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  • Catégories : Nerval Gérard de

    Gérard de Nerval:biographie

    1808

    Naissance à Paris, le 22 mai, de Gérard Labrunie, fils d'Étienne Labrunie, médecin, et de Marie Laurent. de Nerval n'est donc qu'un pseudonyme.

    1810

    Le 29 novembre, mort de la mère de Gérard. L'enfance de Nerval se passe dès lors à Mortefontaine, chez son grand-oncle. Cette enfance sera évoquée dans de nombreuses œuvre, notamment dans Sylvie, dans Fantaisie et dans les Chansons et légendes du Valois. C'est aussi à Mortefontaine que Gérard aperçoit Sophie Dawes, jeune aristocrate anglaise qui lui apparaît telle une vision.

    1820

    Nerval entre au collège Charlemagne où il fait la connaissance de Théophile Gautier.

    1826

    Nerval commence à traduire le Faust de Goethe. Cet ouvrage le rend célèbre, Goethe lui-même reconnaissant la beauté de la version française de sa pièce.

    1828

    Nerval entre en relation avec les membres du cénacle romantique, notamment Victor Hugo.

    1830

    Nerval participe, le 25 février, à la bataille d'Hernani.

    1833

    Voyage en Belgique.

    1834

    Après qu'il ait reçu un héritage de 30 000 francs de son grand-père, Nerval part pour l'Italie. A la fin de l'année, Nerval aperçoit pour la première fois Jenny Colon, comédienne aux Variétés.

    1835

    Nerval fonde le Monde dramatique, revue qu'il voue à la gloire de Jenny Colon. Dès l'année suivante, la revue fait faillite.

    1836

    Voyage en Belgique avec Théophile Gautier.

    1837

    Nerval avoue son amour à Jenny Colon, mais celle-ci se mariera l'année suivante au flûtiste Louis-Gabriel Leplus.

    1838

    Nerval travaille à un drame, Léo Buckhardt. Voyage en Allemagne.

    1839

    Voyage en Suisse et en Autriche. A Vienne, Nerval fait la connaissance de Marie Pleyel, dont il tombe amoureux, et de Franz Liszt.

    1840

    Traduction du second Faust. Voyage en Belgique. Mort de Sophie Dawes.

    1841

    Suite à des soucis matériels et au surmenage, Nerval fait une première crise de folie.

    1842

    Mort de Jenny Colon. En décembre, Nerval part pour l'Orient (Malte, Égypte, Syrie, Chypre, Constantinople) où il passera presque toute l'année suivante.

    1844

    En septembre, Nerval voyage en Belgique et en Hollande.

    1846

    Nerval travaille à la Damnation de Faust que Berlioz met en musique.

    1848

    En juillet et en septembre, dans La Revue des Deux Mondes, Nerval publie des traductions de poèmes de Heine.

    1849

    Nouvelle crise de folie.

    1850

    Voyage en Allemagne.

    1851

    Publication du Voyage en Orient.

    1852

    En mai, voyage en Hollande puis, en août, dans le Valois. Publication des Illuminés.

    1853

    Publication des Petits Châteaux de Bohême dont font partie les Odelettes. Nouvelle crise le 25 août. La même année, le 10 décembre, Nerval fait paraître El Desdichado.

    1854

    Nouveaux problèmes de santé. Voyage en Allemagne. Publication des Filles du feu et des Chimères. Nerval vit alors dans une pauvreté extrême.

    1855

    Le 26 janvier, Gérard de Nerval se pend, rue de la Vieille-Lanterne.

    medium_bio_nerval.jpghttp://poetes.com/nerval/biograph.htm

  • Catégories : Nerval Gérard de

    Gérard de Nerval, "Myrtho" dans "Les Chimères"

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    Je pense à toi, Myrtho, divine enchanteresse,
    Au Pausilippe altier, de mille feux brillant,
    A ton front inondé des clartés d'Orient,
    Aux raisins noirs mêlés avec l'or de ta tresse.

    C'est dans ta coupe aussi que j'avais bu l'ivresse,
    Et dans l'éclair furtif de ton œil souriant,
    Quand aux pieds d'lacchus on me voyait priant,
    Car la Muse m'a fait l'un des fils de la Grèce.

    Je sais pourquoi là-bas le volcan s'est rouvert...
    C'est qu'hier tu l'avais touché d'un pied agile,
    Et de cendres soudain l'horizon s'est couvert.

    Depuis qu'un duc normand brisa tes dieux d'argile,
    Toujours, sous les rameaux du laurier de Virgile,
    Le pâle hortensia s'unit au myrte vert !

    http://poetes.com/nerval/myrtho.htm

  • Catégories : Baudelaire Charles

    Charles Baudelaire,"Les Fleurs du Mal"

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    Avec Les Fleurs du Mal, Baudelaire annonce quelques-uns des traits les plus marquants de la poésie moderne. Ses vers y respectent sans doute les règles les plus strictes de la prosodie classique, mais l'audace des figures de style, la précision dans l'analyse des mouvements de l'âme, un goût certain pour la provocation, tout cela mène à Rimbaud puis, avec lui et avec quelques autres artistes comme Lautréamont et Mallarmé, à l'art poétique de notre temps.

    Rappelons-le, Les Fleurs du Mal constitue l'unique recueil de vers composé par Baudelaire. Dès 1845, le poète annonçait la publication d'un livre qui devait s'appeler Les Lesbiennes. En 1848, Baudelaire se mit à préférer un autre nom pour son oeuvre, Les Limbes. À l'époque, il imaginait que ses poèmes devaient évoquer les sept péchés capitaux, péchés au-dessus desquels trônerait le mal suprême, l'Ennui. Ce n'est qu'en 1857 que Baudelaire publia son recueil sous son titre définitif, Les Fleurs du Mal. Une seconde édition suivit en 1861 et c'est celle-là qui est reproduite sur ce site.

    Les Fleurs du Mal est un titre particulièrement heureux. Il renvoie à la beauté en germe dans la perversité, mais aussi à celle que recèle la souffrance physique ou morale dont on peut être la victime. Cette beauté, des poètes romantiques comme Byron s'étaient déjà chargés de la révéler; en ce sens, Baudelaire s'inscrit dans une tradition qui avait fait de Satan le plus splendide des anges. Mais le titre rappelle aussi que la fleur d'un objet en désigne l'essence; et, de fait, Baudelaire a décrit, dans son recueil, à la fois la cause première du mal, c'est-à-dire l'Ennui, et ses effets les plus pervers.

    Mais on aurait tort de ramener le livre de Baudelaire à l'unique thème du mal. La palette de l'artiste est évidemment plus variée que cela: l'exaltation la plus vive (Élévation), l'évocation de la pureté spirituelle, l'éblouissement devant la beauté et même le caractère anodin de certains poèmes comme La Pipe font des Fleurs du mal l'une des créations les plus variées de l'histoire de la poésie.

    http://www.poetes.com/baud/fleursmal0.htm

     

  • Catégories : Baudelaire Charles

    Charles Baudelaire:Epilogue du "Spleen de Paris"

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    Le coeur content, je suis monté sur la montagne
    D'où l'on peut contempler la ville en son ampleur,
    Hôpital, lupanar, purgatoire, enfer, bagne,

    Où toute énormité fleurit comme une fleur.
    Tu sais bien, ô Satan, patron de ma détresse,
    Que je n'allais pas là pour répandre un vain pleur;

    Mais comme un vieux paillard d'une vieille maîtresse,
    Je voulais m'enivrer de l'énorme catin
    Dont le charme infernal me rajeunit sans cesse.

    Que tu dormes encor dans les draps du matin,
    Lourde, obscure, enrhumée, ou que tu te pavanes
    Dans les voiles du soir passementés d'or fin,

    Je t'aime, ô capitale infâme! Courtisanes
    Et bandits, tels souvent vous offrez des plaisirs
    Que ne comprennent pas les vulgaires profanes.

    http://www.poetes.com/baud/bepil.htm

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  • Catégories : Lamartine Alphonse de

    Alphonse de Lamartine:"Le vallon"(Méditations poétiques)

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    Mon cœur, lassé de tout, même de l'espérance,
    N'ira plus de ses vœux importuner le sort;
    Prêtez-moi seulement, vallons de mon enfance,
    Un asile d'un jour pour attendre la mort.

    Voici l'étroit sentier de l'obscure vallée :
    Du flanc de ces coteaux pendent des bois épais
    Qui, courbant sur mon front leur ombre entremêlée,
    Me couvrent tout entier de silence et de paix.

    Là, deux ruisseaux cachés sous des ponts de verdure
    Tracent en serpentant les contours du vallon;
    Ils mêlent un moment leur onde et leur murmure,
    Et non loin de leur source ils se perdent sans nom.

    La source de mes jours comme eux s'est écoulée,
    Elle a passé sans bruit, sans nom, et sans retour
    Mais leur onde est limpide, et mon âme troublée
    N'aura pas réfléchi les clartés d'un beau jour.

    La fraîcheur de leurs lits, l'ombre qui les couronne,
    M'enchaînent tout le jour sur les bords des ruisseaux;
    Comme un enfant bercé par un chant monotone,
    Mon âme s'assoupit au murmure des eaux.

    Ah ! c'est là qu'entouré d'un rempart de verdure,
    D'un horizon borné qui suffit à mes yeux,
    J'aime à fixer mes pas, et, seul dans la nature,
    A n'entendre que l'onde, à ne voir que les cieux.

    J'ai trop vu, trop senti, trop aimé dans ma vie,
    Je viens chercher vivant le calme du Léthé;
    Beaux lieux, soyez pour moi ces bords où l'on oublie
    L'oubli seul désormais est ma félicité.

    Mon cœur est en repos, mon âme est en silence !
    Le bruit lointain du monde expire en arrivant,
    Comme un son éloigné qu'affaiblit la distance,
    A l'oreille incertaine apporté par le vent.

    D'ici je vois la vie, à travers un nuage,
    S'évanouir pour moi dans l'ombre du passé;
    L'amour seul est resté : comme une grande image
    Survit seule au réveil dans un songe effacé.

    Repose-toi, mon âme, en ce dernier asile,
    Ainsi qu'un voyageur, qui, le cœur plein d'espoir,
    S'assied avant d'entrer aux portes de la ville,
    Et respire un moment l'air embaumé du soir.

    Comme lui, de nos pieds secouons la poussière;
    L'homme par ce chemin ne repasse jamais
    Comme lui, respirons au bout de la carrière
    Ce calme avant-coureur de l'éternelle paix.

    Tes jours, sombres et courts comme des jours d'automne,
    Déclinent comme l'ombre au penchant des coteaux;
    L'amitié te trahit, la pitié t'abandonne,
    Et, seule, tu descends le sentier des tombeaux.

    Mais la nature est là qui t'invite et qui t'aime;
    Plonge-toi dans son sein qu'elle t'ouvre toujours;
    Quand tout change pour toi, la nature est la même,
    Et le même soleil se lève sur tes jours.

    De lumière et d'ombrage elle t'entoure encore;
    Détache ton amour des faux biens que tu perds;
    Adore ici l'écho qu'adorait Pythagore,
    Prête avec lui l'oreille aux célestes concerts.

    Suis le jour dans le ciel, suis l'ombre sur la terre,
    Dans les plaines de l'air vole avec l'aquilon,
    Avec les doux rayons de l'astre du mystère
    Glisse à travers les bois dans l'ombre du vallon.

    Dieu, pour le concevoir, a fait l'intelligence;
    Sous la nature enfin découvre son auteur !
    Une voix à l'esprit parle dans son silence,
    Qui n'a pas entendu cette voix dans son cœur ?

    http://www.poetes.com/lamartine/vallon.htm#

  • Catégories : CE QUE J'AIME/QUI M'INTERESSE, Libération, Web

    Liberté d’expression sur le Net : table ronde le samedi 3 février

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    Écrit par RSF   

    01-02-2007

     

    A l'occasion du Festival de la création sur Internet, Reporters sans frontières organise, le samedi 3 février, à Romans, une table ronde sur la censure du Net et les enjeux du Réseau en matière de liberté d'expression.

    « Il y a encore dix ans, les opposants politiques vietnamiens ou tunisiens imprimaient des tracts dans leurs caves. Ils distribuaient ensuite leur prose à quelques poignées de compagnons de lutte lors de réunions clandestines, résume Reporters sans frontières. Aujourd'hui, les informations "subversives", ou "contre-révolutionnaires", circulent sur Internet. Les dissidents et les journalistes sont devenus des "cyberdissidents" et des "cyberjournalistes". Ils savent monter un blog, organiser un chat, téléphoner par Internet ou utiliser un proxy pour contourner la censure. Malheureusement, si les citoyens se saisissent des fonctionnalités offertes par Internet, les dictateurs eux aussi tentent de mettre la main sur ce nouveau média. »

    La table ronde sera animée par Cai Chongguo, Réza Moini et Julien Pain.

    Cai Chongguo, professeur de philosophie, est l'auteur du blog « Journal d'un chinois ». Il a récemment défrayé la chronique avec un billet relatant son « petit déjeuner avec Nicolas Sarkozy ». Cai était l'un des leaders étudiants des manifestations de Tiananmen, en 1989. Il est l'auteur de « Chine : L'envers de la puissance », publié aux éditions Mango.

    Réza Moini est journaliste et responsable du Bureau Iran de Reporters sans frontières. Il est rédacteur en chef du site d'informations sur les droits de l'homme Bidaran.com. Il est à l'origine de plusieurs campagnes en faveur de la libération de blogueurs emprisonnés en Iran. Il a lui-même passé trois ans derrière les barreaux en Iran, entre 1980 et 1983, en raison de ses prises de positions politiques. Il est réfugié en France depuis 1987.

    Julien Pain, journaliste spécialisé dans les nouveaux médias, est responsable du bureau Internet et libertés de Reporters sans frontières depuis septembre 2003. Il a dirigé la rédaction du « guide pratique de blogueur », paru en 2004 et traduit en sept langues. Il est responsable de www.rsfblog.org, un site qui fait chaque semaine une revue internationale de blogs sur un grand thème d'actualité. Il collabore au site LeblogMédias et à la revue Médias (dernier article paru : « Ras-le-bol de la Netpolitique ! »).

    Rendez-vous le 3 février, salle Les Cordeliers, Place Jules-Nadi à Romans (26)
    Plus d'informations sur le festival de la création sur Internet de Romans : www.festivalderomans.com

    http://www.categorynet.com/v2/content/view/38638/315/

  • "Parade au cirque" de Marc Chagall

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    Marc Chagall
    Parade au cirque
    Clown à la chèvre jaune
    La Parade
    1980
    Lithographie
    Donation Sorlier, 1988
    Musée national Message Biblique Marc Chagall

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    J'ai vu hélas dans la vie un cirque ridicule
    Quelqu'un tonitruait pour effrayer le monde, et
    Un tonnerre d'applaudissements lui répondait .
    J'ai vu aussi comment on se pousse vers la gloire et
    Vers l'argent : c'est toujours le cirque
    Une révolution qui ne conduit pas vers son idéal
    Est, peut être aussi, un cirque .
    Je voudrais toutes ces pensées et ces sentiments
    Les cacher dans la queue opulente d'un cheval
    De cirque et courir après lui, comme l'autre petit clown
    En demandant la pitié afin qu'il chasse la tristesse
    Terrestre


                                                             Marc Chagall POEMES
                                                            Cramer éditeur Genève


    http://ombrescontrevents.hautetfort.com/archive/2005/10/21/le-cirque-marc-chagall.html

     

    Les musiciens et artistes nomades font partie intégrante de la civilisation Yiddish d’Europe de l’Est, et Chagall garde de son enfance le souvenir ébloui du violoniste et de ceux qui l’accompagnaient. Il renoue avec le cirque à son arrivée à Paris. Il est en effet invité, comme beaucoup d’autres artistes, dans la loge de Vollard, grand marchand d’art pour qui il travaille, au Cirque d’hiver. Son goût pour les lumières, le mouvement, la magie du cirque est fortifié par le sentiment de parenté qu’il éprouve à l’égard des saltimbanques et des musiciens, artistes comme lui. Tableaux et illustrations lithographiques en grand nombre témoignent de cette passion pour le cirque.

    Chagall découvre la lithographie en 1946, alors qu’il est encore en exil à New York. A son retour à Paris, l’artiste travaille la lithographie dans l’atelier Mourlot, où se sont retrouvés les plus grands artistes du siècle, Braque, Picasso, Miro. Dans ce travail, qui prend peu à peu une place importante dans son œuvre, il est assisté par le lithographe Charles Sorlier.

    Ce dernier, qui a constitué une importante collection de lithographies de Chagall, en lègue une partie au musée en 1988. Parmi celles-ci, le cirque, bien entendu, a une place importante.

    http://www.musee-chagall.fr/