienne Paris Toulouse Lille Quatre personnes qui, selon moi, me répondront: Je ne sais pas 4 voeux à réaliser (pour 2008): 1.Sortir la tête de l’eau 2.Voir le bout du tunnel 3. Revoir la France 4. Gagner un peu d’argent avec l’écriture 4 personnes qui ne te répondront pas mais que tu aimerais qu'elles le fassent : je ne sais pas Un petit truc sympa pour se rapprocher un peu plus de ses amis, pour les connaitre un peu mieux!! Voici un petit test qui est un peu différent ! Quatre choses sur moi. Quatre choses que tu as peut-être ou non déjà apprises à mon sujet... http://isalune.blogs.psychologies.com/ http://enriqueta.blogs.psychologies.com/ecrire/2007/12/le-jeu-disalune.html#comments

  • Le Maroc hors des sentiers battus

    Un excellent numéro du magazine Faut pas rêver, présenté par Tania Young, de Marrakech à Ouarzazate en passant par Fès.

    Le Maroc hors des sentiers battusPar Isabelle Nataf

    Publié le 26/04/2013 à 11:02

    Faut pas rêver
    À voir le 26/04/2013 à 20h45 surCe programme TV de France 3
     
    Est-ce dû à la personnalité de la présentatrice, Tania Young ? Son écoute sympathique, son naturel, sa bonne humeur communicative ? À la façon du magazine de sortir des lieux communs et de présenter un pays sous des aspects originaux ? À la qualité de la réalisation ?

    C'est sans doute tous ces éléments qui font du magazine de Georges Pernoud Faut pas rêver, un moment de télévision à part dont peut se targuer France 3. Le numéro de ce vendredi soir, consacré au Maroc, à l'ombre de l'Atlas, ne déroge pas à la règle. De Marrakech à Ouarzazate en passant par Fès, Meknès et Imilchil, on découvre une suite de reportages passionnants de bout en bout.

    Il est bien sûr difficile de ne pas parler de Marrakech, la première destination touristique du pays, sans évoquer la place Djema'a-el-Fna, poumon de la ville, et de la médina qui fêtera bientôt ses mille ans, avec ses 600 hectares de ruelles en forme de labyrinthe où les échoppes rivalisent de couleurs et de senteurs. Ce que ne manque pas de faire Tania Young. Mais rapidement, on quitte ces hauts lieux touristiques pour découvrir la cuisine d'un chef marocain, Moha Fedal, l'un des plus réputés de son pays, qui associe saveurs occidentales et orientales comme dans ce couscous au foie gras.

    Le cuisinier se rend lui-même dans la vallée de l'Ourika, au sud de Marrakech, pour acheter au producteur l'épice la plus chère du monde, le safran, qui se négocie 30 euros le gramme. Une nouvelle huile est en passe de détrôner le safran, celle de la figue de barbarie, devenue on ne peut plus prisée.

    Une fois à Fès, grande rivale de Marrakech, il est évidemment question de la médina qui date du XIIe siècle, où seuls les ânes, chevaux et mulets ont le droit de cité. Ce sont eux qui transportent les marchandises, portant parfois jusqu'à 200 kg sur leur dos. L'occasion d'évoquer un établissement unique au Maroc, un refuge qui soigne gratuitement les équidés blessés, 10 000 environ par an. À sa tête, une vétérinaire américaine, Gigi Kay. Sans répit, la spécialiste et son équipe tentent de répondre aux urgences, entre un âne brûlé et un cheval victime d'une occlusion intestinale.

    Autre reportage étonnant, celui sur « Les fiancés d'Imilchil », du nom d'un plateau du Haut-Atlas. Chaque année, un gigantesque moussen (une foire) accueille quelque 40 000 Berbères venus des villages isolés des montagnes. De quoi faire des affaires mais surtout des rencontres. Les jeunes filles attendent avec impatience cette manifestation qui leur permet de rencontrer des hommes, de leur parler et, pourquoi pas, de choisir un mari.

    À Meknès, on déambule dans l'unique château vinicole du pays, géré par un businessman de 92 ans, Brahim Zniber, qui produit un premier cru. Plus habituel, le sujet sur Ouarzazate qui accueille, depuis les années 1940, des milliers de tournages de films (Lawrence d'Arabie, Un thé au Sahara et Astérix et Obélix, mission Cléopâtre, grâce à ses décors naturels exceptionnels). Les studios de cinéma de la ville sont les plus importants du monde après ceux de Hollywood.

    Le magazine Faut pas rêver consacre également un reportage à un jeune humoriste, Miz, un Casablancais de 30 ans qui décortique les changements sociaux dans son pays. Son rêve : suivre les traces de ses aînés marocains, Gad Elmaleh et Jamel Debbouze. Une belle découverte d'un autre Maroc.


    http://tvmag.lefigaro.fr/programme-tv/article/magazine/75193/le-maroc-hors-des-sentiers-battus.html

  • le 26 mai, MarAuction organisera des enchères exclusivement dédiées aux Arts du Maroc, anciens et contemporains

    medium_couverture200705.jpg

    Les arts traditionnels seront représentés dans toute leur diversité et occuperont une place importante dans la vacation, avec des lots de prime qualité datant du XVIIème au XXème siècle : céramiques de Fès Meknès et Safi, armes anciennes, bijoux berbères et citadins, broderies et éléments d'habillement, arts des métaux et du bois, manuscrits enluminés...

     

     

     

     

     

    medium_ceram6.jpgOn notera la présence de nombreuses pièces d'exception comme une écritoire de l'Université Qaraouiyyine (n°153), une amphore couleur amazonite (n°37) ou un beau pendentif à l'aigle (n°124).

    Les grands de la peinture Marocaine seront également bien représentés par nombre d'oeuvres maîtresses (rare Cherkaoui sur carton et gaze au n°92, beau Saladi au n°100), aux côtés de plasticiens moins cotés -pour le moment- mais dont le talent saura conquérir les amateurs avertis.

    Bref, une vacation de prestige, par laquelle MarAuction confirme ses choix directeurs : diversité et qualité des lots, promotion du patrimoine et de la jeune peinture du Maroc, fourchette de prix étendue (de quelques centaines de Dh à plusieurs centaines de milliers).

    Samedi 26 mai 2007, à 16h00.

    MarAuction - Galerie Athar
    12, rue Ibnou Khalouiya (ex rue de La Haye)
    A l'intersection des Brds Zerktouni et 2 Mars
    Casablanca, Maroc
    Téléphone : (00 212) 022 29 95 36

    Consultez le catalogue en ligne.

    Téléchargez le dossier de presse

    Source de cet article: Maroc Antics, le site des arts traditionnels du Maroc

    Nous sommes allés samedi chercher le catalogue et surtout voir les oeuvres qui seront vendues samedi, pas pour repérer nos achats mais uniquement pour le plaisir.

    Nous avons vu beaucoup de belles choses, tableaux, bijoux, céramiques, documents etc.

    d28f2e8a3edc611fd79bf96b0a3ee7ee.jpgNous avons flashé tous les deux (sans nous concerter)  sur un composition(huile sur toile, lot 97 dans le catalogue) de Moa Bennani (né en 1943).

    898562c9bfd037a55a4a37f67d87e998.jpgNous avons aussi remarqué une "Vue des Oudayas" (gouache sur panneau, lot 98 dans le catalogue) d'Hassan El Glaoui qui change de ses fantasias (mais il y en a aussi: lots 89,90,91).

    SOURCE DES IMAGES:

    http://www.marocauction.com/200705/index.html

  • J'ai gagné!

    Participez au Café Thé n° 67 - La saison des vendanges...

    1 décembre 2015 2 01 /12 /décembre /2015 06:00

    Pour ce 67ème Café Thé, je vous ai proposé de contempler cette photo prise dans un vignoble de Buzet (Lot-et-Garonne) et de nous raconter ce que vous voulez autour des vendanges, du raisin ou du vin...

    Les consignes étaient : Ecrivez, rimez, dessinez, brodez, scrappez, chantez, délirez, faites ce que vous voulez... Faites nous rire ou pleurer...

     

    Vous êtes 6 à avoir participé et 43 à avoir voté.

     

    Vos votes ont désigné comme gagnante Laura du blog "le blog de Laura Vanel-Coytte" avec 15 voix, devant Enriqueta-2 (12 voix), puis Nell et Enriqueta-1 (11 voix chacune, Jill Bill (8 voix) et Livia (7 voix).

     

    Bravo à Laura et à toutes les participantes !

    Merci à tous ceux qui ont voté.

     

     

    1ère) Laura du blog "le blog de Laura Vanel-Coytte" :

     
    Je suis née dans les paysages de Champagne
    Entre coteaux charmants et plaine monotone
    Je suis née dans une ville dont les contours
    Forment en pétillant un bouchon de champagne
     
    Je suis partie dans la seule région de France
    Où il n’y a, il me semble, aucun cépage
    Mais où les yeux des gens pétillent
    Pour vous accueillir autour d’une bière
     
    Je suis descendue, comme on dit, dans le sud
    Celui des Pyrénées et du rugby, l’ouest du sud
    J’ai bu les vins du Languedoc et des Corbières
    Des côtes du Roussillon aux Costières de Nîmes
     
    Je suis remontée, comme on dit, dans le centre
    Où j’ai goûté, dans le sens premier du terme
    Les vins du Forez, ceux de la Loire
    Pas celle des châteaux mais de Saint-Etienne
     
    J’ai quitté la France et ses paysages vinicoles
    Pour le Maroc  où les français ont planté leurs cépages :
    Grenache, le Carignan, le Cinsault et l'Alicante
    De Berkane à Meknès, De Boulaouane à Benslimane.
  • Mon 14 e livre:Paysages marocains. Vivre et travailler à Casablanca

    Le livre PAYSAGES MAROCAINS http://www.thebookedition.com/paysages-marocains-laura-vanel-coytte-p-115087.html

     

     

     

    100_2085 HF.JPG

    Le livre PAYSAGES MAROCAINS

    Vivre et travailler à Casablanca: tel est le sous-titre et le propos de ce quatorzième livre mêlant prose et poésie, photos personnelles(comme celle de la couverture, du 30 octobre 2011,de la ville moderne de Casablanca, avec sa mosquée construite en partie sur l'Océan Atlantique, la troisième plus grande du monde, la plus grande du Maghreb et son minaret le plus haut du monde) et œuvres d'artistes admirés. Après Istanbul et Venise (où je n’ai séjourné qu’une semaine), j'ai voulu enfin rendre hommage à cette ville (et à ce pays) où j'ai vécu trois ans (et où mon mari a monté une usine de textile de A à Z) à travers des textes et images-paysages extérieurs et intérieurs datant du séjour et du retour en France.

    Acheter PAYSAGES MAROCAINS

     

     

     

     

    Quitter  Saint-Etienne, la quatorzième ville de France (où j’avais trouvé un certain équilibre après de nombreux déménagements) pour accompagner mon mari qui a  monté  une usine de textile de A à Z dans la banlieue de Casablanca, la capitale économique du Maroc.

     

     

     

    Cela m'a d'abord paru difficile et en même temps incontournable.

     

     

     

    Le travail nous a laissé peu de temps pour le tourisme : Tanger, la seule ville du Maroc qui me faisait rêver et m’a donc déçu ; Rabat, la vraie capitale qui nous a enchanté, Marrakech, la touristique, Meknès, la sacrée et surtout Oualidia dont le paysage enchanteur m’a fait vivre un des moments les plus magiques de ma vie. J’ai déjà évoqué le Maroc dans d’autres livres et utilisé ses paysages pour des couvertures. Je me devais de lui consacrer ce quatorzième livre.

     

    Acheter PAYSAGES MAROCAINS

     

     

     

     

  • Café littéraire hier soir à Casablanca

    Tétouan entre mémoire et histoire

    CE livre nous invite à une approche synthétique de la plus andalouse des cités islamiques du Maroc et à une réflexion historique et esthétique des lieux. L’observation et l’interprétation des formes urbaines et architecturales de Tétouan participent à la compréhension de la « mentalité » des citadins qui nous ont pourvus de l’une des merveilles du patrimoine de l’humanité. Organisé en trois grandes ouvertures, l’ouvrage nous entraîne des origines de la ville jusqu’à son présent et s’interroge sur son devenir, s’attachant tant aux lieux qu’aux habitants, à leurs parcours urbains comme à leurs espaces intérieurs. Tétouan procure au visiteur pressé l’image d’une ville de province tranquille, une cité secrète et énigmatique, bien ancrée dans son site abrupt que personne n’imaginerait un instant sortir de sa fausse torpeur. Mais à qui veut bien la contempler avec minutie et la regarder avec attention, elle offre une collection prodigieuse de lieux de mémoire, de monuments, d’édifices, de rues et de jardins racontant l’histoire d’une localité qui n’a jamais connu de répit. De la citadelle médiévale (Rabat) à l’agglomération moderne, la cité est chargée d’Histoire. Dépositaire, au travers de son architecture, de ses traditions musicales, culinaires et de ses délicates broderies, du patrimoine andalou, elle se fit également le creuset des cultures arabo-berbère et ibérique et l’une des éminentes héritières de la civilisation hispano-mauresque, à l’image des glorieuses cités médiévales espagnoles ou marocaines que furent Tolède, Cordoue, Séville, Grenade, Fès, Meknès ou Rabat... Quant à la ville nouvelle, elle est survenue d’ailleurs. D’ailleurs parce qu’elle a été engendrée par la société européenne, capitaliste et moderne. S’étendant largement vers l’ouest et assaillie de zones industrielles, elle se compose d’une ville européenne, l’Ensanche, créée ex nihilo par le protectorat espagnol et d’une zone urbaine récente, en pleine croissance qui part à l’assaut de la montagne.

      Chapitre I : De la citadelle à la ville andalouse - Cinq siècles d’Histoire

      Chapitre II : Lecture d’une ville - Du public vers l’intime

      Chapitre III : Lecture d’une métropole - De l’Ensanche à la ville contemporaine

    Les auteurs

    Mohamed Métalsi, urbaniste et docteur en esthétique, est actuellement directeur des actions culturelles de l’Institut du monde arabe (IMA) à Paris. Il participe à la création d’événements culturels et artistiques en France, en Europe et dans le monde arabe. Il a publié plusieurs livres : « les villes impériales du Maroc » (Bayard, 1999), « Fès, la ville essentielle » (ACR, 2003), « Maroc, les palais et jardins royaux » (Imprimerie nationale et Editions Malika, 2004). Jean-Baptiste Leroux, photographe de paysages et de jardins, est l’auteur de plusieurs ouvrages dont « Maroc, les palais et jardins royaux » (2004), « Jardins de Versailles » (2001), prix Redouté 2000 du meilleur livre d’art des jardins et prix Eugène-Carrière de l’Académie française.

    http://www.lereporter.ma/article.php3?id_article=814

  • MAROC

    Le Maroc veut intégrer le club des 20 premières destinations touristiques mondiales à l’horizon 2020  

    Intervenant lors de la cérémonie du Gala régional du World Travel Awards, qui s’est déroulée dans la capitale grecque, le ministre du tourisme Lahcen Haddad a souligné que la « destination Maroc » occupe une place de plus en plus importante à l’échelle internationale et que grâce à la Vision 2020 impulsée par SM le Roi Mohammed VI, « notre pays est déterminé à intégrer le club des 20 premières destinations mondiales à fin 2020″, grâce aux nombreux atouts dont il dispose, notamment sa stabilité politique et sa proximité avec les grands marchés émetteurs, a-t-il affirmé. Grâce à ces fondamentaux solides, le Maroc a réussi à attirer 10 millions de touristes en 2013, soit une hausse de 6 % par rapport à 2012, et ce, en dépit d’une conjoncture économique difficile, s’est félicité le ministre

    Eau potable : l’Espagne accorde au Maroc un prêt de plus de 6,5 millions d’euro  

    L'Espagne a décidé d'accorder au Maroc un prêt de plus de 6,5 millions d'euros destinés à financer un projet d’adduction d’eau potable par pompage solaire, nous apprend la MAP de source officielle à Madrid. Le Conseil des ministres espagnol, réuni vendredi, a donné son feu vert à cette ligne de crédit d'un montant global de 6,54 millions d’euros remboursable visant l’approvisionnement en eau potable d’une cinquantaine de zones rurales au Maroc, souligne un communiqué de la Présidence du gouvernement espagnol, sans préciser la durée du remboursement.

     

    Fès aura probablement sa plage artificielle  

    Le reve du maire istiqlalien de la ville de Fès, pourrait voir le jour. D’après le 360, Hamid Chabbat, a réussi à convaincre, lors de la session de juillet, les élus de la ville de l’opportunité de créer une plage artificielle, qui ont voté pour ce projet. Toujours selon la même source, le projet coûtera 100 millions de dirhams et sera réalisé sur la base d’une étude de faisabilité qui a coûté 1,5 million DH. Concrètement, cette plage sera réalisée sur une superficie globale de 22 hectares à Oued Fès.

    L’ONCF est prêt pour la période estivale


    En prévision des déplacements massifs des voyageurs durant la période estivale, l'Office national des chemins de fer (ONCF) lance un nouveau plan de transport. Concrètement, ce ne sont pas moins de 235 trains par jour qui vont être mis en circulation, et plusieurs axes vont être renforcés. Ainsi, l'axe Casablanca -voyageurs-Fès connaitra l'ajout d'un train reliant Casablanca et Fès au départ de Casablanca à 19h10 pour couvrir la tranche horaire entre 17h50 ET 19h45 ; tandis que le confort à bord des trains reliant Casablanca à Safi sera rehaussé pour assurer des conditions de voyage plus confortables en incorporant des trains remis à niveau. L’axe Tanger-Oujda est également concerné par ce plan. En effet, des trains nocturnes équipés de couchettes seront mis en circulation entre Tanger, Meknès, Fès et Oujda. Alors qu’au niveau de l'axe Casablanca-Sidi Slimane et Sidi Kacem, l'offre sera renforcée avec la programmation de deux arrêts supplémentaires dans les deux sens, dans les villes de Sidi Kacem et de Sidi Slimane.

    bannière le20heures

     

  • Parmi les ”200 artistes expliqués” dans ”Le grand livre de l'art contemporain”:Daniel Buren – ”D’une arche aux autres :

    Casablanca 10.4.2015 011.jpgPhoto perso du samedi 11 avril 2015

    A Casablanca, nous avons vu:07/05/2015 14:02

    http://www.lauravanel-coytte.com/archive/2018/01/11/j-ai-craque-ce-midi-a-la-bu-pour-le-grand-livre-de-l-art-con-6016126.html

    11 avril-11 mai 2015
     
    Jardins de l'église du Sacré-Coeur -
     
    Casablanca Maroc

     

    Patrimoine et art contemporain, Une autre histoire

    7 artistes dans 10 villes

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    Venez redécouvrir les plus beaux sites patrimoniaux du Maroc à travers le travail de 7 grands artistes marocains et français !
    Mars/Avril 2015 dans 10 villes du Maroc

    Proposant un dialogue entre l’architecture patrimoniale et l’art contemporain, ce projet vous invite à redécouvrir la beauté du patrimoine marocain à travers l’œil et le travail d’un artiste.

    Daniel Buren, Mounir Fatmi, Yto Barrada, Hassan Darsi, Ange Leccia, Younès Baba Ali, Miguel Chevalier : ces sept artistes majeurs invités créeront des installations éphémères, souvent spectaculaires et adaptées à l’esprit des lieux.

    Né du succès de la présentation du travail de Miguel Chevalier dans l’Eglise du Sacré-Cœur de Casablanca en 2014 lors des Journées du Patrimoine, ce projet investit cette année le grand Socco de Tanger, Bab El Kébir à Rabat ou encore la magnifique citerne d’El Jadida entre autres.

    « Les lieux patrimoniaux ont un vécu, ils sont inscrits dans une mémoire collective, humaine, géographique et historique... Une autre histoire, en associant art contemporain et patrimoine, juxtapose et confronte deux mondes, l’un appartenant à l’Histoire, l’autre appartenant à une histoire qui se raconte au présent... »
    Hassan Darsi & Florence Darsi pour la Source du Lion, commissaires du projet pour la partie marocaine

    Pour suivre au jour le jour l’avancée des différents projets, rendez-vous vite sur la page Facebook dédiée à l’évènement !

    Les dates et les artistes :

    Miguel Chevalier – « Digital Arabesques 2015 »
    Fès du 27 février au 5 mars.
    Agadir du 10 au 20 mars.
    Tétouan du 3 au 15 avril.
    Essaouira du 22 avril au 3 mai.

    Hassan Darsi - « Kan ya makan… Au fil de l’or » Palais Al Badii, Marrakech.
    Du 28 mars au 7 avril.

    Younes Baba-Ali - « Story dealers », Citerne de la cité portugaise, El Jadida.
    Du 9 avril au 9 mai.

    Daniel Buren – "D’une arche aux autres : travail in situ" jardins de l’Eglise du Sacré Cœur, Casablanca. Du 11 avril au 11 mai.

    Mounir Fatmi - « C’est encore la nuit », Prison Kara, Meknès.
    Du 14 avril au 14 mai.

    Yto Barrada - « Le marché aux fleurs », Marché du Grand Socco, Tanger.
    Du 8 au 12 avril (jours de marché les 9 et 12 avril).

    Légende de la photographie :
    Digital Arabesques 2015, Miguel Chevalier

    Téléchargez la brochure :

    PDF - 4.3 Mo

    Portfolio

           http://if-maroc.org/spip.php?article387
     
    A Casablanca, nous avons vu:07/05/2015 14:02
  • Casablanca le 11 avril 2015: la médina de Casablanca(photos perso)

    Casablanca 10.4.2015 048.jpg

    après le port, nous traversons le boulevard(difficile pour des piétons) pour longer la médina et y rentrons un moment pour aller voir un office de tourisme où nous trouvons (seulement)un plan de circulation du tramway

     

     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
    Casablanca 10.4.2015 053.jpgCasablanca 10.4.2015 055.jpgCasablanca 10.4.2015 050 hf.jpgLa Vieille Médina de Casablanca, aussi appelée "Ancienne Médina" par opposition au Quartier des Habbous considéré comme "la nouvelle médina", reste un mystère pour la plupart des Casablancais. On aperçoit quelques morceaux de remparts,  on fait quelques affaires dans la partie touristique de la grande horloge, mais on n’ose rarement s’aventurer plus loin. Et pourtant, la médina cache quelques trésors insoupçonnés que l’on peut facilement apprécier en déambulant dans certaines parties. Mais pour apprécier les lieux, il est indispensable d’en connaître un peu l’histoire…  


    Il était une fois Anfa
    On ne sait pas exactement à quelle date  cette médina a été érigée. Certains parlent de l’époque romaine, d’autres des Zénètes (disparus au IXème siècle), on peut toutefois estimer ses premières fondations entre 900 et 1500 grâce aux différentes mentions dans des textes anciens comme ceux de Léon l’Africain (XVème siècle) qui parle de la petite ville d’Anfa. En revanche les historiens s’accordent sur le premier nom de cette petite ville, "Anfa", ensuite attaquée et détruite par les Portugais en 1468. Les ruines vont ensuite sommeiller pendant près de trois siècles avant qu’un certain Ben Abdallah ne s’y intéresse. 


    Ancienne Ambassade d'Allemagne située Place de Belgique


    "Dar Beida" l’européenne
    C’est vers 1770 que Mohammed III Ben Abdallah, alors Sultan du Maroc, décide de reconstruire la ville et d’y installer différentes populations berbères d’Essaouira et d’Agadir, ainsi que des Bouaker de Meknès. Anfa, alors rebaptisée Dar Beida, correspond à la vieille médina que l’on connaît aujourd’hui à quelques hectares près. Le Sultan décide de renforcer certains murs donnant sur la mer et fait construire une place des canons  (Sqala). 
    La population n’est pas très importante puisqu’on compte seulement un millier d’habitants au milieu du 19ème siècle. Mais c’est sans compter l’intérêt que vont rapidement lui porter certains Européens qui voient dans cette ville portuaire l’opportunité de commercer avec le Maroc et l’Europe.  Des Français, des Anglais, des Allemands et bien sûr des Espagnols s’installent à Dar Beida, ainsi que des juifs marocains de plus en plus nombreux qui viennent grossir la ville. La ville s’affirme alors en tant que comptoir européen d’Afrique du Nord, Casablanca est le premier port d’exportation du Maroc et la ville se peuple en conséquence. Dés son origine Casablanca est une ville issue de "chocs" de cultures et de sous-cultures… 
    Début XXème ce sont quelque 20.000 personnes dont 15.000 musulmans, 4.000 juifs marocains et 1.000 étrangers qui peuplent la médina. Celle-ci se partage en trois quartiers qui sont le Mellah, le quartier juif, la Médina où cohabitent bâtiments administratifs, européens et commerçants. Enfin le Tnaker, le quartier des "laissés-pour-compte", sorte de marécage où les plus pauvres se construisent des baraques. Quartiers que l’on peu encore distinguer à l’heure actuelle, d’autant que la Rue du Tnaker existe toujours. Cette partie de l’histoire est la plus visible de nos jours, il suffit d’être attentif aux détails pour se replonger dans cette époque. Ouvrez grand vos yeux ! 


    D’Anfa à Casablanca
    Au moment de l’apogée de Dar Beida,  presque tout le Maroc est entré en dissidence ouverte, alors que l'autorité politique est en décomposition. Des révoltes grondent dans tout le pays, la France et l’Espagne ont peur pour leurs ressortissants et décident de dépêcher des troupes sur place en 1907.
    La situation s’enlise et les répressions sont sanglantes. C’est alors que le souverain en place, Moulay Hafid, n'a d'autre alternative que d'en appeler à l'aide de la France pour imposer à tout prix son autorité. Le 30 mars 1912 est signé le traité de Fès, par lequel la France s'est imposée en douceur, quoiqu'inexorablement, au Maroc ; c'est désormais l'ère du Protectorat. C'est donc par les villes que le colonialisme pénètre au Maroc.

    Les Européens affluent, surtout les Français, mais aussi beaucoup de Marocains du pays tout entier continuent à venir tenter leur chance à Casablanca, choisie par Lyautey pour devenir la capitale économique du pays. Les Européens décident alors de construire leurs logements en dehors de la médina, et s’opère alors un changement décisif pour Casablanca. Les riches prennent la place des pauvres, et inversement… autrement dit les bâtisses cossues de la médina sont abandonnées par les Européens et Marocains plus aisés au profit des classes populaires qui investissent les lieux. Ce qui explique l’état actuel de la médina, très dégradée, habitée par une population marocaine pauvre dans des conditions déplorables.

    Bab El Marsa, porte située en contrebas de la Place Ahmed Bidaoui anciennement Place de l’Amiral Philibert
    {mospagebreak heading=Histoire ancienne de la médina & title=L'avenir de la vieille médina}

    La vieille médina… de demain ?

    Le rythme de dégradation de la médina est marqué par plusieurs phases : abandon par les Européens et classe aisée marocaine, absence d’entretien et occupation inadéquate des lieux par des populations plus pauvres. Le tout accentué par une dégradation des infrastructures et des équipements socio-éducatifs, et un artisanat délocalisé. Les dysfonctionnements et les carences du tissu de la médina sont multiples. 

    Une partie des remparts disparus ont été remplacés par des panneaux en plastique du côté touristique de la Médina

    Parmi les conséquences les plus inquiétantes, on peut noter l’effondrement de certaines vieilles bâtisses en pisé (comme en 1996, 2001, 2008 et fin 2009) causées par de fortes pluies, entraînant la mort dans certains cas.  
    “Nous avons tout perdu. Nous souffrons de cette situation depuis 1986. On nous ment  tout le monde connaît cette situation mais personne ne fait rien”rapportent nos confrères d’Au Fait Maroc dans leur édition du 22/12/09. Sans parler de la surpopulation, pas d’accès à l’eau courante pour certains, mauvaise gestion des déchets, prolifération de rats et insectes indésirables, analphabétisme, violence, etc. Bref, un concentré de tous les problèmes d’urbanisme mal géré, voire pas géré du tout.   
    Pour la préfecture des arrondissements Casa-Anfa, il serait temps de réhabiliter cette partie de la ville chargée d'histoire. Pour cela, l'Agence urbaine de Casablanca, la Chambre de commerce, d'industrie et des commerces, les associations Al Irfane, Carrières Centrales et Casa-Mémoire ont d'ores et déjà commencé à recenser les carences de cette zone. Mais pour l’instant aucun acte concret ne semble se profiler, car il reste à savoir qui pourrait financer cette réhabilitation…

    Le plus surprenant réside dans le fait que cette "vieille médina" n’est pas si vieille que ça, il s’agit  même d’une médina plutôt contemporaine contrairement à celle de Fès ou Meknès datant du 9ème siècle. Mais Dar Beida, construite sur les ruines d’Anfa, a apparemment été bâtie selon les caractéristiques des médinas arabes avec des ruelles plutôt que des rues, des impasses plutôt que des places. Puis les constructions européennes sont venues s’implanter au cœur même de cette cité avec leurs édifices cossus et spacieux. Ce qui donne aujourd’hui un résultat assez surprenant, une médina traditionnelle dotée d’un mélange d’architectures de différents siècles et différentes origines. C’est toute la mémoire de Casablanca qui se trouve dans cette médina et en fait un lieu incontournable de l’histoire du Maroc contemporain… Alors sauvons-la !

    Marlène HYVERT (www.lepetitjournal.com/casablanca.html) jeudi 11 février 2010
    Envie de voyager dans le temps' Le coeur historique de la ville et les origines de la cité se cachent dans la vieille médina de Casablanca. Suite au tremblement de terre de Lisbonne en 1755, la médina de Casablanca fut totalement reconstruite. Aujourd'hui, la vieille ville contraste avec la métropole de Casablanca, moderne et dynamique, la population aime s'y retrouver. Dans cet ensemble du 16ème siècle, une multitude de ruelles enchevêtrées les unes dans les autres abritent des boutiques en tout genre... Petite déception pour les visiteurs qui s'y aventureront, les produits exposés ne sont pas ceux auxquels on pourrait s'attendre. Pas d'épices, ni de tissus ou de babouches mais des produits arborant les grandes marques européennes, les Casablancais en sont friands! Pour se consoler, les touristes pourront se retrancher sur les marchés aux fruits et aux poissons. A voir dans le quartier: les remparts de la médina datant du 16ème siècle, le bastion de la Skala où les anciens canons de la ville sont entreposés, le square de Sidi Bou Smara pour se relaxer ainsi que le tombeau Sidi Kairouani qui fut le fondateur de la ville, un haut lieu de commémoration pour les habitants. Il est particulièrement conseillé de visiter la vieille Médina le jour, le site étant peu fréquentable la nuit.

    La médina de Casablanca a été reconstruite en 1770 suite à un tremblement qui l'a laissé en ruine. La visite de la médina de Casablanca commence à la Place des Nations Unies. Il n'y a pas d'itinéraire type pour la visiter, il suffit de déambuler dans ses ruelles étroites et se laisser guider par ses pas. Il s'agit d'un véritable labyrinthe où on s'y perd très vite, mais si vous perdez le nord n'ayez crainte, on finit toujours par retrouver son chemin. Certes il n'y a pas de parcours type pour visiter la médina de Casablanca, mais il y a des monuments à ne surtout pas manquer tels que la Grande mosquée située à environ 400 mètres au nord-est de la place des Nations-Unies, ainsi que la Kouba Sidi Smara située à distance de marche de la mosquée. Poursuivez votre chemin et à 500 mètres environ vous trouverez le sanctuaire de Sidi el Kairouani. La visite de la médina de Casablanca doit se faire impérativement la journée, le soir elle n'est pas très sûre, surtout pour les touristes. La vigilance est de mise même pendant la journée, évitez d'afficher vos objets de valeurs surtout si vous vous aventurez dans des petites ruelles peu fréquentées.

    - See more at: http://www.cityzeum.com/la-medina-casablanca-10246#sthash.yIWJUATM.dpuf
    Envie de voyager dans le temps' Le coeur historique de la ville et les origines de la cité se cachent dans la vieille médina de Casablanca. Suite au tremblement de terre de Lisbonne en 1755, la médina de Casablanca fut totalement reconstruite. Aujourd'hui, la vieille ville contraste avec la métropole de Casablanca, moderne et dynamique, la population aime s'y retrouver. Dans cet ensemble du 16ème siècle, une multitude de ruelles enchevêtrées les unes dans les autres abritent des boutiques en tout genre... Petite déception pour les visiteurs qui s'y aventureront, les produits exposés ne sont pas ceux auxquels on pourrait s'attendre. Pas d'épices, ni de tissus ou de babouches mais des produits arborant les grandes marques européennes, les Casablancais en sont friands! Pour se consoler, les touristes pourront se retrancher sur les marchés aux fruits et aux poissons. A voir dans le quartier: les remparts de la médina datant du 16ème siècle, le bastion de la Skala où les anciens canons de la ville sont entreposés, le square de Sidi Bou Smara pour se relaxer ainsi que le tombeau Sidi Kairouani qui fut le fondateur de la ville, un haut lieu de commémoration pour les habitants. Il est particulièrement conseillé de visiter la vieil
  • Le salon du livre de Casablanca (Maroc) est fini: ce que j'ai raté.

    Le 10 février 2007 : Soirée poétique avec Adonis au Théâtre Mohammed VI.

     

    Sur Adonis, cf. note 13.

     

     

     

    le 15 février 2007

     

     

     

    Table ronde : « La poésie au Maroc  et dialogue du monde »

     

    Avec Benaïssa Bouhmala, Mahdi Akhrif, Khaled Belkacem

     

    Organisé par la Maison de poésie au Maroc.

     

     

     

    L'idée de création de l'association La maison de la Poésie au Maroc a été proclamée le 8 Avril 1996 par les poètes Mohammed Bentalha, Mohammed Bennis, Salah Boussrif, Hassan Najmi. Le premier comité de l'association s'est constitué le 21 Décembre 1997.
    Aprés renouvellment, le nouveau comité constitué le 8 Avril 2001 est composé de:
    Mohammed Bennis, Président et porte-parole de La maison de la Poésie au Maroc.
    Wafaa Lamrani, Vice president.
    Hassan El Ouazzani, secrétaire général.
    Abdelaziz Boumashouli, secrétaire général-adjoint.
    Khalid Belkacem, Trésorier.
    Abderrahmane Tenkoul, chargé de secteurs régionaux, et relations avec les associations.
    Benaissa Bouhmala, chargé de la revue et des publications.
    Mahdi Akhrif, chargé du festival.
    Noureddine Zouitni, chargé des traductions et de l'internet.
    Mostafa Nissabouri, conseiller.
    Malika Assimi, conseiller.
    La maison de la Poésie au Maroc regroupe des poètes de diverses langues d'expression: arabe, français, amazigh, anglais. Elle est appuyée et conseillée dans ses activités par deux comités internationaux: un Comité d'honneur et un Comité des amis de La Maison de la poésie au Maroc.
    La maison de la poésie au Maroc édite une revue trimestrielle ayant pour titre Al Bayt, publication dirigér par Mohammed Bennis avec Benaissa Bouhmala comme rédacteur en chef. L'association dispose d'un site Internet conçu par Noureddine Zouitni.
    La proclamation d'une journée mondiale de la poésie le 21 Mars de chaque année est un acquis historique pour l'associattion puisque cette journée s'est concrétisée suite à l'appel lancé auprès de M. fedeerico Mayor, ancien directeur général de l'Unesco, par La Maison de la Poésie au Maroc le 21 Juin 1998.
    La Maison de la Poésie au Maroc est ouverte au dialogue avec tous.

     

     

     

    Source :http://www.albayt.org.ma/bayt_francais/contact.asp

    Rencontre avec Yann Queffelec autour de son livre « L’amour est tombé sur la tête »

     

     

     

    Rencontre avec Mohamed Bennis autour de son livre « Al Haq fi achiir/Le droit à la poésie »

     

     

     

    J’aime beaucoup ce titre : « Le droit à la poésie »

     

     

     

    Présentation « D’un regard, l’autre. L’art et ses médiations au Maroc-peintures » de Farid Zahi

     

     

     

    Cf. le site de Farid Zahi : http://www.faridzahi.com/accueil.htm

     

     

     

    Rencontre avec Anne Bragrance

     

     

     

    D'origine andalouse, Anne Bragance est née à Casablanca. Elle y a grandi dans un milieu cosmopolite où le français, l'espagnol, l'italien et, bien sûr, l'arabe, se métissaient pour la plus grande délectation de son oreille... Arrivée en France à l'âge de seize ans, elle doit oublier le joyeux " pataquès " qui a bercé son enfance et s'employer à maîtriser la langue française car son désir est de devenir écrivain. Elle se marie très jeune, met au monde deux petites filles, mais les joies - et les soucis - de la maternité ne la détournent pas de sa passion première : la littérature. A vingt-huit ans, elle publie son premier roman chez Flammarion. Beaucoup d'autres suivront, sous les couvertures du Seuil, de Grasset, du Mercure de France, de Laffont, de Julliard ... Le goût d'Anne Bragance pour la nature, les jardins, les fleurs, l'a toujours tenue éloignée de Paris. Elle vit aujourd'hui dans une " maison de papier " (car les livres y sont rois), au milieu d'un parc qui domine une charmante vallée des Cévennes.

     

     

     

    Une enfance marocaine, Actes Sud.

     

     

     

    Sauf à utiliser de puissantes focales pour aller explorer les zones éloignées du passé, les souvenirs parfois se dérobent et je peine à les débusquer. Alors je renverse la tête dans l'espoir de les repérer, de les identifier, et l'enfance, cette naine blanche, cet astre perdu - mais non pas mort - qui n'en finit pas de tournoyer, de scintiller, me jette aux yeux sa poudre d'or. Alors me revient le goût des vertiges et j'entends à nouveau la musique des météores. A.B.

     

     

     

    Source :http://www.librairie-gaia.com/Archives/Bragance/Bragance.htm

     

     

     

     

     

    Table ronde « La nouvelle littérature marocaine d’expression française » animée par Kacem Basfao avec Mohamed Hmoudane (cf. note 13), Abdellah Taïa (cf. note du 1302/2007 et celle du 20/12/2006 : entretien avec Abdallah Taïa), El Driss Hadaoui, Jacob Cohen.

     

     

     

    Comédien, réalisateur et auteur de « Vivre à l’arrache », El Driss, de son vrai nom Driss El Haddaoui est né au Maroc et a vécu son adolescence à Clermont-Ferrand avant de s’installer à Paris comme réalisateur et comédien. Il est surtout connu pour sa participation à la série télévisée P.J (Police Judiciare) en France.

     

    A l’occasion de la 13ème édition du Salon International de l’Edition et du Livre de Casablanca, El Driss sera aussi le 17 février à 15 h à la médiathèque de l’IFC autour de son livre.

     

    Déracinement, errance, exclusion, délinquance, immigration clandestine, tels sont les nombreux thèmes abordés dans ce premier roman.

     

     

     

    Source :http://www.lereporter.ma/article.php3?id_article=3099

     

     

     

     

     

    Jacob Cohen est né en 1944 à Meknès, ville impériale du Maroc.

     

    Ecrivain franco-marocain. Habite à Paris.

     

    Polyglotte et voyageur. Anciennement traducteur et enseignant à la Faculté de Droit de Casablanca.

     

      

     

    Nouveau roman :

     

    « Du danger de monter sur la terrasse»

     

     Premier roman :

     

    « Les noces du commissaire»

     

     Deuxième roman :

     

    « Moi, Latifa S.»

     

     

     

    Source :http://membres.lycos.fr/jacobcohen/

     

     

     

     

     

    Soirée poétique avec Mahmoud Darouiche au Théâtre Mohammed VI.

     

     

     

    Ca et beaucoup d’autres choses encore ; trop long à énumérer...

     

     19/02/2007 01:40

  • Le Louvre expose le Maroc médiéval

     

    Les deux lustres millénaires et monumentaux de la mosquée de la ­Qarawiyyin à Fès sont exposés au Louvre. Celui-ci a pour cœur une cloche d'église prise par le sultan Abu al-Hasan en 1333 lors de la bataille de Gibraltar.

    Les deux lustres millénaires et monumentaux de la mosquée de la ­Qarawiyyin à Fès sont exposés au Louvre. Celui-ci a pour cœur une cloche d'église prise par le sultan Abu al-Hasan en 1333 lors de la bataille de Gibraltar. Crédits photo : Fondation nationale des musées marocains

    La rétrospective met en lumière un empire qui rayonnait à son apogée, de la Mauritanie à Saragosse puis du Portugal à Tripoli. Entre trésors de guerre et symboles de paix, les 300 pièces exposées sont les preuves d'un grand moment de civilisation.

    Deux lustres millénaires et monumentaux éclairent d'habitude la mosquée de la Qarawiyyin à Fès, le plus vénérable lieu de culte de l'Occident islamique doublé de la plus vieille université du monde. Restaurés, ils accueillent le visiteur du hall Napoléon. Le premier est doté de 520 godets étagés sur neuf couronnes. Jadis, pour les allumer, il fallait cinq cruches d'huile. Le second a pour cœur une cloche d'église prise par le sultan Abu al-Hasan en 1333 lors de la bataille de Gibraltar.

    Leur répond, en conclusion de ce parcours inédit consacré au Maroc médiéval - un empire rayonnant à son apogée de la Mauritanie à Saragosse, puis du Portugal à Tripoli -, une immense bannière, prêt de la cathédrale de Tolède où elle reste considérée comme une prise de guerre. Les chrétiens victorieux après la bataille de Rio Salado en 1340 avaient confisqué cet étendard orné de graphies arabes.

    Entre ces symboles de conquête et de reconquête se multiplient les preuves d'un grand moment de civilisation. Échanges commerciaux, développement artistique, scientifique et urbain auront été intenses sous les Almoravides, les Almohades et les Mérinides, des tribus berbères venues du Sud qui, du XIe au XVe siècle, ont considérablement amplifié les richesses d'al-Andalus.

    Parmi les 300 pièces, soieries ou pyxides d'ivoire, on remarquera trois chaires de la prière du vendredi (minbars), les plus vénérables du royaume chérifien.

    Parmi les 300 pièces, soieries ou pyxides d'ivoire parfois conservées avec les reliques de nos cathédrales, rarissimes manuscrits calligraphiés et enluminés, éléments décoratifs d'architecture ou de mobilier, on remarquera trois chaires de la prière du vendredi (minbars), les plus vénérables du royaume chérifien. Autre pièce aussi symbolique qu'imposante: une réplique du griffon qui dominait le toit de la cathédrale de Pise. Fondu dans un atelier de l'empire musulman, ce grand bronze a pu, lui aussi, être saisi comme butin. Mais il fait l'effet aujourd'hui d'un curieux syncrétisme car sur son corps est inscrit une louange en arabe… D'autres objets ont voyagé pour la première fois. Comme ces stèles en marbre ciselé des tombeaux de la nécropole de Chellah, à Rabat. Eux sont révélateurs de l'ancrage des Mérinides à Marrakech et de leur effort de conquête vers le nord.

    L'œil se perd dans d'autres trésors bien plus petits mais encore plus finement travaillés, tels ces corans virtuoses, ces morceaux de mosaïques géométriques, de plâtres ou bois de cèdre ciselé d'entrelacs floraux… Deux petites pièces de monnaie se révèlent très précieuses: ce sont les seuls indices matériels de la fondation de Fès vers 801 par Idriss Ier.

    Yannick Lintz, directrice du département des arts de l'islam du Louvre, et son homologue marocaine Bahija Simou, en charge des Archives royales à Rabat, rendent bien par cette exceptionnelle sélection, l'histoire et la cohérence d'un empire jusqu'alors considéré dans sa seule composante andalouse. Dommage que la scénographie, seulement faite de plans d'urbanisme datés et de photos anciennes, manque de moyens. Pour plus de magnificence, il aurait fallu transporter tout Cordoue, tout Fès et Grenade.

    Ces regrets, Delacroix les avait déjà. En lien avec l'exposition, du 5 novembre au 9 février, son appartement musée de la place de Furstenberg (Paris VIe) présentera les objets que le peintre, père de l'orientalisme, avait rapportés de son expédition jusqu'à Meknès en 1832.

    «Le Maroc médiéval», au Louvre (Paris Ier), jusqu'au 19 janvier. Catalogue Hazan, 432 p., 45 €.

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      Le Louvre expose le Maroc médiéval

      La rétrospective met en lumière un empire qui rayonnait à son apogée, de la Mauritanie à Saragosse puis du Portugal à Tripoli. Entre trésors de guerre et symboles de paix, les 300 pièces exposées sont les preuves d'un grand moment de civilisation.

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  • Maroc

    Et la meilleure destination au monde en 2015 est … Marrakech !  

    La ville de Marrakech a été consacrée nouvelle destination "Travellers' Choice" numéro 1 au monde pour 2015 par le site de voyage Tripadvisor. Ce classement a été réalisé suite à la collecte de plus de 200 millions d'avis et opinions de voyageurs. Marrakech se classe ainsi en tête de grandes capitales internationales comme Londres (6ème position), Rome (7ème position), Buenos Aire (8ème), Paris (9ème), etc... . L'année dernière, c'était Istanbul (Turquie) qui avait remporté le prix. Le prix vient d'être remis au directeur général de l'ONMT, Abderrafie Zouitene. A cette occasion, M.Zouitene a déclaré : «cette magnifique consécration est la résultante du travail des opérateurs de la ville de Marrakech et plus généralement du Maroc et de la stratégie marketing et de coopération menée par l'Office avec Tripadvisor».

    Tourisme : Faut-il craindre l’effet Bardo ?  

    Le Maroc atténue tant bien que mal l’effet des récents évènements qui affectent la région. L’attentat de Tunis de la semaine dernière ainsi que la découverte d’une cellule terroriste, qui projetait de commettre des attentats au Maroc a certes ravivé les craintes d’une recrudescence des tensions sécuritaires, mais le gouvernement comme les opérateurs n’entendent pas céder à la panique. Il n'y a pas eu à l’heure actuelle d’effets liés à ces malheureux évènements, c’est-à-dire pas d’annulation à grande échelle de réservations pour la destination Maroc, mais l’inquiétude est palpable auprès des opérateurs.

    Avortement: Le MUR se dresse face au PJD  

    Si le président du conseil national du PJD, Saâd-Eddine El Othmani, s’est montré, dans une tribune, d’accord pour aller vers un assouplissement, un autre courant au sein du même parti oppose son niet catégorique à toute tentative de légalisation. Ce courant serait mené par le bras associatif du PJD, à savoir le Mouvement unicité et réforme (MUR). A la tête de ces opposants, Mokri Abouzaid, déclare lors d’une rencontre-débat sur le thème «La crise des valeurs dans la société musulmane» : «Je trouve bizarre le fait que certains soient contre la peine capitale pour les condamnés au moment où ces mêmes personnes sont pour la légalisation de l’avortement». Le membre du groupe parlementaire du parti de la lampe à la première Chambre défend sa propre vision de la réforme qui ne passerait pas par l’avortement. Même si le PJD a toujours tenté de prendre une certaine distance par rapport au MUR, ce Mouvement demeure très influent au sein du parti. Plusieurs hauts responsables du parti de la lampe sont également membres du MUR. D’ailleurs, le secrétaire général actuel du mouvement a été pendant plus de deux ans conseiller auprès du chef de gouvernement Abdelilah Benkirane.
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    Tuée pour avoir refusé d’accomplir son « devoir conjugal »  

    Dans sa livraison de ce mardi 24 mars, Assabah rapporte qu’un homme a abattu sa femme d’un coup de marteau mortel à cause de son refus répétitif d’avoir des relations sexuelles. «L’accusé a abandonné son épouse gisant dans une mare de sang et quitté le domicile conjugal, sis à Hay Lamsalah, à Oued Zem. Il s’est rendu volontairement au district de police pour avouer son acte», lit-on dans le journal. Une équipe de la police judiciaire s’est ensuite rendue sur les lieux du crime pour découvrir le corps, sans vie, de la victime qui gisait sur le lit de la chambre à coucher, le visage couvert de sang. Le coupable est pour le moment placé en garde à vue en attendant les complètements d’enquête.

    Subvention : les festivals de cinéma bénéficieront de 9 millions de Dirhams  

    Un total de 9.035.000 de dirhams a été accordé à 27 festivals et manifestations cinématographiques au titre de la première session de l’année 2015 par la Commission de subvention des festivals de cinéma.
    Au terme de sa première session, tenue les 19 et 20 mars courant, la Commission a annoncé, dans un communiqué, avoir décidé d’octroyer une aide de 3.535.000 DH à l’organisation de 26 festivals cinématographiques, en plus de 5.500.000 DH accordés à un festival, lors d’une session extraordinaire. Le Festival national du film (Catégorie A) s’est vu ainsi octroyer la plus grande part des subventions avec 5,5 millions DH, talonné par le festival international du cinéma méditerranéen de Tétouan (Catégorie B) avec 1,2 million DH et le Festival du court-métrage marocain d’Oujda (Catégorie C) qui s’est vu accorder 300.000 DH. La Commission a alloué 250.000 DH au Festival international du cinéma d’Animation de Meknès et autant pour le Festival international de film documentaire d’Agadir. Le Festival international de cinéma et mémoire commune de Nador a, lui, obtenu 200.000 DH tandis que le Festival Sebou du court-métrage de Kénitra a bénéficié de 130.000 DH. Le reste des subventions ont été réparties sur plusieurs manifestations cinématographiques organisées aux quatre coins du Maroc.

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    Sport

    Départ des gazelles  

    Le départ officiel de la 25ème édition du Rallye Aïcha des gazelles du Maroc a eu lieu ce mardi 24 mars à partir de Rabat, avec la participation de 168 équipages, soit 336 femmes de 17 nationalités, a indiqué Dominique Serra, la directrice de cette compétition, qui prend fin le 4 avril prochain à Essaouira. Epreuve 100% féminine au cœur du désert marocain, qui se déroule sous le signe du partage, du dépassement de soi et de l’engagement solidaire, « Aïcha des Gazelles », connaitra la participation de neuf équipages sous les couleurs du Maroc, sur les 17 nationalités venues de tous les coins du monde pour participer à cette « aventure magnifique hors-piste », a souligné Serra lors d’un point de presse tenu le 23 mars à Skhirate. Pour l’édition de cette année, 3.656 demandes de participation ont été enregistrées, démontrant la renommée de ce rallye de plus en plus prisé par des femmes désireuses de faire partie de cette épreuve très difficile tant sur les plans mental que physique, mais très enrichissante aventure humaine qui a conquis une légitimité méritée. La 25ème édition du Rallye Aicha des Gazelles sera marquée par la création d’une nouvelle catégorie de gazelles, à savoir la catégorie experte, selon les organisateurs.

  • Le Maroc

    A la une

    La Chambre des Conseillers valide la loi de Finance  

    La Chambre des conseillers a adopté mercredi à l'unanimité, lors d'une séance plénière, le Projet de Loi organique no 130-13 relative à la Loi de Finances.Le ministre délégué auprès du ministre de l'Economie et des finances chargé du Budget, Idriss AzamiAl-Idrissi, qui présentait ce projet, a souligné que la réforme de la loi organique relative à la loi de Finances vise à actualiser cette loi pour qu'elle soit en phase avec les dispositions de la nouvelle Constitution, en matière de finances publiques, accompagner la nouvelle dynamique de la régionalisation avancée, contribuer au renforcement de la déconcentration administrative et favoriser la cohérence entre les interventions de l'ensemble des acteurs au niveau territorial. Selon Azamial-Idrissi , cette loi a pour objectif le renforcement de l'équilibre financier, de la transparence des finances publiques, l'amélioration de la lisibilité du budgétaire, la consolidation du rôle du Parlement dans le contrôle du budget et l'évaluation des politiques publiques et le rehaussement du niveau de débat autour de loi de finances par l'institution parlementaire.
    Qu'en pensez-vous?

    Politique

    Le chef du gouvernement réagit à la hausse des prix de l'eau et de l'électricité  

    Suite à la hausse des prix de l'électricité et de l'eau, une vague de protestation a éclaté à Fès, Bhalil, Errachidia, Meknès, Tahla, M'rirt et Tounfit. À ce sujet, Al Ahdath Al Maghribiya a fait réagir en exclusivité le chef de gouvernement Abdelilah Benkirane . Repris par le 360, le quotidien nous apprend que Benkirane a exprimé, lors d'une réunion qui s'est tenue au Parlement avec les élus de son parti, sa disposition à aller à la rencontre des protestataires. Benkirane a de même déclaré qu'aucune hausse des prix de l'eau ou de l'électricité n'aura lieu en dehors de la tarification qui a été fixée exprimant sa condamnation et son refus de tout abus. Le chef du gouvernement a également signalé avoir donné des instructions pour que les factures dans les zones qui ont connu des protestations soient révisées et que la facturation soit faite sur la base d'échéance mensuelle et non trimestrielle.
    Qu'en pensez-vous?

    Economie

    Enfin une charte RSE pour les centres d’appel  

    Les centres d’appel tentent de se mettre à niveau ! En effet, suite à la mise en place d’un syndicat au mois de juillet 2014, ce secteur qui emploie plus de 70 000 salariés, vient enfin d’implémenter une charte de déontologie et de responsabilité sociale afin de garantir le respect des salariés, des clients et des partenaires. En effet, mercredi 22 octobre, cette charte sectorielle élaborée par l'Association Marocaine de la Relation Client (AMRC), a été présentée en présence du ministre de l'Emploi et des Affaires sociales, Abdeslam Seddiki, du président de l'AMRC, Youssef Chraibi et des membres de ladite Association. D’après les dire du président de l’AMRC, cette charte engage les membres de l'AMRC à adopter des pratiques socialement responsables en termes de management, de gouvernance, de transparence et de recherche de compétences. Si bien qu’elle s’articule autour de 4 axes principaux concernant la promotion de la responsabilité sociale de l'entreprise, l'amélioration de la transparence du secteur, notamment en termes de formation et de conditions de travail, le respect d'une déontologie dans les pratiques de recrutement, ainsi que le soutien et l'accompagnement des causes nationales. Enfin une bonne nouvelle !
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    Société

    Ebola : le Maroc renforce la sécurité à la frontière mauritanienne  

    Afin de lutter contre l'immigration irrégulière et contrer l’entrée de la maladie à virus Ebola, le royaume a pris des mesures pour renforcer les contrôles à la frontière mauritanienne. Selon Al Akhbar cité par EFE, l’armée marocaine a renforcé son déploiement dans le sud du Sahara, à la frontière mauritanienne, pour contrôler l’immigration irrégulière depuis l'Afrique subsaharienne et aussi renforcer les mesures de prévention contre le virus Ebola. la mobilisation militaire est particulièrement intense à Gagarate et à Bir Guendouz, les deux villages situés dans le sud-ouest de la région Oued ed Dahab-Lagouira, à proximité de Nouadhibou, la deuxième ville de Mauritanie.
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    Culture

    Dounia Batma sort un nouvel album, déjà au top des charts dans plusieurs pays arabes  

     

    La chanteuse marocaine, Dounia Batma nous fait découvrir son nouvel album, très attendu depuis des mois, il est désormais dans les bacs depuis plusieurs semaines. En effet, Après 10 mois de travail, l’album a été produit par Dounia Batma elle-même. Le succès est au rendez-vous. L’opus, qui contient 16 titres, est au top des charts dans de nombreux pays arabes, notamment en Irak, aux Émirats Arabes Unis et en Jordanie. Il est distribué par Platinum Records

    Hassan Baraka relie les cinq continents  

    A 27 ans, Hassan Baraka a réussi l’exploit de relier tous les continents à la nage. Une fierté nationale ! Après avoir réalisé avec succès les traversées Europe-Afrique, Europe-Asie, Amérique-Asie et Océanie-Asie, il clôture mardi ce projet d’exception en traversant à la nage le Golfe d’Aqaba entre les villes Dahab en Égypte et Maqna, en Arabie Saoudite. Bien plus qu’un simple exploit sportif, le jeune athlète a entamé ce challenge en 2013 dans une perspective de sensibilisation sur la nécessité de la préservation de l’environnement maritime. En effet, ce dernier ne cesse de communiquer sur cette aspect de cette aventure sans précèdent aussi bien dans ses interview que dans sa communication sur les réseaux sociaux. Hassan Baraka est porteur d’un message appelant à l’attachement aux valeurs de solidarité, de coexistence et de préservation de l’environnement face aux menaces de la pollution maritime.

     

     

  • Filles, mariez-vous coûte que coûte

     

    Mentalité conservatrice et manque de volonté politique freinent les réformes du code de la famille et entravent l’application de la loi.

     

     

    Dessin de Tiounine, paru dans Kommersant, Moscou

    Même si le rôle des hommes et des femmes est en train de changer, des problèmes restent profondément ancrés dans la culture à cause de la mentalité des gens. Il s’agit d’aspects culturels”, souligne Wafaa Bouzekri, membre de l’association Initiatives pour la promotion des droits des femmes (IPDF).

    Après la révision de 2004 de la moudawana, le code marocain de la famille, une série de lois dérivées de l’islam sunnite qui réglementent les conventions familiales pour les hommes et les femmes, le Maroc a été présenté comme un modèle de progressisme, contrairement à ses voisins du Maghreb et du Moyen-Orient. Entre autres changements, les Marocaines n’ont plus besoin de l’autorisation d’un tuteur masculin pour signer un contrat de mariage ou déposer une demande de divorce et elles ont été reconnues comme les égales de leur mari en tant que chefs de famille.

    Dans le cadre de la révision, l’âge légal du mariage a également été porté de 15 à 18 ans. Le mariage avec une mineure demeure toutefois une pratique courante, car l’article 20 de la nouvelle moudawana stipule qu’une famille peut demander une dérogation à un juge après un examen médical et une “enquête sociale” sur les raisons particulières motivant un mariage avant l’âge légal. Selon un rapport de la Banque mondiale publié en 2014 et intitulé “Dix ans après la réforme du code marocain de la famille : les inégalités entre les hommes et les femmes sont-elles en train de se résorber ?”

    [“Ten Years After Morocco’s Family Code Reforms : Are Gender Gaps Closing ?”], 99 % des 44 134 demandes de dérogation faites en 2010 concernaient des mineures, dont 92 % ont été approuvées par un juge. Comme la Banque mondiale l’exprime succinctement, “si le but de la réforme était de réduire le nombre de mariages avant l’âge légal, c’est raté”. Wafaa Bouzekri, qui est également professeur d’études de genre à l’université Moulay Ismaïl de Meknès [dans le nord du pays], estime que cette brèche dans la réglementation, qui permet les mariages de mineures et les unions forcées, est un exemple de plus de l’incapacité des autorités et des législateurs marocains à faire appliquer la nouvelle moudawana. “Aujourd’hui, il est courant que des juges acceptent de marier des filles de 15 à 16 ans, en particulier dans les régions rurales. Même si elles ont l’air d’être des femmes et peuvent se comporter comme telles, elles ont quand même 15 ou 16 ans. On ne devrait pas faire d’exceptions : le mariage devrait être autorisé à partir de 18 ans”, affirme-t-elle.

    Les fréquentes manifestations de militants et interventions d’activistes et de spécialistes comme Wafaa Bouzekri attirent de plus en plus l’attention sur une tendance préoccupante au Maroc : si la loi évolue vers une plus grande égalité entre hommes et femmes, ce n’est pas le cas de son application, ni des mentalités. En mars 2012, Amina Filali, une jeune fille de 16 ans, a avalé de la mort-aux-rats après avoir été “contrainte par ses parents et par un juge d’épouser l’homme qu’elle accusait de l’avoir violée sous la menace d’un couteau”, avait rapporté The New York Times. Cette mort tragique a engendré une vague de manifestations dans le pays et suscité la colère des associations féministes et de défense des droits de l’homme.

    En janvier 2014, le Parlement marocain a voté l’abrogation [de l’alinéa 2] de l’article 475 du Code pénal, qui permettait à un homme accusé de viol d’échapper à une peine de prison en épousant sa victime. Selon Fatima Sadiqi, une spécialiste marocaine des questions de genre qui enseigne à l’université Sidi Mohamed Ben Abdellah de Fès [dans le centre du pays], les ONG se sont mobilisées face aux discriminations à l’encontre des femmes et aux tragédies telles que le suicide d’Amina Filali, mais la réforme a échoué à cause des autorités marocaines et de la sclérose des mentalités. “Le plus gros obstacle à l’application des réformes est une mentalité conservatrice doublée d’un manque de volonté politique, fait observer l’universitaire. Il est vrai que certains facteurs socioculturels stigmatisent les femmes, créent des tabous et nuisent au progrès, mais l’Etat et les juges peuvent y remédier en appliquant la loi.”

    En 2013, 22 “acteurs”, parmi lesquels des hauts fonctionnaires, des employés d’ONG et des professionnels de la santé, ont été interviewés pour un rapport publié dans la revue BMC International Health and Human Rights sous le titre “Facteurs déterminants des mariages de mineures et des unions forcées”. Il en ressort que les juges prennent leurs décisions en vue de préserver les jeunes filles mineures ou victimes d’un viol de la honte d’un divorce ou d’un abandon. “Dans ces zones rurales, le regard des voisins est très important. Le père ou la mère disent : je sais que ma fille a été violée, mais je veux qu’il l’épouse. Et le juge les écoute, en particulier dans les campagnes”, explique Wafaa Bouzekri. Cette étude indique par ailleurs que la différence d’âge dans un mariage avec une mineure crée inévitablement un rapport de force qui peut déboucher sur la violence. “Comme la plupart des jeunes mariées sont socialement conditionnées pour ne pas remettre en cause l’autorité de leur époux, elles sont souvent dans l’incapacité de recourir à la contraception ou de planifier leurs grossesses. L’effet cumulé de ces facteurs peut conduire ces femmes à supporter la violence de leur mari sans pouvoir le quitter.”

    Education.
    Les universitaires et les militants reconnaissent que, compte tenu du contexte social, les amendements de la dernière décennie se heurteront à la résistance tant des citoyens que des dirigeants et que leur mise en place prendra du temps. Pour assurer l’égalité des sexes au Maroc, Wafaa Bouzekri et Fatima Sadiqi pensent que les femmes devront comprendre l’importance de l’éducation et lutter pour leurs droits. “L’éducation est la voie qui mène à la justice sociale. Tant que les Marocaines n’auront pas accès à l’enseignement général et obligatoire, elles resteront à l’écart des postes de pouvoir et d’une position sociale favorisant leur autonomie”, faitobserver Fatima Sadiqi.

    Bien que l’analphabétisme ait reculé, un sondage réalisé en 2012 par l’Unicef montre que 74 % des Marocaines ayant entre 18 et 24 ans sont capables de lire et d’écrire, un pourcentage inférieur à celui relevé chez les hommes de la même tranche d’âge, soit 88 %. Pour Fatima, “l’Etat et la société civile doivent déployer encore davantage d’efforts”. Selon le dernier rapport de la Banque mondiale, un sondage réalisé en 2006 montrait que 68 % des hommes et 62 % des femmes étaient au courant de la révision de 2004 de la moudawana et que les pourcentages étaient plus élevés dans les villes que dans les campagnes.Les ONG sont des lieux d’accueil essentiels pour les femmes battues, qui peuvent y recevoir un soutien matériel et psychologique ainsi qu’une aide à l’éducation.

    Pour Souad Talsi, fondatrice du Al-Hasaniya Moroccan Women’s Centre, à Londres, la législation est désormais satisfaisante et les prochaines étapes sont l’éducation et la sensibilisation. “On doit sensibiliser les femmes à leurs droits, éduquer celles des zones rurales, parler davantage de la violence domestique sous toutes ses formes et assumer notre rôle et nos responsabilités, dit-elle. Pour participer, il faut être éduqué et autonome.”

    —Lynnsay Maynard
    Publié le 28 avril2014 dans Your Middle East Stockholm

     

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  • Le Maroc

    Humeur du jour

    Je vous ai pas raconté ? Kamil Tazi nous raconte ses aventures!  

    Avec son humour sarcastique, Kamil Tazi, un jeune marocain se lance dans la comédie et fait sensation auprès des internautes. En effet, Kamil s'est fait connaitre en postant récemment une vidéo sur Youtube. Dans cette dernière, intitulée ''je vous ai pas raconté?", Kamil nous raconte ses aventures, dans un humour loin d'être populaire, on se reconnait néanmoins dans certaines partie de la vidéo, car il y a une grande part de vérité! On lui prédit un avenir prometteur!

    Mediaco cumul les déboires  

    Suite à un mois de suspense et d’intérrogation, le Conseil Déontologique de Valeurs Mobilières (CDVM) donne son accord à l’Offre publique de retrait (OPR) pour la société Mediaco. Une note d’information qui a levé le rideau sur bien des litiges. En effet, la partie traitant des faits exceptionnels et litiges fait la lumière sur les nombreuses difficultés de la société. Des difficultés qui datent depuis son introduction en bourse. Si bien que administration fiscale réclame à Mediaco un montant de 40 millions de dirhams. La société doit également aux caisses de retraites (CNSS et CMR) un montant de 31 millions. Les fournisseurs, quant à eux, réclament à la filiale d’Afrique Levage la bagatelle de 33 millions de dirhams d’impayés. On apprend également que 120 employés licenciés ont obtenu un jugement qui leur donne droit à 2,1 millions de dirhams. Mais la part du lion revient aux banques et aux sociétés financières qui réclament 254 millions de dirhams. Au total, c’est un montant de 360 millions de dirhams que la société doit payer. La trésorerie de la société ne dispose bien entendu pas des fonds nécessaires pour payer toutes ses dettes! C’est également la raison pour laquelle cette OPR fut si chronophage, étant donné que Mediacoa eu bien du mal à payer ses commissaires aux comptes qui ont refusé de lui accorder les attestations nécessaires à cette opération avant de recevoir leur dû.
    Qu'en pensez-vous?

    Politique

    Talbi Alami élu président de l'union parlementaire africaine  

    Samedi à Rabat, s’est tenue l’ouverture des travaux de la 37ème Conférence de l’Union Parlementaire Africaine (UPA). Talbi Alami, président de la Chambre des représentants a été élu à l’unanimité, président de l’Union parlementaire africaine. Pour lui cette nomination est une reconnaissance de l’engagement du royaume dans la cause africaine. C’est ainsi que le nouveau président de l’UPA a partagé son projet de promotion d’une présence effective de l’Union à l’échelle internationale, au niveau de l’ONU et de ses divers organes, entre autres. par ailleurs, Abdelilah Benkirane, chef du gouvernement marocain, Mohamed Cheikh Biadillah, président de la Chambre des conseillers ainsi que la présidente du comité exécutif de l’UPA et le secrétaire général de l’Union Interparlementaire, ont assistés à la conférence UPA. A l’ordre du jour, deux questions cruciales ont été traitées, à savoir « la lutte des pays africains contre le terrorisme sous toutes ses formes à travers le renforcement des compétences nationales et la coopération internationale » et « la réalisation du développement durable dans toutes ses dimensions en faveur de la paix, la sécurité et le développement socio-économique dans les pays africains ».
    Qu'en pensez-vous?

    Sahara: Le Maroc reçoit le Secrétaire d'Etat suisse aux Affaires étrangères  

    le Secrétaire d'Etat suisse aux Affaires étrangères Yves Rossier, a entamé sa visite de travail de deux jours au Maroc. Le responsable suisse s'est entretenu à cette occasion avec le président de la Chambres des représentants Rachid Talbi Alami, qui lui a clarifié à cette occasion la position du Maroc à l'égard du Sahara. Le haut responsable suisse a été également reçu par Mohamed Biadillah, président de la Chambre des conseillers, avant de rencontrer le chef du gouvernement Abdelilah Benkirane. Par ailleurs, lors de cette rencontre, Talbi Alami et le responsable suisse, ont souligné l'importance de l'institutionnalisation et du développement des relations entre les parlements des deux pays, ce qui permettra aux députés marocains et suisses d'échanger les vues et les expériences et de définir les positions au sujet de nombre de questions, indique un communiqué de la chambre des Représentants, cité par La Map.
    Qu'en pensez-vous?

    Economie

    CGI : Ali Ghanam destitué ! À qui le tour ?  

    Ali Ghanam, le patron de la Compagnie générale immobilière (CGI) a été destitué de son poste ! Deux quotidiens nationaux annoncent la nouvelle, dans leur édition de ce lundi 3 novembre. Ennass explique que le directeur a reçu, samedi, la lettre contenant cette décision. Selon le même journal la société ne devrait pas tarder à émettre un communiqué officiel pour annoncer le changement de directeur général. Il n’a pas été le seul à être remercié. NajibRhila, directeur des études et des réalisations, aurait lui aussi a été écraté, selon Ennass. Ce journal rappel le dispositif sécuritaire exceptionnel mobilisé pour la première audience des 23 personnes auditionnées dans le cadre de ce scandale financier. Le 15 octobre, elles ont passé plusieurs heures au tribunal de Fès pour être auditionnées par le procureur chargé de l’enquête judiciaire sur les présumées malversations établies dans la gestion de certains projets de la CDG dans le nord. Les publications rappellent d’ailleurs que la deuxième audition est prévue pour le 13 novembre. Le quotidien évoque le nom d’Anas Alami, directeur général de la Caisse de dépôt et de gestion, comme le prochain sur la liste.
    Qu'en pensez-vous?

    Le Maroc brille de mille feux au WTM  

    Le World TravelMarket, salon incontournable du Tourisme mondial, a ouvert ses portes ce matin à Londres et attend plus de 25 000 visiteurs sur un espace de plus de 68 000 m2. Le Maroc a prévu pour ce salon une présence en force pour conforter ses bonnes performances sur le marché britannique. Présent depuis 1979 sur ce salon qui en est à sa 35ème édition, le Maroc jouit d’un stand de plus 357 m2 sur lequel sont représentés les 9 Conseils Régionaux du Tourisme mais aussi 23 établissements privés, agence de voyages et acteurs touristiques nationaux. Inauguré par M. Lahcen Haddad, ministre du tourisme et SAR LallaJoumala, Ambassadeur du Maroc au Royaume-Uni, le stand marocain affiche ses ambitions sur un marché qui connait une forte croissance non pas globale mais sur le Maroc au particulier. En effet, alors que l’offre aérienne compte désormais 80 vols réguliers par semaine en provenance et à destination du Royaume-Uni, les estimations anticipent plus de 610 000 touristes britanniques au Maroc en 2014, soit une hausse de 11% par rapport à 2012, tandis que par rapport à août 2013, les arrivées ont augmenté de 17%. Si les destinations préférées des Britanniques n’incluent pas encore le Maroc, ceux-ci représentent plus de nuitées que l’Espagne ou l’Allemagne et se placent juste après la France.
    Qu'en pensez-vous?

    Société

    L'équipe de l’université Al Akhawayn remporte la 1ère place aux championnats Nationaux de Programmation  

    L'équipe de l’Université Al Akhawayn d’Ifrane a remporté la 1ère place aux championnats Nationaux de Programmation, qui se sont déroulées à l’ENSIAS de Rabat le 25 Octobre dernier, suivie des équipes de l’ENSAM et l’ENSIAS. Ce championnat a connu la participation de 64 équipes représentantes différents établissements d’enseignement supérieur au Maroc, dont ENSIAS, INPT, ENSAM, EMI, EHTP et d’autres écoles. Après cette victoire, l’équipe de l’Université Al Akhawayn représentera le Maroc aux championnats mondiaux, qui auront lieu du 16 au 25 Mai à Marrakech, et verront la présence de plus de 1000 participants venus plusieurs pays comme l'Université Jiao-tong de Shanghai en Chine et l'Université St Petersburg en Russie, vainqueur de l’édition de l’année dernière.
    Qu'en pensez-vous?

    International

    L'étau se resserre sur HSBC Private Bank Suisse  

    Selon les informations du Monde, la banque sera bientôt mise en examen en tant que personne morale. Elle est accusée d'avoir aidé des Français à frauder le fisc entre 2006 et 2007.En effet, des représentants de l'établissement ont été convoqués par des juges parisiens. Ces derniers devraient mettre en examen l'établissement pour «démarchage bancaire et financier illicite» et «blanchiment de fraude fiscale» pour des délits commis entre 2006 et 2007.HSBC est suspecté d'avoir aidé plus de 3.000 contribuables français à frauder le fisc. Le montant total en jeu dépasserait les 5 milliards d'euros. Plus de 80 témoins - clients et gestionnaires de la banque - ont été auditionnés par les gendarmes de la section de recherches de Paris ces derniers mois. Tous évoqueraient une claire volonté de la maison d'aider les contribuables à cacher leurs avoirs via des sociétés écrans, basées, par exemple, au Panama ou aux Iles Vierges britanniques.

    CinéCourt inaugurée par 2 films marocains  

    Une nouvelle chaîne YouTube marocaine a vu le jour le 20 octobre dernier. CinéCourt a pour objectif de permettre aux réalisateurs marocains, algériens et tunisiens, de la nouvelle génération, de diffuser largement leurs travaux sur ce site de partage de vidéos. Deux courts-métrages marocains ont été publiés sur la chaîne depuis son ouverture : Le Quai du destind’Amina Saadi, Grand prix au Festival de Meknès, et La Singerie d’Abdellatif Fdil, inspiré de la nouvelle de Mohamed Chouika. CinéCourt diffusera dans les mois à venir plus de 60 films, dont la chaîne a acquis les droits. A moyen terme, elle se veut comme un lieu de promotion et de visibilité des films courts réalisés en Afrique et au Moyen-Orient, auprès du grand public mais également des programmateurs de festivals et de chaînes de télévision.

  • Maroc

    Plus d’un millier de personnes étaient conviées au mariage du Prince Moulay Rachid  

    La cérémonie de mariage s’est imposée d’emblée comme un événement populaire et national. Et ce n’est que le premier jour ! Conformément à la tradition consacrée par la dynastie alaouite, plusieurs couples issus de toutes les régions du Royaume ont eu l’honneur de célébrer leur mariage en même temps que celui de prince.
    Jeudi 13 novembre au palais royal de Rabat, plus d’un millier de personnes étaient conviées au mariage de SAR le prince Moulay Rachid avec Mademoiselle Oum Keltoum Boufarès. Parmi les invités figuraient les membres du gouvernement au complet avec leurs épouses, des grands patrons comme Mostafa Terrab, Abdeslam Ahizoune, Miryem Bensalah et son frère Mohammed, Saïd Laalj, Othmane Benjelloun et son épouse Leila Meziane, Mohamed Kettani.
    Dans l'entourage du prince Moulay Rachid se trouvaient son directeur de cabinet Mehdi Jouahri, Melita Toscan Du Plantier du FIFM, l'architecte Saïd Berrada et les condisciples du prince au collège royal. Beaucoup d'invités étrangers étaient également présents: la princesse Kalina de Bulgarie avec son mari, Sheikha Mozah, femme de l'ancien émir du Qatar, que l'on a vue très complice avec la princesse Lalla Salma, un certain nombre de princes d'Arabie saoudite et des Emirats arabes unis, tous très proches de Moulay Rachid. Les amis historiques de la famille royale, le président gabonais Ali Bongo et l'ancienne première dame de France, Bernadette Chirac, étaient aussi de la fête. Enfin, le Premier ministre tunisien Mehdi Jomaa, en visite de deux jours au Maroc, était en grande tenue traditionnelle tunisienne, qui a remporté un franc succès auprès de l'assistance Après la cérémonie des vœux et des offrandes (la Hdiya) qui marquait le début des festivités sur la place du Mechouar, SM le roi Mohammed VI a présidé la cérémonie du henné en début de soirée.

    Rabat se fait remonter les bretelles par Bruxelles  

    Le Maroc doit faire face au retard cumulé concernant le Pacte de bonne gestion. En effet, l’administration marocaine reste encore bien trop fragile. Pour la Commission Européenne attend de l’administration qu’elle optimise et rationalise la gestion publique ainsi que ses coûts. C’est dans cette optique que le PLF 2015 prévoit de larges recrutement de fonctionnaires et prévoit à cet effet un budget réservé aux salaires dans la fonction publique de plus de 105 milliards de DH, soit pratiquement 11% du Produit intérieur brut (PIB). Autre point noir, le système judiciaire. En effet, selon Bruxelles, ce dernier continue de freiner les avancées du pays. D’après la Commission Européenne, il existe divers dysfonctionnement dont : « formation insuffisante en droit commercial, maritime, bancaire, absence de publication de la jurisprudence, manque de personnel et pauvreté de l’équipement matériel ». Additionné à une coordination pauvre entre les différentes administrations, cela crée une « démobilisation du personnel en raison de l’absence de délégation et de circulation de l’information ».
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    Article 8 du projet du PLF 2015 annulé  

    Majorité et opposition sont tombés d’accord pour faire tomber l’article 8 du projet a dénoncé par les juristes et les avocats qui l’ont jugé anticonstitutionnel et mettant l’Etat au-dessus de la justice, voire hors la loi.L’article 8 du projet de loi des finances 2015 annulé stipule :« I.– Les créanciers porteurs de titres ou de jugements exécutoires à l’encontre de l’Etat ne peuvent se pourvoir en paiement que devant les services de l’ordonnateur de l’administration concernée.II.– Lorsqu’une décision de justice, passée en force de chose jugée, a condamné l’Etat au paiement d’une somme déterminée, cette somme doit être ordonnancée dans un délai de deux mois à compter de la date de notification de ladite décision; en aucun cas les biens et les fonds de l’Etat ne peuvent faire l’objet de saisie à cette fin.Si la dépense est imputable sur des crédits qui se révèlent insuffisants, l’ordonnancement est fait dans la limite des crédits disponibles, à charge pour l’ordonnateur de prendre toutes les dispositions qui s’imposent pour mettre en place les crédits nécessaires au paiement de la somme restant due. Dans ce cas, l’ordonnancement complémentaire doit intervenir dans un délai ne dépassant pas trois mois à compter de la date de notification précitée. ».Cet article peut paraître comme une tentative du gouvernement et de l’administration de se soustraire légalement à l’obligation d’appliquer les jugements de la justice.L’annulation de l’article ne résout pas le problème de fond. Un hôpital, une école ou université, un tribunal, un commissariat de police…. ne peuvent en aucun cas faire l’objet de saisie. La continuité du service public passe avant les intérêts des personnes, physiques ou morales.
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    Economie

    L’Etat a transférés plus de 2,9 MMDH à la SNRT depuis 2012  

    Lors de la présentation du budget du département de la Communication devant la Commission de l’enseignement et de la culture, le ministre a indiqué que l’État a transféré plus de 2,9 MMDH entre janvier 2012 et juillet 2014 à la SNRT, dont 600 MDH en provenance du budget d’investissement du ministère, nous apprend les Inspirations les Eco. Le budget sectoriel du département d’El Khalfi, qui sera voté demain, poursuit la même source, prévoit aussi la dotation de 75 MDH pour le soutien à la production cinématographique, de même que l’affectation de 300 MDH pour compenser le déficit engendré par la suppression de la taxe de promotion du paysage audiovisuel.
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    Le prêt de titre fait son entrée sur le marché boursier  

    Faisant partie de la fameuse réforme du marché financier, le prêt de titres fait une entrée à la place casablancaise, un instrument qui pourrait dynamiser le marché boursier. Pour les non initiés, le prêt-emprunt de titres est une opération pratiquée sur les marchés financiers consistant à prêter des titres contre la promesse de restituer des titres de même nature à une date future moyennant une commission payée par l’emprunteur au prêteur. Elle contribue à favoriser la liquidité du marché financier, améliorer son efficience tout en aidant à garantir les transactions. « Avec la publication de la loi sur le prêt de titres en février 2013 et le modèle de convention cadre du Conseil Déontologique des valeurs mobilières (CDVM) en mars dernier, le prêt de titres est un outil qui peut être aujourd’hui opérationnalisé au Maroc », fait ressortir cette étude sur « le prêts de titres » réalisée par Cejefic consulting, un cabinet spécialisé dans le conseil en finance de marché et en organisation.
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    News de la bourse

    Une semaine au rouge pour la Bourse  

    Une semaine au rouge pour la Bourse de Casablanca comme en atteste l’évolution de ses indices. Pour cette semaine, le MASI s’est déprécié de 1.29% à 10 127.05 points, tandis que le FTSE15 a régressé de 1.23% à 9 401.92 points. Leur performance year-to-date ressort respectivement à +11.11% pour le MASI et +6.57% pour le FTSE15. Par ailleurs, la capitalisation s’établit à 500.78 Md MAD, soit une variation annuelle de +11.11%. La place casablancaise a drainé un volume hebdomadaire global de 351.51 MMAD sur le marché global. Le volume quotidien moyen (VQM) sur le marché global depuis le début de l’année s’établit quant à lui à 125.5 MMAD.La tendance baissière du marché a été causée par la variation de plusieurs valeurs, à savoir SAMIR (-7.35%), SOTHEMA (-6%), LAFARGE (-5.11%) et SNEP (-4.83%). Le flux transactionnel sur le marché central a été réalisé essentiellement par les valeurs TAQA, ADDOHA, MAROC TELECOM et BCP, qui ont représenté 49.55% des transactions de la semaine sur le marché central.
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    Société

    25ème édition du Rallye Aicha des Gazelles  

    A l’occasion du lancement de la 25éme édition du Rallye Aïcha des Gazelles du Maroc, M. Charles Fries, ambassadeur de France au Maroc et Mme Dominique Serra, organisatrice du Rallye, ont reçu dans la soirée du 10 novembre 2014 à la Résidence de France à Rabat, un parterre de prestigieux invités. Habillée en caftan, Mme Serra a rendu un vibrant hommage à Sa Majesté le Roi Mohammed VI et a rappelé que cet événement a été accueilliavec enthousiasme pour sa première édition il y a vingt-cinq ans par feu Moulay Ahmed Alaoui. Dès lors, un attachement de plus en plus fort s’est établi chaque année. En véhiculant les valeurs de tolérance et d’ouverture dans le monde, les gazelles contribuent à chaque édition, au rayonnement de l’image du Maroc. Mme Meriem Bensalah a rappelé quant à elle, que ce Rallye fait partie du paysage marocain et combien il est important pour la femme marocaine vu la forte symbolique qu’il représente. Cette 25éme édition prendra son départ de Rabat le 24 mars 2015 avec des partenaires comme Aïcha, la MDJS, Total Maroc, l’O!ce Marocain du Tourisme, Hit Radio, 2M, les Eaux d’Oulmès et les Celliers de Meknès.
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    Ayouch, Kilani et Bargachencaissent !  

    Des avances sur recettes en avant production ont été accordées à Nabil Ayouch pour « Razzia », Leila Kilani pour « Indivision » et à Selma Bargach pour « Indigo ou l’enfant des étoiles ». En effet, selon un communiqué de presse, ces long-métrages bénéficieront de 4.44 MDH, 3.8 MDH et 3.6 MDH respectivement suite aux délibérations de la Commission d’aide à la production des œuvres cinématographiques qui a tenu sa 3ème session au titre de l’année 2014, à Rabat les 4, 11, 12 et 13 novembre, sous la présidence de Abdelkrim Berrechid. Cette même commission a également accordé son aide financière au projet « Douce neige » de Jihan El Bahhar et au projet « Le Papillon » de Hamid Basguit et ce à hauteur de 3MDH chacun et enfin 1MDH sera accordé au projet « Les Mimosas » de OlivarLaxe.En ce qui concerne les avances en après-production, la commission a décidé d’octroyer 400.000 DH au long métrage «Solei-man», réalisé par Mohamed El Badaoui et 60.000 DH au court métrage intitulé «Les effacés» de Hakim Kebbabi.
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    Sciences et Technologies

    Skype devient accessible directement sur le Web  

    Bonne nouvelle : Microsoft vient d’annoncer la disponibilité de la version bêta de « Skype for web », une version 100 % en ligne du service de téléphonie Internet. Jusqu’à présent, Skype ne pouvait être utilisé qu’au travers d’une application dédiée, que ce soit sur un poste fixe ou sur un terminal mobile.
    La mauvaise nouvelle, c’est que cette version bêta n’est pas accessible à tout le monde. Pour l’instant, l’éditeur ne propose cette option qu’un à un petit nombre d’utilisateurs. Pour savoir si vous faites partie des heureux élus,

  • Peinture marocaine:Mohamed Bennani

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    Source de cet article: http://www.minculture.gov.ma/fr/bennani.htm

     

    Pseudonyme MOA
    Né à Tétouan le 12/12/1943
    Vit et Travaille entre Paris et Rabat
    Adresse : 70, Bloc K Oulad Oujih
    37001 Kénitra - Maroc


    • 1978 - Galerie Delacroix, Tanger
    • 1980 - Hôtel «Piramides» Fuenjerola - Espagne
    • 1981 - Hôtel «Les Almohades - Tanger
    • 1982 - Hôtel «La Mamounia» Marrakech
    • 1983 - Galerie «Art- Nolds» Nice - France
    • 1984 - Galerie Nationale Bab Rouah - Rabat
    • 1985 - «L'Atelier» Galerie d'Art Moderne. Rabat
    • 1986 - Musée Batha - Fès
    • 1987 - «L'Atelier » Galerie d'Art Moderne - Rabat
                - Galerie «CimaiseI» Besançon - France
                - Galerie «Bertouchi» - Tétouan
    • 1989 - Galerie S.Sandoz, Cité Internationale des Arts. Paris .
                - Galerie G.Bernanos, Paris
    • 1990 - Galerie «Etienne - Dinet», Paris -
    • 1991- Galerie Thea Fisher - Reinhardt, Berlin
                - Galerie «Espace de la Victoire», Paris
                - Eggee Art Gallery, Londres
    • 1992 - Galerie de l'Ecole des Beaux Arts, Orient- France
    • 1993 - Galerie Nationale Bab Rouah, Rabat
                - Galerie Flandria, Tanger
    • 1995 - Galerie Nationale Bab Rouah, Rabat : «Images extrêmes»
                - Institut pour les échanges Franco-Marocains de Rabat
    • 1996 - Festival de Musiques Sacrées du Monde Musée Batha - Fès
                   Présence de ZAO Wouki et les images extrêmes de Moa Bennani
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    • 1997 - 51° Salon de Mai - Paris
    • 1998 - Stefania Pandolfo, University Of California, Berkley - U.S.A
    • 1998 - Galerie Nationale Bab Rouah , Rabat
                - Soni Gallery, Egee Art Consultancy, London
    • 1998 - Exhibition, Bahraïn and Dahran, Soni Gallery, Ege, Art Consultancy
                - Granda
    • 1999 - Galerie Al Manar, Casablanca
                - Le temps du Maroc : les artistes marocains dans les galeries de la rue de Seine - Paris
                - Galerie Deprez Bellorget, Paris
                - Le temps du Maroc, salle capitulaire Mably, Bordeaux
    • 2001 - Galerie Al Manar, Dawliz - Casablanca
    • 2003 - Exposition personnelle Dans le cadre de l'Association Al Ihsane, la maison d'en fants Lalla Hasna, Cathédrale de Casablanca.
                - Parcours d'artiste 2003, Chez Gabrielle et Daniel Sociaux , Souissi - Rabat
    • 2005 - Galerie Nationale Bab Rouah , Rabat

     

     

    Principales expositions collectives :

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    1979 - Moussem Culturel d'Asilah
    1980 - Ben Yessef et Bennani, Festival de Stihat, Tétouan
    1981 - Bibliothèque Municipale, Bordeaux
    1982 - Musée des Ouaday'as, Rabat
    1983 - Disney Hall, Californie.
              - Pour la Palestine - Rabat
    1984 - 1ère Biennale du Caire
              - 7ème Moussem Culturel d'Asilah
              - L'Art contemporain, Tunis
    1985 - L'Art contemporain Arabe, Bagdad
              - Situation des Arts Plastiques au Maroc», 8ème Mussem Culturel d'Asilah
              - Faculté des lettres et des sciences humaines, Casablanca
              - Galerie Bab Rouah, Rabat
    1986 - Salon de Printemps, Tétouan
              - Au «Carrefour de la Culture», Besançon
              - 1er Festival International de Tétouan
              - 12 Peintures Marocains d'Aujourd'hui, Centre Culturel Français, Marrakech
              - Peinture Marocaine, Lisbonne, Porto et Faro
    1987 - 6 Peintres du Maroc au Brésil
              - Première journée des Arts - Plastiques, Faculté des lettres et des sciences humaines, Meknès

    1988 - Complexe Culturel El Maârif, Casablanca
              - La Peinture Marocaine au rendez-vous de l'Histoire, Espace Wafabank. Casablanca
              - 14 Peintures du Maroc à Montréal, Galerie des Rochers, Montréal
              - 2ème Festival International des Arts -Plastiques, Bagdad
              - Arts du Maroc, 29 Peintres du Maroc, Caire et Alexandrie
    1989 - La peinture Marocaine contemporaine, Galerie Almada Negreiros, Lisbonne
    1990 - Bicentenaire de la révolution Française, Galerie G.Bernanos, Paris
    1991 - II sud deI Mundo (Ente Nostra Nationale Dippitura), Marsala - Italie
              - Estampes contemporaines, musée municipal, Lons-Le-Saumier
    1992 - 4ème Biennale Internationale du Caire
    1993 - «Rencontre et culture, journée du Maroc à L'UNESCO», Paris
              - Artistes Marocains de la Cité des Arts, Cité Internationale des Arts, Paris sous la Présidence effective de son Altesse Royale le Prince Héritier Sidi           Mohammed
    1995 - La Peinture Marocaine dans les collections Françaises, Espace Banque Marocaine du Commerce Extérieur, Paris
              - Espace Actua-Banque Commerciale du Maroc, Siège, Casablanca - Exposition collective intitulée «de la Calligraphie au Signe»
    1996 - Le Maroc à Monaco, Espace Rooccabella, Art Masteur sous le Haut Patronage de S.A.S Le Prince Souverain de Monaco
    1997 - Le 5ème salon de Mai 1997, Paris
              - Exposition Hommages aux Peintres Pédagogues, Sources et perspectives. MEN Bab Rouah, Rabat
    1998 - Exposition Hommages aux Peintres Pédagogues, Sources et perspectives. Espace Actua, BCM Casablanca
    2002 - Conteur Porary Avab Art : 12 Artistes Arabes We reld museum Rotterdam
    2003 - L'appel d'AMRASH, Exposition intitulée : «à la recherche de nos ATLAS Secrets» Actua, espace d'art de la BCM,Casablanca
    2003/2004 - sculpture Plurielle Siège S.G.M.B. Casablanca (19 décembre 2003 au 31 mars 2004)
    2004 - Semaine culturelle marocaine au Caire
              - Semaine culturelle marocaine, Sintra, Portugal

    Réalisations

    • Bas -relif, 11 m x 6 ml, Fondation Mohammed VI pour la protection de l'environnement, Rabat
    • 2002 - Faux-plafond, 6mx7m, Palais Royal de
      Marakech
    • 2003 - Peinture Murale, Pour la résidence de Sa Majesté Mohammed VI, Roi du Maroc, Dar-Essalem
                - Trophée Bronze (Plage propre)
                Prix de son Altesse Royale la Princesse Lalla Hasna
    • Livre d'Art avec l'écrivain Marocain «Tahar Benjelloun» , Coffret - Peinture ,Coffret - Gravure dur le thème «Clair obscur», éditions d'Art J.P.
      Barthélémy

    Collections privées

    • Collection personnelle de Sa Majesté Hassan II, Roi du Maroc
    • Collection personnelle de Sa Majesté Mohammed VI, Roi du Maroc
    • Collection privée Son Altesse Royale la Princesse Lalla Meriem
    • Collection privée de son Altesse Royale la Princesse Lalla Hasna
    • Collection de Bank Al Maghrib, Rabat
    • Collection Privée de la Fondation Mohamed VI pour la protection de l'environnement, Rabat
    • Collection de la BNDE, Rabat
    • Collection de la Banque Commerciale du Maroc
    • Collection de la Banque Marocaine du Commerce Extérieur à Paris
    • Collection de la Fondation Wafabank, Casablanca
    • Collection de la Banque Populaire, Maroc
    • Collection de Société Générale Marocaine de Banque
    • Musée de Saddam Houceine, Bagdad
    • Musée d'Art contemporain de Tunis
    • Musée de l'Institut du Monde Arabe, Paris
    • Collection de la Maison du Maroc, Paris
    • Collection de l'Ambassade du Royaume du Maroc, Paris
    • Fondation ONA , Casablanca
    • Collection du Ministère des Affaires Etrangères, Rabat
    • Collection Espace Hermès, Paris
    • Collection du Ministère des Affaires Culturelles Rabat
    • Musée d'Art contemporain de Tanger
    • Collection Privée Crédit- Eqdom, Casablanca
    • Collection de la cité Internationale des Arts, Paris
    • Collection du CROUS, Paris
    • Collection du Parlement , Rabat «Ferry Le Marrakech», COMANAV
    • A.S. Souissi, New-Jersey - U.S.A
    • Collection the Edna Macconnell Clark Foundation, New York - U.S.A
    • Hellen Keller International Anne Pax Ton, New-York - U.S.A
    • Klaus Peter Fischer Frankfurt
    • Musée d'Art Moderne Fondation ONA, Casablanca
    • Collection M. Amrani, NY. - U.S.A
    • Mary O'neal, Okland California - U.S.A
    • A. James Grecco, Rome
    • Dina et Victor Azuelos, Rabat
    • C. Guy de Pyraimond, Paris
    • C.D. Potier , Paris
    • C.Chraïbi, Monté-Carlo - Monaco
    • Rachid Chraïbi, éditions Marsam, Rabat

     

    Tout est involontaire. même la volonté

     

    Tout est involontaire. même la volonté.
    Quand le peintre écrit qu'il veut donner la parole à son œuvre, est-ce l'écho de sa propre parole, au fond de lui-même, qu'il nous demande d'entendre, ou quelqu'un, quelque chose d'autre qui parlerait à la place des paroles ? Le tableau pourrait bien être, alors, le lieu de la parole, un lien avec une langue à laquelle se nouerait notre regard. Et écouterait…
    En apparence, l'invitation était anodine : «Ecoutez voir». La voici devenir une révélation : il nous parle d'un lieu du silence, un lieu du rien, parole peinte d'une pensée intérieure où s'enracinent verbe et signe. Et lui, peintre, se tient de l'autre côté du silence, dans un voilement de la parole que seul notre regard va ébruiter et peut-être formuler. Mohamed Bennani vit de l'autre côté. Exils.

    Sa vie s'est éloignée de Tetouan. Et de Rabat. Seule reste son absence dans l'enchevêtrement blanc des Oudaïas. Le départ implique l'abandon ; et vous n'êtes plus préféré. Mais ceux qui partent réinventent, et se séparent de la peur et du regret. C'est un peu à cette certitude que ressemblait déjà l'une des premières œuvres qu'il entreprît à Paris : jouissance de signes et de rythmes colorés reportés sur le bois usé d'une vieille planche. L'avait-il ramassée dans les flots atlantiques qui battent les flancs des Oudaïas ? Rapportait-elle encore dans ses veines la rumeur de la mer ? Vous la regarderez peut-être, maintenant exposée. Ecoutez. Ce que vous verrez là vous ne l'aurez jamais vu, jamais regardé : l'écume de peinture blanche est pleine de sables, tatouée d'un déferlement de petits signes, brûlée et patinée par des vagues de couleurs. Deux autres œuvres, longues poutres sauvées d'un chantier de démolition, sont dressées comme des totems qui marqueraient les laisses entre deux cultures, entre deux oscillations géographiques. La couleur les travaille comme des flux et reflux d'intensités bleues et brunes, y abandonnant des signes nomades. Cette écriture hallucinée, comme la main qui graverait les signes magiques et secrets d'un talisman, vole à la mémoire enfouie une liberté, une nouvelle vie pour le peintre. Mais elle signifie encore les traces de son expatriement. A l'évidence, ces matériaux ont été choisis comme d'autres peintres demanderaient à des modèles de poser devant eux ; à portée de regard et de main, ces bois sont des corps, en eux parlent les voix, les âges, les signes, les rythmes, de toute une culture. Cette attirance pour des supports primitifs se répète dans le choix de toiles au tissage grossier : aux fils de textures épaisses ; jusqu'à un tapis usagé. Ce premier langage du support brut, aide le peintre à fonder son travail dans une fonction analogue en quelque manière à celle d'un rituel. Sur ces surfaces dont il va parfois jusqu'à préserver les plis, le poids et les mouvements, ou les accidents, déchirures, en ne les tendant pas sur des châssis - la toile reste nomade - le travail de peinture a pour tâche de superposer les calques d'une géologie intérieure : calques de formes, de signes, de textures, de couleurs en mouvement que a main glisse les uns sur les autres comme une succession de relevés. Et il serait tout à fait vain de chercher dans cette pratique, consciente et inconsciente, des indices ornementaux : que viendrait donc faire une fiction décorative, voire même narrative, en ces champs de matières et de couleurs que le peintre blesse et excède pour découvrir qui, quoi parle en son corps ? Bennani n'est pas un illustrateur ; il peint par effraction de la mémoire pour délivrer la parole d'un corps exilé dans le dédale des psychés. l'exil aiguise l'être encore davantage ; ainsi la parole jubile à déchiffrer les signes, à soulever et à percer les surfaces profondes, à éblouir le refoulé. Un poète disait que dans un poème, il y a des phrases qui ne semblent pas avoir été créées, mais qui semblent s'être formées. Est-ce cette même parole qui réveille, dans les puissances dormantes et cachées, les voix de lumière qui jaillissent des plus récentes œuvres de Bennani ? Ce qui était d'abord l'absence à l'apparent s'exhale maintenant en une texture de lumière sur ses toiles, une patine de couleurs sur ses bois, comme un fond primordial en attente de cette voix que formule son geste, qui fait signe en une peinture. Et c'est par cette opération - une peinture qui «nous parle» - que notre propre regard fait l'épreuve de reconnaître en lui un peu de sa poésie, un peu de sa vie.

    Miroir de la conscience


    Le vieillard de l'île de Pathos, Jean, qu'on considère l'auteur de l'Evangile de Jean et de l'Apocalypse, laisse en héritage à l'Occident la Mystique du «Logos». Dans les œuvres (peinture et sculpture) de Bennani, les géographies chromatiques nous renvoient au Fondement de la Mystique de la couleur. Chacune de ses œuvres semble vouloir rechercher l'Aurore, le commencement des choses et leur naissance dans le miroir de la conscience. Les espaces de couleur, les tissus de lumière, les mélanges et les «blessures» chromatiques, les tons et les rapports de lumière, les forces, les figures et les sons de son arc-en-ciel coloré engendrent un style qui suscite une tension vers la connaissance du «Magnum Mysterium» (dont parlait F. Bohme), vers la compréhension du début primordial des choses et vers le regard initial de la conscience quand elle s'aperçoit des objets qui l'entourent.
    C'est là une tension que l'artiste provoque et diffère, en la renvoyant le long de l'orbite du désir primaire qui vibre dans la conscience de l'homme depuis qu'il a paru au monde ; une orbite qui ne peut être cueillie et recueillie en un seul regard. Il s'agit d'une terre de peinture qui inclut toutes les oppositions, en consacrant la vérité du noyau poétique de Dylan Thomas : «Light and Dark are no enemies but one companion».
    Sa peinture, qui ressemble à un champ labouré de variations de lumière et recouvert de manteaux bariolés de tourbillons chromatiques, n'explique pas le chaos primordial des choses et des mondes quand ils nacquirent, ni l'origine du temps enveloppé dans le chaos, ni elle ramène sous l'égide triomphante de la raison les non-raison du temps de la lumière. En revanche elle engendre, ou plus exactement elle fait fleurir, sur les bords de notre conscience, la proximité de l'Aurore, l'essence de Dieu et des choses et en même temps le jaillissement en nous-mêmes du désir, de l'urgence, du besoin de la lumière, de l'invocation de la matière dans laquelle la lumière se dépose et s'abandonne en choisissant comme royaume temporel l'histoire de l'homme.

    Mohammed Bennani

    Les œuvres de Mohamed Bennani, telluriques et colorées, matériques et mystérieuses, révélations par la perfection de leur équilibre sont semblables à de petites fenêtres ouvertes sur le cosmos immense.

    Ces images ont la dimension du désert par cette fascination qu'elles peuvent exercer sur celui qui les contemple. Par une sorte de mirage, par des superpositions de signes, des ciels fantastiques, des contrées authentiques, des rêves granitiques se mêlent et se démêlent provoquant ces sensations trop rares de plaisir esthétique.

    Intuition et réflexion suscitent cette beauté âpre.

    Dans l'abandon aux rêveries créées par ses images, je me prends à penser que la véritable beauté apparaît toujours dans la simplicité et celles de Bennani sont simplement belles et véritablement.

    L'espace fait de nuit, de feu et de couleur où sont aux prises la forme et l'intervalle.

    Impossible d'imaginer un centre, de construire, myriades de points attractifs, comme une peau pleine d'ouvertures, de circulations, de communications, de pénétration, d'histoires. C'est l'utilisation presque magique de la couleur. Secret majeur de la peinture à 1'huile, la transparence qui communique l'espace. C'est cette connaissance seule qui révèle le coloriste, magicien par intuition, explorateur des merveilles du monde. Elle seule donnera à la surface peinte ses qualités d'irradiation, d'expansion, reflets de l'univers dynamique que l'artiste interroge et dévoile.

    Cette multiplication de centres attractifs dans un monde de matières en fusion, fluides ou rugueuses, forme comme le disait André Masson, "un espace fleurissant", où l'étonnant est justement l'absence d'étonnement devant cette expression en mouvement où règne un équilibre fascinant. C'est un peu comme si je l'avais toujours su, et qu'il ne faille que s'abandonner au plaisir du spectacle splendide de ce monde en devenir contenu dans les limites étroites d'un tableau offrant l'illimité.

    Dominique Potier

     


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